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quand un enseignant gagne à peine 65 000 FCFA face aux millions de recettes

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quand un enseignant gagne à peine 65 000 FCFA face aux millions de recettes
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À l’heure de la rentrée scolaire, la rémunération des enseignants des établissements privés revient au cœur du débat au Cameroun. Dans une tribune publiée à cette occasion, le journaliste Charles Chacot Chime dénonce des salaires qu’il estime particulièrement faibles au regard des frais de scolarité demandés aux familles.

Selon l’auteur, certains enseignants du secondaire du secteur privé percevraient entre 50 000 et 65 000 francs CFA par mois, alors que les parents peuvent débourser jusqu’à 250 000 ou 300 000 francs CFA par enfant pour couvrir les frais de scolarité, auxquels s’ajoutent notamment l’uniforme, les livres, le transport et autres dépenses liées à la rentrée.

« Où va l’argent ? », s’interroge Charles Chacot Chime, qui estime que le contraste entre les revenus des établissements et les rémunérations de certains enseignants mérite d’être davantage questionné.

Lire la tribune de Charles Chacot Chime :

ENSEIGNEMENT PRIVÉ. QUAND UN ENSEIGNANT DU SECONDAIRE TOUCHE MOINS QU’UNE MÉNAGÈRE.

Bienvenue dans l’école-business.

C’est la rentrée.

Les parents sortent les calculatrices. Inscription, pension, uniforme, livres, transport… La facture peut facilement atteindre 250 000 ou 300 000 francs CFA par enfant dans certains établissements privés.

Et celui qui va enseigner à cet enfant ?
50-65 000 francs par mois.
Oui. 65 000.

Le professeur prépare ses cours, corrige les copies, surveille les examens, supporte les humeurs des élèves et les exigences des parents. Il arrive parfois en classe avec ses propres soucis : loyer, transport, nourriture, enfants à scolariser. Mais il doit sourire. Parce qu’on lui répète que « l’école a beaucoup de charges ».

Curieusement, les charges sont toujours nombreuses quand il faut payer l’enseignant. Elles semblent beaucoup moins nombreuses lorsqu’il faut construire une nouvelle maison, acheter une nouvelle voiture ou ouvrir un nouvel établissement. Évidemment, toutes les écoles privées ne fonctionnent pas ainsi. Beaucoup de promoteurs investissent, prennent des risques et respectent leur personnel.

Mais certains ont transformé l’éducation en véritable machine à encaisser. 500 élèves à 250 000 francs : 125 millions de francs de recettes brutes. Et pourtant, celui qui fait tourner la machine peut rester à 65 000 francs par mois pendant 10 ans. Alors une question, toute simple, mérite d’être posée : Où va l’argent ?

Nous avions déjà parlé de ces fortunes qui se construisent parfois sur le travail et la précarité des enseignants. À la rentrée, le sujet revient avec une évidence brutale.

Le problème n’est pas qu’un fondateur d’école gagne de l’argent. Le problème, c’est de s’enrichir en maintenant ceux qui fabriquent les résultats dans la pauvreté. Parce que derrière chaque excellent taux de réussite affiché sur une banderole, il y a des enseignants.

Derrière chaque mention « 100 % au bac », il y a des nuits de préparation, des corrections, des conseils, de la patience. Le résultat est collectif. Pourquoi le bénéfice serait-il réservé à quelques-uns ? L’enseignant n’est pas une dépense à minimiser. Il est le cœur de l’école.

Cette rentrée, les parents demanderont combien coûte la scolarité de leur enfant. Ils devraient aussi demander : « Et combien gagne celui qui va lui apprendre à lire, à réfléchir et à réussir ? »

Parce qu’une école qui facture 300 000 francs et paie 65 000 francs à son enseignant a peut-être parfaitement compris le commerce. Mais elle a peut-être oublié l’essentiel de l’éducation ».

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« aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement »

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« aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement »
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L’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, Descartes Akono Ze, n’admet pas les actes de délinquance qui se sont produits au lycée technique de Nsam.

Intervenant ce dimanche 25 octobre 2026 sur le drame survenu au lycée technique de Nsam, Descartes Akono Ze a condamné les actes de vandalisme enregistrés dans cet établissement scolaire. Son point de vue est qu’il faut dire aux enfants que cela n’est pas acceptable.

« Ce que je refuse, c’est qu’on donne raison à un enfant qui, pour quelque raison que ce soit, détruit son établissement. Il faut bien le dire, car les enfants nous écoutent. Nos enfants et nos petits frères nous écoutent à la maison. Aucune raison, aucune situation ne donne à un enfant bien éduqué le droit d’attaquer son établissement, de saccager ses infrastructures, de vandaliser les lieux ou de lancer des cailloux à la police. Je ne sais pas ce que les enfants pourraient me répondre, mais, personnellement, je ne peux pas concevoir qu’un enfant s’en prenne à un policier, encore moins à son enseignant. Il faut le dire : c’est une profanation », a-t-il déclaré.

Il convient de rappeler que l’administration du lycée technique de Nsam a convoqué au conseil de discipline 11 de ses élèves. L’ancien journaliste d’Equinoxe TV Charles Armel Mbatchou est contre la procédure et pense que Nalova Lyonga, ministre des Enseignements secondaires, doit la suspendre. Pour lui, il faut déterminer les circonstances des décès des enfants. Alors qu’une version affirme que les enfants décédés ont eu un accident après avoir été expulsés de l’établissement par le proviseur, selon une autre, les enfants ont été percutés par un camion alors qu’ils venaient en classe.

Rappelons qu’en semaine, Descartes Akono Ze, l’ingénieur des travaux en technologies de l’information et de la communication, avait déjà demandé le licenciement des enfants auteurs de la délinquance vue au sein de l’établissement scolaire.

« Soyons sérieux, avant toute chose, il va falloir identifier tous les enfants acteurs de violence au lycée de Nsam et les renvoyer tous, sans aucune forme de procès, la discipline ne se négocie pas et la barbarie ne saurait être admise.
Nous sommes une génération de parents voyous, nous avons échoué dans l’encadrement des enfants et leur éducation, voilà pourquoi les petits satans se retrouvent dans les établissements scolaires. Nos parents nous ont appris que l’école est un lieu saint et sacré, nous à notre tour, nous avons abandonné la transmission des valeurs et le résultat, c’est des enfants sans valeurs et avec des esprits vides et mal façonnés. Tout part du fait que certains enfants partent de chez eux sans être coiffés conformément aux exigences de l’établissement, c’est déjà un premier problème, ce n’est pas normal. Maintenant les donneurs de leçons vont venir tergiverser sur la réaction qu’aurait dû avoir le proviseur patati patata… Il faut qu’on éduque nos enfants, ils deviennent un danger pour la société », réagissait-il.

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Cameroun : Quand politiques et patrons s’accordent sur l’asphyxie de l’économie

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Lors du dernier Cameroon Business Forum, le président du GICAM, Célestin Tawamba, n’a pas mâché ses mots en décrivant un « pays à l’arrêt ». […]

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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »

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« les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? »
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L’homme politique Hilaire Kamga interroge sur le problème des cheveux longs dans les établissements scolaires.

Le sujet sur le drame survenu au lycée technique de Nsam a été l’un des thèmes de débat de ce dimanche 25 octobre 2026. Hilaire Kamga, invité à l’émission Canal Presse de Canal 2 international, a réagi en posant des questions sur les cheveux longs, un modèle généralement interdit dans nos écoles.

« Ce n’est pas parce que cette pratique néocoloniale de couper les cheveux existe qu’on doit nécessairement la faire perdurer. De mon point de vue, il faut aussi s’intéresser à ses conséquences, et c’est là que se situe le véritable problème.
Des études ont été menées. Les enfants dont les cheveux sont maintenus courts depuis la maternelle jusqu’en classe de terminale ne connaissent pas véritablement le trésor qu’ils portent sur leur tête. Ils ne savent pas qu’ils peuvent utiliser différentes formes de tresses pour mettre en valeur leur beauté. Que se passe-t-il lorsqu’ils arrivent à l’université ? Ils se tournent naturellement vers les mèches et les perruques, qui ne correspondent pas à leurs cheveux naturels. Pour moi, la question disciplinaire est fondamentale et doit être respectée. Mais il est temps de poser la véritable problématique : les cheveux sont-ils réellement un problème de discipline ou de sagesse ? », a déclaré Hilaire Kamga.

Invité à la même émission, René Descartes Akono, le communicant du parti au pouvoir, le RDPC, a indiqué que le problème sur le drame du lycée technique de Nsam ne se trouvait pas sur la question des cheveux. Pour lui, il convient d’étudier les réelles circonstances des décès des deux élèves.

« La cause de la mort de ce garçon ne vient pas de l’établissement, ni de la manière dont la discipline y est appliquée, ni des cheveux. Il est mort dans la rue. Il faut donc se demander pourquoi celui qui conduisait était autorisé à conduire une moto et à transporter des passagers dans ce type de rue. C’est sur tous ces aspects qu’il faut se pencher et orienter les questions. Il faut renforcer les contrôles sur qui conduit quoi, car beaucoup d’autres personnes peuvent encore mourir pendant que nous continuons à débattre des cheveux. Maintenant, il y a un autre événement qui s’est produit au lycée : la question de la discipline. On peut débattre de la manière dont elle est appliquée, des limites de l’autorité du proviseur et de la nécessité de laisser les enfants entrer dans l’établissement, avec ou sans cheveux longs », a-t-il déclaré.

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