Alors que Gianni Infantino traverse une période très agitée à la FIFA, Samuel Eto’o a choisi de prendre publiquement sa défense. Le président de la FECAFOOT estime que le dirigeant italo-suisse a fait évoluer le football mondial et donné davantage de possibilités au continent africain.
Samuel Eto’o défend le bilan de Gianni Infantino
Samuel Eto’o ne cache pas son soutien à Gianni Infantino. Dans un entretien accordé à CNN, l’ancien capitaine des Lions Indomptables a salué le travail réalisé par le président de la FIFA depuis son arrivée à la tête de l’instance.
« Le président Gianni Infantino a changé le football », affirme Samuel Eto’o, président de la FECAFOOT.
Pour le dirigeant camerounais, l’élargissement de la Coupe du monde représente notamment une évolution importante. Le Mondial est passé à 48 équipes en 2026, offrant davantage de places aux nations qui avaient rarement l’occasion d’atteindre la phase finale.
L’argument concerne particulièrement l’Afrique. Le continent dispose désormais de neuf places directement qualificatives pour la Coupe du monde, avec une dixième possibilité via les barrages intercontinentaux.
« Il a aidé notre continent », insiste Eto’o
Samuel Eto’o ne limite toutefois pas son appréciation au nombre de participants à la Coupe du monde. Il met également en avant le soutien apporté aux fédérations africaines à travers les programmes de développement de la FIFA.
« Il a aidé notre continent. Il a aidé nos fédérations à se développer beaucoup plus rapidement, et nous devons le reconnaître », poursuit Samuel Eto’o.
Ce soutien intervient alors que le patron de la FIFA fait face à une contestation grandissante. Plusieurs grandes confédérations et fédérations ont exprimé leurs réserves sur sa gouvernance, notamment après l’abandon du projet FIFA Forward Enterprise.
Pour Eto’o, ces critiques ne doivent toutefois pas effacer les avancées réalisées depuis plusieurs années.
Pourquoi Infantino est-il autant contesté ?
Le contexte actuel est loin d’être tranquille pour le président de la FIFA. Le projet FIFA Forward Enterprise, qui devait notamment ouvrir une partie des activités commerciales de l’instance à des investisseurs privés, a suscité une vive opposition.
La FIFA a finalement reconnu que des erreurs avaient été commises dans le processus et a abandonné le projet. La CAF a ensuite approuvé à l’unanimité la mise à jour présentée par Infantino et son secrétaire général Mattias Grafström.
Cette décision n’a cependant pas suffi à calmer la contestation. L’UEFA, la CONCACAF et la Confédération asiatique de football font partie des acteurs qui ont exprimé une opposition de plus en plus forte à Infantino.
La prochaine élection présidentielle de la FIFA, prévue en 2027, ajoute évidemment une dimension politique à cette bataille.
C’est justement sur ce terrain que Samuel Eto’o estime que certains détracteurs du président de la FIFA se situent.
Eto’o voit une dimension politique derrière la contestation
L’ancien attaquant du FC Barcelone considère que les critiques actuelles doivent aussi être replacées dans le contexte de la prochaine élection.
« Je ne pense pas que le président Gianni Infantino ait fait quoi que ce soit de mal », estime Samuel Eto’o.
Le président de la FECAFOOT va même plus loin lorsqu’il évoque les raisons de cette contestation :
« Tout ça est arrivé parce qu’il y a des élections à venir », estime Samuel Eto’o.
Cette lecture ne fait évidemment pas l’unanimité. Plusieurs responsables du football mondial reprochent justement à Infantino son mode de gouvernance et le manque de consultation autour de certaines décisions.
Mais pour Eto’o, le bilan du dirigeant doit peser dans le débat.
Le président de la FECAFOOT appelle l’Afrique à assumer son soutien
Le message adressé par Samuel Eto’o aux responsables africains est donc assez clair. Il considère que les fédérations du continent ont intérêt à reconnaître les changements intervenus sous l’ère Infantino.
« Nous devons accepter et reconnaître ce qu’il a fait, et nous devrions le soutenir pour tout ce qu’il a accompli jusqu’à présent », plaide Samuel Eto’o.
Cette position rejoint celle de la CAF. Le Comité exécutif de l’instance africaine avait déjà réaffirmé unanimement son soutien à Infantino le 6 août, après les excuses de la FIFA concernant le projet FIFA Forward Enterprise.
Le bloc africain pourrait d’ailleurs jouer un rôle majeur dans la prochaine élection. Avec 54 associations membres, la CAF dispose d’un poids électoral considérable au sein de la FIFA. Plusieurs fédérations africaines seraient toutefois tentées de rejoindre l’opposition, malgré la position officielle de la confédération.
La bataille autour de la succession d’Infantino ne fait donc que commencer. Et Samuel Eto’o vient clairement de choisir son camp.














