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Le Diocèse de Bafoussam construit une maison d’hôtes en mémoire de Mgr André Wouking

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«La Maison Mgr André WOUKING a été officiellement ouverte au public ce jeudi 03 Septembre 2026 au cours de la cérémonie d’inauguration que présidait l’évêque diocésain Mgr Paul LONTSIE-KEUNE. Cette cérémonie riche en émotion a connu deux principales articulations à savoir la célébration eucharistique et la visite guidée des lieux», informe Bernadette Dakoua

Lire ici son récit :

C’est dans la chapelle toute neuve de la Maison Mgr André WOUKING que des fidèles, laïcs, religieuses et prêtres se sont retrouvés autour de l’Ordinaire du lieu pour la célébration eucharistique. Et dès l’entame de sa prédication, Mgr Paul LONTSIE-KEUNE a situé l’assemblée sur le contexte de réalisation de ce bijou architectural, en action de grâce à Dieu et en hommage à Mgr André WOUKING, un pasteur selon le cœur de Dieu dont les reliques (Calotte, Mitre, Chasuble, Lunettes) ont été exposées durant la célébration, signe de la communion profonde qui unit l’Eglise militante à l’Eglise souffrante.

Pour Mgr Paul LONTSIE-KEUNE, faire mémoire de son digne prédécesseur, c’est se rappeler ce qu’il a été, ce qu’il est et sera à jamais pour nous : un don du Ciel pour le diocèse de Bafoussam.

Après la célébration eucharistique, les fidèles, invités ont eu droit à une visite guidée des lieux. C’est avec émerveillement qu’ils ont découvert la multitude de services que propose la Maison Mgr André WOUKING notamment : une salle de conférence de haute facture, un réfectoire dont la présentation à elle seule réveille les papilles des fins gourmets. 37 chambres modernes, spacieuses et confortables avec une vue magnifique de l’extérieur. Que dire de son parking sécurisé 24h/24 et de son cadre luxuriant propice à la méditation, à la relaxation et à la réflexion.

Mgr André WOUKING : l’homme qui ramait à contre – courant…

Né le 14 juin 1930 à Foto par Dschang, département de la Menoua, région de l’Ouest Cameroun, Mgr André WOUKING est le deuxième Evêque de Bafoussam, après Mgr Denis NGANDE, de 1979 à 1999. Puis en 1999, il est nommé Archevêque Métropolitain de Yaoundé, charge qu’il assumera jusqu’à sa mort le 22 novembre 2002.

Durant ses 18 années de sacerdoce (1961 – 1979) et 23 années d’épiscopat (1979- 2002), Mgr André WOUKING se définissait comme un Serviteur de l’Evangile. C’était avant tout un chrétien authentique qui s’efforçait de tout laisser pour suivre le Christ. Incompris dans sa famille et dans le milieu sacerdotal pour ses prises de position, il a lutté contre les tentations qui guettent tout chrétien : la soif exagérée de l’argent, la concupiscence de la chair et la vaine gloire.

Malgré ses limites humaines, Mgr André WOUKING a su être le témoin d’une vie de prière, de consécration mais surtout de détachement légendaire. Des qualités qui font de lui une figure inscrite dans l’histoire de notre Eglise locale, dira Mgr Paul LONTSIE-KEUNE, Evêque diocésain qui d’ailleurs a placé son ministère à Bafoussam sous le signe de son prédécesseur Mgr André WOUKING. Un désir profond partagé par l’ensemble du peuple de Dieu qui vit dans l’attente de l’ouverture de la cause de béatification de Mgr André WOUKING.

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le Cameroun face aux questions embarrassantes de l’ONU à Genève

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le Cameroun face aux questions embarrassantes de l’ONU à Genève
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Le Comité des Nations Unies chargé du suivi du Pacte international relatif aux droits civils et politiques auditionne depuis le jeudi 22 octobre 2026 l’État du Cameroun sur la situation des droits de l’homme au pays. Un rapport d’une coalition des organisations de la société civile déposé en septembre 2026 donne un aperçu de cette situation.

Les Nations Unies, par le biais du Comité de suivi de la mise en œuvre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques, se penchent sur la situation des droits humains au Cameroun. À l’occasion de sa 146ᵉ session qui se tient depuis le 19 octobre à Genève, ledit comité auditionne l’État du Cameroun sur la question. Ses inquiétudes concernent en même temps la lutte contre la corruption, les violences dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, la poursuite des civils devant les juridictions militaires, les détentions arbitraires, l’affaire Martinez Zogo et bien d’autres.

Face au comité des Nations Unies, la délégation du Cameroun auditionnée à Genève jeudi dernier est conduite par l’ambassadeur, représentant permanent près des Nations Unies. Aux préoccupations soulevées, elle a apporté des réponses. Elles présentent le Cameroun comme un pays doté de textes juridiques relatifs à la protection des droits humains tout en reconnaissant que ces textes peuvent parfois souffrir d’une application inadéquate.

Autant ces textes protègent, autant ils mettent aussi des personnes face à leurs responsabilités devant les juridictions. Les civils poursuivis devant les tribunaux militaires le sont en raison du fait que ces juridictions sont légales. Elles ont la compétence de poursuivre les civils lorsque les faits impliquent la participation présumée des forces de défense et de sécurité. Ou lorsqu’il y a usage des armes à feu dans la commission des faits. La délégation du Cameroun prend comme illustration l’affaire Martinez Zogo.

La question de la discrimination des personnes homosexuelles a aussi fait l’objet de questions-réponses. Bien que la pratique de l’homosexualité soit pénalement sanctionnée au Cameroun, les personnes homosexuelles ne sont pas traquées. Elles s’exposent à la rigueur de la loi en cas de flagrant délit ou d’atteinte à la pudeur. A expliqué la délégation camerounaise dont l’audition se poursuit ce vendredi.

Les préoccupations soulevées par le Comité se trouvent aussi dans un document préparé par une coalition des organisations de la société civile et soumis au comité en septembre dernier. C’était en prélude à l’examen du Cameroun par le comité des Nations Unies au cours de la session qui se déroule. Le rapport de la coalition de la société civile présente les chiffres de la situation des droits de l’homme au Cameroun, les recommandations et les questions pour un plaidoyer.

Le rapport dénombre en effet 540 cas de violations liés au processus électoral documentés, 312 arrestations recensées par les listes d’avocats à partir du 26 octobre 2025, 3 310 dossiers dans un registre indépendant dont 2 782 personnes encore détenues. 136 incidents documentés dans les régions anglophones en 2025 avec 278 victimes directes dans ces régions et 1 339 détenus classés « crise anglophone » dont 1 298 en situation de pré-procès.

Par ailleurs, la coalition indique que 256 plaintes ont été déposées depuis 2017 contre des agents pour torture ou usage excessif de la force. Et presque toutes ne sont pas suivies de procès. La société civile dénonce aussi deux nourrissons maintenus à la prison centrale de Bamenda au 20 septembre 2026. Ainsi qu’un bilan contradictoire des morts lors de la crise post-électorale en 2025 qui s’élève à 16 personnes selon le gouvernement et à 48 selon les sources des Nations Unies.

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Zlecaf : les entreprises camerounaises prises au piège de leurs coûts de production

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Zlecaf : les entreprises camerounaises prises au piège de leurs coûts de production
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(Investir au Cameroun) – Routes dégradées, coupures d’électricité, difficultés d’accès au crédit et retards de paiement de l’État : pour le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), ces obstacles limitent la capacité des entreprises camerounaises à produire et à exporter sous le régime de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf). À l’ouverture de la 12e édition du Cameroon Business Forum (CBF), le 22 octobre 2026 à Douala, son président, Célestin Tawamba, a demandé au gouvernement des mesures concrètes pour réduire ces contraintes.

Présidée par le Premier ministre, Joseph Dion Ngute, cette session du CBF intervient six ans après la dernière rencontre plénière, organisée en octobre 2020. Les travaux portent sur les réformes nécessaires pour améliorer la compétitivité des entreprises camerounaises et leur permettre de profiter de l’ouverture progressive des marchés africains.

Pour Célestin Tawamba, les difficultés rencontrées sur le marché intérieur compromettent déjà la capacité des entreprises à se projeter au-delà des frontières nationales. Il dénonce notamment la dégradation des routes Douala-Yaoundé, Douala-Bafoussam, Édéa-Kribi et Ngaoundéré-Kousseri. Selon lui, il faut désormais six à huit heures pour relier Douala à Yaoundé et huit à dix heures pour rejoindre Bafoussam. Ces difficultés allongent les délais d’acheminement des marchandises et pèsent sur les coûts logistiques.

Une électricité produite jusqu’à sept fois plus cher par les entreprises

À ces contraintes routières s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement en électricité. Selon le Gecam, qui se réfère aux enquêtes de la Banque mondiale, 65 % des entreprises camerounaises recourent aux groupes électrogènes pour maintenir leurs activités. Le patronat estime le coût de cette autoproduction entre 200 et 350 FCFA le kilowattheure, contre un tarif industriel compris entre 50 et 99 FCFA sur le réseau, soit un coût deux à sept fois supérieur.

Les difficultés électriques sont également documentées par la Banque mondiale. Dans son enquête Enterprise Surveys 2024, réalisée auprès de 615 entreprises du secteur privé formel, 93,3 % des établissements interrogés déclarent avoir subi des coupures d’électricité, à raison de 10,4 interruptions par mois en moyenne.

L’accès au financement apparaît comme une autre contrainte. Dans cette même enquête, 40,6 % des entreprises interrogées désignent l’accès au crédit comme leur principal obstacle. Le président du Gecam reproche notamment à l’État de mobiliser une partie des ressources bancaires tout en accusant des retards de paiement envers ses fournisseurs.

Sur le plan fiscal, Célestin Tawamba critique la progression de 12,5 % de l’objectif de recettes fiscales en 2026, alors que la croissance économique réelle est projetée à 3,5 %. Il redoute que cette augmentation des recettes attendues ne se traduise par des prélèvements supplémentaires sur les entreprises déjà présentes dans le secteur formel.

Le Gecam réclame un calendrier de paiement des arriérés de l’État

Ces difficultés interviennent alors que les entreprises camerounaises doivent se préparer à une concurrence accrue dans le cadre de la Zlecaf. Le calendrier de libéralisation prévoit une réduction progressive des droits de douane sur les produits éligibles, selon des rythmes différents. Une partie des marchandises demeure exclue de ce démantèlement tarifaire.

« Si nous ne sommes pas prêts à exporter, d’autres seront prêts à nous vendre, chez nous », a averti Célestin Tawamba.

Le Cameroun a commencé à réaliser des opérations commerciales sous le régime préférentiel de la Zlecaf en octobre 2022. Le GIC Afatex a notamment obtenu un certificat d’origine pour exporter des produits agricoles transformés vers le Ghana. Cameroon Tea Estate et Ndawara Tea Estate ont également participé aux premières expéditions de thé vers ce pays.

En juillet 2024, la Compagnie camerounaise d’aluminium (Alucam) a procédé à l’expédition d’environ 100 tonnes de lingots d’aluminium vers l’Algérie sous ce régime. Des opérations d’importation ont aussi été enregistrées, notamment celle de résine tunisienne réalisée en juillet 2023 par Inoda Industries. Ces transactions documentées ne permettent toutefois pas d’établir le nombre total d’entreprises camerounaises qui utilisent actuellement les préférences tarifaires de la Zlecaf.

Pour améliorer la situation, le Gecam demande que le CBF retienne une dizaine de recommandations prioritaires, chacune assortie d’un responsable, d’une échéance et d’un indicateur de suivi. Le patronat souhaite qu’un premier bilan public soit présenté dans six mois.

Il propose également que la loi de finances 2027 fasse progresser les dépenses d’investissement plus rapidement que les dépenses de fonctionnement. Sur le plan de la trésorerie, les entreprises réclament la publication d’un calendrier d’apurement des arriérés de l’État et le remboursement des crédits de TVA dans les délais légaux.

En 2025, le Trésor public n’a remboursé que 49 milliards de FCFA de crédits de TVA, contre une enveloppe prévue de 84 milliards, soit un taux d’exécution d’environ 58 %. Selon le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) 2027-2029, les remboursements ont atteint 11,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, contre 20,4 milliards à la même période de 2025, soit une baisse de 45,7 %.

Dans sa circulaire du 12 octobre 2026 relative à la préparation du budget 2027, le président Paul Biya a demandé que les crédits de TVA soient remboursés« dans les meilleurs délais », afin de préserver la trésorerie des entreprises. Le Gecam souhaite désormais que cet engagement se traduise par un calendrier public et des paiements effectifs.

Frédéric Nonos

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ONU : le Cameroun auditionné sur plusieurs violations présumées des droits humains

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Réuni à Genève le 22 octobre 2026, le Comité des droits de l’homme des Nations unies a examiné la situation des droits humains au Cameroun. […]

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