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Céline Dion aidée par un membre de son équipe à Paris malgré ses talons vertigineux

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Céline Dion aidée par un membre de son équipe à Paris malgré ses talons vertigineux
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À quelques jours de son grand retour sur scène à Paris, Céline Dion a été aperçue en train de saluer ses fans avec une élégance intacte. Mais ses hauts talons semblaient lui donner un peu de fil à retordre.

Un membre de son équipe a discrètement posé une main dans son dos pour l’aider à garder l’équilibre. Une scène furtive, mais forcément remarquée alors que la chanteuse canadienne prépare son retour après plusieurs années marquées par le syndrome de la personne raide.

Céline Dion s’affiche à Paris en talons hauts

La scène s’est déroulée à la sortie de sa voiture, dans la capitale française. Céline Dion, 58 ans, s’est avancée pour saluer les personnes venues l’attendre et leur adresser quelques sourires.

À première vue, la chanteuse semblait parfaitement stable. Un membre de sa sécurité s’était pourtant placé derrière elle afin de lui apporter un discret soutien.

Il faut dire que sa tenue n’était pas vraiment pensée pour une promenade tranquille.

Céline Dion portait une robe midi en laine gris anthracite signée Bottega Veneta, estimée à 2 590 livres sterling. La pièce se distinguait par un drapé marqué à la taille, maintenu par une ceinture en cuir marron. Des lunettes oversize, de longs gants en cuir, des bottes à talons montant jusqu’aux genoux et un sac noir complétaient son look.

Cheveux attachés en chignon, la chanteuse affichait une silhouette particulièrement soignée. Même dans un moment aussi banal qu’une sortie de voiture, difficile pour elle de passer inaperçue.

Le grand retour de Céline Dion se prépare à Paris

Cette apparition intervient alors que Céline Dion s’apprête à retrouver la scène parisienne. La chanteuse doit débuter une résidence de cinq semaines à Paris en septembre 2026, un rendez-vous très attendu après une longue absence liée à son état de santé.

Son retour ne doit toutefois rien au hasard.

Depuis plusieurs mois, l’artiste suit une préparation physique soutenue. Elle a notamment expliqué pratiquer des séances de Pilates de 90 minutes trois fois par semaine, auxquelles s’ajoutent des cours de ballet deux fois par semaine. Elle poursuit également différentes formes de rééducation physique et vocale, ainsi qu’un traitement par immunothérapie.

Pourquoi autant d’efforts ? Parce que monter sur scène ne représente plus pour elle un simple rendez-vous professionnel. Son corps lui impose désormais de préparer chaque étape avec beaucoup plus de précautions.

Le syndrome de la personne raide a bouleversé sa carrière

En décembre 2022, Céline Dion annonçait publiquement souffrir du syndrome de la personne raide, une affection neurologique rare qui provoque notamment une importante rigidité musculaire et des spasmes douloureux.

La maladie avait progressivement rendu certains gestes du quotidien extrêmement difficiles. Dans les périodes les plus compliquées, la chanteuse expliquait avoir du mal à marcher et à utiliser sa voix comme auparavant.

Elle a aussi révélé récemment que les premiers symptômes étaient apparus bien avant le diagnostic officiel. Selon une interview accordée à Harper’s Bazaar, elle aurait vécu avec ces symptômes pendant environ 17 ans avant de connaître précisément leur origine.

Une réalité qui permet de mieux comprendre pourquoi son retour à la musique prend aujourd’hui une dimension particulière.

« C’est tellement long » : Céline Dion pense d’abord à ses fans

La chanteuse ne cache d’ailleurs pas son impatience à retrouver son public.

« Cela fait tellement longtemps, j’aimerais leur offrir quelque chose pour leur montrer à quel point ils m’ont manqué », a déclaré Céline Dion à Harper’s Bazaar, à propos de son retour sur scène.

Le public parisien devrait donc retrouver une artiste très différente de celle qui avait dû interrompre sa tournée mondiale Courage. Cette tournée avait été annulée en raison de ses problèmes de santé.

Entre-temps, Céline Dion a continué à travailler sa voix et sa condition physique. Elle a aussi choisi de montrer une partie beaucoup plus intime de son quotidien.

Son documentaire avait montré la violence de la maladie

En 2024, le documentaire I Am: Céline Dion a permis au public de découvrir les difficultés auxquelles la chanteuse était confrontée loin des projecteurs.

Certaines séquences sont particulièrement difficiles à regarder. Le film montre notamment Céline Dion victime d’un violent épisode musculaire, immobilisée et en proie à une douleur intense.

Elle avait accepté de laisser les caméras entrer dans cette partie très privée de sa vie pour une raison simple.

« Ils ont payé leurs billets. Ils ont acheté mes disques. Ils m’ont donné ce luxe. Alors, la moindre des choses que je puisse faire, c’est leur dire que je suis en vie », a expliqué Céline Dion à propos de cette décision.

Cette franchise a aussi renforcé le lien entre la chanteuse et son public. Elle ne cherche pas à donner l’image d’une star invincible. Et c’est probablement ce qui la rend encore plus proche de ses admirateurs.

Céline Dion assume une vie qui n’est pas toujours parfaite

Interrogée sur la fidélité de ses fans, la chanteuse estime que son honnêteté joue un rôle important.

« Je suis un livre ouvert. Je suis honnête, et ce n’est pas toujours joli », a-t-elle expliqué. « Parfois, ce sont des choses heureuses, parfois des choses tristes, mais c’est ça, la vie. »

Céline Dion refuse également de réduire son état de santé au mot « maladie ». Elle préfère parler d’une « condition progressive ».

Son explication est pour le moins inattendue. Elle fait référence à une réplique de Maman, j’ai raté l’avion !, lorsqu’un personnage lance à Kevin McCallister : « Kevin, tu es vraiment une maladie ! » La réplique originale est attribuée à Jeff McCallister dans le film.

Ce choix de mots dit finalement beaucoup de son état d’esprit. Céline Dion ne nie pas les difficultés auxquelles elle fait face. Elle cherche simplement à ne pas laisser son diagnostic devenir la seule définition de son existence.

Son retour sur scène avait déjà connu un premier moment fort en juillet 2024, lorsqu’elle avait interprété L’Hymne à l’amour d’Édith Piaf depuis la tour Eiffel lors de la cérémonie d’ouverture des Jeux olympiques de Paris. C’était sa première prestation publique en direct depuis l’annonce de son diagnostic.

Deux ans plus tard, Paris s’apprête donc à la revoir beaucoup plus longuement. Et derrière les images glamour de la chanteuse en robe Bottega Veneta et en talons vertigineux, il y a surtout une préparation physique minutieuse pour tenir la scène sur la durée.

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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée

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Bali : une explosion provoque un violent incendie sur un bateau de plongée
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Une sortie de plongée a failli tourner au drame au large de Nusa Penida, en Indonésie. Quatre touristes étrangers et leur guide ont dû se jeter à l’eau après une violente explosion suivie d’un incendie à bord de leur bateau. Le capitaine, blessé aux jambes, a été transporté à l’hôpital. Les circonstances exactes de l’accident restent à déterminer.

La scène a provoqué la panique dans la baie de Gamat, une destination très fréquentée par les amateurs de plongée avec masque et tuba à Bali. Alors que le bateau s’apprêtait à quitter les lieux, une détonation a soudainement retenti. Quelques instants plus tard, les flammes ont envahi une partie de l’embarcation, obligeant les passagers à abandonner le navire.

Une explosion à bord du Naomi en pleine excursion à Bali

Selon les informations publiées le vendredi 30 octobre 2026 par l’agence de presse indonésienne ANTARA, l’accident s’est produit le jeudi 29 octobre, aux alentours de 13h40, heure locale.

Le bateau, baptisé Naomi, avait quitté sa base opérationnelle vers 12h30 avec quatre touristes étrangers à bord. Le groupe participait à une excursion privée comprenant trois étapes réputées pour leurs fonds marins : Manta Bay, Crystal Bay et Gamat Bay.

Alors que l’embarcation s’apprêtait à quitter cette dernière destination, une forte explosion s’est produite à l’une de ses extrémités. Les premières informations recueillies par la police orientent les soupçons vers un composant de la batterie installée sur le bateau.

La détonation a rapidement été suivie par un incendie qui s’est propagé à l’embarcation. Face aux flammes, le guide touristique Made Wirya et les quatre visiteurs ont immédiatement sauté dans l’eau pour éviter d’être piégés à bord.

Les images de l’accident montrent un bateau entièrement gagné par les flammes, tandis qu’une épaisse fumée s’élève au-dessus de la baie. La violence de l’incendie a rendu toute évacuation à bord particulièrement dangereuse.

Le capitaine blessé, les cinq autres personnes secourues

Le sauvetage a finalement eu lieu grâce à un autre bateau qui naviguait à proximité. Vers 14h50, soit un peu plus d’une heure après le début de l’incendie, cette embarcation est venue récupérer les personnes présentes dans l’eau.

D’après les informations communiquées par la police de Klungkung et relayées par ANTARA, les quatre touristes et le guide ont tous été évacués sains et saufs. Aucun décès n’a été signalé.

Le capitaine, identifié par les autorités sous le nom de I Kadek Dwiyana, âgé de 31 ans et originaire de Nusa Penida, a toutefois subi des brûlures aux jambes. Les secours l’ont transporté aux urgences de l’hôpital Gema Santhi, sur l’île, pour recevoir des soins médicaux.

Les autorités indonésiennes n’ont pas communiqué officiellement l’identité des quatre touristes ni leur nationalité.

La police de Bali enquête sur l’origine de l’explosion

L’accident soulève désormais des questions sur les conditions techniques du bateau. Selon les premiers témoignages recueillis par les enquêteurs, le Naomi avait pourtant fait l’objet de vérifications avant son départ.

Made Wirya a notamment indiqué aux autorités que les équipements de sécurité et l’état technique de l’embarcation avaient été contrôlés et jugés satisfaisants avant l’excursion.

La police de Klungkung a également confirmé que le bateau avait récemment bénéficié de réparations et d’un entretien régulier. Malgré ces précautions, les enquêteurs n’écartent pas l’hypothèse d’une défaillance liée à un élément de la batterie.

Dans un communiqué publié le 30 octobre, la police de Nusa Penida a indiqué poursuivre les investigations, notamment à travers la collecte de témoignages et l’examen des éléments disponibles sur les lieux.

Rapportée par ANTARA, l’enquête doit permettre de déterminer les circonstances exactes de l’explosion et de l’incendie qui ont détruit le bateau de plongée. Les autorités attendent également que le propriétaire de l’embarcation se présente au commissariat pour déposer une plainte officielle.

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Le ministre de l’Administration territoriale explique que dans le cas de la suspension du FSNC de Issa Tchiroma Bakary, le gouvernement camerounais a pris le temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et la justice se devait d’aller jusqu’au bout.

Le 27 octobre 2026, le ministre camerounais de l’Administration territoriale, Paul Atanga Nji, a prononcé la suspension pour une durée de trois mois du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), le parti d’opposition dirigé par Issa Tchiroma Bakary actuellement en exil.

Revenant sur les faits dans une interview accordée au journal Cameroon Tribune du jeudi 29 octobre 2026, le membre du gouvernement rappelle tout d’abord que tous les partis politiques au Cameroun se déploient en fonction des dispositions de la loi du 19 décembre 1990, régissant la liberté des associations dans le pays.

«Vous avez vécu les événements postélectoraux et les violences inouïes enregistrées avant, pendant et après le processus électoral. Dans l’article 17 de la loi que je viens de citer, il est clairement dit que le ministre chargé de l’Administration territoriale peut d’office suspendre par décision motivée pour une durée de trois mois, tout parti politique responsable de troubles graves à l’ordre public ou qui ne satisfait pas aux dispositions des articles 5,6,9,10 et11 de la loi de 1990» justifie Paul Atanga Nji.

Outre les motifs d’appel à l’insurrection, atteinte à l’intégrité territoriale, incitation à la violence ayant occasionné des destructions des biens publics et privés, troubles graves à l’ordre public qui sont formulés dans la décision de suspension du FSNC, Paul Atanga Nji parle également d’un candidat qui s’est autoproclamé vainqueur, faisant ici référence à Issa Tchiroma Bakari.

«Il a même eu l’audace de demander aux autorités administratives et aux forces de défense de se mettre à sa disposition. Face à cette dangereuse imposture, nous avons pris notre temps parce qu’il y avait des enquêtes en cours et nous avons voulu que la justice aille jusqu’au bout. A partir de là, lorsque les indices concordants de culpabilité sont réunis, le Minat prends les décisions appropriées à l’encontre des contrevenants» explique le Minat.

Opportunité ou hasard de calendrier ?

A la question de savoir si la décision de suspendre le FSNC a un lien avec les élections municipales et législatives prévues pour se tenir en début d’année 2027, le Minat est péremptoire : « …je ne m’intéresse pas à ce genre de considérations. Il y a des échéances électorales, bien évidemment. Le corps électoral n’est pas encore convoqué. Il le sera le moment voulu par le chef de l’Etat qui dispose seul de cette prérogative. Mais si vous êtes fautifs, je n’ai pas besoin d’attendre les élections» explique le membre du gouvernement.

Il affirme même qu’il était temps de sanctionner ce parti politique afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir en pensant qu’après un processus électoral on peut se livrer à tous genres de dérives.

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Résilience économique : ce que l’Afrique doit copier et ne doit pas copier de l’expérience russe

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Paul Atanga Nji : « Il était temps de sanctionner ce parti afin que personne ne s’amuse plus à l’avenir »
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Alors que Moscou a accueilli le troisième sommet Russie-Afrique les 28 et 29 octobre 2026, l’économie russe sert de cas d’école. Elle montre ce que permet la diversification des partenaires, et ce qu’elle coûte. Au-delà de la diplomatie, un enjeu s’impose : comment une économie visée par des sanctions sans précédent a-t-elle tenu, et que peut-on en tirer pour le continent africain ?

Une résilience réelle, mais risquée

Les chiffres sont impressionnants. Fin avril 2025, 28 937 restrictions non commerciales visaient la Russie, dont 92 % imposées après février 2022. Malgré cela, la croissance russe a atteint 4,3 % en 2024. Le tableau s’est depuis nettement assombri. La croissance est retombée à 1 % en 2025.

Le PIB s’est contracté de 0,2 % au premier trimestre 2026, premier recul annuel depuis 2023, avant un rebond de 1,3 % au deuxième trimestre. La Banque centrale russe table désormais sur 0 à 1 % pour l’année. L’économie de guerre a été portée par des dépenses de défense record, près de 6,5% du PIB, mais freinée par une demande des ménages faible et un recul de l’investissement civil.

La résilience russe tient donc à une capacité d’adaptation de court terme, et non à un modèle de croissance durable. L’Afrique a intérêt à retenir les deux volets et à se méfier de l’économie de guerre.

Le pivot asiatique : réorienter, mais sans se rendre dépendant

Premier mécanisme de survie face aux sanctions occidentales : la réorientation des exportations d’hydrocarbures. Selon le vice-Premier ministre Alexandre Novak, Moscou vendait fin 2023 de 45 à 50 % de son pétrole à la Chine et environ 40 % à l’Inde. La part de la Chine dans le commerce russe a presque doublé pour atteindre 18 %, alors que la Russie ne pèse que 2,5 % dans le commerce chinois. L’Inde, de son côté, est passée de moins de 3 % à plus de 40 % de pétrole russe dans ses achats.

Leçon n° 1 : ne dépendre d’aucun client unique. Le pivot a sauvé les recettes russes, mais il a créé un risque de dépendance à l’Asie. L’Afrique, dont les échanges restent concentrés sur l’Europe, la Chine et les États-Unis, a tout intérêt à élargir son éventail de partenaires avant d’y être contrainte. Elle doit aussi éviter de remplacer une dépendance par une autre.

Dédollarisation : un outil réel, mais insuffisant

Second pilier : le règlement des échanges en monnaies locales. Selon le conseiller du Kremlin Iouri Ouchakov, la quasi-totalité des quelque 240 milliards de dollars d’échanges russo-chinois se règle désormais en yuans et en roubles.

Avec l’Inde, les monnaies nationales représentent environ 90 % des paiements directs, selon l’ambassadeur russe à New Delhi. Toutefois, la part du dollar dans les réserves de change des banques centrales est passée d’environ 70 % en 2000 à 58 % fin 2024, ce qui reste une érosion lente. Le yuan peine à dépasser 2 % des paiements mondiaux.

Leçon n° 2 : sécuriser des circuits de paiement alternatifs. Les pays africains disposent déjà d’un outil, le système panafricain de paiement et de règlement (PAPSS), lancé sous l’égide d’Afreximbank et de la Zone de libre-échange continentale. Il vise à réduire le recours aux devises tierces dans les échanges intra-africains, qui plafonnent autour de 15 % du commerce du continent. Il ne s’agit pas de rejeter le dollar, mais de ne plus en être prisonnier.

Le sommet de Moscou : l’écart entre ambitions et réalité

Les chiffres du commerce russo-africain invitent à la prudence. Les échanges ont atteint 27 milliards de dollars en 2025, essentiellement avec l’Afrique du Nord. Ils sont très déséquilibrés : en 2024, la Russie a exporté 24,3 milliards de dollars vers l’Afrique et n’y a importé que 3,5 milliards. Le continent ne représente que 3,9 % de son commerce extérieur. Le blé russe couvrait environ 30 % des besoins africains.

À titre de comparaison, les échanges de l’Afrique avec l’Union européenne ont atteint 355 milliards d’euros en 2024, et avec la Chine 348 milliards de dollars en 2025. À Sotchi, Moscou s’était engagée à doubler ses échanges pour atteindre environ 40 milliards, et l’objectif n’est toujours pas atteint. Moscou vise désormais 50 à 60 milliards de dollars d’ici 2030.

Leçon n° 3 : négocier en position de force. L’Afrique n’a pas à choisir un camp. Elle peut exiger de chaque partenaire, Russie comprise, de la transformation locale, des transferts de technologie et un rééquilibrage de la balance commerciale. Concrètement, il s’agit d’engrais, de nucléaire civil, de céréales et de formation, avec des engagements chiffrés et vérifiables.

En gros, l’Afrique n’est pas sous sanctions, et la comparaison a ses limites. Le modèle russe repose sur une économie de guerre, avec ses coûts : une inflation attendue autour de 5 % en 2026 et des prévisions de croissance divisées par trois par le gouvernement. Il s’appuie aussi sur une rente énergétique que la plupart des économies africaines ne possèdent pas.

Ce qui se transpose, c’est la méthode : multiplier les partenaires, bâtir des circuits financiers de secours et protéger ses marges de manœuvre avant la crise plutôt que pendant. Pour l’Afrique, l’enjeu est moins de rejoindre un bloc que d’éviter d’avoir à dépendre d’un seul.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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