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Gaz domestique : Tradex devance SCTM sur un marché en hausse de 6,2 % à fin juillet 2026

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Gaz domestique : Tradex devance SCTM sur un marché en hausse de 6,2 % à fin juillet 2026
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(Investir au Cameroun) – Le classement des distributeurs de gaz domestique évolue au Cameroun. Sur les sept premiers mois de 2026, 132 902 tonnes de gaz de pétrole liquéfié (GPL) ont été mises à la consommation, contre 125 085 tonnes sur la même période en 2025, soit une progression de 6,2 %, selon des données de marché obtenues parInvestir au Cameroun.

Tradex arrive en tête avec 18 772 tonnes, soit 14,12 % des volumes commercialisés. L’entreprise devance SCTM, qui totalise 17 692 tonnes et 13,31 % de part de marché. L’écart entre les deux distributeurs atteint ainsi 1 080 tonnes, soit 0,81 point de part de marché.

TotalEnergies occupe la troisième place avec 15 575 tonnes, correspondant à 11,72 % du marché, devant OLA Energy, qui enregistre 11 763 tonnes et une part de 8,85 %. À eux quatre, ces opérateurs concentrent 48 % des volumes mis à la consommation entre janvier et juillet 2026.

Ce classement intervient alors que SCTM connaît des difficultés d’approvisionnement. Dans une interview publiée le 28 août 2026 parCameroon Tribune, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a indiqué que le gouvernement avait chargé le directeur général de la Caisse de stabilisation des prix des hydrocarbures (CSPH) d’engager des concertations entre l’entreprise et ses créanciers.

« Au regard de la place de cet opérateur dans la chaîne de distribution du gaz domestique et des conséquences que ses difficultés peuvent avoir pour une partie des consommateurs, le gouvernement a instruit le directeur général de la CSPH de mener des concertations entre la SCTM et ses créanciers — les importateurs de GPL — afin de trouver des solutions relatives à l’apurement de ses dettes », a déclaré le ministre.

Selon lui, ces difficultés expliquent les problèmes de disponibilité rencontrés par les détenteurs de bouteilles SCTM. La raréfaction de cette marque ouvre des possibilités de report vers les distributeurs dont les bouteilles restent disponibles. Les données transmises ne permettent toutefois pas de mesurer ces transferts de clientèle ni d’établir la progression annuelle de chaque concurrent.

En 2016, Tradex réclamait déjà 4 milliards de FCFA à SCTM

La situation rappelle les difficultés rencontrées par SCTM au milieu des années 2010. Selon des statistiques de la SCDP citées en avril 2016 parInvestir au Cameroun, sa part de marché était passée de 38 % en 2013 à 33 % en 2015.

La même année, Tradex avait suspendu ses livraisons à SCTM en raison d’impayés évalués à 4 milliards de FCFA par le ministre du Commerce. Cette décision avait contribué à la raréfaction des bouteilles de la marque. Une ligne de crédit accordée par Commercial Bank-Cameroun avait ensuite permis la reprise des approvisionnements.

Le marché compte désormais davantage de solutions de remplacement. D’après le ministre de l’Eau et de l’Énergie, le nombre de distributeurs de GPL est passé de cinq avant les années 2000 à 22 en 2025. Les mises à la consommation ont progressé, sur la même période, de 33 125 à 216 500 tonnes.

Cette multiplication des opérateurs réduit le poids de chaque distributeur pris isolément. Elle facilite également le report des consommateurs vers une autre marque en cas de pénurie, même si le changement suppose généralement l’acquisition ou l’échange d’une bouteille compatible.

Le stockage de Bonabéri porté à 3500 tonnes

La recomposition de la distribution intervient dans un marché désormais entièrement dépendant des importations. Selon Gaston Eloundou Essomba, la production locale assurait encore 20 % des besoins avant le départ du navire de liquéfactionHilli Episeyo. Les importations couvrent actuellement la totalité de l’approvisionnement.

La SCDP a inauguré le 21 août 2026 une nouvelle sphère de stockage au dépôt de Bonabéri. Cette installation porte la capacité du site de 2 500 à 3 500 tonnes de GPL, soit une augmentation de 40 %. Une septième sphère est en construction et doit porter cette capacité à 5 500 tonnes.

L’entreprise publique projette parallèlement un terminal à hydrocarbures à Kribi afin de créer un second point d’entrée maritime pour les produits pétroliers et d’augmenter les capacités nationales de stockage. Le coût du projet est plafonné à 150 milliards de FCFA. La SCDP et ses conseils financiers prévoient de rechercher 100 milliards de FCFA en monnaie locale et le solde en euros, mais la structuration définitive du financement reste à arrêter.

La fabrication locale des bouteilles modifie également les conditions d’accès au marché. Le ministre cite Progaz et Africa Cylinder parmi les entreprises qui produisent désormais ces équipements à Douala. Cette offre locale peut réduire les délais et les coûts liés à l’importation des bouteilles, sans suffire à expliquer, à elle seule, l’arrivée de nouveaux distributeurs.

Pour SCTM, le rétablissement régulier des approvisionnements dépend désormais des discussions engagées avec ses créanciers sous l’égide de la CSPH. Entre-temps, Tradex la devance de 1 080 tonnes sur les volumes cumulés à fin juillet 2026. Ce classement devra être rapproché des données de la même période de 2025 pour mesurer précisément les gains et pertes de chaque opérateur.

Amina Malloum

Lire aussi :

21-05-2015 – Perrial Jean Nyodog : «l’un des axes de développement de Tradex est d’accroître la distribution du gaz»

22-06-2015 – Au Cameroun, la subvention à la consommation du gaz domestique a coûté 28 milliards FCfa en 2014

25-05-2015 – Le Cameroun suspend la délivrance des autorisations d’exploitation des dépôts de gaz domestique

16-04-2014 – L’opérateur gazier SCTM assigne l’Etat camerounais en justice, pour une amende de 17 millions de FCfa

08-10-2015 – Cameroun : les distributeurs de gaz soupçonnés de préparer la spéculation en fin d’année

10-10-2014 – Des bouteilles à gaz «non conformes frauduleusement» introduites sur le marché camerounais

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir
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L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.

En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.

La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.

Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.

La pensée politique de Paul Biya

Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.

Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.

Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).

Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .

Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.

C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.

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Le Pcrn invite Atanga Nji à reconsidérer sa décision de suspension du Fsnc

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Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]

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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya
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Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.

Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.

Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.

Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.

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