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Ernest Obama : « c’est inévitable qu’un jour, un bamiléké soit président au Cameroun… »

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Le journaliste a soutenu cette idée ce mardi 15 septembre 2026 sur les antennes de A1, une télévision privée émettant depuis Douala au Cameroun « C’est […]

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Burkina Faso : le point de départ d’une nouvelle ère d’industrialisation et de projets phares

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« La Révolution Progressiste Populaire a franchi un nouveau cap dans la dynamique de réappropriation des chaînes de valeur ajoutée. En séjour à Bobo-Dioulasso, dans la […]

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Bini à Warak : Brainstorm, Moore Stephen et Labogext décrochent l’audit des coûts historiques pour 47,5 millions de FCFA

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Bini à Warak : Brainstorm, Moore Stephen et Labogext décrochent l’audit des coûts historiques pour 47,5 millions de FCFA
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(Investir au Cameroun) – Le ministre camerounais de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a attribué au groupement Brainstorm Consulting SARL/Moore Stephen CA/Labogext le marché d’audit technique et financier des travaux et coûts historiques du projet hydroélectrique de Bini à Warak, dans la région de l’Adamaoua. La prestation, attribuée le 11 septembre 2026, est évaluée à 47,5 millions de FCFA TTC et doit être exécutée en trois mois.

La mission vise à établir précisément ce qui a été réalisé et dépensé depuis le lancement du projet, initialement confié en 2013 au groupe chinois Sinohydro Corporation Limited. Les consultants devront notamment examiner l’état d’avancement physique des travaux, les investissements effectués, les dépenses engagées, les financements mobilisés et les engagements contractuels restant attachés au premier montage du projet.

L’audit doit également rapprocher les montants dépensés des réalisations effectivement constatées sur le terrain. Le cahier des charges prévoit notamment de vérifier les factures soumises à l’Industrial and Commercial Bank of China (ICBC) ou à l’État camerounais, leur niveau de règlement ainsi que les éventuels montants encore dus ou payés sans contrepartie correspondante.

L’objectif est de permettre au gouvernement de disposer d’une situation technique, financière et contractuelle consolidée avant la poursuite du développement de Bini à Warak sous un nouveau montage.

Un projet bloqué après le financement chinois

Bini à Warak avait été conçu à l’origine comme une centrale hydroélectrique de 75 MW destinée à renforcer l’alimentation en électricité des régions de l’Adamaoua, du Nord et de l’Extrême-Nord.

Le contrat de construction avait été confié à Sinohydro Corporation Limited en février 2013. Un financement de 302,94 millions de dollars avait ensuite été conclu en 2016 avec ICBC pour accompagner la réalisation du projet.

Mais le chantier n’a pas suivi le calendrier initial. Le financement a été suspendu en 2019, laissant le projet avec des travaux préparatoires déjà engagés, des dépenses effectuées et plusieurs engagements contractuels à clarifier.

C’est cet héritage financier et technique que le nouvel audit devra désormais documenter.

Savannah Energy prépare un nouveau montage

Le gouvernement camerounais a parallèlement engagé la reprise du projet avec Savannah Energy. Un protocole d’accord a été signé en avril 2023 afin de développer Bini à Warak sous la forme d’un producteur indépendant d’électricité.

Le projet n’est plus envisagé dans sa configuration initiale. Savannah Energy prévoit désormais un complexe associant hydroélectricité et solaire photovoltaïque. Le développeur britannique évoque une puissance pouvant atteindre 95 MW, dont 40 MW de solaire.

Le Programme d’investissement prioritaire 2027-2029 du gouvernement retient, pour sa part, une capacité de 90 MW et chiffre l’opération à 393 milliards de FCFA. Le projet doit être développé dans le cadre d’un partenariat public-privé, avec une phase de mise en œuvre programmée entre 2029 et 2033.

Cette enveloppe constitue toutefois une programmation financière et non un financement déjà mobilisé. Savannah Energy prévoit encore de boucler le financement du projet et de faire entrer de nouveaux investisseurs avant le démarrage des travaux.

985 millions de FCFA versés aux populations affectées

Sur le terrain, certaines opérations préparatoires ont repris. Du 26 au 29 juin 2026, environ 985 millions de FCFA ont été versés à 736 personnes affectées par le projet dans 19 villages de l’arrondissement de Ngan-Ha, dans le département de la Vina.

Ces indemnisations concernent notamment les biens situés dans les emprises de la route d’accès au site, de la ligne d’évacuation de l’électricité et des infrastructures associées. Elles interviennent près de dix ans après le recensement initial des personnes concernées.

L’attribution du marché à Brainstorm Consulting, Moore Stephen et Labogext ajoute ainsi une nouvelle étape au processus de restructuration de Bini à Warak. Avant de lancer le nouveau montage, l’État cherche désormais à établir précisément ce que le précédent projet a coûté, ce qui a effectivement été exécuté et les engagements financiers qui restent à solder.

Amina Malloum

Lire aussi :

08-07-2026 – Bini à Warak : le barrage hydro-solaire de 393 milliards FCFA ne devrait entrer en chantier qu’en 2029

01-07-2026 – Barrage de Bini a Warak : près d’un milliard FCFA d’indemnisations versées aux populations après près de 10 ans d’attente

04-06-2026 – Bini à Warak : trois groupements en lice pour auditer un projet énergétique enlisé depuis 2018

24-10-2025 – Bini à Warak : Savannah Energy veut céder 50 % de ses parts pour attirer de nouveaux investisseurs dans le projet

17-06-2025 – Barrage de Bini à Warak : le Cameroun peaufine la finalisation des indemnisations sur un projet à l’arrêt depuis 7 ans

30-09-2024 - Au Cameroun, le septentrion compte 3 fois moins d’abonnés au service de l’électricité que le Littoral et le Sud-Ouest

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Barrage de Kikot (500 MW): plus de 50 financiers manifestent leur intérêt, son coût final toujours en suspens

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Barrage de Kikot (500 MW): plus de 50 financiers manifestent leur intérêt, son coût final toujours en suspens
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(Investir au Cameroun) – Plus de 50 institutions financières ont manifesté leur intérêt pour le financement du barrage hydroélectrique de Kikot-Mbebe, d’une puissance projetée de 500 MW, selon Ahmat Tom, président du conseil d’administration de Kikot-Mbebe Hydro Power Company (KHPC). Le dirigeant a dévoilé ce chiffre le 15 septembre 2026 à Yaoundé, lors d’une réunion consacrée à la présentation du projet aux potentiels partenaires financiers.

Ces institutions ont été identifiées à l’issue d’unmarket sounding, une consultation menée auprès de prêteurs potentiels pour tester leur intérêt et recueillir leurs premières observations avant la structuration définitive de l’opération. Ces manifestations d’intérêt ne constituent toutefois pas encore des engagements fermes de financement.

KHPC n’a pas publié la liste des institutions concernées. Mais selon des informations recueillies auprès de l’entreprise, plusieurs bailleurs internationaux et banques figurent parmi les interlocuteurs intéressés par le financement du projet : la Société financière internationale (SFI), Proparco, la Banque africaine de développement (BAD), la Banque islamique de développement (BID), Afreximbank, la banque publique allemande KfW et BNP Paribas. Plusieurs banques camerounaises sont également en lice, apprend-on.

Des discussions bilatérales avant une conférence des bailleurs

La réunion du 15 septembre ouvre désormais une phase de discussions plus ciblées entre KHPC et les potentiels partenaires financiers. La société de projet, détenue à parts égales par l’État du Cameroun et Electricité de France (EDF), a confirmé que des rencontres bilatérales doivent suivre cette première

« La présente assise ouvre une nouvelle phase d’une série de concertations dédiée aux perspectives de financement du projet Kikot, et qui aura pour couronnement une grande conférence des bailleurs de fonds envisagée par le gouvernement. (…) Nous envisageons des discussions bilatérales avec chaque potentiel prêteur pour adresser de façon approfondie certaines préoccupations qui pourraient émerger », a indiqué Ahmat Tom.

Cette séquence doit notamment permettre aux institutions intéressées d’examiner le projet avant de prendre une éventuelle décision de financement. Les prêteurs procèdent généralement, à ce stade, à leurs propres diligences sur les aspects techniques, financiers, environnementaux, contractuels et réglementaires.

La mobilisation des bailleurs intervient cependant alors que le montant définitif nécessaire à la réalisation de Kikot reste à arrêter. Deux évaluations circulent actuellement pour ce projet de 500 MW.

Le Document de programmation économique et budgétaire 2027-2029, publié le 6 juillet 2026 par la Direction générale du Budget, inscrit 872 milliards de FCFA comme coût total de « l’aménagement hydroélectrique de Kikot et lignes associées ». Le gouvernement classe le projet parmi les partenariats public-privé et programme sa réalisation entre 2028 et 2032.

Une correspondance adressée en septembre 2025 au ministre de l’Eau et de l’Énergie par le PCA de KHPC après la 14e session du conseil d’administration tenue à Paris faisait, elle, état de 1 620 milliards de FCFA. Entre les deux montants, l’écart atteint 748 milliards de FCFA.

L’estimation de l’APD encore soumise à optimisation

Une source proche du dossier attribue les 1620 milliards de FCFA à l’évaluation établie à l’issue de l’avant-projet détaillé (APD). Elle estime en revanche que les 872 milliards inscrits dans la programmation gouvernementale pourraient correspondre à une provison budgétaire retenue par l’État, sans pouvoir en préciser le mode de calcul.

« Nous ne savons pas à quoi correspond le chiffre de 872 milliards de FCFA contenu dans le document du ministère des Finances. Mais nous présumons qu’il s’agit de la provision projetée par le gouvernement pour ce projet. En revanche, nous pouvons affirmer que les 1 620 milliards de FCFA découlent de l’évaluation sortie APD, qui permet d’obtenir des coûts bruts », explique cette source.

Selon elle, des discussions doivent encore permettre de réduire certains postes, notamment à travers le régime fiscal applicable au projet et les conditions des futurs prêts.

Cette explication apporte un élément nouveau, mais ne permet pas encore de réconcilier précisément les deux estimations. Ni le détail des composantes intégrées aux 1 620 milliards de FCFA ni les hypothèses ayant conduit le ministère des Finances à retenir 872 milliards n’ont été rendus publics. Il n’est donc pas possible, à ce stade, de déterminer quelle part de l’écart provient du périmètre technique, de la fiscalité, des contingences, des conditions de financement ou d’autres hypothèses de calcul.

Cette incertitude n’empêche pas KHPC d’avancer parallèlement sur le choix des constructeurs. La société a déjà présélectionné des entreprises et groupements pour les trois principaux lots : génie civil, électromécanique, ainsi que lignes et poste électrique. Dans son avis de novembre 2025, KHPC précisait que ces candidats seraient invités à soumettre leurs propositions après la publication des dossiers d’appel d’offres.

Les offres des entreprises pourront à leur tour fournir des références de prix plus précises.« Tous les postulants ne présenteront pas le même coût pour ce projet », souligne une source proche du dossier, qui estime que la mise en concurrence peut ainsi participer à l’optimisation du coût de l’investissement.

Le calendrier officiel laisse encore plusieurs mois pour achever ce montage. KHPC indiquait en novembre 2025 que la clôture financière, qui doit permettre le démarrage des principaux travaux de construction, était envisagée au plus tôt au second semestre 2027.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

15-09-2026 – Barrage de Kikot : KHPC sollicite les bailleurs avec un écart de 748 milliards FCFA à clarifier sur le coût

07-09-2026 – Électricité : la capacité installée progresse de 50 % en cinq ans, mais reste à 1 220 MW de la cible

20-11-2025 – Kikot-Mbebe : KHPC présélectionne les candidats pour la centrale hydroélectrique de 500 MW

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