Actualités locales
le Cameroun muscle son dispositif sécuritaire
À l’approche des rentrées scolaire et universitaire 2026-2027, le gouvernement camerounaise renforce la vigilance sécuritaire. Une réunion spéciale d’évaluation s’est tenue le 26 août 2026 au ministère de la Défense afin d’anticiper les menaces susceptibles de perturber la reprise des activités éducatives.
Présidée par le ministre délégué à la Présidence chargé de la Défense, Joseph Beti Assomo, sur hautes instructions du président Paul Biya, la rencontre a réuni les principaux responsables de la sécurité et de la défense, dont le ministre de l’Administration territoriale, le Délégué général à la Sûreté nationale, le secrétaire d’État chargé de la Gendarmerie nationale et le haut commandement militaire.
Les échanges ont porté sur l’évolution de la situation sécuritaire dans les différentes régions du pays. Si celle-ci est jugée globalement maîtrisée, plusieurs points de vigilance demeurent, notamment les incursions terroristes dans l’Extrême-Nord, les mots d’ordre de « villes mortes » persistants dans certaines localités du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, les prises d’otages contre rançon dans le Septentrion, ainsi que la sécurisation des frontières, des activités minières et de la façade maritime.
Les autorités ont également évoqué la criminalité urbaine, notamment les cas d’infanticides et de féminicides. Face à ces défis, le ministre de la Défense a prescrit l’intensification des opérations de sécurisation et la coordination avec les autorités administratives.
La rentrée scolaire, prévue le 7 septembre 2026, et la rentrée universitaire, annoncée pour octobre, devront ainsi se dérouler sous un dispositif renforcé. Les Forces de Défense et de Sécurité réaffirment leur engagement à garantir un environnement sécurisé aux élèves, étudiants, enseignants et personnels éducatifs sur l’ensemble du territoire.
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Actualités locales
Grand Eweng, nouvel aéroport de Douala, data center… ces projets que le Cameroun propose aux investisseurs américains

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et les États-Unis doivent tenir ce jeudi 27 août 2026 à Yaoundé leur premier Dialogue économique et commercial bilatéral. Préparée depuis plusieurs semaines par des consultations entre le chargé d’affaires américain John G. Robinson et plusieurs membres du gouvernement, cette rencontre doit porter sur trois grands sujets : l’amélioration du climat des affaires, le développement du commerce et l’identification d’opportunités d’investissement entre les deux pays. Le numérique, l’agriculture, l’énergie et les mines font partie des secteurs expressément identifiés.
Dans le volet consacré aux investissements, Yaoundé veut profiter de ce nouveau cadre pour placer plusieurs projets dans le radar des entreprises, experts et instruments de financement américains. Le plus important par sa taille est Grand Eweng, projet hydroélectrique développé sur la Sanaga par l’américain Hydromine.
Le catalogue officiel des projets structurants en partenariat public-privé publié en avril 2026 par le Cameroun affiche pour Grand Eweng une puissance de 1 080 MW et un coût d’investissement estimé à 1 855 milliards FCFA, soit environ 3 milliards de dollars. Le projet figure parmi les 14 infrastructures prioritaires proposées aux partenaires et investisseurs. De son côté, le département américain du Commerce cite Grand Eweng parmi les opportunités ouvertes aux entreprises américaines dans l’ingénierie, les équipements électriques, la construction et les services environnementaux.
Le projet n’en est toutefois pas à ses débuts. Hydromine et le gouvernement camerounais travaillent sur Grand Eweng depuis plusieurs années. Le 5 juillet 2019, le ministère de l’Eau et de l’Énergie, Hydromine et Eneo avaient notamment signé une lettre d’intention destinée à encadrer la négociation d’un contrat d’achat de l’électricité produite par la future centrale. Depuis mai 2026, Eneo a été transformée en Société camerounaise d’électricité (SOCADEL). Le calendrier du projet demeure cependant incertain : Hydromine le présente toujours comme étant en développement, après plusieurs échéances de démarrage précédemment annoncées mais non tenues.
Un nouvel aéroport pour la métropole de Douala
Le gouvernement remet également sur la table le projet d’un aéroport de classe mondiale dans la région métropolitaine de Douala. L’idée figure déjà dans la Stratégie nationale de développement 2020-2030, qui prévoit la réalisation d’études de faisabilité. En novembre 2025, devant l’Assemblée nationale, le ministre des Transports avait annoncé l’intention du gouvernement de lancer ces études en 2026.
Ce projet de long terme vient s’ajouter aux investissements engagés pour réhabiliter l’actuel aéroport international de Douala. Il vise notamment à répondre aux limites du dispositif aéroportuaire existant et à renforcer l’ambition du Cameroun de devenir un hub aérien sous-régional.
Selon les projets présentés par la partie camerounaise dans le cadre des échanges, Yaoundé sollicite également l’expertise américaine pour des études portant sur la réalisation de complexes théâtraux ultramodernes à Yaoundé, Douala et Bamenda.
Data center, cloud et intelligence artificielle
Le numérique constitue l’autre grand bloc d’infrastructures mis en avant. Le programme soumis aux partenaires américains comprend notamment un data center national souverain associé à un parc cloud, la mise en place d’un Centre national d’opérations de sécurité (SOC) et l’accompagnement de l’opérationnalisation de la stratégie nationale d’intelligence artificielle.
Ces projets correspondent à un marché que Washington considère déjà comme porteur. Dans sonCountry Commercial Guideactualisé en avril 2026, le département américain du Commerce identifie explicitement au Cameroun une demande en infrastructures de données, cloud, cybersécurité, fibre optique et solutions numériques, et y voit des opportunités pour les entreprises américaines.
Les échanges doivent également porter, côté américain, sur l’interconnexion entre le Cameroon Customs Information System (CAMCIS) et les systèmes des compagnies aériennes afin de fluidifier le traitement du fret aérien, ainsi que sur la mise en place d’un système intégré de suivi et de surveillance des navires.
Dans les mines, Washington souhaite enfin approfondir les travaux de cartographie géologique et minière du pays. Le chantier ne part pas de zéro. Avec l’appui de la Banque mondiale dans le cadre du PRECASEM, le Cameroun a déjà produit une carte géologique nationale à l’échelle 1:500 000 ainsi que des cartes plus détaillées de plusieurs zones à l’échelle 1:200 000. L’enjeu est donc davantage d’achever, d’actualiser et de rendre plus exploitables ces données pour les investisseurs que de créer une cartographie minière ex nihilo.
Cette dernière précision renforce nettement le papier : elle évite le discours institutionnel et montre que le Dialogue du 27 août porte moins sur une simple liste de projets nouveaux que sur la recherche de partenaires américains capables de faire avancer des infrastructures déjà identifiées mais restées, pour plusieurs d’entre elles, au stade des études ou du développement pendant des années. C’est, à mon sens, le vrai fil économique de l’article.
Ludovic Amara
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le soutien d’Eto’o à Infantino provoque la colère de Jean Crépin Nyamsi

Invité le 26 août 2026 dans LE JOURNAL DES SPORTS sur Radio Équinoxe, Jean Crépin Nyamsi n’a pas caché son amertume après la prise de position de Samuel Eto’o en faveur de Gianni Infantino. Candidat déclaré à la prochaine élection à la présidence de la FIFA, Nyamsi assure avoir sollicité le soutien des autorités camerounaises et du président de la Fecafoot, sans obtenir de réponse.
Nyamsi dit avoir sollicité le soutien du Cameroun
Selon Jean Crépin Nyamsi, plusieurs correspondances ont été adressées il y a trois mois à la présidence de la République, au ministre des Sports Narcisse Mouelle Kombi et à Samuel Eto’o. L’objectif était notamment d’obtenir un parrainage dans la perspective de la course à la présidence de la FIFA.
Mais, affirme-t-il, aucune réponse ne lui est parvenue. Une situation qu’il juge d’autant plus surprenante que Samuel Eto’o aurait finalement pris position pour son principal adversaire, Gianni Infantino.
« Aujourd’hui, trois mois plus tard, je n’ai aucune réponse », a regretté le candidat, qui dit avoir été particulièrement surpris par l’attitude du président de la Fecafoot.
Le soutien d’Eto’o à Infantino passe mal
Le 24 août, dans un entretien accordé à CNN, Samuel Eto’o avait affiché son soutien au président sortant de la FIFA. Le dirigeant camerounais a salué le bilan de Gianni Infantino, estimant notamment qu’il avait permis à davantage de nations de participer à la Coupe du monde.
« Gianni Infantino a donné des opportunités à des nations qui n’avaient pas eu ces opportunités de participer au plus beau des tournois, la Coupe du monde », a déclaré Eto’o, allant jusqu’à affirmer que le patron de la FIFA « a changé le football ».
Une déclaration qui a visiblement déplu à Jean Crépin Nyamsi. Ce dernier considère le soutien de Samuel Eto’o comme une décision pour le moins surprenante, au regard des relations et du contexte de cette élection.
« Un mépris » pour le candidat
Au cours de son passage sur Radio Équinoxe, Jean Crépin Nyamsi a également mis en doute les conditions dans lesquelles Samuel Eto’o aurait pris cette décision. Il s’interroge notamment sur l’éventuelle consultation des autorités camerounaises, du ministère des Sports ou encore du Comité exécutif de la Fecafoot.
Pour lui, une décision aussi importante ne devrait pas relever de la seule volonté du président de la Fédération camerounaise de football. Il affirme, avec son équipe, vouloir poursuivre son combat et refuse de considérer cet épisode comme une raison de renoncer à sa candidature.
Nyamsi estime par ailleurs que le silence qui aurait entouré ses demandes de soutien s’apparente à un « mépris », une expression qui traduit la tension grandissante autour de cette bataille électorale.
Infantino accusé de ne plus défendre les intérêts du football
Jean Crépin Nyamsi a également profité de son intervention pour s’attaquer au bilan de Gianni Infantino. À l’inverse de Samuel Eto’o, il estime que le président sortant est aujourd’hui « vomi » par une partie du monde du football.
Selon lui, Infantino ne défendrait plus suffisamment les intérêts du football. Une divergence de vision qui place les deux hommes sur des positions clairement opposées à l’approche de l’élection.
Le candidat camerounais s’interroge enfin sur les raisons profondes du soutien apporté par Samuel Eto’o à Infantino. « Est-ce une alliance ? Est-ce une position encore footballistique ou mercantile ? », s’est-il demandé, laissant ainsi planer le doute sur les motivations de cette prise de position.
À quelques mois de l’échéance électorale, la sortie de Jean Crépin Nyamsi illustre en tout cas les tensions qui commencent à entourer la prochaine course à la présidence de la FIFA. Le soutien affiché par Samuel Eto’o à Gianni Infantino pourrait ainsi devenir l’un des sujets de débat de cette campagne.
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le projet de bauxite de Minim-Martap au bord du gouffre

Coup dur pour l’ambition minière du Cameroun. Canyon Resources abandonne son objectif de production au 4ᵉ trimestre 2026. En cause : le gel de 82 milliards FCFA (140 M$) par AFG Bank, une OPA hostile à 0,05 dollar australien sur 55,56 % du capital déjà détenu, alors que le gisement de 1,1 milliard de tonnes est prêt avec 60 wagons en route.
C’est un coup de théâtre dans l’Adamaoua. Alors que le pays attendait ses premières exportations de bauxite fin 2026, Canyon Resources vient de reporter sine die le projet Minim-Martap.
Le couperet est tombé le lundi 24 août 2026 via un communiqué officiel. Le directeur général, Peter Secker, quittera ses fonctions d’ici fin août, signe d’une crise de gouvernance profonde.
Le blocage est d’abord financier. AFG Bank Cameroun a gelé sa ligne de crédit de 82 milliards de FCFA, soit 140 millions de dollars, indispensables au démarrage.
Ce gel coïncide avec une manœuvre boursière agressive. Le principal actionnaire, A2MP Investments de l’homme d’affaires Gagan Gupta, qui détient déjà 55,56 % du capital, a lancé une OPA hostile pour prendre le contrôle total à prix cassé : 0,05 dollar australien l’action. Son argument : le projet ne serait plus rentable face à l’explosion des coûts logistiques.
Le paradoxe est total sur le terrain. La route minière est achevée et les 60 premiers wagons commandés en Chine doivent accoster à Douala en octobre. Le gisement, l’un des plus riches au monde avec 1,1 milliard de tonnes de ressources, est prêt.
Pour l’État, qui comptait sur Minim-Martap pour compenser le déclin pétrolier, l’attente se prolonge. Verdict le 21 septembre 2026, date de clôture de l’OPA.
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