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Jacob Batalon, star de Spider-Man, s’est marié en France

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Jacob Batalon, star de Spider-Man, s’est marié en France
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Jacob Batalon et Veronica Leahov ont célébré leur mariage durant trois jours en Provence, entourés de 56 proches, dont Tom Holland et Zendaya. Une cérémonie intime et très élégante au cœur du sud de la France.

Jacob Batalon et Veronica Leahov ont choisi la Provence pour leur mariage

Jacob Batalon et Veronica Leahov ont remis leurs tenues de cérémonie pour célébrer leur union en grande pompe. L’acteur de 29 ans et la décoratrice d’intérieur de 34 ans se sont offert trois jours de festivités dans le sud de la France, du 25 au 27 août 2026.

Le couple s’était déjà marié discrètement lors d’une cérémonie civile privée. La célébration française est donc venue prolonger cette première union, après la tournée mondiale de promotion de Spider-Man: Brand New Day.

« Nous avons toujours su que nous voulions que notre mariage soit plus qu’une seule soirée. Nous voulions que cela ressemble à une expérience, à quelques belles journées durant lesquelles tous ceux que nous aimons pourraient ralentir, être ensemble et célébrer avec nous », ont confié Jacob Batalon et Veronica Leahov à People.

Pour cette parenthèse provençale, les jeunes mariés ont volontairement limité la liste des invités à 56 personnes.

Tom Holland et Zendaya parmi les invités

Plusieurs visages connus de l’univers Spider-Man avaient fait le déplacement. Remy Hii, Zach Barack et Tony Revolori figuraient notamment parmi les garçons d’honneur de Jacob Batalon.

Tom Holland était également présent. L’interprète de Peter Parker était assis au deuxième rang avec son épouse, Zendaya. Un autre invité un peu particulier a attiré l’attention : Vulpix, le maltipoo du couple, installé dans les bras d’une demoiselle d’honneur.

« Préserver l’intimité de la célébration était vraiment important pour nous. Nous voulions être entourés des personnes qui font réellement partie de nos vies et avoir le temps de profiter du week-end avec tout le monde », ont expliqué les mariés.

Ils ont ajouté : « Le fait que les personnes que nous aimons aient voyagé depuis différentes régions du monde pour passer ces trois jours avec nous a rendu chaque chose encore plus significative. »

Un mariage de trois jours au Château de Tourreau

Les festivités se sont déroulées au Château de Tourreau, à Sarrians, dans le Vaucluse. Le domaine, situé au cœur de la Provence, dispose notamment de jardins, d’un parc et d’espaces extérieurs dédiés aux réceptions. Le site officiel indique qu’il peut accueillir jusqu’à 150 personnes pour une réception en extérieur.

Le programme avait commencé par un dîner de bienvenue autour de pizzas, organisé en plein air sous des guirlandes lumineuses. Il s’est achevé par un brunch d’adieu et une journée autour de la piscine.

Le choix du lieu n’avait rien d’un hasard. Jacob Batalon et Veronica Leahov expliquent avoir immédiatement été séduits par l’atmosphère du domaine et par la Provence.

« Il y a quelque chose d’incroyablement romantique et intemporel dans le sud de la France. Nous sommes tombés amoureux du paysage, de l’architecture, de la lumière estivale et de l’élégance naturelle de la Provence », ont-ils raconté.

Le Château de Tourreau possède également une chapelle consacrée datant de 1614, avec une capacité annoncée de 70 personnes. Le domaine s’étend sur huit hectares et propose 16 chambres permettant d’héberger jusqu’à 29 personnes.

Jacob Batalon et Veronica Leahov ont imaginé chaque détail

Le couple ne s’est pas contenté de choisir le lieu. Tous deux ont participé de près à la préparation de la cérémonie.

Veronica Leahov, dont le métier est lié au design intérieur, et Jacob Batalon, passionné de mode, ont travaillé directement avec l’agence Wanderlust Wedding. Ils décrivent leur collaboration comme une véritable rencontre créative.

« Le parcours de Veronica dans le design d’intérieur et mon amour de la mode signifiaient que nous avions tous les deux des idées fortes et que nous étions très impliqués dans chaque détail créatif », a expliqué Batalon.

Au-delà de l’esthétique, une priorité s’est imposée : faire vivre une véritable expérience aux invités.

« Nous voulions que les gens ressentent quelque chose », ont-ils déclaré.

La cérémonie devait donc rester chaleureuse et personnelle. Pas question de transformer ces trois journées en simple démonstration de luxe.

Des vœux manuscrits et une cérémonie particulièrement émouvante

Le moment le plus fort est arrivé le 26 août. Jacob Batalon et Veronica Leahov ont échangé leurs vœux manuscrits en plein air, devant leurs proches.

La cérémonie a été célébrée par leur pasteur, Peter Madan.

« Aucun de nous n’avait entendu les vœux de l’autre avant la cérémonie. Entendre ces mots pour la première fois alors que nous étions debout ensemble a été l’un des moments les plus émouvants de tout le mariage », ont raconté les mariés à People.

Après avoir échangé leurs vœux, ils ont redescendu l’allée main dans la main sous une pluie de pétales.

Pour l’occasion, Veronica Leahov portait une robe de mariée bustier à corset signée Galia Lahav. Elle a ensuite changé de tenue pour une longue robe en dentelle à manches longues, également créée par la maison.

Jacob Batalon avait choisi un smoking noir classique de Suitsupply pour la cérémonie avant d’enfiler une veste blanche pour la réception.

Leur première danse s’est faite sur « All That Really Matters », d’Illenium et Teddy Swims.

La soirée a ensuite pris une tournure plus festive avec des musiciens et plusieurs performances en direct. Un magicien, un peintre réalisant une œuvre sur place et un feu d’artifice figuraient également au programme.

Une histoire d’amour commencée en 2023

Avant ce mariage en Provence, l’histoire de Jacob Batalon et Veronica Leahov avait commencé loin des projecteurs.

Les deux se sont rencontrés en octobre 2023 grâce à des amis communs. Quelques semaines plus tard, ils se retrouvaient pour leur premier rendez-vous. Depuis, leur relation n’a plus cessé de grandir.

« Dès le début, tout entre nous semblait naturel et facile. Notre relation s’est développée de manière organique et, quelque part en chemin, nous sommes devenus la personne et le meilleur ami de l’autre », ont-ils confié.

Le 1er mars 2025, Jacob Batalon a demandé Veronica Leahov en mariage à New York. Quatre jours plus tard, le couple annonçait ses fiançailles sur les réseaux sociaux avec des photos de la demande.

« Le début du reste de nos vies ensemble❤️‍🔥♾️🔐👸🏼👩🏼‍❤️‍👨🏽🤞🏽🌎 », avait écrit l’acteur dans sa publication Instagram.

De son côté, Veronica Leahov avait partagé : « Une vie entière de nous !!!! Je n’aurais jamais imaginé que mon cœur puisse contenir autant d’amour et ressentir une telle profondeur d’émotion. C’est le bonheur le plus pur que j’aie jamais connu, et j’ai hâte de passer l’éternité avec l’amour de ma vie !!💍♾️❤️‍🔥. »

Une lune de miel loin des projecteurs

Après ces trois jours en Provence, les jeunes mariés comptent désormais s’éloigner quelque temps du bruit médiatique.

Jacob Batalon et Veronica Leahov prévoient une lune de miel dans une destination tropicale tenue secrète. Leur objectif est simple : « déconnecter » et profiter pleinement de leurs premiers moments en tant que mari et femme.

La suite devrait se construire loin des tapis rouges. Les deux souhaitent continuer à voyager, soutenir leurs projets respectifs et construire leur foyer.

« Le mariage ressemble au début d’un nouveau chapitre magnifique pour nous. Nous voulons continuer à grandir ensemble, voyager, soutenir les rêves de l’autre, construire notre maison et, un jour, agrandir notre famille », ont déclaré Jacob Batalon et Veronica Leahov.

Ils accordent toutefois une importance particulière aux choses les plus simples : « Mais nous sommes tout aussi enthousiastes à l’idée de vivre les aspects simples du quotidien d’un couple marié. Pouvoir traverser la vie avec son meilleur ami est ce qui nous semble le plus spécial. »

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Kim Kardashian fête ses 46 ans sans Lewis Hamilton : la raison de son absence dévoilée

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Kim Kardashian fête ses 46 ans sans Lewis Hamilton : la raison de son absence dévoilée
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Kim Kardashian a célébré ses 46 ans entourée de sa famille, mais un invité manquait à l’appel : Lewis Hamilton. L’absence du pilote de Ferrari lors de cette soirée organisée à Beverly Hills a rapidement attiré l’attention des fans. Selon le tabloïd britannique The Sun, le Britannique n’aurait pas pu assister au dîner en raison de ses préparatifs pour le Grand Prix des États-Unis, prévu ce week-end à Austin, au Texas.

D’après des sources citées par le média, la star américaine aurait été déçue de ne pas partager ce moment avec son compagnon, tout en souhaitant qu’il reste concentré sur la compétition. Le couple devait se retrouver au Texas pour passer du temps ensemble après les festivités familiales.

Kim Kardashian organise une soirée intime avec sa famille

Pour cet anniversaire, Kim Kardashian a privilégié une réception privée au restaurant Baldi, situé dans l’hôtel Waldorf Astoria de Beverly Hills. La soirée réunissait notamment ses sœurs Khloé et Kourtney, son frère Rob, sa mère Kris Jenner et sa demi-sœur Kylie Jenner.

L’entrepreneuse avait choisi deux tenues vintage signées Paco Rabanne. Elle est d’abord apparue dans une robe-tunique métallique verte, accompagnée d’un imposant ornement de tête décoré de pierres. Elle a ensuite changé de tenue pour porter une version bordeaux du même modèle.

Le dîner comprenait quatre services et deux gâteaux d’anniversaire, dont l’un était recouvert de framboises. Les images partagées sur les réseaux sociaux montraient une table élégamment dressée, avec des compositions florales et des verres de vin.

La présence de Rob Kardashian aurait également compté pour sa sœur. Peu présent dans la vie publique, il apparaît rarement lors des événements médiatisés de la famille.

Pourquoi Lewis Hamilton a-t-il manqué l’anniversaire ?

Selon les informations de The Sun, Lewis Hamilton était retenu par sa préparation au Grand Prix des États-Unis. Le rendez-vous de Formule 1 se déroule du 23 au 25 octobre 2026 sur le circuit des Amériques, à Austin, comme le confirme le calendrier officiel de la discipline.

Une source citée par le tabloïd affirme que Kim Kardashian devait rejoindre le pilote au Texas pour assister à la course et qu’ils comptaient organiser une célébration plus discrète tous les deux. Cette version repose toutefois sur des sources anonymes : ni le média ni les proches cités ne donnent de déclaration directe de Lewis Hamilton expliquant son absence.

Le week-end de course représente une échéance importante pour le pilote britannique, qui évolue chez Ferrari. Les essais et les qualifications précèdent le Grand Prix prévu dimanche 25 octobre.

Kris Jenner rend hommage à sa fille sur Instagram

Avant le dîner, Kim Kardashian aurait commencé sa journée avec ses quatre enfants dans sa résidence de Hidden Hills. Plusieurs médias ont rapporté qu’elle tient à partager ce moment avec eux chaque année, notamment pour découvrir les cartes qu’ils lui préparent.

Sa mère, Kris Jenner, lui a également consacré un message sur Instagram. Elle y a salué les accomplissements de sa fille, son investissement auprès de ses proches et son rôle de mère.

« Tu es une maman incroyable, et voir à quel point tu aimes tes enfants me rend tellement heureuse », a notamment écrit Kris Jenner dans son hommage.

De son côté, Kourtney Kardashian a partagé plusieurs images de la soirée, tandis que le styliste de Kim, Dani Levi, a publié des vidéos montrant la décoration et les tables du restaurant.

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MARCHÉ FINANCIER : La CEMAC supprime le plafond de 20 milliards de FCFA sur les placements privés

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MARCHÉ FINANCIER : La CEMAC supprime le plafond de 20 milliards de FCFA sur les placements privés
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À compter du 1er novembre 2026, les entreprises pourront mobiliser des capitaux sans limitation de montant auprès d’un cercle élargi d’investisseurs qualifiés. Adoptée le 7 octobre à N’Djamena à l’initiative de la COSUMAF, la réforme vise à faciliter le financement des investissements dans un contexte de fortes contraintes budgétaires. Son efficacité dépendra toutefois de la capacité des émetteurs à convaincre les investisseurs.

Le marché financier de l’Afrique centrale s’apprête à connaître une importante évolution réglementaire. À partir du 1er novembre 2026, les entreprises, établissements financiers et autres émetteurs pourront lever des fonds par placement privé sans être soumis au plafond de 20 milliards de FCFA jusque-là applicable sur une période de douze mois. Le nombre maximal d’investisseurs autorisés à participer à ces opérations passe également de 40 à 99.

Ces changements résultent du règlement n° 03/CEMAC/UMAC/CM/COSUMAF, adopté le 7 octobre 2026 à N’Djamena, au Tchad, par le Comité ministériel de l’Union monétaire de l’Afrique centrale (UMAC). Pris sur proposition de la Commission de surveillance du marché financier de l’Afrique centrale (COSUMAF), après avis conforme du conseil d’administration de la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), ce texte modifie les dispositions du règlement du 21 juillet 2022 relatives aux placements privés.

L’objectif est de permettre aux entreprises de mobiliser davantage de capitaux directement auprès des investisseurs, sans nécessairement passer par les circuits traditionnels du crédit bancaire ou par un appel public à l’épargne. Le placement privé consiste à proposer des titres financiers, notamment des obligations, à un groupe déterminé d’investisseurs disposant des compétences et des ressources nécessaires pour apprécier les risques de l’opération.

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La réforme répond, selon les considérants du nouveau règlement, à « l’importance croissante des besoins de financement des économies de la CEMAC et les contraintes pesant sur les finances publiques ». Les autorités monétaires entendent ainsi faire du placement privé un instrument de mobilisation de l’épargne institutionnelle au profit des investissements productifs. Le texte le présente comme « un levier stratégique de financement de l’économie réelle », notamment dans les infrastructures, l’énergie, l’industrie, l’agro-industrie et les services.

DES ÉMISSIONS SANS PLAFOND, MAIS UN ACCÈS ENCADRÉ

La suppression du plafond constitue la principale innovation. « Les opérations de placement privé ne sont soumises à aucune limitation de montant », dispose désormais l’article 88 du règlement. Une entreprise pourra donc, en principe, rechercher 30, 50 ou 100 milliards de FCFA auprès d’investisseurs qualifiés, sans être obligée de recourir à un appel public à l’épargne du seul fait du montant recherché.

Cette liberté s’accompagne néanmoins de nouvelles conditions. Un même émetteur ne pourra réaliser plus de deux placements privés sur une période glissante de 24 mois. Les opérations devront également être effectuées avec le concours d’un ou de plusieurs intermédiaires de marché agréés par la COSUMAF, notamment les sociétés de bourse chargées de structurer les émissions et de rechercher les souscripteurs.

Le règlement élargit parallèlement le cercle des investisseurs. Alors que l’ancien dispositif limitait leur nombre à 40, le nouveau autorise jusqu’à 99 investisseurs qualifiés par opération. Il fixe également une souscription minimale de 10 millions de FCFA par investisseur. Auparavant, la réglementation imposait une valeur nominale minimale de 50 millions de FCFA par titre, une exigence juridiquement différente de celle désormais retenue.

L’assouplissement ne signifie cependant pas que les placements privés deviennent accessibles à tous les épargnants. Les banques, compagnies d’assurance, fonds d’investissement, organismes de placement collectif, institutions de prévoyance sociale, caisses de retraite et institutions de financement du développement constituent les principales catégories d’investisseurs qualifiés de plein droit.

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Les personnes physiques pourront également accéder à ce statut, sous réserve de justifier notamment d’un patrimoine net d’au moins 50 millions de FCFA et de compétences financières adaptées. Pour les personnes morales ne bénéficiant pas automatiquement de cette qualification, le seuil de capitaux propres est fixé à 250 millions de FCFA, auquel s’ajoutent des exigences relatives à l’appréciation des risques.

Cette ouverture pourrait permettre à de nouveaux investisseurs privés, notamment des entrepreneurs et des holdings disposant de ressources importantes, de participer au financement des entreprises régionales.

La réforme ouvre également le marché régional aux émetteurs établis hors de la CEMAC, sous réserve du respect de la réglementation des changes. Certaines procédures pourront être accélérées lorsque les pays concernés disposent d’accords de coopération avec la BEAC ou la COSUMAF.

Sur le plan réglementaire, les opérations resteront soumises à un enregistrement auprès de la COSUMAF. Le texte précise cependant que cet enregistrement constitue un contrôle formel de conformité et ne vaut pas approbation des conditions économiques et financières de l’émission. Les investisseurs conserveront donc la responsabilité d’apprécier les risques des titres proposés.

LA BVMAC APPELÉE À FACILITER LA REVENTE DES TITRES

Autre innovation, la réforme modifie les conditions de cession des titres acquis lors des placements privés. Jusqu’ici, leur revente était limitée aux investisseurs qualifiés initialement sélectionnés pour l’opération. Désormais, les détenteurs pourront céder leurs titres à d’autres investisseurs qualifiés, même si ceux-ci n’ont pas participé à l’émission.

Ces transactions devront toutefois s’effectuer obligatoirement sur un compartiment dédié de la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (BVMAC). Cette disposition confère à la Bourse régionale un rôle supplémentaire dans l’organisation des échanges de titres issus des placements privés.

L’enjeu est important. La possibilité de revendre un titre avant son échéance peut constituer un argument pour convaincre les investisseurs de souscrire à des financements de longue durée. Mais l’existence d’un marché secondaire organisé ne garantit pas, à elle seule, la présence d’acheteurs ni la liquidité des titres.

UN NOUVEAU LEVIER POUR LES ENTREPRISES CAMEROUNAISES ?

Au Cameroun, plusieurs entreprises ont déjà utilisé les placements privés pour financer leurs activités. Selon l’historique présenté dans sa note d’information de 2025, le crédit-bailleur Alios Finance Cameroun a réalisé quatre opérations de cette nature en 2007, 2008, 2023 et 2025, pour des montants recherchés respectifs de 2 milliards, 3 milliards, 5 milliards et 4 milliards de FCFA.

En 2025, NSIA Assurances Cameroun a également engagé une opération de placement privé de 2 milliards de FCFA. Comme celle d’Alios Finance, elle a été présentée à la COSUMAF par Société Générale Capital Securities Central Africa, illustrant le rôle des intermédiaires agréés dans la structuration de ces financements.

Avec la nouvelle réglementation, des entreprises industrielles, agroalimentaires, énergétiques ou financières pourraient envisager des levées de capitaux d’une ampleur supérieure. Les banques et les compagnies d’assurance pourraient, de leur côté, trouver dans ces émissions de nouvelles possibilités de placement de leurs ressources.

Toutefois, la suppression des restrictions réglementaires ne suffira pas à provoquer une multiplication automatique des opérations. Les entreprises devront présenter des projets financièrement viables, des états financiers crédibles et des garanties de remboursement suffisamment solides pour convaincre les investisseurs.

De leur côté, les banques, assureurs et fonds d’investissement devront tenir compte de leurs contraintes prudentielles, de leurs besoins de liquidité et des risques associés aux émetteurs. La disponibilité de capitaux ne signifie donc pas nécessairement qu’ils seront investis dans les titres proposés.

Par Yves TCHENANG
Défis Actuels du 22/10/2026

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Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?

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Cameroun : Où va l’argent de l’Etat ?
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En dix ans, le budget de l’État du Cameroun a plus que doublé, passant de 3746,6 milliards FCFA en 2015 à 8816,4 milliards FCFA en 2026. Mais, alors que ces chiffres donnent l’impression d’une trajectoire ascendante de la puissance publique, une interrogation fondamentale demeure chez les citoyens : où va réellement ces milliards ?

L’examen attentif des lois de règlement (documents arrêtant définitivement l’exécution des budgets votés à l’Assemblée nationale) et des rapports d’évaluation du FMI et de la Banque mondiale livre un constat sans équivoque : les arbitrages financiers de la dernière décennie ont été dominés par le poids de la dette publique, du fonctionnement institutionnel et des détournements des deniers publics, au détriment de l’investissement productif et des dépenses sociales.

1. Le service de la dette est le premier poste budgétaire du pays

L’argent public sert d’abord à rembourser les dettes. En 2024 seulement, le service de la dette publique représentait à lui seul 24% de l’ensemble des dépenses ordonnancées de l’État (avec plus de 1 600 milliards FCFA exécutés sur une prévision de 2 252 milliards FCFA). Il faut dire que la dette publique est passée de moins de 25% du PIB en 2015 à plus de 43% du PIB en 2024, ce qui asphyxie l’économie. Les rapports d’évaluation du FMI soulignent un risque élevé de surendettement, qui contraint l’État à consacrer près de 1 franc CFA sur 4 uniquement au paiement du principal et des intérêts de sa dette.

2. Fonctionnement et masse salariale

En 2024, les dépenses de personnel atteignaient 1490,5 milliards FCFA, soit 22,6% des dépenses ordonnancées. Sur dix ans, la masse salariale de la fonction publique a progressé de plus de 60%, alors que l’Etat ne produisait pas proportionnellement la croissance. Pire, la consommation de biens et services et les charges de fonctionnement des ministères et autres institutions représentent un bloc structurel d’environ 25% des budgets annuels, caractérisé régulièrement par des impayés et une accumulation de restes à payer (comme en témoigne la dette locative de l’État).

3. Les détournement de deniers publics en hausse

Si le rapport annuel de la Commission Nationale Anti-Corruption (CONAC), pour l’exercice 2025, ne présente qu’un préjudice financier subi par l’État de 6,2 milliards FCFA, c’est parce qu’au fil du temps, l’on ne poursuit plus grand monde en justice ! La CONAC ne travaille que sur des cas signalé et/ou enrôlés ! Les détournements tracés et poursuivis par la justice et les organes de contrôle représentent moins de 2% du budget consolidé.

Or, dans la réalité, lorsque l’on regarde le rapport des bailleurs de fonds, la part réelle et systémique des détournements à travers des mécanismes de surfacturation, gaspillage, fraude, exécutions fictives, absentéisme payé (fonctionnaires fictifs), virements dérogatoires hors budget, est d’environ 15% de la valeur réelle du budget national annuel. Sauf que la corruption est devenue une normalité au Cameroun. L’un des sujets les plus discutés dans les rapports de la Banque mondiale et du FMI sur le Cameroun porte sur les « subventions » aux produits pétroliers.

Entre 2015 et 2023, cela a coûté plus de 2000 milliards FCFA au Trésor public. L’on appelle cela subvention alors que dans la structure des prix du litre de carburant, c’est le consommateur qui paie. Où part cet argent ? C’est aussi le consommateur qui paie la (re)construction de la SONARA, sauf que le budget annoncé a déjà été récolté plusieurs fois sans suite ! Pire, les rapports d’évaluation des bailleurs de fonds estiment que les détournements représentent une perte d’efficacité atteignant 30% du Budget d’Investissement Public (BIP).

Sur la décennie, cela équivaut à un manque à gagner réel allant jusqu’à 4000 milliards FCFA sur la réalisation des infrastructures (routes, écoles, hôpitaux). L’opération de comptage physique des personnels de l’État (COPPE) a révélé sur la décennie des dizaines de milliers d’agents publics fictifs ou en situation d’irrégularité.

Les rémunérations indues versées et rattrapées représentaient jusqu’à 600 milliards FCFA sur la décennie, soit environ 4% de la masse salariale publique. Plus grave, l’audit approfondi mené sur les chapitres 65 (interventions de fonctionnement) et 94 (interventions en investissement) sur la décennie a mis en lumière l’évaporation de près de 1000 milliards FCFA au profit d’entreprises écrans ou pour des interventions dépourvues de justificatifs probants. Mais, comme j’ai dit, l’opération épervier s’est avérée politique et à tête chercheuse.

4. Les soldes engagées non décaissées

L’une des critiques récurrentes formulées par l’Assemblée nationale lors des débats sur les lois de règlement concerne le taux d’exécution des dépenses en capital (BIP). L’on a toujours parlé d’une sous-consommation chronique du budget et des emprunts. Sur la décennie, la part des SEND (Soldes Engagés Non Décaissés) s’est révélée particulièrement élevée, allant jusqu’à 70% du budget annuel global (soit environ les deux tiers du budget de l’État), et représentant près de 15% du PIB.

Les encours de SEND (prêts extérieurs signés avec les Partenaires Techniques et Financiers – PTF, mais non encore décaissés) ont fortement grimpé sous l’effet de l’accumulation des conventions de financement. En 2025, ils ont atteint le niveau critique de 5100 milliards FCFA, soit l’équivalent de près de 70% de l’ensemble des ressources et charges budgétisées de l’exercice.

Le coût d’opportunité et les commissions d’immobilisation sont importants. Le Cameroun subit le syndrome de la faible capacité d’absorption alors qu’il faut seulement travailler à résoudre les problèmes d’exécution qui sont : la faible maturité des projets, les retards dans les procédures d’expropriation, les lenteurs des décaissements et la complexité des procédures de passation des marchés publics.

En récapitulant les dix dernières années d’exécution budgétaire au Cameroun, l’on note qu’environ 15% seulement de l’argent public a été consacré au financement des routes, hôpitaux, écoles, réseaux électriques, etc. L’enjeu central pour la gestion des finances publiques camerounaises ne réside plus seulement dans la capacité à collecter des recettes ou à emprunter, mais dans la qualité de la dépense.

Sans une restructuration audacieuse qui accorde la priorité absolue aux investissements générateurs de croissance, l’argent de l’État continuera principalement de financer son propre fonctionnement et le remboursement de ses dettes.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National du SDF

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