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Tech : une IA conçue pour le Cameroun revendique 97,2 % de précision dans la détection de la fraude fiscale

(Investir au Cameroun) – Une équipe de chercheurs affiliés aux universités de Ngaoundéré et de Dschang ainsi qu’à l’ESSCA School of Management, en France, affirme avoir développé un système d’intelligence artificielle capable de détecter la fraude fiscale au Cameroun avec une précision de 97,2 %. Selon les auteurs, le dispositif a été évalué sur 3,2 millions de transactions, puis expérimenté dans trois centres fiscaux, où il aurait réduit de 67 % le temps de traitement et généré des recettes supplémentaires.
Le montant de ces recettes n’est toutefois pas communiqué. Le résumé public ne précise pas davantage l’identité des centres, la durée du pilote ou le nombre de dossiers effectivement contrôlés. Au 25 août 2026, aucun document public de la Direction générale des impôts (DGI) retrouvé lors de cette vérification ne permet de corroborer cette expérimentation précise.
Les résultats sont présentés par Moïse Demlegue Frina, Jean Robert Kala Kamdjoug et Donald Richie Kuete Menou dans le chapitre de conférenceOptimizing Tax Revenue Through Machine Learning-Driven Fraud Detection: An Explainable Approach for Cameroon. Publié en ligne le 2 août 2026 par Springer Nature, le texte occupe les pages 252 à 266 des actes de WorldCIST 2026. La référence bibliographique de l’éditeur porte néanmoins le millésime 2027, celui du volume des actes.
97,2 % ne constitue pas un taux global de réussite du contrôle fiscal
D’après le résumé, les chercheurs ont exploité 3,2 millions d’enregistrements qualifiés de transactions fiscales, bancaires et douanières, collectés entre mai et novembre 2025. Ils combinent des modèles supervisés — XGBoost, Random Forest et machines à vecteurs de support — à des méthodes non supervisées, notamment Isolation Forest et des autoencodeurs. Une optimisation bayésienne sert à régler les modèles.
Le meilleur modèle d’ensemble aurait atteint une précision de 97,2 %, un rappel de 94,8 % et un score F1 de 96 %. Ces valeurs sont arithmétiquement cohérentes : la moyenne harmonique de la précision et du rappel ressort à 95,985 %, soit 96 % après arrondi.
Dans la définition usuelle d’une classification binaire, la précision mesure la proportion de fraudes parmi les opérations signalées par le système. Une précision de 97,2 % correspondrait donc à 2,8 % de fausses alertes parmi les alertes émises. Le rappel mesure la part des fraudes présentes dans l’échantillon que le modèle est parvenu à retrouver.
Ces résultats ne peuvent cependant pas être assimilés à un taux global de réussite du contrôle fiscal. Leur portée dépend notamment de la prévalence de la fraude, de la méthode d’étiquetage des cas, du seuil de déclenchement des alertes et de la séparation entre données d’entraînement et données de test.
Or, le résumé public ne fournit ni matrice de confusion, ni taux de fraude dans l’échantillon, ni description d’un test sur une période ou des contribuables totalement nouveaux. Le chapitre complet étant accessible sous abonnement, il convient d’attribuer ces lacunes au contenu public disponible, et non d’affirmer qu’elles sont absentes de l’étude intégrale.
Le taux de précision de 97,2 % ne peut pas non plus être opposé mécaniquement au taux de faux positifs de 34 % que les auteurs attribuent aux procédures existantes de la DGI. Si ces expressions sont utilisées dans leur sens statistique, elles reposent sur des dénominateurs différents. Une comparaison exige la matrice de confusion complète et la proportion de fraudes dans chaque dispositif.
Les chercheurs indiquent par ailleurs que leur chaîne informatique traite plus de 10 000 transactions par seconde, avec une latence inférieure à 100 millisecondes et la production d’un score de risque en moins de deux secondes. Le résumé ne décrit toutefois ni l’infrastructure utilisée ni les conditions du test. Il affirme également que les explications produites grâce aux méthodes SHAP et LIME ont accru de 67 % l’acceptation du système, sans préciser l’effectif interrogé, la valeur de départ ou le protocole d’évaluation.
Un pilote déclaré, mais aucun rendement budgétaire démontré
Le passage le plus sensible concerne l’expérimentation opérationnelle. Les auteurs affirment que le déploiement dans trois centres fiscaux a réduit de 67 % le temps de traitement et« generated additional revenue ». Mais le résumé ne donne ni le nom des centres, ni les dates du pilote, ni le nombre de dossiers examinés, ni les montants des rappels notifiés et encaissés. La base de comparaison utilisée pour calculer la baisse du temps de traitement n’est pas davantage indiquée.
Ces omissions empêchent d’évaluer le rendement économique du dispositif. Un bilan crédible devrait rapprocher les recettes effectivement recouvrées des coûts d’infrastructure, d’intégration des bases, de sécurisation, de formation, de maintenance et de traitement des contestations. Il faudrait aussi distinguer les redressements notifiés des sommes encaissées après recours.
Le projet répond néanmoins à un besoin officiellement identifié. Dans son Plan triennal de modernisation du système fiscal 2023-2025, la DGI constatait qu’elle ne disposait pas d’un outil centralisé de recoupement à grande échelle. Elle prévoyait d’acquérir l’infrastructure nécessaire, de former des ressources humaines au Big Data et d’interfacer un outil de recoupement avec FUSION pour l’analyse des risques et la programmation des contrôles.
Le Plan stratégique 2026-2028 montre qu’au 15 décembre 2025, 45 % de la programmation des contrôles était effectuée dans FUSION, contre une cible de 90 %. La DGI signalait encore l’absence d’un outil centralisé de recoupement à grande échelle, l’optimisation attendue de FUSION et le développement en cours d’un lac de données.
Le même document cite pourtant les recoupements automatisés à grande échelle parmi les points forts relevés par l’évaluation TADAT 2025. L’absence d’une architecture centralisée ne signifie donc pas que toute automatisation était inexistante. Elle ne réfute pas non plus, à elle seule, l’existence d’un pilote local. Elle montre plutôt que l’intégration recherchée à l’échelle de l’administration restait inachevée.
Pour 2026-2028, la DGI prévoit l’utilisation effective de l’intelligence artificielle, de la Business Intelligence et d’un système prédictif, ainsi que la création d’une unité chargée des recoupements massifs de données internes et externes. Ces orientations sont compatibles avec le système présenté par les chercheurs, mais elles ne confirment pas l’expérimentation décrite.
Baudouin Enama
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les Jeunes Patriotes préparent une veillée pour célébrer les 44 ans de Paul Biya au pouvoir

L’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora s’apprête à rendre un vibrant hommage à l’homme du 6 novembre 1982, Son Excellence Paul Biya.
En conférence de presse le lundi 26 octobre 2026 à Ebolowa, Roger Davy Ella Enguele, le secrétaire général du bureau exécutif national de l’Association des Jeunes Patriotes du Cameroun et de la Diaspora, a confié aux journalistes accrédités que l’initiative dans ses deux déclinaisons consiste dans un premier volet à organiser le 5 novembre 2026 une méga veillée de sensibilisation et de remobilisation des jeunes, des femmes et des hommes autour de la célébration du 44ᵉ anniversaire de l’accession à la magistrature suprême du président de la République Son Excellence Paul Biya au quartier Mbanga.
La deuxième articulation sera une séquence d’éducation au patriotisme et au loyalisme qui sera axée sur une orientation pour une ruée massive vers les urnes pour les élections municipales et législatives à venir dans la ville d’Ebolowa et ses environs.
Ces interventions, a précisé Roger Davy Ella Enguele, sont accompagnées et soutenues de bout en bout par les chefs des communautés anglophones, Bamileke, Haoussa, et les leaders des autres communautés des ressortissants des autres régions de l’Est, du Centre, du Littoral, du département de l’Océan qui ont souscrit entièrement à cette démarche. Car si Mbanga est un quartier cosmopolite, il reste également et pour toujours un bastion infranchissable du RDPC, donc une propriété exclusive de Son Excellence Paul Biya.
La pensée politique de Paul Biya
Lorsqu’il prête serment pour la première fois le 6 novembre 1982, Paul BIYA axe son action sur la démocratisation de la vie politique, la libéralisation sociale et économique, la rigueur dans la gestion, la moralisation des comportements et le renforcement de la coopération internationale.
Le nouveau chef de l’État décide d’asseoir son pouvoir sur la structure politique la mieux organisée de l’époque, l’ancien parti unique : l’Union Nationale Camerounaise (UNC). Il est élu président du Parti le 14 septembre 1983. Il organise ensuite une élection présidentielle anticipée et est élu Président de la République en janvier 1984, réélu en avril 1988 et en octobre 1992. Ce dernier scrutin est la première élection présidentielle au suffrage universel direct avec multiplicité de candidatures dans l’histoire du Cameroun. En novembre 1997 et en octobre 2004, il est réélu pour un mandat de sept ans.
Paul BIYA décide alors d’accélérer les réformes politiques pour engager résolument le pays dans la voie de la modernisation, la démocratisation et la participation du plus grand nombre au processus de prise de décision. En mars 1985, il redynamise l’UNC, lors d’un mémorable Congrès tenu à Bamenda, en réorganisant ses structures et en la rebaptisant Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais (RDPC).
Puis il encourage ses compatriotes à s’intéresser à la vie politique et à exprimer librement leurs idées. Il n’en fallait pas plus pour susciter un foisonnement d’initiatives de toutes tendances. Y compris au sein même de son propre parti, le RDPC. Paul BIYA dira plus tard : «le nom Rassablement Décmocratique du Peuple Camerounais (RDPC) n’est pas dû au hasard. Il s’agissait, en effet, d’abord, de rassembler, sans exclusive, nos concitoyens de bonne volonté, pour qui l’unité et la stabilité de notre pays sont les biens les plus précieux. Il s’agissait aussi de démocratiser une société politique qui avait eu sans doute ses mérites à un moment de notre histoire nationale, mais qui paraissait incapable d’évoluer. Il s’agissait enfin de rapprocher le pouvoir du peuple souverain, afin que celui-ci soit mieux associé à la conduite des affaires publiques . Ce sont ces objectifs que le RDPC s’est efforcé d’atteindre progressivement. D’abord en s’appliquant à lui-même les règles de pluralisme, ensuite, en donnant la parole à la base pour qu’elle puisse s’exprimer. C’est dire que lorsque le vent d’Est a abordé le rivage de l’Afrique, nous avions déjà entamé le processus démocratique« .
Le « vent d’Est » dont parle le chef de l’État stimule, en 1990, moult initiatives politiques de toutes colorations. Même si les premiers partis d’opposition ne sont reconnus et légalisés qu’en début février 1991, l’année 1990 marque l’apothéose du processus démocratique camerounais. Cette année-là, le Cameroun a renoué de manière irréversible avec la démocratie pluraliste.
C’est l’aboutissement du travail mené avec méthode, tact et réalisme par Paul BIYA dès son accession à la Magistrature suprême le 6 novembre 1982. Son expérience à la tête de l’État lui a permis de consolider les acquis démocratiques (élections pluralistes, Constitution moderne) et d’engager une profonde réforme de l’État. En outre, la paix et l’unité ont été préservées, voire renforcées.
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Le Pcrn invite Atanga Nji à reconsidérer sa décision de suspension du Fsnc
Dans un communiqué parvenu à notre rédaction, Christian Ndjock Nkongo, Secrétaire National aux Affaires Politiques aux Droits de l’Homme et aux Libertés du Parti camerounais […]
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« s’agit-il d’une mesure conservatoire ou d’une autre sanction s’ajoutant à celle de la justice ? », Tomaino Ndam Njoya

Pour l’Union démocratique du Cameroun, la suspension du FSNC suscite des interrogations.
Par la plume d’Hermine Patricia Tomaino Ndam Njoya, l’Union démocratique du Cameroun (UDC) pose une série d’interrogations sur la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Ces interrogations démontrent une incompréhension de la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji. Ce dernier a suspendu le parti d’Issa Tchiroma Bakary pour une période de trois mois.
Les motifs avancés par le membre du gouvernement dans son arrêté sont l’appel à l’insurrection, l’atteinte à l’intégrité territoriale, à l’unité nationale et à la souveraineté nationale, l’incitation à la violence ayant occasionné des destructions de biens publics et privés, des troubles graves à l’ordre public et la résidence de l’un des dirigeants statutaires à l’étranger.
Retrouvez ci-dessous le communiqué de l’UDC.
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