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plus de 60 kg de chanvre indien saisis à Mvog-Ada

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plus de 60 kg de chanvre indien saisis à Mvog-Ada
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Plus de 60 kg de chanvre indien compacté ont été saisis jeudi 3 septembre à Mvog-Ada, à Yaoundé, par la Légion de gendarmerie du Centre. L’opération, menée par la Compagnie de gendarmerie de Yaoundé III, fait suite à un appel anonyme reçu au numéro vert 1501.

Dans une maison du quartier, les gendarmes ont découvert des briques de chanvre indien emballées dans du ruban adhésif et dissimulées dans des cartons. Une femme a été interpellée.

Selon les premiers éléments de l’enquête, la drogue proviendrait de l’Ouest avant d’être conditionnée à Yaoundé, puis acheminée vers Bertoua, Yokadouma et Garoua-Boulaï, avec la Centrafrique comme destination finale présumée. L’enquête se poursuit pour identifier les autres personnes impliquées.

Les chiffres de la consommation de drogue chez les jeunes grimpent au Cameroun. Les dernières statistiques du Comité national de lutte contre la drogue parlent de 15 % des jeunes Camerounais qui sont consommateurs. Et d’après le Comité la situation peut s’empirer dans les jours qui suivent. Pour lutter contre ce fléau, il pense qu’il faut miser sur la sensibilisation.

Il faut indiquer qu’en 2025, à la faveur de la journée internationale contre l’abus et le trafic des drogues, célébrée le 26 juin, la Commission des droits de l’Homme du Cameroun (CDHC) rapportait que « 21 % de la population camerounaise en âge scolaire a déjà consommé de la drogue ». De ces chiffres, 10 % des jeunes étaient des consommateurs réguliers de drogue, dont 60 % âgés de 20 à 25 ans, « avec une prévalence de 15 % plus élevée en milieu scolaire ».

La CDHC indiquait par ailleurs que les « substances primaires » les plus utilisées sont : le cannabis (58 %) associé au tabac, le tramadol (44 %) « devenu incontournable pour les conducteurs de motos-taxis (…) à l’origine de graves accidents de circulation », la cocaïne (12 %) ; les solvants (7 %), et l’héroïne (5 %). La Commission s’inquiétait donc de ce que « Cameroun est considéré comme un importateur majeur et un point de transbordement pour le cannabis produit localement et acheminé vers d’autres pays africains, notamment vers le Nigeria ».

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les Lions Indomptables veulent frapper fort à Tunis

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les Lions Indomptables veulent frapper fort à Tunis
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À quelques jours du coup d’envoi du CHAN de volleyball seniors messieurs, les Lions Indomptables du Cameroun affichent leurs ambitions.

La sélection nationale a reçu le drapeau du pays des mains du ministre des Sports et de l’Éducation physique, le Pr Narcisse Mouelle Kombi, lors d’une cérémonie marquant le départ officiel de la délégation pour Tunis.

Après un stage intensif effectué en Turquie, les hommes du sélectionneur Ndaki abordent cette échéance avec confiance et détermination. Du 12 au 27 septembre, ils auront pour mission de porter haut les couleurs du Cameroun et de se mesurer aux meilleures nations du continent.

L’objectif est clairement affiché : bousculer la hiérarchie, aller au bout de la compétition et tenter de ramener le trophée au pays. Pour y parvenir, les Lions devront faire preuve de solidité, de discipline et de caractère face à une concurrence qui s’annonce relevée.

À Tunis, le Cameroun ne veut pas faire de la figuration. Les Lions Indomptables sont prêts à rugir.

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une mère et trois enfants meurent après avoir consommé du kontchap

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une mère et trois enfants meurent après avoir consommé du kontchap
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Selon des informations recueillies sur place, un lézard de couleur blanche aurait été retrouvé dans le repas.

Émoi au quartier Gougouo, dans l’arrondissement de Foumbot, département du Noun. Une femme et ses trois enfants sont décédés ce mercredi 9 septembre après avoir consommé du « kontchap », un mets local.

À ce stade, aucun élément ne permet toutefois d’établir formellement un lien entre sa présence, la consommation du mets et les trois décès. Les circonstances exactes du drame restent donc à déterminer. Des investigations devraient permettre d’établir les causes des décès et de préciser les conditions dans lesquelles le repas a été préparé et consommé.

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pourquoi le Cameroun ne peut plus échapper au paiement

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Dans l’affaire qui oppose l’homme d’affaires italien Franck Piccini à l’État du Cameroun, la question n’est désormais plus de savoir si une décision peut encore être contestée sur le fond. Le cadre juridique du CIRDI ne laisse pratiquement aucune place à un nouvel appel. Si la sentence est définitive, le Cameroun est juridiquement tenu de l’exécuter.

Le point central de cette affaire se trouve dans le fonctionnement même du Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Créé par la Convention de Washington de 1965, le mécanisme repose sur un principe fondamental : les sentences rendues par un tribunal arbitral CIRDI sont définitives et obligatoires pour les parties.

Autrement dit, une fois la procédure arbitrale arrivée à son terme, l’une des parties ne peut pas saisir une juridiction nationale pour demander un nouvel examen de l’affaire. Il n’existe pas de cour d’appel du CIRDI permettant de rejuger le dossier, de revoir les arguments des parties ou de modifier l’appréciation des arbitres sur le fond.

Pas d’appel, mais des recours strictement encadrés

La Convention de Washington prévoit certes plusieurs mécanismes permettant d’intervenir après une sentence. Mais il faut bien distinguer ces procédures d’un véritable appel.

La rectification, prévue à l’article 49, permet de corriger certaines erreurs matérielles. L’interprétation, prévue à l’article 50, intervient lorsqu’un désaccord porte sur le sens ou la portée de la sentence. La révision, prévue à l’article 51, peut être sollicitée lorsqu’un fait nouveau, décisif et inconnu au moment du jugement est découvert.

Reste la procédure la plus importante : l’annulation prévue à l’article 52.

C’est souvent sur ce terrain que naît la confusion. Une demande d’annulation ne permet pas au Cameroun de faire rejuger l’affaire. Le comité ad hoc chargé de l’examiner n’est pas une cour d’appel. Il ne peut pas substituer sa propre appréciation à celle du tribunal arbitral ni revenir librement sur les éléments de fond du litige.

Son contrôle est limité à des motifs précis : mauvaise constitution du tribunal, excès de pouvoir manifeste, corruption d’un arbitre, violation grave d’une règle fondamentale de procédure ou absence de motifs dans la sentence.

L’annulation est donc un contrôle exceptionnel de la régularité de la procédure, et non un second procès.

Pourquoi le paiement devient incontournable

C’est précisément cette architecture qui place aujourd’hui l’État du Cameroun face à une obligation difficilement contournable.

Si la sentence rendue dans l’affaire Piccini n’a pas été annulée dans les conditions prévues par la Convention de Washington, elle conserve toute sa force obligatoire. Le Cameroun ne peut pas simplement décider de ne pas l’exécuter au motif qu’il conteste l’appréciation du tribunal arbitral.

L’article 53 de la Convention est particulièrement clair sur ce point : la sentence CIRDI est obligatoire pour les parties et chacune doit s’y conformer conformément à ses termes.

Le principe est donc simple : une défaite devant le CIRDI ne peut pas être transformée en interminable bataille judiciaire devant les tribunaux nationaux.

Le Cameroun peut-il encore gagner du temps ?

Il peut exister des procédures et des discussions autour de l’exécution, notamment selon les circonstances concrètes du dossier. Mais cela ne signifie pas que l’État dispose d’un droit général de suspendre indéfiniment l’exécution de la sentence.

La Convention de Washington prévoit d’ailleurs un régime particulier de reconnaissance et d’exécution des sentences CIRDI dans les États contractants. Celles-ci doivent être reconnues comme obligatoires et exécutées comme un jugement définitif d’une juridiction de l’État concerné.

La nuance est importante : le CIRDI ne dispose pas d’un huissier international chargé de saisir automatiquement les biens d’un État, et les règles relatives à l’immunité d’exécution des États peuvent encore jouer un rôle dans certaines procédures. Mais cette question est différente de celle de l’obligation de payer.

Sur le principe, lorsque la sentence est définitive et obligatoire, la dette arbitrale demeure.

Une éventuelle annulation ne ferait d’ailleurs pas disparaître définitivement le dossier

Même dans l’hypothèse où un comité ad hoc prononcerait l’annulation d’une sentence, cela ne constituerait pas une victoire automatique et définitive pour l’État concerné. L’annulation peut conduire à la soumission du différend à un nouveau tribunal arbitral CIRDI.

Là encore, le système ne prévoit donc pas une juridiction supérieure qui pourrait finalement déclarer : « le premier tribunal avait tort sur le fond ».

C’est toute la particularité du mécanisme CIRDI : son autonomie vise précisément à éviter que les sentences internationales soient soumises aux multiples niveaux de recours des systèmes judiciaires nationaux.

Dans l’affaire Piccini, l’enjeu est donc désormais celui de l’exécution

Pour le Cameroun, la bataille juridique ne peut plus être menée comme un appel classique contre une décision défavorable. Si les voies de recours prévues par la Convention ont été épuisées ou ne permettent plus de remettre en cause la sentence, l’État se retrouve devant une obligation : exécuter la décision et s’acquitter des sommes mises à sa charge, sous réserve des modalités et des éventuelles questions d’immunité d’exécution.

L’affaire Piccini illustre ainsi une réalité souvent mal comprise dans les contentieux d’investissement : l’arbitrage international n’est pas une première étape avant une longue série d’appels.

Lorsqu’une sentence CIRDI devient définitive, le débat change de nature. Il ne s’agit plus de savoir quel tribunal pourrait encore réexaminer le fond du dossier, mais de déterminer comment et dans quelles conditions la sentence sera exécutée.

Pour Yaoundé, l’enjeu n’est donc plus seulement juridique. Il est désormais également financier, diplomatique et politique. Car tant qu’une sentence CIRDI demeure en vigueur, la contestation ne fait pas disparaître l’obligation qu’elle impose à l’État.

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