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la Banque mondiale salue les avancées du Cameroun

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En visite au Cameroun, l’administrateur du groupe Afrique II de la Banque mondiale, Harold Tavares, a salué les progrès réalisés dans le secteur de l’électricité. Sa visite de la centrale hydroélectrique de Nachtigal, suivie d’une audience avec le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a permis de faire le point sur les défis liés à l’accès universel à l’électricité.

Le 7 septembre 2026, Harold Tavares a visité l’aménagement hydroélectrique de Nachtigal, d’une capacité installée de 420 MW et qui fournit environ 2 970 GWh par an. La centrale contribue à près de 30 % de la production du Réseau interconnecté Sud. Le responsable de la Banque mondiale s’est également félicité de l’impact du projet sur l’emploi, avec 95 % des employés de la centrale de nationalité camerounaise.

Au cours de son entretien avec Gaston Eloundou Essomba, les échanges ont porté sur l’augmentation des capacités de production, la modernisation des réseaux de transport et de distribution et la mobilisation des financements pour étendre l’accès à l’électricité.

Le Cameroun ambitionne ainsi de raccorder huit millions de personnes supplémentaires d’ici 2030, dans le cadre du Compact énergétique national et de l’initiative Mission 300. Harold Tavares a réaffirmé la disponibilité de la Banque mondiale à accompagner cet objectif, alors que le taux national d’accès à l’électricité est actuellement estimé entre 63 et 65 %.

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Cameroun-Royaume-Uni : le commerce chute de 32 %, le stock d’IDE britanniques atteignait 75 milliards FCFA fin 2024

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Cameroun-Royaume-Uni : le commerce chute de 32 %, le stock d’IDE britanniques atteignait 75 milliards FCFA fin 2024
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(Investir au Cameroun) – Les échanges commerciaux entre le Cameroun et le Royaume-Uni ont fortement reculé au cours des douze mois achevés en mars 2026. Ils se sont établis à 242 millions de livres sterling, soit environ 185 milliards de FCFA, en baisse de 32 %, ou 114 millions de livres, sur un an, selon la dernière fiche sur le commerce et l’investissement entre les deux pays, publiée le 31 juillet 2026 par le gouvernement britannique.

À titre de comparaison, sur l’ensemble de l’année civile 2025, le commerce bilatéral avait atteint 321 millions de livres, en hausse de 17,2 % par rapport à 2024. Ces deux périodes se chevauchent toutefois et ne constituent pas deux exercices successifs directement comparables.

Sur les douze mois à fin mars 2026, les exportations britanniques vers le Cameroun ont diminué de 23,7 %, à 87 millions de livres. Les importations britanniques en provenance du Cameroun ont reculé plus fortement, de 36 %, à 155 millions de livres. Le Royaume-Uni a ainsi enregistré un déficit commercial de 68 millions de livres avec le Cameroun, contre 128 millions un an plus tôt.

La contraction est presque entièrement concentrée sur les marchandises. Le commerce de biens a diminué de 111 millions de livres, soit 48,9 %, pour tomber à 116 millions. Les échanges de services n’ont reculé que de 3 millions, ou 2,3 %, à 126 millions. Les services représentaient ainsi 52,1 % du commerce bilatéral sur la période, contre 47,9 % pour les biens.

Les achats de pétrole camerounais chutent de 67,4 %

Dans le détail des échanges de marchandises, dont les données par produit sont publiées sur une base non désaisonnalisée, le recul le plus marqué concerne le pétrole brut. Sur les douze mois à fin mars 2026, les achats britanniques de brut camerounais ont atteint 37,2 millions de livres, soit environ 28,4 milliards de FCFA, en diminution de 67,4 % sur un an. Les importations de bois et liège ont également baissé de 18,1 %, à 20,9 millions de livres.

D’autres produits camerounais ont en revanche progressé. Les importations britanniques de fruits et légumes ont augmenté de 37 %, à 22,8 millions de livres. Celles de café, thé, cacao et produits assimilés ont progressé de 60,1 %, à 4,5 millions de livres. Les achats de caoutchouc brut ont augmenté de 49 %, à 1,4 million de livres.

Du côté britannique, les principales catégories de marchandises exportées vers le Cameroun restent de faible montant. Les ventes de boissons et tabac ont atteint 3,5 millions de livres, en hausse de 82,5 %. Les exportations de voitures se sont établies à 3 millions de livres, en progression de 4,6 %, tandis que les machines industrielles générales ont représenté 2,2 millions de livres, en baisse de 1,8 %.

La part britannique dans les importations camerounaises tombe à 1,1 %

Le recul récent des échanges intervient après une forte diminution de la part du Royaume-Uni dans les importations camerounaises. Selon les données compilées par le Department for Business and Trade à partir de l’ONS et de la Cnuced, la part britannique dans les importations totales de biens et services du Cameroun est passée de 2,7 % en 2023 à 1,1 % en 2024.

La baisse a été particulièrement marquée dans les services, où cette part est tombée de 8,5 % à 3 %. Pour les marchandises, elle a reculé de 0,8 % à 0,5 %. Ces données portent sur 2024 et ne doivent donc pas être directement assimilées à la contraction du commerce observée sur les douze mois à fin mars 2026.

La relation commerciale reste par ailleurs marginale à l’échelle du Royaume-Uni. Sur les douze mois à fin mars 2026, le Cameroun était son 128e partenaire commercial et représentait moins de 0,1 % de ses échanges totaux.

En 2025, environ 300 entreprises britanniques enregistrées à la TVA avaient exporté des marchandises vers le Cameroun et environ 100 en avaient importé. Ces chiffres sont arrondis à la centaine et excluent notamment les opérateurs dont les déclarations se situent sous les seuils statistiques douaniers retenus par HM Revenue & Customs.

Le stock d’IDE britanniques atteint 98 millions de livres fin 2024

Le recul récent du commerce contraste avec l’évolution du stock d’investissements directs britanniques au Cameroun. À fin 2024, celui-ci atteignait 98 millions de livres, soit environ 75 milliards de FCFA, en progression de 10,1 %, ou 9 millions de livres, par rapport à fin 2023.

Il s’agit du stock accumulé d’investissements directs à cette date, et non du montant de nouveaux investissements réalisés pendant l’année. Le Department for Business and Trade définit ce stock comme la valeur cumulée des investissements antérieurs, nette des désinvestissements.

À l’inverse, le stock d’investissements directs camerounais au Royaume-Uni atteignait 3 millions de livres à fin 2024, soit environ 2,3 milliards de FCFA. Sa variation par rapport à 2023 était nulle ou inférieure à 500 000 livres. Le stock britannique au Cameroun était ainsi près de 33 fois supérieur.

La fiche britannique ne détaille ni les entreprises ni les secteurs à l’origine de la hausse de 9 millions de livres du stock d’IDE entre fin 2023 et fin 2024. Elle ne permet pas non plus d’établir si cette progression s’est poursuivie en 2025 ou en 2026.

Amina Malloum

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une enseignante battue à mort, son mari recherché

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une enseignante battue à mort, son mari recherché
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Une enseignante, rentrée à Yaoundé il y a seulement quatre jours après un séjour à Bamunkumbit, dans la localité de Ndop, a été battue à mort par son mari, a-t-on appris ce mardi 8 septembre 2026. La femme était rentrée dans la capitale pour reprendre son poste d’enseignante après avoir passé du temps avec son mari à Bamunkumbit, dans la région du Nord-Ouest du Cameroun.

Son mari, ancien chauffeur et plus récemment gérant d’un bar à Bamunkumbit, a pris la fuite après sa mort et est activement recherché. Un voisin, parmi les dernières personnes à l’avoir vue vivante, a livré un récit détaillé des heures précédant son décès.

Il a expliqué s’être rendu au domicile du couple dans la nuit du lundi 7 septembre, inquiet de ce qui s’y passait. « Quand j’ai frappé, son mari m’a dit que tout allait bien », a-t-il déclaré.

Le voisin a ajouté avoir insisté pour qu’on lui ouvre la porte, mais que le mari avait d’abord refusé. « J’ai insisté. Je lui ai dit que je devrais forcer la porte. Il est alors venu et l’a ouverte », a-t-il raconté.

Même après avoir ouvert la porte, le mari a refusé de le laisser entrer. C’est alors que la femme du voisin a été autorisée à entrer pour prendre des nouvelles de la victime. Une fois à l’intérieur, la femme lui a dit qu’elle allait bien.

« La défunte a dit à ma femme qu’elle allait bien, alors elle est sortie », a déclaré le voisin. Il a ajouté que le mari avait expliqué plus tard que sa femme était rentrée après avoir bu et qu’ils s’étaient disputés à ce sujet.

Le voisin est finalement rentré chez lui car il était déjà tard. Vers 1 h du matin, cependant, le mari est revenu frapper à sa porte. Cette fois, il a demandé à la femme du voisin de revenir voir comment allait sa femme. La victime était encore capable de parler et a de nouveau dit à la femme qu’elle allait bien, cette fois dans leur langue locale.

Au matin, son état s’était gravement détérioré. Le voisin a dit qu’il s’apprêtait à partir travailler lorsque le mari l’a rappelé. « À mon arrivée, j’ai vu la femme allongée sur le lit, la tête plongée dans un seau. Elle vomissait », a-t-il déclaré. Comprenant qu’elle avait besoin de soins médicaux urgents, il s’est précipité dehors pour trouver une moto.

« Je l’ai portée moi-même. Nous l’avons installée sur la moto », a-t-il ajouté. Le mari est ensuite parti avec sa femme pour l’hôpital. Lorsque le voisin est arrivé peu après, on lui a annoncé son décès.

C’est à l’hôpital qu’il a pu constater plus clairement ses blessures. « Elle avait des marques au visage », a-t-il dit. Le voisin a décrit ce qui semblait être des marques de coups, notamment des empreintes ressemblant à des doigts sur son visage.

Il a expliqué qu’il n’avait pas immédiatement réalisé, pendant la nuit, qu’elle était battue car il n’avait entendu ni cris ni bruits suspects qui auraient pu l’alerter sur une agression violente.

Ce témoignage vient corroborer les récits recueillis auprès de personnes proches du couple, qui ont confirmé que la femme avait été battue par son mari avant de mourir. La nouvelle du meurtre s’est également répandue dans les cercles communautaires et les associations de quartier de Bamunkumbit, où le couple était bien connu.

Ils avaient quitté Bamunkumbit pour Yaoundé quatre jours seulement avant le décès de la femme, car celle-ci devait reprendre son travail d’enseignante.

Ce qui s’est passé après leur arrivée à Yaoundé s’est soldé par la mort de la femme et la fuite de son mari. Ce meurtre porte à un nouveau chapitre le nombre de féminicides au Cameroun et ravive l’indignation face à la violence conjugale. Des efforts sont déployés pour retrouver le mari et l’arrêter.

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA

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Rubrique: TMarchés publics : le Chinois ZTE exclu jusqu’en 2028 après la résiliation du marché RNTU lié à un prêt de 78 milliards FCFA
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(Investir au Cameroun) – ZTE Cameroun, entité locale du groupe chinois ZTE, figure actuellement dans le registre de l’Agence de régulation des marchés publics (ARMP) parmi les entreprises exclues de la commande publique du 12 août 2026 au 12 août 2028. L’inscription concerne le marché signé le 5 janvier 2017 pour la mise en œuvre du Réseau national des télécommunications d’urgence (RNTU).

Le registre motive cette exclusion par le non-respect des clauses du marché, l’incapacité de l’entreprise à lever des réserves liées au fonctionnement du système et à la technologie déployée, la non-exécution de certaines prestations ainsi que l’abandon du projet.

Mais l’acte cité n’est pas une décision prise en 2026. L’ARMP renvoie à une décision du ministère des Marchés publics datée du 17 juillet 2024, portant résiliation du marché.

Cette chronologie soulève une question. Dans son rapport annuel 2024, l’ARMP avait déjà inscrit ZTE Cameroon SARL parmi les entreprises sanctionnées pour le même marché. La période d’exclusion allait alors du 17 juillet 2024 au 17 juillet 2026, soit 24 mois. Le rapport précise que la décision avait été transmise à l’ARMP le 30 juillet 2024 et la fiche actualisée le lendemain.

Les références diffèrent également. Le rapport 2024 mentionne la décision n°00833/D/MINMAP/SG du 17 juillet 2024. Le registre actuellement en ligne cite la décision n°000338/D/MINMAP/SG/DAJ, datée du même jour et portant sur la même résiliation.

Deux publications officielles de l’ARMP rattachent donc au même marché et à une résiliation datant de juillet 2024 deux périodes différentes : juillet 2024-juillet 2026, puis août 2026-août 2028.

Aucun nouvel acte de 2026 identifié

Les recherches effectuées dans les publications accessibles de l’ARMP et du ministère des Marchés publics n’ont pas permis d’identifier une nouvelle décision prise en 2026 contre ZTE Cameroun dans le dossier du RNTU. Le registre actuellement publié renvoie lui-même uniquement à la résiliation de juillet 2024.

Le Code des marchés publics prévoit, à son article 184, que pour certaines causes de résiliation, l’entreprise concernée ne peut soumissionner pendant deux ans « à compter de la date de notification de la résiliation ». La date de notification peut donc être postérieure à celle de la décision.

Mais aucun document public identifié n’établit que la résiliation de ZTE aurait été notifiée le 12 août 2026. Le Code contient par ailleurs une difficulté de lecture : son article 185 indique qu’une résiliation prononcée conformément à l’article 182 n’emporte pas application de l’article 184, alors que ce dernier vise précisément plusieurs motifs prévus à l’article 182.

En l’absence de la décision complète et de sa preuve de notification, il serait donc prématuré de présenter la période 2026-2028 comme une deuxième sanction ou un renouvellement de l’exclusion.

Un projet adossé à un prêt chinois de 77,8 milliards FCFA

Le marché résilié concerne une infrastructure pour laquelle le gouvernement avait été autorisé, par décret du 17 octobre 2013, à contracter auprès d’Eximbank-Chine un prêt de 155,55 millions de dollars, soit environ 77,8 milliards de FCFA, destiné au financement partiel du RNTU.

Ce montant correspond au financement autorisé pour le projet et ne doit donc pas être assimilé, en l’absence du contrat financier complet, à la valeur du marché signé avec ZTE en 2017.

Le réseau a été conçu pour fédérer les communications des administrations intervenant dans la gestion des urgences. Il comprend notamment des dispositifs de radiocommunication, d’appels d’urgence, de vidéosurveillance, de visioconférence et une plateforme e-police.

En juillet 2022, lors d’une visite gouvernementale, l’infrastructure était annoncée réalisée à 90,69 % et avait fait l’objet d’une réception provisoire en juin. Des problèmes de compatibilité de certains équipements avaient déjà été signalés.

Deux ans plus tard, le marché était résilié avec des griefs portant notamment sur le fonctionnement du système, la technologie déployée, des prestations non exécutées et l’abandon du projet.

400 millions FCFA encore programmés pour le RNTU

La résiliation du contrat de ZTE n’a pas fait disparaître le réseau de la programmation publique. Le Cadre de dépenses à moyen terme 2026-2028 ajusté du ministère des Postes et Télécommunications prévoit 400 millions de FCFA en 2026 pour « l’exploitation et la gestion du Réseau national des télécommunications d’urgence ». Ce montant apparaît à la fois en autorisations d’engagement et en crédits de paiement.

Le RNTU continue donc de mobiliser des ressources publiques après la résiliation du marché de ZTE. Reste à clarifier la base exacte sur laquelle l’ARMP fait courir l’exclusion de l’entreprise du 12 août 2026 au 12 août 2028, alors que son propre rapport annuel documentait déjà une première période de 24 mois achevée en juillet 2026.

Baudouin Enama

Lire aussi :

15-11-2023 – Le Chinois ZTE peine à livrer le Réseau national des télécoms d’urgence au Cameroun, en chantier depuis près de 7 ans

14-07-2022 - Télécommunications : le Cameroun se dote d’un réseau sécurisé à plus de 77 milliards de FCFA

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