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Fichier électoral: Elecam annonce 252 830 nouveaux inscrits sur les listes électorales en 2026.

Au lendemain de.la clôture des inscriptions sur les listes électorales, Elections Cameroon (Elecam) a aussitôt fait le point de la situation du fichier électoral du Cameroun. Annonçant qu’au soir du 31 août 2026, et après huit mois de révision des listes électorales, 252 830 nouveaux électeurs se sont inscrits auprès des points dédiés à la cause. Erik Essoussè n’est pas rentré dans les détails. On ne peut donc pas encore savoir l’état définitif du fichier électoral. D’autant plus qu’il faudra attendre son toilettage pour en avoir une idée nette.
Le fichier électoral à ce jour compte ainsi le fichier 8 238 778 électeurs. Le toilettage qui consiste à en extraire les doublons, les cas de décès et inégibilités. Ce qui logiquement devrait réduire la taille de ce fichier. La taille définitive du fichier sera connue au plus tard le 20 octobre prochain, suivie de la publication de la liste électorale définitive au plus tard le 30 décembre, selon l’article 80 du Code électoral.
Mais déjà, l’on est loin des 11 millions d’électeurs dont rêvait Cabral Libii en s’engageant de façon active sur le champ politique. Et pourtant, le processus lancé dans la commune de Yaoundé 5 le 2 janvier dernier, a connu des appuis multiples et multiformes pour avoir un rythme un plus relevé. Outre l’implication particulièrement dynamique des différents acteurs des commissions mixtes de révision des listes électorales, notamment les partis politiques et Elecam, il y a eu la technologie marquée par l’introduction de kits biométriques dits de dernière génération, devant faciliter un enrôlement plus rapide des électeurs.
Sauf nouvelle entorse à la loi, c’est avec l’actuel fichier toiletté que seront organisées les prochaines élections législatives et municipales prévues début 2027. « Il convient de rappeler que la distribution des cartes d’électeur se poursuit ; nos équipes sont à pied d’œuvre, sillonnant les quartiers en faisant du porte-à-porte et en envoyant des SMS aux titulaires de cartes non retirées. Nous invitons les personnes dont les cartes sont déjà disponibles à les récupérer auprès de nos démembrements communaux », indique Erik Essoussè, directeur général des élections à Elecam. Le plus gros défi actuellement est de convaincre les électeurs d’aller retirer leurs cartes. Elecam use de messagerie électronique pour sensibiliser l’opinion à cet effet.
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Samuel Paty : un an de prison après une sortie au Parc Astérix

Une sortie au Parc Astérix lui coûte cher. Azim Epsirkhanov, déjà condamné dans l’affaire de l’assassinat de Samuel Paty, a écopé d’un an de prison ferme après avoir enfreint son assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine.
Une sortie interdite qui finit devant le tribunal
Vendredi dernier, Azim Epsirkhanov se trouvait sur le parking du Parc Astérix, à Plailly, dans l’Oise. Problème : depuis sa sortie de prison, le jeune homme de 25 ans devait rester dans les Hauts-de-Seine.
Son contrôle a rapidement révélé qu’il était sous le coup d’une assignation à résidence. Il devait notamment se présenter deux fois par jour au commissariat de son lieu de résidence. La mesure avait été prise dans l’attente de son expulsion du territoire français.
Jugé en comparution immédiate lundi 31 août par le tribunal correctionnel de Senlis, Azim Epsirkhanov a été condamné à un an de prison ferme. Le tribunal a également prononcé une interdiction définitive du territoire français, selon Le Parisien.
« Une incompréhension » selon le prévenu
À la barre, le jeune homme a contesté avoir volontairement enfreint les règles qui lui étaient imposées. Il a expliqué qu’il avait mal compris la décision administrative.
« Une incompréhension, une mauvaise lecture de [s]a part », a-t-il déclaré à l’audience, selon TF1 Info.
Azim Epsirkhanov affirme également ne jamais avoir cherché à échapper à son assignation. « Je n’ai jamais cherché à me soustraire à cette mesure », a-t-il assuré devant les juges. Il dit vouloir désormais « reprendre une vie familiale et professionnelle ».
Mais cette version n’a pas convaincu le parquet.
Le parquet évoque huit sorties des Hauts-de-Seine
Selon les éléments présentés à l’audience, le déplacement au Parc Astérix ne serait pas un cas isolé. Le parquet a affirmé qu’Azim Epsirkhanov avait déjà quitté les Hauts-de-Seine à huit reprises depuis son assignation à résidence.
Certaines de ces sorties auraient même eu lieu durant la nuit. Un élément qui a pesé dans les débats, alors que le prévenu se trouvait déjà sous surveillance administrative après sa libération.
Le substitut du procureur s’est interrogé sur les raisons de sa présence dans l’Oise. « Ce qui nous inquiète, au regard de la personnalité du prévenu, c’est de savoir ce qu’il pouvait bien faire au parc Astérix », a-t-il déclaré.
Le contexte judiciaire du dossier explique évidemment la fermeté du tribunal.
Azim Epsirkhanov avait fourni le couteau utilisé contre Samuel Paty
Azim Epsirkhanov est connu de la justice pour son rôle dans l’affaire Samuel Paty. En octobre 2020, il avait fourni à Abdoullakh Anzorov un couteau qui allait être utilisé lors de l’assassinat du professeur d’histoire-géographie.
Samuel Paty avait été tué le 16 octobre 2020 à Conflans-Sainte-Honorine, dans les Yvelines. Le meurtre avait provoqué une immense émotion en France et relancé les débats sur la liberté d’expression, la laïcité et la protection des enseignants.
Lors de son procès initial, Azim Epsirkhanov avait été condamné en décembre 2024 à 16 ans de réclusion criminelle pour complicité d’assassinat terroriste.
Son dossier a toutefois connu un changement majeur en appel.
Sa peine avait été ramenée à sept ans en mars 2026
En mars 2026, la cour d’assises spéciale d’appel de Paris a revu à la baisse la sanction prononcée contre lui. Azim Epsirkhanov a finalement été condamné à sept ans de prison pour association de malfaiteurs. La qualification retenue en première instance n’a donc pas été conservée.
Le changement a été important. Le parquet général avait requis 16 ans de réclusion, comme lors du premier procès, mais la cour a retenu une qualification moins sévère pour les deux hommes considérés comme des proches d’Abdoullakh Anzorov. Naïm Boudaoud avait lui aussi vu sa situation évoluer en appel, avec une peine de six ans.
Azim Epsirkhanov a été libéré en avril 2026. Il a alors été placé sous assignation à résidence dans les Hauts-de-Seine, chez sa compagne, dans l’attente de la suite de la procédure concernant son éloignement du territoire français.
Il conteste toujours son expulsion
L’affaire ne s’arrête pas à cette nouvelle condamnation. Azim Epsirkhanov conteste également son obligation de quitter le territoire français devant la justice administrative.
À l’audience, il a expliqué craindre pour sa sécurité en cas de retour en Russie. Il affirme notamment que les Tchétchènes seraient particulièrement exposés à la mobilisation pour la guerre en Ukraine.
« Les Tchétchènes sont les premiers à être envoyés au front en Ukraine », a-t-il expliqué. « Un retour là-bas serait un aller simple pour la mort. »
Cette procédure administrative reste donc distincte de la nouvelle affaire examinée par le tribunal de Senlis. Mais avec cette peine d’un an de prison ferme, sa situation judiciaire se complique de nouveau, quelques mois seulement après sa sortie de détention.
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Ester Expósito, la compagne de Kylian Mbappé, pose ses limites sur les scènes intimes

Révélée au grand public grâce à la série Élite, Ester Expósito a décidé de mieux encadrer les scènes intimes qu’elle accepte de tourner. L’actrice espagnole, désormais en couple avec la star du Real Madrid Kylian Mbappé, estime que certaines séquences sexuelles n’ont pas leur place lorsqu’elles ne servent pas réellement le récit.
L’interprète de Carla Rosón s’était déjà exprimée sur le sujet lors d’un entretien en 2025. Elle expliquait avoir pris ses distances avec les scènes de sexe après son expérience dans Élite, où elle avait été exposée très jeune à des séquences particulièrement intimes.
« Quand elles ne sont pas nécessaires »
Ester Expósito ne dit toutefois pas avoir définitivement fermé la porte à ce type de scènes. Son approche est plutôt devenue beaucoup plus sélective. Selon ses explications, une scène intime peut être acceptée lorsqu’elle est cohérente avec l’histoire et qu’elle est tournée dans de bonnes conditions.
« Quand il faut faire des scènes de sexe, elles se font », expliquait-elle, tout en insistant sur l’importance du respect et d’un cadre de travail bien défini. Elle ajoutait qu’elle ne souhaitait pas « s’exposer trop » lorsque la scène n’apporte rien au récit.
L’actrice a également expliqué avoir parfois discuté avec ses partenaires ou les équipes lorsqu’une scène lui semblait superflue. Dans certains cas, elle a estimé qu’il était possible de raconter la même chose sans avoir recours à une séquence sexuelle.
Une décision liée à son expérience dans Élite
Le succès international d’Élite a largement contribué à la notoriété d’Ester Expósito. La série espagnole était également connue pour ses nombreuses scènes sexuelles, parfois très explicites.
Avec le recul, l’actrice a expliqué que certaines séquences lui semblaient aujourd’hui difficiles à justifier sur le plan narratif. Elle a notamment évoqué une scène qui n’avait finalement pas été diffusée et qu’elle jugeait particulièrement excessive.
Cette expérience a contribué à faire évoluer sa manière de choisir ses rôles. Expósito souhaite désormais comprendre pourquoi une scène intime est présente dans un scénario avant d’accepter de la tourner.
Une actrice qui veut davantage contrôler son image
Cette prise de position s’inscrit aussi dans un discours plus large de l’actrice sur la sexualisation des femmes. Dans un entretien accordé à El País, Ester Expósito dénonçait la tendance à réduire les actrices à leur apparence physique et expliquait vouloir lutter contre cette image.
À 26 ans, l’actrice continue par ailleurs de faire évoluer sa carrière. Elle a récemment évoqué son ambition de travailler davantage à l’international et notamment aux États-Unis, après avoir tourné son premier film en anglais.
Quant à sa relation avec Kylian Mbappé, longtemps entourée de rumeurs, elle est devenue beaucoup plus publique en 2026. Le joueur du Real Madrid a notamment publié en août une photo d’Ester Expósito dans un carrousel consacré à ses vacances, un geste largement interprété comme une confirmation de leur relation.
Pour Ester Expósito, la règle semble désormais simple : une scène intime peut avoir sa place à l’écran lorsqu’elle sert réellement l’histoire. Lorsqu’elle est jugée inutile, l’actrice préfère s’en passer.
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Le Cameroun veut simplifier les permis de recherche pour attirer les investisseurs

Après avoir placé les minerais critiques parmi les secteurs prioritaires du dialogue économique avec les États-Unis, le Cameroun veut renforcer l’attractivité de son secteur minier.
Trois ans après l’adoption du Code minier, le gouvernement met en avant les premiers résultats, tout en reconnaissant la nécessité de simplifier certaines procédures pour ne pas perdre les capitaux étrangers. « Le Code minier nous a donné beaucoup de résultats. Nous avons cinq projets miniers, trois projets de fer, le projet de la bauxite, le projet de Minta, avec cinq autres projets alignés pour le démarrage en 2026-2027 », a déclaré le Professeur Fuh Calistus Gentry, ministre des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique par intérim. Le ministre défendait ainsi les avancées enregistrées depuis la réforme de décembre 2023. Il y voit dans cette dynamique un premier résultat du nouveau cadre réglementaire. Mais il veut aller plus loin. Selon lui, la durée et les conditions d’accès à ces permis constituent encore un enjeu pour la compétitivité du Cameroun.
LA PROCÉDURE DE RECHERCHE DANS LE VISEUR
Pour Pr. Fuh Calistus Gentry, la simplification des procédures doit devenir un levier pour attirer davantage d’investissements directs étrangers. Il avance un ratio qui résume la difficulté de l’exploration minière. « Sur 100 permis de recherche, on peut seulement en avoir 5 qui peuvent aboutir à des gestions économiques », a-t-il expliqué. Le ministre estime donc nécessaire d’alléger les procédures d’obtention des permis de recherche. L’objectif est d’éviter que les investisseurs ne se tournent vers d’autres pays jugés plus rapides ou plus favorables. « Sinon, notre pays va perdre les investissements directs qui vont dans les pays où les conditions sont plus agréables », a-t-il averti. Cette question intervient alors que Yaoundé cherche à valoriser son potentiel minier auprès des capitaux étrangers. Le premier Dialogue économique et commercial entre le Cameroun et les États-Unis, tenu le 27 août 2026, a précisément placé le secteur minier parmi les domaines présentant des opportunités importantes.
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LES MINERAIS CRITIQUES COMME NOUVEL ARGUMENT
L’intérêt américain pour les minerais critiques donne une nouvelle dimension à cette stratégie. Le Cameroun entend tirer parti de ses ressources pour attirer des investisseurs dans un secteur devenu stratégique pour les économies développées comme pour les pays en développement. Le gouvernement veut ainsi présenter un environnement minier plus lisible et plus compétitif. La gouvernance, la sécurité juridique, la qualité des procédures et le développement des compétences nationales figurent parmi les principaux leviers. « Le Cameroun est placé sur un niveau très élevé parmi les pays à potentiel », a soutenu le ministre. Il explique que cette position justifie l’intérêt accordé aux mines lors du dialogue avec Washington. L’enjeu consiste désormais à convertir ce potentiel géologique en projets effectivement financés. La présence de ressources ne suffit pas. Les investisseurs recherchent aussi un cadre réglementaire prévisible, des procédures accessibles et des conditions permettant de rentabiliser les capitaux engagés.
TROIS ANS POUR MESURER LE CODE MINIER
C’est dans cette perspective que l’Université de Yaoundé II et le ministère chargé des Mines ont organisé, le 28 août 2026 au Hilton Hôtel de Yaoundé, un atelier consacré au thème « Code minier du Cameroun, trois ans après, bilan et perspectives ». La rencontre s’est tenue au lendemain du dialogue économique avec les États-Unis. Le professeur Fuh Calistus Gentry l’a présidée aux côtés du ministre d’État, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo, du représentant de l’ambassadeur des États-Unis et des responsables de l’Université de Yaoundé II. Les participants ont examiné les difficultés liées à l’application du Code minier et recherché des solutions pour améliorer le cadre juridique, institutionnel et opérationnel. Les travaux ont débouché sur l’adoption d’un rapport général contenant les principales conclusions et recommandations.
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DES PROJETS DÉJÀ EN MARCHE
Le gouvernement met en avant plusieurs avancées depuis la promulgation du Code minier en décembre 2023. Elles concernent notamment la mise en exploitation de grands projets miniers et la restructuration du secteur aurifère artisanal. Cinq projets miniers sont annoncés par le ministre, dont trois projets dans le fer. D’autres projets doivent suivre, avec cinq initiatives supplémentaires annoncées pour un démarrage en 2026-2027. Le secteur aurifère fait également l’objet d’une opération de formalisation et d’assainissement. Celle-ci couvre les aspects environnementaux, fiscaux, juridiques, techniques et technologiques. Le but est de mieux encadrer l’exploitation et d’accroître sa contribution à l’économie nationale.
ATTIRER, MAIS SURTOUT RETENIR LES CAPITAUX
La stratégie camerounaise ne vise donc plus seulement à promouvoir les ressources du sous-sol. Elle cherche aussi à améliorer les conditions dans lesquelles les investisseurs peuvent les exploiter. « Cette initiative qui regroupe les académiciens avec tout le monde pour voir le cadre légal pour mieux servir notre pays est dans le bon sens », a déclaré Fuh Calistus Gentry. Le ministre veut également rassurer les investisseurs sur la trajectoire engagée. « Aujourd’hui, nous avons continué pour assurer le monde que les conditions d’investissement au Cameroun sont bien, mais qu’on veut améliorer davantage », a-t-il affirmé. Pour le Cameroun, la bataille se joue désormais sur deux fronts. Il faut attirer les capitaux nécessaires au développement des projets miniers et créer les conditions pour qu’ils restent dans le pays. Avec l’intérêt porté aux minerais critiques et l’ouverture affichée aux investisseurs américains, la simplification des procédures et la consolidation du cadre réglementaire deviennent des facteurs déterminants de cette nouvelle offensive minière.
Par Fabrice BELOKO
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