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Kikot : une centaine de prêteurs mobilisés pour le barrage de 500 MW au Cameroun

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Kikot : une centaine de prêteurs mobilisés pour le barrage de 500 MW au Cameroun
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Avec une puissance projetée de 500 MW, le barrage hydroélectrique de Kikot entre dans une phase décisive de son développement. KHPC a réuni une centaine de potentiels prêteurs et partenaires financiers pour faire le point sur l’avancement du projet et surtout accélérer la mobilisation des ressources nécessaires à sa construction. Études techniques finalisées, entreprises préqualifiées et démarches réglementaires engagées.

Pr Ahmat Tom, Président du Conseil d’Administration de KHPC, dans un mot de circonstance relevé, a tenu à préciser le contexte de la rencontre : « Le Cameroun s’est engagé ces dernières années dans la mise en œuvre de grands projets énergétiques. (…) Au rang de ces projets figure le barrage Nachtigal, fruit du partenariat public-privé entre le Gouvernement du Cameroun, l’entreprise EDF et plusieurs institutions financières. Fort de cette expérience, l’État du Cameroun et EDF ont bien voulu poursuivre leur partenariat en réalisant un deuxième barrage hydroélectrique sur le fleuve Sanaga, d’où la création en septembre 2023 de la société Kikot-Mbebe Hydro-power Company (KHPC), chargée du développement, de la construction et de l’exploitation dudit barrage. »

Rendus à trois ans après le lancement du projet, et eu égard aux nombreuses analyses qui fleurissent ça et là, le management de KHPC a voulu marquer un temps d’arrêt, en rassemblant autour de lui les représentants des institutions financières et partenaires au développement concernés par le financement du projet, et les différentes parties prenantes institutionnelles.

L’idée étant de faire un point d’étape global sur l’état d’avancement de cette infrastructure, d’examiner les principaux éléments relatifs à sa structuration et à son financement, et de poursuivre les échanges avec les partenaires financiers en vue de la mobilisation des ressources nécessaires à sa réalisation.

Hier, outre les représentants des ministères partenaires que sont le ministère de l’Eau et de l’Énergie, le ministère des Finances et celui de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, une centaine de partenaires se sont donné rendez-vous, pour les uns dans la majestueuse salle Bouma de l’hôtel Hilton, les autres en visioconférence de plusieurs capitales du monde.

Principales informations partagées : l’avant-projet détaillé des ouvrages principaux du projet a été finalisé en 2025 ; le processus de sélection initiale clos en 2025 a permis de préqualifier les entreprises de construction sur les trois lots principaux que sont le génie civil, l’électromécanique, puis ligne et poste. Les appels d’offres y relatifs seront lancés en temps opportun.

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Autres informations majeures partagées par le Directeur Général de KHPC, M. Christophe Avognon : le certificat de conformité environnementale et sociale a été délivré par le ministère compétent en début d’année ; des discussions ont été initiées avec l’Arsel, autorité de régulation, en vue de la délivrance du titre de concession ; et le processus de sécurisation foncière des différents sites est en cours, par les administrations compétentes de l’État du Cameroun.

C’est fort de ces assurances et garanties que le PCA a émis le vœu que « la présente rencontre ouvre une nouvelle ère d’une collaboration riche et fructueuse qui permettra de réaliser cet important barrage au plus tôt, au coût optimal pour les intérêts bien compris de l’État du Cameroun et de ses partenaires techniques et financiers car, chaque mois de retard dans la réalisation du barrage de Kikot représente des GW qui manquent au rendez-vous, des revenus du secteur différés, des points en moins au PIB du Cameroun ».

Prenant la parole chacun à son tour, les représentants des ministères partenaires cités plus haut ont réitéré les bonnes dispositions du gouvernement, chacun dans son secteur.

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Et il est prévu, à l’issue du partage d’informations d’hier, des discussions bilatérales avec chaque potentiel prêteur (beaucoup se sont déjà fait enregistrer), à l’effet d’adresser de façon approfondie certaines préoccupations qui pourraient émerger. Le calendrier des échanges sera alors dressé par la direction générale de KHPC.

L’objectif à court terme reste le même : la disponibilité de l’énergie, une énergie fiable et de qualité et à un coût abordable et compétitif.

Interview

AHMAT TOM, Président du Conseil d’Administration de KHPC

« Kikot est dimensionné pour être la plus grande infrastructure hydroélectrique du Cameroun »

« Avec ses 500 MW de puissance installée, le barrage hydroélectrique de Kikot est dimensionné pour être la plus grande infrastructure hydroélectrique du Cameroun, voire de la sous-région Afrique centrale. C’est à ce titre que ce barrage a été placé au cœur de la stratégie du secteur de l’électricité afin d’apporter une réponse appropriée à la problématique du déséquilibre offre-demande, à laquelle notre pays pourrait être confronté dès 2027 si rien n’est fait.

Dès lors, le Gouvernement et EDF n’ont ménagé aucun effort pour apporter leur précieux concours à cet important projet sur les plans financier, technique et institutionnel. Aussi, rendu à 3 ans après la constitution de la société KHPC, les acteurs du secteur et les potentiels partenaires financiers, ainsi que toutes les personnes intéressées par ce projet s’interrogent à juste titre sur son niveau de développement, ses perspectives de financement et sa date de mise en service.

Ces interrogations prennent tout leur sens au regard des nombreux commentaires et analyses, très souvent superficiels, dont fait l’objet le projet de Kikot, tant dans les médias qu’au sein de l’opinion nationale. (…)

La société KHPC a suscité cette rencontre avec les potentiels prêteurs et les acteurs du secteur que vous êtes, pour la simple et bonne raison que la construction de ce barrage ne peut se faire efficacement sans votre accompagnement. Ce projet a besoin de votre adhésion, de votre soutien, de votre accompagnement ; que dis-je, de votre implication.

Raison pour laquelle les invitations qui vous ont été adressées ne sont pas le fruit du hasard, mais l’émanation d’un market sounding minutieusement mené par KHPC avec l’appui d’un cabinet financier. »

Par Jean Luc FASSI
Défis Actuels du 17/09/2026

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« Il ne sait pas » : Justin Hartley révèle le secret qui va bouleverser Tracker saison 4

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« Il ne sait pas » : Justin Hartley révèle le secret qui va bouleverser Tracker saison 4
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La saison 4 de Tracker pourrait bien changer la relation entre Colter et son frère Russell. De retour très tôt dans les nouveaux épisodes, le personnage incarné par Jensen Ackles porte un secret lié à leur enfance et à leur père Ashton, dont Colter ignore encore l’existence.

Justin Hartley, l’interprète de Colter Shaw, promet déjà une saison plus personnelle, avec moins de violence mais davantage de mystères autour du passé de son personnage.

Tracker saison 4 : Russell Shaw revient avec un secret explosif

Après une troisième saison particulièrement sombre, Justin Hartley estime que les scénaristes ont légèrement rééquilibré le ton de la série.

Dans les colonnes d’Entertainment Weekly, l’acteur explique avoir lui-même estimé que Colter ne pouvait pas continuer à être confronté à une succession de morts dans pratiquement chaque épisode.

« Je me suis dit : ce gars ne peut pas tuer six personnes par semaine. C’est ridicule », raconte-t-il à propos de l’évolution de la série.

Pour autant, le passé familial de Colter reste au cœur de l’intrigue.

Au fil de la saison 3, le héros a découvert davantage de vérité sur son père Ashton et sur le mystérieux programme Chrono Stasis. Le site officiel de CBS confirme d’ailleurs que les derniers épisodes ont progressivement rapproché Colter et Russell autour de cette histoire familiale.

Mais une révélation du final va surtout placer Russell dans une position particulièrement délicate.

Jensen Ackles va devoir protéger Colter malgré lui

À la fin de la saison 3, Russell se retrouve face à McIntyre, l’un des hommes liés à l’opération Chrono Stasis. Il vient avec une idée précise en tête : faire tomber celui qu’il considère comme responsable de nombreuses souffrances.

Mais McIntyre possède une arme inattendue.

Il montre à Russell un dossier contenant des informations troublantes sur ce qu’Ashton aurait fait subir à Colter lorsqu’il était enfant. Russell découvre alors une partie du passé de son frère que ce dernier ne connaît pas.

McIntyre lui propose un marché : Russell devra travailler pour lui s’il veut récupérer le dossier et empêcher Colter de découvrir son contenu.

C’est précisément ce secret qui devrait alimenter une grande partie de la saison 4.

Justin Hartley souligne que la situation est nouvelle pour la série : le public connaît désormais une information que Colter ignore.

« C’est la première fois que le public est d’une certaine manière en avance sur Colter », explique l’acteur .

Cette différence de perspective pourrait rendre la relation entre les deux frères particulièrement intéressante, puisque chaque nouvelle rencontre entre eux sera désormais chargée d’un secret que seul Russell connaît.

Colter pourrait découvrir une vérité terrifiante sur son enfance

Une question plane donc sur la saison 4 : Ashton a-t-il réellement expérimenté sur son propre fils avant de tenter de mettre fin au programme Chrono Stasis ?

Justin Hartley ne donne évidemment pas la réponse.

L’acteur évoque cependant une possibilité particulièrement inquiétante : celle de souvenirs réprimés ou totalement absents de la mémoire de Colter.

« C’est presque comme avoir un moment de blackout, où vous savez que vous étiez vivant, mais vous ne vous souvenez de rien », explique-t-il. Pour Hartley, cette idée rend l’histoire de Colter encore plus inquiétante.

La saison 4 ne devrait toutefois pas se limiter à cette intrigue familiale.

Selon Justin Hartley, Russell reviendra rapidement et les deux frères devront faire équipe face à une situation particulièrement dangereuse impliquant l’un des amis de Russell. Leur rapprochement pourrait ainsi donner lieu à une nouvelle alliance entre les deux hommes.

Mais Russell pourra-t-il réellement protéger son frère tout en lui cachant une information aussi importante ?

Billie, Reenie, Keaton et une nouvelle venue au cœur des intrigues

Les habitués de Tracker seront également de retour.

Justin Hartley confirme notamment la présence de Keaton, Reenie, Randy et Billie, le personnage interprété par Sofia Pernas, qui est également l’épouse de l’acteur dans la vie.

La relation entre Colter et Billie devrait continuer à osciller entre complicité professionnelle et attirance. Hartley laisse entendre que son personnage va également évoluer sur le plan personnel.

Colter, longtemps présenté comme un véritable solitaire, devrait progressivement s’ouvrir davantage aux autres.

« Il devient disponible pour des choses auxquelles il ne l’était pas avant », explique Hartley. Il pourrait notamment commencer à accorder davantage de place aux relations et aux personnes qui l’entourent.

Cette évolution comporte toutefois un risque pour le personnage. Dans son métier, s’attacher à quelqu’un signifie aussi exposer cette personne aux dangers qui accompagnent ses enquêtes.

Une nouvelle venue pourrait par ailleurs ajouter une dose supplémentaire de mystère : Mel, la nouvelle assistante juridique de Reenie, interprétée par Cassady McClincy Zhang.

Hartley reconnaît lui-même avoir été intrigué par son arrivée. Pourquoi cette jeune femme s’est-elle retrouvée aussi facilement dans l’entourage de Reenie et Colter ? Et surtout, quelles sont réellement ses intentions ?

La réponse pourrait faire partie des surprises de cette quatrième saison.

CBS annonce le retour de Tracker le dimanche 4 octobre 2026 à 21h30 aux États-Unis. La série reste centrée sur Colter Shaw, un pisteur solitaire qui parcourt le pays pour retrouver des personnes disparues et résoudre des affaires complexes.

Avec le secret de Russell, le passé d’Ashton et l’évolution sentimentale de Colter, la saison 4 semble donc vouloir déplacer une partie de l’intrigue vers les relations personnelles du héros. Une chose est déjà certaine : lorsque Colter découvrira ce que son frère lui cache, leur relation pourrait ne plus jamais être la même.

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Hydrocarbures : Dash Energies vise 100 stations-service en 2028

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Hydrocarbures : Dash Energies vise 100 stations-service en 2028
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Le groupe Dashaco Holdings Africa entre dans la distribution des carburants avec une première station à Douala et annonce 100 points de vente à l’horizon septembre 2028. Un objectif ambitieux, dont le financement, le calendrier et le périmètre géographique restent encore à préciser.

Le pari est ambitieux. Après la communication, les médias, la microfinance, l’immobilier ou encore l’hôtellerie, Dashaco Holdings Africa ajoute désormais la distribution des produits pétroliers à son portefeuille. Sa filiale Dash Energies a inauguré, le 12 septembre 2026, sa première station-service au Cameroun, au lieu-dit Douche Akwa, à Douala. Installée sur le site réhabilité d’une ancienne station MRS, cette implantation constitue le premier jalon visible d’un programme de développement particulièrement offensif. Pour 2026, quatre autres ouvertures sont annoncées. Elles doivent intervenir à Limbé, Kumba Town, Fiango et Muyuka. Dash Energies compterait alors cinq stations. Mais l’ambition affichée va beaucoup plus loin : atteindre 100 stations-service en septembre 2028.

« Mettez le top chrono. En septembre 2028, Dash Énergies aura 100 stations-service », a déclaré sa direction, selon le compte rendu publié le 12 septembre et actualisé le 14 septembre 2026 par La Plume de l’Aigle. L’écart entre le point de départ et la cible donne la mesure du défi. Après la première implantation, il faudrait encore ouvrir 99 stations en deux ans, soit environ quatre par mois, ou près d’une station par semaine. Le rythme annoncé apparaît d’autant plus soutenu que le ministère de l’Eau et de l’Énergie estime à environ 30 le nombre de nouvelles stations construites chaque année par l’ensemble des opérateurs au Cameroun.

UN MODÈLE ÉCONOMIQUE ENCORE À DOCUMENTER

La comparaison doit toutefois être nuancée. Le premier site de Dash Energies a été obtenu par réhabilitation d’une ancienne station, et le groupe n’a pas indiqué si les 100 points de vente seront construits ex nihilo, repris, loués ou développés dans le cadre de partenariats. Il n’a pas non plus communiqué le coût des travaux de Douche Akwa, le mode d’occupation du site ou le nombre d’emplois créés. Surtout, le programme des 100 stations ne s’accompagne pas encore d’un budget public, d’un plan de financement ou d’un calendrier détaillé. La répartition géographique des futures implantations n’est pas davantage connue. Le périmètre même de l’objectif mérite d’être précisé : les annonces disponibles ne permettent pas d’établir avec certitude si les 100 stations concernent exclusivement le Cameroun.

Sur le premier site, Olivier Sabock, directeur général adjoint de Dash Energies, a détaillé une capacité totale de stockage de 50 000 litres. Elle comprend 30 000 litres de super, 15 000 litres de gasoil et 5 000 litres de pétrole lampant. Ce dernier représente donc 10 % de la capacité totale. Aucun objectif de chiffre d’affaires, de volumes écoulés ou de rotation des stocks n’a été communiqué. Ces indicateurs seront pourtant déterminants pour apprécier la viabilité du réseau. Dans la distribution pétrolière, la taille du parc ne suffit pas à garantir la rentabilité. L’emplacement des stations, les volumes distribués, la rotation des stocks, les coûts logistiques et la capacité à générer des revenus complémentaires sont autant de paramètres qui pèseront sur l’équilibre économique du réseau.

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UNE CONCURRENCE SUR LES VOLUMES PLUS QUE SUR LES PRIX

Dash Energies arrive sur un marché déjà structuré autour d’acteurs comme TotalEnergies, Tradex, Bocom, Neptune Oil, MRS Cameroun et Ola Energy. La concurrence ne s’exerce cependant pas librement sur le prix du carburant. À Douala, les tarifs à la pompe restent administrés : 840 FCFA le litre de super, 828 FCFA pour le gasoil et 350 FCFA pour le pétrole lampant. La structure des prix publiée par la CSPH pour septembre 2026 illustre la contrainte. Le coût d’importation du gasoil atteint 860,10 FCFA par litre, avant certains coûts liés au stockage, au transport intérieur et à la distribution.

Le mécanisme de soutien de l’État atteint 315,47 FCFA par litre pour maintenir le prix réglementé. Dans ce système, un distributeur ne peut donc pas simplement relever ses prix pour absorber une hausse de ses coûts. La performance commerciale repose davantage sur les volumes, la localisation, la maîtrise des charges et les services annexes proposés aux clients.

L’APPROVISIONNEMENT, AUTRE ENJEU STRATÉGIQUE

L’entrée dans la distribution ne signifie pas automatiquement que Dash Energies disposera d’un accès direct à l’importation. L’arrêté n°022/MINMEE du 28 septembre 2001 distingue l’agrément D1, relatif à la distribution de l’ensemble des produits pétroliers, de l’agrément E1, relatif à l’importation. Le site institutionnel de Dash Energies présente l’importation parmi ses activités. Mais les éléments publics disponibles ne permettent pas d’identifier un agrément E1 ou les volumes d’importation qui lui auraient été attribués. Le groupe n’a pas non plus précisé s’il entend importer directement ses produits ou s’approvisionner auprès des circuits existants.

Le marché offre néanmoins des débouchés importants. Selon l’Institut national de la statistique, le Cameroun a importé 2,022 millions de tonnes de carburants et lubrifiants en 2025, pour une facture de 788,4 milliards de FCFA. Les volumes ont augmenté de 10,4 % sur un an, alors que leur valeur a reculé de 19,1 %. Cette catégorie a représenté 15,1 % des dépenses d’importation du pays. Le contexte international ajoute une incertitude. Le 14 septembre 2026, le Brent a franchi le seuil de 109 dollars le baril, sur fond de nouvelles perturbations des exportations au Moyen-Orient. Pour un nouvel entrant, l’évolution du coût d’approvisionnement constitue donc un paramètre majeur.

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Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 17/09/2026

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France Télévisions face à 90 millions d’euros d’économies : les programmes et le sport menacés

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France Télévisions face à 90 millions d’euros d’économies : les programmes et le sport menacés
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France Télévisions devra trouver 90 millions d’euros d’économies en 2027. Sa présidente Delphine Ernotte Cunci alerte sur les conséquences de cette nouvelle contrainte budgétaire pour les programmes, la création française et certains droits sportifs.

Dans un entretien accordé au Monde ce vendredi 18 septembre, la dirigeante a annoncé que le groupe allait devoir réduire ses dépenses sur plusieurs fronts. Une situation qu’elle considère comme préoccupante pour l’avenir du modèle audiovisuel public français.

Delphine Ernotte alerte sur le financement de la création française

France Télévisions avait déjà subi une réduction de 80 millions d’euros de sa dotation en 2026, alors que son budget atteignait environ 2,37 milliards d’euros. Pour 2027, la baisse de la dotation de l’État devrait encore représenter 47 millions d’euros, selon les chiffres communiqués par Delphine Ernotte au Monde.

À cette diminution s’ajoute un recul attendu des recettes publicitaires d’environ 20 millions d’euros. La dirigeante prend également en compte le caractère non reconductible de certaines recettes immobilières réalisées en 2026 pour parvenir à un effort global de 90 millions d’euros.

Cette situation intervient alors que France Télévisions a déjà réduit ses investissements dans la création audiovisuelle. Selon l’AFP, l’enveloppe est passée de 440 à 400 millions d’euros et pourrait tomber à 380 millions d’euros en 2027, d’après une source interne citée par l’agence.

Delphine Ernotte Cunci redoute notamment de voir les plateformes internationales prendre une place toujours plus importante dans le financement des productions françaises.

« Ce qui se dessine c’est que les plateformes étrangères consentiront bientôt les plus gros investissements dans la création française », estime-t-elle dans Le Monde.

La présidente de France Télévisions évoque également le risque de voir davantage de décisions concernant les séries et le cinéma français prises par des acteurs étrangers.

La Coupe de France pourrait être concernée

Pour absorber ces économies, France Télévisions entend agir sur plusieurs postes. « Nous allons agir partout », prévient Delphine Ernotte Cunci dans son entretien au Monde.

Le groupe compte notamment renégocier le coût de certains programmes et les droits sportifs. Certaines compétitions pourraient également ne pas être renouvelées.

La présidente cite explicitement la Coupe de France de football parmi les droits susceptibles d’être remis en question. Cette hypothèse intervient alors que le dossier du renouvellement des droits de la compétition fait déjà l’objet de discussions.

Selon L’Équipe, France Télévisions entretenait encore le flou en juillet sur le renouvellement de son contrat de diffusion en clair. Le quotidien sportif indiquait alors que le groupe public était le principal contributeur financier pour ces droits, à hauteur d’environ 8 millions d’euros par an.

La situation est toutefois plus complexe qu’un simple retrait annoncé. Pour les saisons 2026-2027 à 2029-2030, la Fédération française de football a notamment attribué à beIN Sports un lot comprenant 63 rencontres, dont certaines en exclusivité et d’autres en codiffusion.

Le Paris Saint-Germain confirme d’ailleurs que, pour la saison 2026-2027, beIN Sports diffuse l’intégralité de la Coupe de France à partir des 32es de finale, tandis que la finale doit être codiffusée avec France Télévisions.

France Télévisions veut aussi réduire ses coûts internes

Les économies ne devraient pas uniquement toucher les programmes.

Dans son entretien, Delphine Ernotte indique que l’effort sera réparti entre les coûts internes et les programmes. Le groupe a déjà réduit ses effectifs de 1 300 salariés et prévoit de ne pas remplacer un départ sur deux entre 2026 et 2028.

La dirigeante assure néanmoins vouloir préserver autant que possible les missions de France Télévisions, notamment dans un contexte où le groupe devra couvrir l’élection présidentielle de 2027.

Elle estime que le débat dépasse donc la seule question financière. Selon elle, la réduction des investissements publics pourrait progressivement modifier l’équilibre du secteur audiovisuel français.

« Est-ce que l’on veut affaiblir cette industrie de la création, de liberté, qui emploie plus de monde que l’industrie automobile ? », interroge-t-elle dans Le Monde, avant d’appeler à une « vigilance collective ».

Pour France Télévisions, 2027 s’annonce ainsi comme une nouvelle année de restrictions. Le niveau des économies à réaliser pourrait avoir des effets très concrets sur les programmes diffusés, les investissements dans la création française et certains événements sportifs accessibles au public en clair.

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