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Kamto a démissionné sous contrainte

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Kamto a démissionné sous contrainte
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Maurice Kamto n’a pas quitté la présidence du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun par volonté. Il y a été contraint, assure l’artiste engagé Valsero.

Au lendemain de la démission de Maurice Kamto de la présidence du MRC, les leaders d’opinion ne cesse de se prononcer. Dans une vidéo publiée sur sa page Méta, l’artiste engagé, Valsero assure que Maurice Kamto a été contraint de renoncer à sa présidence.

« Si Maurice Kamto a démissionné de la présidence du MRC, ce n’est pas parce qu’il le voulait. Il est forcé, persécuté, acculé par la pression administrative et judiciaire du régime de Yaoundé. Il a été obligé de démissionner. Ce n’était pas une stratégie, ce n’est pas comme il avait le choix, c’est un sacrifice », a déclaré Général Valsero.

À en croire l’artiste, l’ancien président s’est sacrifié afin de permettre au MRC, peuple du changement, de participer aux élections législatives et municipales projetées pour le début de l’année 2027. Dans sa lettre de démission, Maurice Kamto justifie sa démission par nécessité de prioriser l’intérêt supérieur du parti.

Il n’est pas le seul dirigeant à rendre le tablier. Son vice-président, Mamadou Yacouba s’est aussi retiré. « Je ne voulais pas servir d’instrument au ministre de l’Administration pour opposer toutes les fois une procédure folle à l’endroit d’un parti politique qui ne cherche qu’à exercer son devoir. C’est donc pour cette raison que je décide de me mettre de côté et de permettre au parti de continuer ses activités normalement », a déclaré Mamadou Yacouba.

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Financement de la collecte des ordures : la CUY réclame plus de 8 milliards de FCFA au ministère des Finances

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Financement de la collecte des ordures : la CUY réclame plus de 8 milliards de FCFA au ministère des Finances
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(Investir au Cameroun) – La Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) réclame au ministère des Finances le versement de 8,2 milliards de FCFAcorrespondant à sa quote-part du droit d’accises spécial destiné au financement de l’enlèvement et du traitement des ordures. Ces ressources, collectées et centralisées au Trésor public, font l’objet de titres encore en attente de paiement, selon une correspondance adressée le 7 août 2026 par le maire de la ville, Luc Messi Atangana, au ministre des Finances, Louis Paul Motazé.

« La Communauté urbaine de Yaoundé rencontre des difficultés à bénéficier de ses ressources propres qui sont logées au Trésor, notamment les droits d’accises destinés à l’enlèvement des ordures ménagères, dont le recouvrement s’opère au Trésor, qui s’élèvent à date à 8,2 milliards de FCFA », écrit le maire dans ce document consulté parInvestir au Cameroun.

Luc Messi Atangana demande au ministre des Finances« d’instruire la mise à la disposition du receveur municipal de la Communauté urbaine de Yaoundé des droits d’accises, dont les titres sont en attente de paiement à la paierie spécialisée du ministère de la Décentralisation et du Développement local ». La correspondance a également été transmise à la présidence de la République et aux services du Premier ministre. La suite réservée à cette requête n’est pas connue.

Une taxe portée à 1 % depuis 2022

Le droit d’accises spécial sur les importations a été institué par la loi de finances 2019 pour financer l’enlèvement et le traitement des ordures au bénéfice des collectivités territoriales décentralisées. Initialement fixé à 0,5 % de la valeur imposable des marchandises importées, son taux a été doublé à 1 % à compter de 2022.

Selon le ministère des Finances, cette taxe avait généré 15,9 milliards de FCFA en 2021. Les recettes projetées pour 2022 atteignaient alors 32 milliards.

Le dispositif de 2019 prévoyait que 10 % des sommes collectées reviennent à l’État au titre des frais d’assiette et de recouvrement, contre 90 % aux collectivités. Un décret signé le 24 juillet 2023 a ramené cette retenue à 5 %, portant à 95 % la part à redistribuer aux collectivités.

Sur cette enveloppe, les communautés urbaines de Yaoundé et de Douala reçoivent chacune 17,5 %. Une quote-part de 35 % revient aux huit autres chefs-lieux de région ainsi qu’à Edéa, Kribi, Kumba, Limbé et Nkongsamba. Les 30 % restants sont répartis entre les communes et les communes d’arrondissement.

Moins de 50 % des déchets collectés à Yaoundé

La difficulté soulevée par la CUY avait déjà été identifiée par le gouvernement lors des états généraux sur la gestion des ressources en déchets urbains, organisés les 6 et 7 mai 2025 à Yaoundé.

La feuille de route issue de ces travaux constate que les ressources du droit d’accises« ne sont pas effectivement mises à la disposition des communes »et que les paiements aux entreprises de collecte ne sont pas réguliers.

Le document associe ces difficultés de financement aux faibles performances du service : le taux de collecte des déchets est évalué à moins de 50 % à Yaoundé, contre 65 % à Douala.

Le financement du secteur repose par ailleurs à plus de 85 % sur l’État. Les ressources publiques sont principalement orientées vers la collecte, tandis que la précollecte, les infrastructures de traitement et les projets de valorisation restent insuffisamment financés.

Le gouvernement relève également l’absence d’un système statistique permettant de connaître précisément les volumes et les catégories de déchets produits. Une lacune qui complique l’évaluation des besoins financiers et la maîtrise du coût des contrats d’enlèvement.

Un compte spécial recommandé depuis mai 2025

Pour sécuriser les reversements, les états généraux avaient recommandé la création d’un compte d’affectation spécialedestiné à cantonner le produit du droit d’accises et les subventions directes de l’État afin d’assurer des paiements réguliers aux opérateurs de collecte.

La feuille de route prévoyait aussi la constitution, dans un délai de trois mois, d’un groupe de travail réunissant notamment les ministères des Finances, de l’Habitat, de la Décentralisation et de l’Économie, le Feicom et les représentants des maires. Il devait proposer une réforme du financement fondée notamment sur le principe pollueur-payeur et une contribution mieux ciblée des différents producteurs de déchets.

Plus d’un an après ces recommandations, la correspondance de la CUY montre qu’au 7 août 2026, des titres représentant 8,2 milliards de FCFA étaient toujours en attente de paiement.

L’enjeu financier reste important pour Yaoundé : la feuille de route gouvernementale vise un taux de collecte de 100 % des déchets ménagers et assimilés à l’horizon 2035, contre moins de la moitié actuellement.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

15-07-2023 – Collecte des ordures : le maire de la ville de Yaoundé veut instaurer une taxe pour financer l’activité

17-03-2023 – Ramassage des ordures : Hysacam dénonce la pénurie de gasoil qui perturbe ses activités

05-05-2022 – Hysacam : après une énième grève et une sommation du gouvernement, les employés reprennent du service à Yaoundé

12-05-2025 – Ramassage des ordures : les acteurs veulent la création d’un compte spécial pour dégripper le paiement des prestataires

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Jean Claude Mbede sur Kamto et la justice

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Jean Claude Mbede sur Kamto et la justice
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De l’avis du journaliste et observateur de notre landerneau, l’ancien président du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc) est une figure emblématique de lutte d’aujourd’hui.

Selon le journaliste camerounais Jean Claude Mbede, Maurice Kamto, a surfé sur la bonne vague en démissionnant de la présidence du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc). Le faisant, il évite une humiliation certaine de la part du régime en place.

«Il avait été demandé à Maurice Kamto de ne pas revenir en président après son passage forcé et éclair par le Manidem, lui-même dicté par la mise à l’écart barbare de sa candidature pour la présidentielle d’octobre dernier. En homme politique avisé, il a vu venir le piège politique d’un régime qui avait prévu de l’humilier en instrumentalisant une décision judiciaire prochaine», analyse ce dernier.

Pour lui, l’ancien candidat à la présidentielle de 2018 sort par la grande porte. «Et en le déclarant battu sur son terrain: le droit Quoiqu’on en puisse penser, en démissionnant de la présidence du Mrc, Kamto désoriente ceux qui préparaient son humiliation. Il sort par la grande porte et garde tout son charisme intact dans un appareil qui n’est pas prêt à fonctionner sans lui», poursuit-il.

« Il s’agit d’une grande intelligence politique et une connaissance des arcanes juridiques et judiciaires. Il fallait être Kamto pour voir ce que le régime lui a réservé à travers les décisions qui se préparaient. D’autre part, au lieu de jouer les orgueilleux jusqu’au boutistes, Maurice Kamto a préféré céder la place à quelqu’un d’autre. En sachant que même dans trois ans, le MRC aura besoin de lui. Car il est une figure emblématique de notre lutte aujourd’hui», conclut Jean Claude Mbede.

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Risque d’inondations dans l’Ouest : vigilance requise

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Risque d’inondations dans l’Ouest : vigilance requise
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Le gouverneur de la région de l’Ouest appelle les populations à la vigilance face aux prévisions météorologiques annonçant des précipitations moyennes à excédentaires au cours des trois derniers mois de 2026. Des mesures préventives sont prescrites pour limiter les risques d’inondations, de glissements de terrain et de perturbations de la circulation.

Selon les prévisions de la Direction de la météorologie nationale, présentées à l’issue du 5ᵉ Forum national sur les prévisions climatologiques saisonnières du Cameroun, tenu du 24 au 28 août 2026 à Kribi, la région de l’Ouest pourrait enregistrer, entre octobre et décembre, des précipitations comprises entre 60 et 100 millimètres.

Dans un communiqué, le gouverneur invite les établissements scolaires et les parents à sécuriser les abords des écoles, à curer les dispositifs de drainage et à sensibiliser les élèves aux dangers liés aux intempéries. Les transporteurs et usagers de la route sont, quant à eux, appelés à adapter leur conduite aux conditions météorologiques et à éviter les zones exposées aux affaissements et aux accumulations d’eau.

Les populations vivant dans les zones à risque sont également invitées à quitter rapidement les secteurs inondables, les zones susceptibles de subir des glissements de terrain ainsi que les lits majeurs des cours d’eau. Les agriculteurs et éleveurs sont encouragés à adapter leurs opérations de récolte et de séchage aux bulletins météorologiques afin de réduire les pertes post-récoltes.

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