Actualités locales
les riverains exigent transparence et respect de leurs droits fonciers

Alors que l’avenir de la Société sucrière du Cameroun (SOSUCAM) fait l’objet de discussions autour d’une éventuelle reprise par un consortium d’investisseurs camerounais, les populations autochtones du périmètre sucrier veulent être associées aux décisions qui concernent leur territoire.
Dans un communiqué publié le 1ᵉʳ septembre à Mbandjock, l’Association des Riverains Autochtones du Périmètre Sucrier de la SOSUCAM (ARAPSO) appelle l’État, l’entreprise et les éventuels repreneurs à placer les communautés au cœur du processus.
L’association, qui se présente comme la représentante des populations riveraines du périmètre sucrier, affirme ne soutenir aucun repreneur ni aucun camp dans les discussions actuelles. Sa principale revendication porte sur la reconnaissance de la légitimité des communautés et la prise en compte de leurs intérêts fonciers, sociaux et environnementaux.
La terre au centre des préoccupations
Pour l’ARAPSO, la question foncière constitue le principal enjeu de la transition annoncée autour de la SOSUCAM. L’association rappelle que les terres exploitées par la société, installée initialement en 1963 pour des cultures d’essai puis engagée dans la production industrielle de sucre à partir de 1965, ont une dimension qui dépasse leur seule valeur économique.
Selon le communiqué, le choix de la Haute-Sanaga, notamment autour de Mbandjock et Nkoteng, s’expliquait à l’époque par plusieurs avantages : la disponibilité foncière, l’accès au fleuve Sanaga et la proximité de Yaoundé ainsi que de l’axe ferroviaire transcamerounais.
Ces caractéristiques ont contribué à faire de la zone un espace stratégique pour l’industrie sucrière camerounaise. Pour les riverains, elles ne doivent toutefois pas faire disparaître la dimension historique et sociale de ces terres, considérées comme un héritage transmis entre générations.
L’ARAPSO rappelle ainsi que sa mission consiste à défendre les intérêts des populations vivant autour de la SOSUCAM et à veiller à la protection de leurs droits tels qu’ils découlent, selon elle, de la convention d’établissement et du cahier des charges liant l’État et l’entreprise.
Une éventuelle reprise sous surveillance
Le communiqué intervient dans un contexte de transition délicat pour la SOSUCAM. L’association indique avoir été informée, notamment par la presse et différents échanges, de l’existence d’un consortium d’investisseurs camerounais qui aurait signé un accord en vue de reprendre la participation majoritaire de SOMDIAA dans la société sucrière.
L’ARAPSO prend cependant soin de ne pas se positionner en faveur d’un investisseur particulier. Elle estime que la décision finale relève de la souveraineté de l’État camerounais.
L’association dit également suivre avec attention les procédures et batailles judiciaires entourant la cession de la SOSUCAM au sein de la famille CASTEL. Elle considère que ces tensions illustrent l’importance stratégique du contrôle de l’activité industrielle sucrière dans un contexte où la sécurité agroalimentaire du Cameroun constitue un enjeu majeur.
Mais pour les riverains, le changement éventuel d’actionnaire ne doit pas être abordé uniquement sous l’angle financier. Ils réclament que les conséquences foncières, sociales et environnementales soient également prises en compte.
L’ARAPSO déplore notamment que des négociations aient, selon elle, été conduites par la direction de la SOSUCAM avec des repreneurs potentiels sans consultation suffisante des communautés autochtones et riveraines directement concernées.
Elle dénonce par ailleurs les tentatives de contournement de la représentation communautaire par le recours à des individus isolés et non mandatés pour obtenir un soutien à certaines initiatives.
Un « groupe de travail » pour associer les communautés
L’association se dit néanmoins disposée à participer au processus engagé par les pouvoirs publics. Elle rappelle qu’elle avait déjà exprimé cette disponibilité le 25 août 2026, lors d’une descente à Nkoteng d’une mission envoyée par le gouvernement.
L’ARAPSO propose notamment la mise en place de consultations formelles associant les représentants légitimes des populations riveraines. Ces consultations pourraient être organisées dans le cadre d’un groupe de travail réunissant notamment des chefs traditionnels, des conseillers régionaux, des maires, des représentants de l’ARAPSO et des cadres de la SOSUCAM.
Selon l’association, les travaux devraient déboucher sur l’élaboration et la signature d’un cahier des charges. Celui-ci serait ensuite diffusé auprès des communautés riveraines afin de garantir que les engagements pris soient connus et suivis.
L’objectif affiché est de parvenir à un accord prenant en compte l’impact social de la transition, la stabilité de la région, la paix publique et la réussite de l’opération.
Les riverains réclament des retombées plus importantes
Au-delà de la question de la propriété et de l’exploitation des terres, l’ARAPSO met l’accent sur les retombées sociales de la présence de la SOSUCAM.
L’association estime que, malgré les efforts consentis au fil des années, les populations locales ne bénéficient pas suffisamment des retombées de l’activité sucrière. Elle cite notamment la situation des infrastructures sanitaires dans la région, évoquant l’absence d’un hôpital qu’elle juge digne de ce nom, ainsi que l’insuffisance des pharmacies et des infrastructures financières.
Pour les représentants des riverains, la responsabilité sociale de l’entreprise doit donc constituer un élément central de toute éventuelle reprise.
L’association demande également que la transparence financière et opérationnelle soit garantie. Elle entend notamment suivre le calendrier de décaissement des montants annoncés, la structure de financement des éventuels repreneurs, l’exécution effective de la campagne sucrière ainsi que l’écart éventuel entre les capitaux annoncés et ceux réellement déployés.
Environnement et santé publique dans le débat
La protection de l’environnement constitue un autre axe important du communiqué. L’ARAPSO affirme que les impacts environnementaux de l’activité sucrière sont documentés et demande que les futurs opérateurs mettent en œuvre des mesures correctives et des pratiques modernes.
L’association souhaite que la protection de la nature et de la santé des populations soit intégrée aux engagements qui accompagneront la transition.
Elle insiste également sur la préservation de la cohésion sociale dans la Haute-Sanaga, présentée comme un espace de coexistence entre des communautés venues de différentes régions du Cameroun et les populations autochtones. Pour l’ARAPSO, cette paix communautaire représente un acquis à protéger dans le cadre de toute évolution de l’activité sucrière.
« Nous ne soutenons aucun camp »
Dans sa conclusion, l’ARAPSO réaffirme qu’elle ne cherche ni confrontation ni blocage. Elle assure vouloir travailler avec l’État, la SOSUCAM, les éventuels repreneurs et les autorités compétentes.
Mais cette volonté de dialogue s’accompagne de plusieurs exigences : respect des populations, reconnaissance de leur légitimité, transparence dans les décisions, prise en compte des droits fonciers et participation des communautés au processus.
L’association demande également l’intégration du capital du futur acquéreur d’actions financées par la redevance foncière annuelle, ainsi que la mise en œuvre d’une véritable responsabilité sociale et la préservation de la paix et de la stabilité dans la région.
Le message des riverains est donc double : ils se disent ouverts à la modernisation et à la poursuite de l’activité sucrière, mais refusent que l’avenir de leurs terres et de leurs communautés soit décidé sans eux.
Pour l’ARAPSO, la transition autour de la SOSUCAM ne peut ainsi être réduite à une opération de changement d’actionnariat. Elle doit, selon elle, devenir l’occasion de redéfinir les relations entre l’entreprise, l’État et les populations qui vivent depuis plusieurs générations sur le périmètre sucrier.
« Ce qui est sacré pour nous, c’est notre terre ancestrale, notre dignité et notre avenir », affirme l’association dans son communiqué.
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« voilà où mène le manque de discernement »

L’ex-secrétaire général du FSNC Jeanne Nsoga approuve la suspension du parti politique d’Issa Tchiroma.
Sur sa page Facebook, Jeanne Nsoga, l’ancienne secrétaire générale du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC), donne son avis sur la suspension de ex-parti politique. Elle pense que ladite suspension signée par Atanga Nji, le ministre de l’Administration territoriale (Minat), est normale. Elle affirme que le parti politique d’Issa Tchiroma fait autre chose que la politique.
« Ce document devrait être affiché dans toutes les écoles de formation politique au Cameroun. La politique ne consiste pas à sacrifier la jeunesse sur l’autel de ses ambitions puériles. Ce n’est pas ça, faire de la politique. Faire de la politique, c’est construire un chemin pour la jeunesse. Pas l’envoyer au feu pour brûler à sa place. Des Camerounais l’ont fait en 1990. Les choix étaient assumés, aucun n’a quitté le navire, parce qu’aucun n’avait sacrifié un autre. Voilà où mène le manque de discernement : quand on appelle à l’insurrection depuis un salon climatisé, ce sont les enfants des autres qui se retrouvent devant le Tribunal militaire de Yaoundé. Quand on confond le courage avec la provocation, ce sont les jeunes qui paient, avec leur avenir, leur casier judiciaire, leur liberté. L’arrêté du MINAT suspendant le FSNC pour 3 mois ce 27 octobre 2026 n’est pas qu’une sanction administrative. C’est le constat d’un échec moral. On ne joue pas avec la colère d’un peuple. On ne surfe pas sur la frustration des jeunes comme on surfe sur une vague. Parce que quand la vague retombe, ce sont eux qui se noient. La vraie grandeur en politique, c’est de savoir retenir son camp quand il veut tout casser. Pas de l’exciter pour exister. Au-delà des partis, il y a une leçon », a-t-elle écrit.
À titre de rappel, le FSNC parti politique d’Issa Tchiroma a été suspendu hier 27 octobre 2026 par le ministre de l’Administration territoriale. La suspension s’étend sur une période de trois mois. Il est reproché au parti, l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
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Lionnes indomptables : le staff technique à la rencontre des joueuses du FC Ebolowa
Le FC Ebolowa a reçu la visite de deux membres du staff technique des Lionnes indomptables. Le coordonnateur de la sélection nationale féminine, Dimitri Lipoff, […]
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pourquoi la perte de ses sponsors chinois ne signifie pas la fin de sa valeur commerciale

Dans une tribune, Jean-Pierre Bekolo estime que la rupture de contrats publicitaires avec des entreprises chinoises ne remet pas en cause la valeur intrinsèque de l’attaquant français Kylian Mbappé. Il interroge plus largement les rapports entre talent, capital et dépendance commerciale.
La perte de plusieurs contrats publicitaires attribués à Kylian Mbappé auprès d’entreprises chinoises ne signifie pas nécessairement un effondrement de sa valeur commerciale, estime Jean-Pierre Bekolo dans une tribune consacrée aux relations entre le talent sportif et les intérêts économiques.
L’auteur s’interroge sur la manière dont sont présentées les conséquences financières de la rupture de ces partenariats. Selon les chiffres avancés dans son texte, les contrats concernés avec Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre trois et six millions de dollars de revenus annuels pour le capitaine de l’équipe de France.
Ces montants restent toutefois à considérer comme des estimations citées par l’auteur, et non comme des données financières indépendamment confirmées.
Pour Jean-Pierre Bekolo, le débat ne devrait pas se limiter aux sommes que le joueur pourrait perdre. Il invite également à examiner ce que les entreprises recherchent lorsqu’elles signent des contrats avec des sportifs de renommée internationale : leur notoriété, leurs performances et leur capacité à influencer les consommateurs.
Lire la tribune de Jean-Pierre Bekolo :
MBAPPÉ : CE N’EST PAS L’ARGENT QUI A CRÉÉ LE TALENT, C’EST LE TALENT QUI A ATTIRÉ L’ARGENT
Il y a quelque chose de profondément pervers dans la manière dont on raconte aujourd’hui les pertes financières de Kylian Mbappé à la suite de la rupture de ses contrats publicitaires avec des entreprises chinoises.
On nous explique qu’il risque de perdre plusieurs millions de dollars. On calcule ce que représentent ces contrats dans ses revenus annuels.
On mesure sa dépendance au marché chinois. On s’inquiète de son avenir commercial.
Mais personne ne semble poser la question la plus élémentaire : pourquoi toutes ces entreprises sont-elles venues vers lui ?
Parce qu’il joue bien au football !
Ce n’est pourtant pas compliqué.
Nike ne lui a pas appris à courir. Dior ne lui a pas appris à dribbler. Les entreprises chinoises ne lui ont pas donné son talent. Elles sont venues chercher chez lui quelque chose qu’elles ne possédaient pas et qu’elles étaient prêtes à payer très cher : sa capacité à attirer les regards, à susciter l’admiration, à faire rêver des millions de personnes.
Ce n’est pas Mbappé qui avait besoin de ces marques pour devenir Mbappé. Ce sont ces marques qui avaient besoin de Mbappé pour vendre davantage.
Et pourtant, regardez comment fonctionne le système.
Il commence par reconnaître votre talent. Puis il investit dans ce talent. Puis il organise sa commercialisation. Et finalement, il vous fait croire que c’est lui qui vous a fabriqué.
Le sponsor devient votre bienfaiteur. Le financeur devient votre créateur. Celui qui vous achète finit par se comporter comme celui qui vous a donné la vie.
Et vous voilà obligé de le remercier de vous avoir permis d’exister !
Qu’a réellement perdu Mbappé ?
Prenons les chiffres avancés.
Ses contrats avec les entreprises chinoises Dongpeng, Mengniu et Milkground représenteraient entre 3 et 6 millions de dollars de revenus annuels. Ses revenus publicitaires globaux seraient de l’ordre de 25 à 35 millions de dollars par an, auxquels s’ajoutent ses revenus de footballeur.
Admettons même qu’il perde définitivement ces 6 millions de dollars.
Que lui reste-t-il ?
Son salaire. Ses autres contrats publicitaires. Sa notoriété internationale. Ses millions de supporters. Et surtout, ce que personne ne peut lui retirer par une décision commerciale : son talent de footballeur.
Il n’a pas perdu sa vitesse parce qu’une entreprise chinoise a retiré son visage d’une publicité. Il n’a pas perdu sa technique parce qu’un fabricant de boissons énergisantes ne veut plus travailler avec lui. Il n’a pas perdu sa capacité à marquer des buts parce qu’un fabricant de produits laitiers a décidé de rompre son contrat.
Il a perdu des acheteurs de son image.
Ce n’est pas la même chose que perdre ce qui donne de la valeur à cette image.
Et que va-t-il retrouver ?
C’est ici que les calculs financiers deviennent particulièrement absurdes.
On comptabilise les contrats perdus comme si l’histoire économique de Mbappé venait de s’arrêter.
Mais pourquoi s’arrêterait-elle ?
Si son talent a attiré hier des entreprises chinoises, pourquoi ne pourrait-il pas attirer demain des entreprises indiennes, africaines, européennes, américaines ou d’autres entreprises chinoises ?
Le marché mondial ne se limite pas à trois marques.
Ces entreprises sont venues parce qu’elles espéraient gagner de l’argent grâce à lui. D’autres peuvent parfaitement faire le même calcul.
Il retrouvera peut-être l’équivalent de ces 3 à 6 millions de dollars. Peut-être davantage. Peut-être moins. Rien ne garantit qu’il les récupérera immédiatement, ni même intégralement.
Mais ce qui est certain, c’est que la source de sa valeur commerciale n’a pas disparu avec ses contrats.
Il peut perdre un sponsor sans perdre sa capacité à en attirer un autre.
Et c’est cette distinction que le système préfère entretenir dans la confusion.
Mais qu’ont perdu les entreprises chinoises ?
Voilà la question que l’on devrait également poser.
Elles ont perdu l’accès publicitaire à l’un des footballeurs les plus connus au monde.
Elles ont perdu la possibilité d’associer leurs produits à son image, à ses performances, à sa popularité, à son histoire.
Elles ont renoncé à un ambassadeur qu’elles avaient elles-mêmes jugé suffisamment précieux pour lui proposer des contrats de plusieurs millions.
Bien entendu, elles peuvent aussi trouver d’autres ambassadeurs. Mbappé n’est pas le seul footballeur talentueux de la planète.
Mais pourquoi faudrait-il considérer automatiquement la rupture comme une défaite pour celui qui vend son image et jamais comme une perte pour celui qui l’achetait ?
La relation commerciale fonctionne dans les deux sens.
Si une entreprise paye plusieurs millions pour utiliser votre visage, c’est qu’elle estime pouvoir gagner davantage grâce à ce visage.
C’est elle qui a identifié chez vous une valeur qu’elle voulait transformer en ventes.
Le mensonge du système : nous vous avons faits
Cette histoire dépasse évidemment Mbappé.
C’est exactement ce qui arrive aux artistes, aux cinéastes, aux écrivains, aux musiciens, aux chercheurs et à tant de jeunes talents, particulièrement en Afrique.
Une plateforme vous distribue et finit par vous faire croire qu’elle vous a créé.
Un producteur finance votre film et finit par se prendre pour l’auteur de votre cinéma.
Un éditeur publie votre livre et vous explique que sans lui vous ne seriez personne.
Une institution vous accorde une subvention et attend de vous une reconnaissance éternelle, parfois même une soumission.
Mais pourquoi sont-ils venus vers vous au départ ?
Parce que vous aviez quelque chose qu’ils n’avaient pas.
Une idée. Une imagination. Une invention. Une intelligence. Une capacité de création. Un talent.
Ils ont apporté des moyens financiers, techniques ou commerciaux. Ces moyens peuvent être importants, parfois indispensables à la réalisation d’un projet. Mais ils ne doivent pas être confondus avec la source de la création.
Le capital a une extraordinaire capacité à inverser les rapports de dépendance.
Il vient chercher une valeur produite ailleurs, puis il organise les conditions dans lesquelles celui qui a produit cette valeur finit par se croire redevable à celui qui l’exploite.
C’est ainsi que le talent devient reconnaissant envers l’argent, alors que l’argent était venu chercher le talent.
Lâchez Mbappé !
Alors, aux entreprises chinoises qui ne veulent plus de Mbappé, on pourrait simplement dire : lâchez-le !
Gardez votre argent.
Vous avez parfaitement le droit de choisir vos ambassadeurs et de défendre vos intérêts commerciaux.
Mais ne nous racontez pas que vous avez détruit la valeur de Mbappé en retirant vos contrats.
Vous avez simplement décidé de ne plus l’acheter.
Lui continuera à jouer au football. Il continuera à marquer des buts, s’il en est capable. Il continuera à attirer des spectateurs, des admirateurs et des entreprises intéressées par son image.
Et si ses performances demeurent à la hauteur de sa réputation, les propositions commerciales continueront vraisemblablement d’arriver.
Ce qui a attiré l’argent hier peut attirer l’argent demain.
La véritable liberté de Mbappé ne réside donc pas dans les millions qu’il possède déjà. Elle réside dans le fait que sa valeur première n’a pas été produite par ceux qui le rémunèrent aujourd’hui.
Il est devenu riche parce qu’il avait un talent que le marché voulait acheter.
Il ne doit pas son talent au fait d’être devenu riche.
Et cette vérité devrait être enseignée à tous les jeunes Africains qui rêvent de football, de cinéma, de musique, de littérature, de science ou d’entrepreneuriat.
Ne confondez jamais ceux qui financent votre talent avec ceux qui l’ont créé.
Ne confondez jamais la perte d’un client avec la perte de votre valeur.
Ne confondez jamais la fin d’un contrat avec la fin de votre avenir.
L’argent peut vous quitter. Votre talent, lui, peut continuer à produire de la valeur.
Et tant qu’il le fera, l’argent pourra revenir.
Jean-Pierre Bekolo
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