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Logement : Yaoundé et ONU-Habitat discutent de financements de long terme face à un déficit de 2,5 millions d’unités

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun cherche à mobiliser des financements de long terme pour accroître la construction et faciliter l’acquisition de logements, alors que le déficit national est estimé à 2,5 millions d’unités. Cette question a été examinée le 8 septembre 2026 à Yaoundé par le ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire, Alamine Ousmane Mey, et la directrice exécutive d’ONU-Habitat, Anacláudia Rossbach.
Les deux responsables ont discuté des mécanismes financiers susceptibles de rendre solvable une partie de la demande de logements. Aucun montant, instrument de financement, engagement ferme ou calendrier de mise en œuvre n’a toutefois été annoncé à l’issue de la rencontre.
« Nous avons aussi discuté du financement, de la manière dont les mécanismes financiers adaptés peuvent transformer les besoins sociaux en une demande concrète, par exemple pour répondre au déficit de 2,5 millions de logements ici au Cameroun », a déclaré Anacláudia Rossbach.
Aucun mécanisme financier encore arrêté
Les discussions couvrent deux besoins distincts : le financement des investissements nécessaires à la construction des logements et celui de leur acquisition par les ménages. Ces opérations exigent généralement des ressources remboursables sur de longues périodes, afin d’étaler le coût supporté par les promoteurs et les acquéreurs.
Le gouvernement n’a pas précisé les mécanismes envisagés pour mobiliser ces capitaux, ni la répartition attendue entre ressources publiques, crédits bancaires, investisseurs privés et partenaires internationaux. Les conditions d’accès des ménages, les éventuelles garanties publiques et les modalités de financement des logements sociaux restent également à déterminer.
ONU-Habitat n’a pas annoncé de financement direct. Les échanges ont porté sur l’expertise que l’agence onusienne pourrait apporter à la conception des mécanismes, à la structuration des programmes et à la mobilisation de partenaires financiers.
Le foncier au centre de l’équation
La disponibilité des terrains a également occupé une place importante dans les discussions. Anacláudia Rossbach a insisté sur la nécessité de libérer du foncier pour la construction de logements abordables et l’aménagement des quartiers informels. Le foncier disponible, sécurisé juridiquement et raccordé aux réseaux conditionne en effet le coût et le rythme de réalisation des programmes immobiliers.
Les deux parties ont aussi évoqué l’utilisation des matériaux locaux et la planification urbaine. Mais aucun objectif de production, site d’implantation ou programme immobilier précis n’a été présenté au terme de l’audience.
À ce stade, la rencontre ouvre donc une phase de coopération technique autour du financement et de la préparation des projets. Elle ne correspond ni à l’annonce d’une enveloppe financière ni au lancement d’un nouveau programme de construction.
Ludovic Amara
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le Cameroun vise 8 millions de nouveaux bénéficiaires d’ici 2030

Le Cameroun ambitionne de permettre à huit millions de personnes supplémentaires d’avoir accès à l’électricité d’ici 2030. Cet objectif s’inscrit dans le Compact énergétique national et dans Mission 300, une initiative portée par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Elle vise à donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne à l’horizon 2030.
Après avoir visité l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal, Harold Tavares, administrateur du groupe Afrique II de la Banque mondiale, a été reçu, le même jour, par le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba. Deux séquences complémentaires consacrées aux progrès du secteur électrique et aux solutions permettant d’accélérer l’accès universel à l’électricité au Cameroun.
Le 7 septembre 2026, Harold Tavares a pu mesurer sur le terrain les avancées enregistrées par le Cameroun. Sa visite de Nachtigal, suivie de l’audience au ministère de l’Eau et de l’Énergie, lui a permis d’examiner les infrastructures réalisées, leurs premières retombées ainsi que les défis qui subsistent.
De Nachtigal à l’extension du réseau électrique
D’une puissance installée de 420 mégawatts, Nachtigal produit environ 2 970 gigawattheures d’électricité par an et contribue à près de 30 % de la production du Réseau interconnecté Sud, le RIS.
Harold Tavares s’est dit impressionné par la centrale et par les ouvrages construits pour évacuer l’énergie vers le réseau. Il a également relevé les retombées du projet sur l’emploi et le développement des compétences, 95 % des employés de la centrale étant Camerounais.
Ces observations ont nourri les échanges avec Gaston Eloundou Essomba. L’audience a porté sur l’augmentation des capacités de production, la modernisation des réseaux de transport et de distribution ainsi que la mobilisation des financements nécessaires à l’extension de l’accès à l’électricité.
Produire davantage ne suffit cependant pas. L’énergie doit être transportée, distribuée et acheminée jusqu’aux consommateurs. Le renforcement et l’entretien des réseaux, la réduction des pertes ainsi que la multiplication des raccordements constituent donc des réponses indispensables pour améliorer durablement le service.
Huit millions de bénéficiaires supplémentaires d’ici 2030
Le Cameroun ambitionne de permettre à huit millions de personnes supplémentaires d’avoir accès à l’électricité d’ici 2030. Cet objectif s’inscrit dans le Compact énergétique national et dans Mission 300, une initiative portée par le Groupe de la Banque mondiale et la Banque africaine de développement. Elle vise à donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes en Afrique subsaharienne à l’horizon 2030.
Lors de l’audience, Harold Tavares a salué la vision des autorités camerounaises et réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner sa mise en œuvre. Selon lui, 1,6 million de personnes ont déjà bénéficié d’un accès à l’électricité en une année. Il situe le taux national d’accès entre 63 et 65 %, avec pour ambition d’atteindre l’accès universel.
La réalisation de cet objectif nécessitera une combinaison de solutions. L’extension du réseau national devra être complétée par des mini-réseaux, des installations solaires et d’autres systèmes adaptés aux localités isolées.
La visite de Nachtigal et l’audience au ministère de l’Eau et de l’Énergie ont ainsi mis en évidence une même priorité : transformer les nouvelles capacités de production en un service accessible, continu et fiable.
Avec ses 420 mégawatts, Nachtigal constitue une avancée majeure. Le prochain défi consiste à faire parvenir durablement cette énergie aux ménages, aux services publics et aux entreprises afin d’en faire un véritable moteur de développement économique et social.
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Moumi Ngamaleu réagit avec ironie à sa non-convocation

La liste des 26 joueurs retenus par David Pagou pour les deux prochaines rencontres des Lions Indomptables face aux Comores et au Congo, dans le cadre des éliminatoires de la CAN 2027, continue de faire parler. Plusieurs habitués de la sélection manquent à l’appel, à commencer par Moumi Ngamaleu, dont l’absence suscite de nombreuses interrogations.
Invité à réagir à sa non-convocation, l’ancien ailier des Lions Indomptables a choisi l’ironie plutôt que la polémique. Sur son compte Instagram, il a publié un message pour le moins énigmatique : « Le coach qui ? On va dire que cette fois-ci mon invitation s’est peut-être perdue en chemin ! »
Une réponse teintée d’humour, mais qui laisse clairement apparaître la surprise du joueur face à cette décision. À 32 ans, Ngamaleu possède une solide expérience internationale et fait partie des joueurs ayant régulièrement porté le maillot camerounais ces dernières années.
Son absence vient s’ajouter à celles de plusieurs autres cadres, notamment Nohou Tolo, Harold Moukoudi, Christopher Wooh et Martin Hongla. Des choix qui alimentent déjà les discussions parmi les supporters et les observateurs, alors que le Cameroun s’apprête à lancer sa campagne qualificative pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations.
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plus de 60 kg de chanvre indien saisis à Mvog-Ada

Plus de 60 kg de chanvre indien compacté ont été saisis jeudi 3 septembre à Mvog-Ada, à Yaoundé, par la Légion de gendarmerie du Centre. L’opération, menée par la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé III, fait suite à un appel anonyme reçu au numéro vert 1501.
Dans une maison du quartier, les gendarmes ont découvert des briques de chanvre indien emballées dans du ruban adhésif et dissimulées dans des cartons. Une femme a été interpellée.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la drogue proviendrait de l’Ouest avant d’être conditionnée à Yaoundé, puis acheminée vers Bertoua, Yokadouma et Garoua-Boulaï, avec la Centrafrique comme destination finale présumée. L’enquête se poursuit pour identifier les autres personnes impliquées.
Les chiffres de la consommation de drogue chez les jeunes grimpent au Cameroun. Les dernières statistiques du Comité national de lutte contre la drogue parlent de 15 % des jeunes Camerounais qui sont consommateurs. Et d’après le Comité la situation peut s’empirer dans les jours qui suivent. Pour lutter contre ce fléau, il pense qu’il faut miser sur la sensibilisation.
Il faut indiquer qu’en 2025, à la faveur de la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues, célébrée le 26 juin, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) rapportait que « 21 % de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue ». De ces chiffres, 10 % des jeunes étaient des consommateurs réguliers de drogue, dont 60 % âgés de 20 à 25 ans, « avec une prévalence de 15 % plus élevée en milieu scolaire ».
La CDHC indiquait par ailleurs que les « substances primaires » les plus utilisées sont : le cannabis (58 %) associé au tabac, le tramadol (44 %) « devenu incontournable pour les conducteurs de motos-taxis (…) à l’origine de graves accidents de circulation », la cocaïne (12 %) ; les solvants (7 %), et l’héroïne (5 %). La Commission s’inquiétait donc de ce que « Cameroun est considéré comme un importateur majeur et un point de transbordement pour le cannabis produit localement et acheminé vers d’autres pays africains, notamment vers le Nigeria ».
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