Connect with us

Actualités locales

Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs

Published

on

Kyé-Ossi : le CNCC prévoit en 2027 un centre de vie de 10 hectares pour les transporteurs
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Le Conseil national des chargeurs du Cameroun (CNCC) prévoit de construire un centre de vie sur 10 hectares à Kyé-Ossi, dans la région du Sud, au carrefour des frontières avec le Gabon et la Guinée équatoriale. Selon son directeur général, Auguste Mbappé Penda, le financement de cette infrastructure doit être prévu dans le budget 2027 de l’établissement. Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

Le centre doit principalement accueillir les transporteurs et autres acteurs du commerce transfrontalier. Sur le modèle des infrastructures déjà réalisées par le CNCC, il devrait comprendre un parking sécurisé pour les poids lourds, des installations d’hébergement et de restauration ainsi que d’autres services destinés aux camionneurs. Le CNCC présente ces équipements comme un moyen de réduire les stationnements anarchiques des camions et les risques d’accident sur les corridors.

Le projet de Kyé-Ossi ne part pas de zéro. Dès 2018, le CNCC annonçait son intention d’y construire des infrastructures de stockage pour répondre aux difficultés signalées par les commerçants de cette zone frontalière. En 2023, la programmation de ses marchés publics prévoyait également 15 millions de FCFA pour des études d’aménagement, architecturales et techniques en vue de la construction d’un guichet unique à Kyé-Ossi. Les documents publics consultés ne permettent toutefois pas d’établir si ce projet de guichet unique correspond au centre de vie de 10 hectares aujourd’hui annoncé.

Le CNCC dispose déjà d’une implantation opérationnelle à Kyé-Ossi. L’établissement y délivre notamment le Bordereau électronique de suivi des cargaisons (BESC), document utilisé pour le suivi des marchandises. Le CNCC indiquait dès 2020 que les paiements liés au BESC pouvaient être effectués par Mobile Money à la frontière Cameroun-Guinée équatoriale, avec un point identifié à Kyé-Ossi.

L’infrastructure annoncée étendrait à la frontière sud le réseau de centres de vie développé par le CNCC. L’établissement exploite notamment des sites à Dibamba, Ngoulentang et Kousseri. À Garoua-Boulaï, à la frontière avec la République centrafricaine, un nouveau centre a été inauguré en septembre 2025, avec parking pour camions, hébergement, cantine et autres installations destinées aux transporteurs.

À Kyé-Ossi, l’enjeu porte davantage sur les échanges avec le Gabon et la Guinée équatoriale que sur le transit vers des pays sans littoral. Le CNCC intervient depuis plusieurs années dans cette zone : ses opérations y concernent l’assistance aux commerçants, la délivrance du BESC et l’accompagnement du commerce transfrontalier. En février 2026 encore, il y organisait une formation destinée aux femmes actives dans les échanges transfrontaliers.

La prochaine étape déterminante sera l’inscription effective du projet dans le budget 2027 du CNCC, puis la publication des études, appels d’offres et montants de financement permettant de préciser le coût et le calendrier des travaux.

Frederic Nonos

Lire aussi:

21-07-2026 – Après les stations-service, le CNCC veut installer banques et Mobile Money dans ses centres de vie

22-06-2026 – Transit du fret : le CNCC suspend le BESC sur les corridors Douala-N’Djamena et Douala-Bangui

15-06-2026 – Douala-Bangui / Douala-Ndjamena : le CNCC confie à Tradex les stations-service de ses centres de vie

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Pour Dimitri Lipoff, le sacre des Lionnes indomptables se confirme au classement FIFA

Published

on

Spread the love

Le titre continental remporté en 2026 continue de porter ses fruits pour les Lionnes indomptables. La sélection féminine camerounaise a gagné neuf places au classement […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Lions U20 : le Cameroun à 90 minutes d’un nouveau sacre en Afrique centrale

Published

on

Spread the love

Les Lionceaux affrontent ce soir la République centrafricaine en finale du tournoi de l’UNIFFAC. Un rendez-vous décisif pour renouer avec le sacre régional et confirmer […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »

Published

on

« Et s’il appartenait au RDPC, aurait-on le même discours ? »
Spread the love

La controverse autour de l’affaire impliquant le député Pierre Kwemo et un fonctionnaire relance le débat sur l’immunité parlementaire, l’égalité devant la loi et le traitement des accusations d’abus de pouvoir au Cameroun.

Dans une tribune, Alex Nguepi critique ce qu’il considère comme une indignation sélective de certains acteurs du débat public, tout en affirmant que les faits reprochés doivent être établis conformément à la loi.

L’auteur réagit aux appels à la levée de l’immunité parlementaire de Pierre Kwemo, visé par des accusations d’agression contre un fonctionnaire. Il estime que les demandes de sanctions doivent s’inscrire dans une exigence constante de justice, indépendamment de l’appartenance politique des personnes concernées.

« La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants », écrit-il, résumant ainsi le principal argument de sa tribune.

Lire la tribune d’Alex Nguepi :

AFFAIRE KWEMO : QUAND LES DONNEURS DE LEÇONS ONT LA MÉMOIRE COURTE !

J’ai suivi avec un étonnement difficile à dissimuler certains individus réclamer la levée de l’immunité parlementaire du président Kwemo, au motif qu’il aurait agressé un fonctionnaire.

Mais dites-moi, depuis quand certains Camerounais sont-ils devenus les gardiens exclusifs de la morale et de l’État de droit ? Et surtout, depuis quand la défense des institutions est-elle devenue une affaire d’indignation à géométrie variable ?

Avez-vous réellement oublié les autres affaires, ou faites-vous simplement semblant de ne pas vous en souvenir ?

Devrais-je vous rappeler le cas de l’honorable Nourane Foster, députée du PCRN, qui avait été agressée par des hommes en tenue ? Quelles suites ont été données à cette affaire ?

Devrais-je vous rappeler les citoyens ordinaires, humiliés, brutalisés et malmenés au quotidien par certains fonctionnaires qui abusent de leur autorité, sans que l’on assiste à la même mobilisation pour réclamer des sanctions ?

Devrais-je vous rappeler ces élus qui subissent les abus de certains hommes en tenue se comportant comme si leur uniforme leur conférait un pouvoir absolu ?

Pourquoi votre indignation se réveille-t-elle avec autant de vigueur aujourd’hui, mais semble-t-elle dormir profondément lorsqu’il s’agit d’autres victimes ?

Vous brandissez les textes qui protègent les fonctionnaires. Très bien ! Mais avez-vous également le courage de rappeler que ces fonctionnaires sont soumis à la loi et que leur statut ne leur donne aucun droit de maltraiter les citoyens ?

L’État de droit ne peut pas être un principe que l’on invoque contre ses adversaires et que l’on oublie lorsqu’il faut demander des comptes à ceux qui détiennent le pouvoir.

Soyons sérieux !

Je ne cautionne pas ce qui s’est passé dans l’affaire Kwemo. Si des faits répréhensibles ont été commis, ils doivent être établis et traités conformément à la loi. Mais je refuse que certains transforment cette affaire en tribunal politique, où la sévérité des jugements dépend de la couleur politique de la personne mise en cause.

Et si l’honorable Kwemo appartenait au RDPC, aurions-nous assisté au même spectacle ?

Voilà la question que les donneurs de leçons devraient avoir le courage de se poser !

Ce qui me dérange, ce n’est pas que l’on exige le respect de la loi. C’est que certains semblent découvrir l’existence de cette loi uniquement lorsqu’un responsable de l’opposition se retrouve au centre d’une controverse.

Quand un opposant est mis en cause, certains réclament immédiatement des sanctions exemplaires. Mais lorsque des citoyens dénoncent des abus commis par des agents de l’État, où sont ces mêmes voix ? Où sont ces défenseurs autoproclamés de la République ?

La loi ne peut pas être un fouet pour l’opposition et un parapluie pour les puissants !

Il est temps que nous sortions de cette hypocrisie politique qui consiste à défendre les principes uniquement lorsqu’ils servent nos intérêts.

Le Cameroun n’a pas besoin de défenseurs sélectifs de la justice. Il a besoin de citoyens capables de condamner les abus, quel que soit leur auteur, et de défendre les droits de chacun, quelle que soit son appartenance politique.

Quant à ceux qui veulent aujourd’hui faire de l’affaire Kwemo un exemple, qu’ils commencent par appliquer leurs propres exigences à toutes les situations comparables.

La justice n’est pas une affaire de camp. L’État de droit n’est pas une arme contre l’opposition. Et l’immunité parlementaire ne doit être ni un bouclier contre la justice ni un prétexte pour régler des comptes politiques.

Au Cameroun, nous devons apprendre à défendre les principes plutôt que les personnes, et à condamner les abus plutôt qu’à choisir les coupables en fonction de nos affinités politiques.

CAR LE VÉRITABLE PROBLÈME DE NOTRE PAYS N’EST PAS SEULEMENT L’INJUSTICE : C’EST AUSSI LE SILENCE COMPLICE DE CEUX QUI NE LA DÉNONCENT QUE LORSQU’ELLE FRAPPE LEURS ADVERSAIRES !

Alex Nguepi

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici