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Santé publique : 56,1% des décès enregistrés dans les hôpitaux sont des hommes

Les raisons sont contenues dans le rapport annuel 2025 sur les causes de décès dans le pays qui analyse les données issues de 31 formations sanitaires à travers les 10 régions du pays au cours de l’année dernière.
La plupart des personnes décédées dans les hôpitaux sont des hommes. Ces morts occupent 56,1% de la moyenne totale des décès enregistrés. Les chiffres et les raisons ont récemment été publiés dans le rapport annuel 2025 sur les causes de décès au Cameroun. Le document réalisé selon les standards internationaux donne une image de la mortalité et des causes de décès en milieu hospitalier au Cameroun.
Ledit rapport analyse des données issues de 31 formations sanitaires à travers les 10 régions du pays au cours de l’année 2025. Au total, 6 360 décès ont été enregistrés. Ledit rapport précise que de manière globale, la population de plus de 60 ans est plus touchée, suivi des enfants de 0 à 5 ans (15,1%).
Les femmes sont les plus nombreuses dans la tranche d’âge des plus de 70 ans. Dix causes majeures des décès ont été identifiées par l’étude : la maladie cérébro-vaculaire ; les affections périnatales ; le diabète sucré ; les troubles endocriniens ; le paludisme ; les infections des voies respiratoires inférieures ; la néphrite et les névroses ; le VIH ; les accidents de la route et la tuberculose.
Pour les maladies non-transmissibles qui sont le groupe le plus représenté à 55%, Elise Ikoula, coordinatrice de l’équipe codeur du rapport, préconise la prévention. «Cela passe au niveau individuel par une bonne hygiène de vie, notamment la pratique du sport, l’alimentation de qualité et le dépistage régulier» a souhaité Elise Ikoula lors de la présentation du rapport à Yaoundé le 14 août dernier.
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Zamboy, le drame centrafricain qui a aussi endeuillé le Cameroun

Le grave éboulement survenu, le mardi 18 août 2026, sur un site d’exploitation aurifère à Zamboy, en République Centrafricaine, a fait de nombreuses victimes. Le bilan provisoire dressé le 19 août faisait état d’au moins 107 morts. Situé à proximité immédiate du Cameroun, le site employait notamment des ressortissants camerounais. Quatre dépouilles camerounaises avaient déjà été rapatriées à Garoua-Boulaï, tandis que les autorités des deux pays continuaient à coordonner la prise en charge des victimes. À Zamboy, l’or a laissé place au deuil.
Le mardi 18 août dernier, aux environs de 12 heures, un effondrement s’est produit sur un site d’exploitation aurifère situé dans le village centrafricain du même nom, dans la préfecture de la Nana-Mambéré. La proximité avec le Cameroun a immédiatement fait craindre un drame sur le territoire national. Les autorités camerounaises ont toutefois tenu à lever toute ambiguïté : l’accident s’est produit en République Centrafricaine, de l’autre côté du fleuve Kadey, qui matérialise la frontière entre les deux pays.
UN DRAME AUX LOURDES CONSÉQUENCES HUMAINES
Le site de Zamboy, également désigné dans certaines sources sous le nom de « Moscou-RCA », est une zone d’exploitation aurifère artisanale et semi-mécanisée. Selon les informations disponibles, l’effondrement a fait de nombreux morts et blessés. L’ampleur du drame ravive les inquiétudes sur les conditions de sécurité dans les sites d’orpaillage artisanaux de la Nana-Mambéré. L’absence de dispositifs de soutènement et le non-respect des normes de sécurité sont régulièrement présentés comme des facteurs aggravants lors des accidents miniers dans cette région.
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DES CAMEROUNAIS PARMI LES VICTIMES
La proximité géographique entre Zamboy et le Cameroun explique en partie l’implication de ressortissants camerounais dans ce drame. Les deux villages portant le même nom sont séparés par le fleuve Kadey, frontière naturelle entre les deux États. Le gouverneur de la région de l’Est du Cameroun, Grégoire Mvongo, a précisé que l’accident ne s’était pas produit en territoire camerounais. Le ministre Joseph Lé, de la Fonction publique et de la Réforme administrative, a également rappelé que le site d’exploitation aurifère se trouve dans le village centrafricain de Zamboy, frontalier du village camerounais éponyme.
Cette précision vise à mettre fin à la confusion sur le lieu exact du drame. Elle n’efface toutefois pas les conséquences pour les ressortissants camerounais concernés, les deux localités étant voisines. Face à la situation, les autorités camerounaises ont pris des dispositions pour accueillir les ressortissants blessés souhaitant regagner le pays et leur assurer une prise en charge. Elles travaillent également avec les autorités centrafricaines afin de faciliter l’identification, le rapatriement et l’inhumation des victimes. À ce stade, quatre dépouilles de ressortissants camerounais ont été rapatriées et transférées à Garoua-Boulaï, selon les informations communiquées par les autorités.
LA SÉCURITÉ DES SITES MINIERS À NOUVEAU QUESTIONNÉE
Au-delà de la localisation administrative du drame, l’éboulement de Zamboy révèle la réalité quotidienne des populations vivant de part et d’autre de la frontière. Les échanges entre les deux communautés sont nombreux, notamment autour des activités commerciales et minières.
L’accident de Zamboy remet surtout sur la table la question de la sécurité dans l’exploitation minière artisanale. Selon les éléments rapportés, l’absence fréquente de structures de soutien technique sur certains sites expose directement les travailleurs aux effondrements. Ce drame intervient alors que la République Centrafricaine a déjà enregistré d’autres accidents miniers meurtriers en 2026. Le nouvel éboulement relance ainsi les appels à un meilleur encadrement de l’exploitation artisanale et au renforcement des normes de sécurité.
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Au-delà des pertes en vies humaines, ces accidents soulèvent également la question de la régulation du secteur aurifère dans les zones frontalières. L’exploitation de l’or constitue une activité économique importante pour de nombreuses populations, mais son développement dans des conditions précaires peut transformer les sites miniers en véritables pièges mortels.
À propos, l’expert en mines, pétrole et enseignant-chercheur, le Dr Bareja Youmssi, regrette, côté camerounais, ces « morts de trop qui reflètent l’état chaotique du secteur minier camerounais en général et des activités aurifères en particulier. La Sonamines qui doit encadrer cette activité ne se contente que de prélever l’impôt synthétique (en produit) libératoire auprès des orpailleurs, sans se soucier des conditions dans lesquelles ils travaillent ».
Il propose par conséquent à la Sonamines d’identifier les orpailleurs à travers la délivrance des cartes d’exploitants, responsabilité de la Sonamines, et au ministère en charge des Mines de créer des zones d’exploitation artisanale (ZEA). Il recommande également à la Sonamines d’assister techniquement les orpailleurs, de racheter leur production aux prix hors compétition, « sinon ils seront à la merci des trafiquants », mais également de faire du monitoring environnemental et des risques liés aux exploitations.
À Zamboy, les opérations de prise en charge se poursuivent pendant que les familles attendent des nouvelles de leurs proches. Pour le Cameroun, l’urgence est désormais d’assurer l’accompagnement de ses ressortissants touchés par le drame. Pour la Centrafrique, l’éboulement remet une nouvelle fois en lumière la nécessité de renforcer la sécurité sur les sites d’orpaillage. Derrière les chiffres, ce sont surtout des vies brisées et des familles endeuillées que rappelle cette nouvelle tragédie à quelques kilomètres de la frontière camerounaise.
Par Yvana TELEZING
Défis Actuels du 24/08/2026
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Louisiane : une fillette de 8 ans se baignait dans un lac, elle a été tuée par une amibe rare

Une baignade dans un lac de Louisiane a viré au drame.
Lillian Smart, une fillette de 8 ans, est décédée après avoir contracté une infection extrêmement rare liée à la Naegleria fowleri, souvent surnommée « l’amibe mangeuse de cerveau ».
Une infection après une baignade dans le lac Claiborne
Le drame s’est produit en Louisiane, aux États-Unis. La petite Lillian Smart se baignait dans les eaux chaudes du lac Claiborne lorsqu’elle aurait été exposée à la Naegleria fowleri.
Cette amibe microscopique vit principalement dans les eaux douces chaudes. Dans de très rares cas, elle peut pénétrer dans le corps par le nez lors d’une baignade. Elle peut alors atteindre le cerveau et provoquer une infection appelée méningo-encéphalite amibienne primitive, ou PAM.
L’état de santé de l’enfant s’est rapidement détérioré. Elle a été hospitalisée le 15 août, alors que l’infection avait déjà commencé à provoquer de graves lésions neurologiques.
Lillian Smart meurt après une semaine à l’hôpital
Malgré les soins prodigués par les médecins, la fillette n’a pas survécu. Lillian Smart est décédée samedi 22 août, après une semaine d’hospitalisation.
Ses parents ont annoncé la terrible nouvelle sur Facebook, dans un message particulièrement bouleversant.
« Ses lésions cérébrales étaient trop graves pour que son petit corps puisse s’en remettre. » ont écrit les parents de Lillian Smart pour annoncer la disparition de leur fille.
La famille doit désormais faire face à une perte particulièrement brutale. Lillian n’avait que 8 ans.
Une maladie extrêmement rare mais très grave
La Naegleria fowleri est souvent appelée « amibe mangeuse de cerveau ». Cette appellation, très médiatisée, peut toutefois donner une image trompeuse du parasite. L’amibe ne « mange » pas littéralement le cerveau. Elle provoque une destruction importante des tissus cérébraux après avoir pénétré par les voies nasales.
Selon les autorités sanitaires américaines, la contamination ne se produit pas en buvant de l’eau contaminée. Le principal risque survient lorsque de l’eau contenant l’amibe remonte dans le nez, notamment pendant une baignade ou une activité aquatique.
Les infections restent extrêmement rares. Mais lorsqu’une PAM apparaît, son évolution est généralement très rapide et le taux de mortalité reste extrêmement élevé.
Des symptômes qui peuvent apparaître rapidement
Les premiers signes peuvent ressembler à ceux d’une méningite. Fièvre, maux de tête, nausées et vomissements peuvent notamment apparaître au début de l’infection.
Avec la progression de la maladie, d’autres symptômes peuvent survenir : raideur de la nuque, confusion, troubles de l’équilibre, hallucinations ou convulsions.
La rapidité de l’évolution rend la prise en charge particulièrement difficile. Dans le cas de Lillian Smart, son état s’est suffisamment aggravé pour nécessiter une hospitalisation quelques jours seulement après l’exposition présumée.
La tragédie rappelle surtout que, dans certaines conditions, les eaux douces chaudes peuvent présenter un risque sanitaire exceptionnel, même si la contamination par Naegleria fowleri demeure extrêmement rare.
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Belgique : un corps retrouvé, l’affaire Tyméo âgé de 5 ans relancée

Près de deux mois après la disparition de Tyméo, une macabre découverte relance l’enquête en Belgique.
Un corps d’enfant a été retrouvé lundi à Onhaye, dans la province de Namur. Les autorités pensent qu’il pourrait s’agir du petit garçon de 5 ans, mais son identité doit encore être confirmée.
Un corps découvert au bord de la N97
La découverte a été faite le lundi 24 août vers 11 heures, à la suite d’un nouveau témoignage. La Police judiciaire fédérale a retrouvé le corps dans un talus, en bordure de la N97, à Onhaye.
La dépouille était fortement détériorée. Les enquêteurs n’ont donc pas pu procéder immédiatement à une identification formelle.
Pourtant, plusieurs éléments retrouvés sur place orientent les recherches vers Tyméo. Le parquet de Namur reste toutefois prudent. Les circonstances et les causes du décès ne sont pas encore établies.
Une autopsie doit permettre d’apporter des réponses supplémentaires et de confirmer ou non l’identité de l’enfant.
Tyméo et son père avaient disparu le 27 juin
Tyméo, âgé de 5 ans, avait disparu avec son père Bryan Brigou le 27 juin dernier à Onhaye. Depuis ce jour, les deux hommes n’avaient plus donné signe de vie.
La Police fédérale avait rapidement lancé un avis de recherche. Selon les informations officielles, Bryan Brigou avait été vu pour la dernière fois avec son fils dans l’après-midi du 27 juin. Son véhicule, une Volkswagen Golf 6 noire, avait ensuite été retrouvé vide le lendemain sur le parking du terrain de football d’Onhaye.
À l’époque, Tyméo portait notamment un short noir, un T-shirt blanc et une casquette aux couleurs de Spider-Man. L’enfant avait les yeux bleus et les cheveux blonds.
Le père de Tyméo toujours introuvable
Bryan Brigou, 29 ans, reste activement recherché. Au moment de sa disparition, il portait un bracelet électronique à la cheville droite, selon l’avis officiel de la Police fédérale.
Les recherches menées après la découverte du corps n’ont pas permis de retrouver sa trace. Le parquet indique que d’importants moyens ont été déployés dans le secteur.
Les enquêteurs continuent donc de travailler sur plusieurs hypothèses. Aucune piste n’est écartée à ce stade et les circonstances exactes de la mort de l’enfant restent inconnues.
L’identification du corps constitue désormais une étape majeure pour les enquêteurs. Si les examens confirment qu’il s’agit bien de Tyméo, l’enquête devra ensuite déterminer ce qui s’est passé depuis sa disparition et pourquoi son corps a été retrouvé à cet endroit, près de deux mois plus tard.
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