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Camair-Co : 101,5 milliards FCFA de pertes en 2019, le redressement toujours inachevé

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Camair-Co : 101,5 milliards FCFA de pertes en 2019, le redressement toujours inachevé
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Décidée en 2020 alors que Camair-Co affichait déjà 101,5 milliards FCFA de pertes cumulées, la restructuration de la compagnie n’a pas été menée à son terme. Le plan global prescrit par le chef de l’État n’a jamais été élaboré. Six ans plus tard, les mesures engagées restent partielles et les capitaux propres demeurent négatifs.

La restructuration de Camair-Co devait marquer un nouveau départ. Elle n’a finalement pas dépassé le stade des mesures partielles. En 2020, l’État voulait remettre la compagnie nationale sur les rails après plusieurs années de difficultés financières. Le diagnostic était déjà lourd. À fin 2019, Camair-Co cumulait 101,5 milliards FCFA de pertes. Ses capitaux propres s’établissaient à -91,9 milliards FCFA. Face à cette situation, le chef de l’État a validé, par correspondance du 14 juillet 2020, des mesures urgentes. Il a surtout demandé au Premier ministre, chef du gouvernement, de préparer un plan global de restructuration, de relance et de développement de la compagnie. Six ans plus tard, ce document n’a toujours pas vu le jour dans les conditions prescrites.

UN PLAN DE RESTRUCTURATION JAMAIS ÉLABORÉ

La démarche arrêtée en 2020 devait dépasser les actions ponctuelles. Elle devait définir une trajectoire pour restaurer durablement la santé financière et opérationnelle de Camair-Co. Le projet prévoyait notamment l’ouverture du capital à hauteur de 51 % à un partenaire stratégique privé. Cette option devait permettre de faire entrer de nouvelles ressources et de donner à la compagnie un cadre de gestion plus solide. Elle devait également être conduite en concertation avec les administrations compétentes et la Cameroon Civil Aviation Authority. Mais la juridiction chargée d’examiner la situation de la compagnie constate que le plan global demandé en 2020 n’a pas été élaboré. « Seules des actions partielles ont été engagées », relève-t-elle. Ce défaut de cadre a laissé la compagnie avancer sans véritable feuille de route financière. Les mesures prises n’ont donc pas permis de traiter l’ensemble des difficultés accumulées.

LES PERTES CONTINUENT DE S’ACCUMULER

Le résultat est visible dans les comptes. Depuis la situation observée en 2019, les pertes se sont encore alourdies de 53 milliards FCFA. À fin 2023, les capitaux propres restent dans le rouge, à -58 milliards FCFA. La compagnie n’a donc pas retrouvé une structure financière suffisamment solide. La juridiction relève l’absence d’une recapitalisation adéquate de la part de l’État. Elle pointe également l’absence d’un plan précisant les modalités de financement et d’un dispositif de suivi rigoureux. Le problème ne se limite pas aux résultats déficitaires. Il touche directement la capacité de Camair-Co à poursuivre son activité dans des conditions économiquement soutenables.

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L’ÉTAT REPREND UNE PARTIE DE LA DETTE

Des mesures avaient pourtant été envisagées pour restaurer les capitaux propres. Le dispositif prévoyait notamment le transfert des actifs de l’ex-Camair et la reprise d’une dette de 127,2 milliards FCFA. Sur ce volet, l’État a effectivement pris en charge une partie du passif. Par l’intermédiaire du ministère des Finances, il a repris 86,79 milliards FCFA de dettes. Cette opération a produit un effet visible sur les comptes. Les capitaux propres sont passés de -118,2 milliards FCFA à -44,6 milliards FCFA à fin 2022. L’amélioration n’a toutefois pas suffi à régler le problème. Les formalités juridiques liées à cette reprise de dette n’étaient pas totalement achevées. Surtout, les actifs transférés de l’ex-Camair n’étaient toujours pas intégrés dans la comptabilité de Camair-Co. Ils n’avaient donc pas encore contribué au renforcement des fonds propres. L’État n’a par ailleurs procédé ni à une subvention d’exploitation, ni à une augmentation de capital en numéraire.

UNE COMPAGNIE QUI CONTINUE DE VOLER À PERTE

Pendant que le redressement financier reste incomplet, l’exploitation se poursuit. Les dirigeants ont continué à travailler sur la base de budgets prévisionnels déficitaires. La juridiction relève surtout qu’aucune ligne de transport n’est rentable. Cette situation pose la question du modèle économique de la compagnie. Maintenir les vols permet de préserver la continuité de l’activité. Mais cette stratégie ne règle pas le déficit structurel. La juridiction estime ainsi que la gestion s’est davantage concentrée sur le court terme. La priorité donnée à la permanence des vols s’est faite au détriment de la maîtrise des coûts et du retour à l’équilibre financier. Elle considère cette orientation comme contraire aux intérêts de l’État actionnaire et de la compagnie.

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PRÈS DE 14 MILLIARDS FCFA POUR LA FLOTTE

Le renouvellement ou la remise à niveau de la flotte constituait un autre volet du redressement. Une enveloppe de 15 milliards FCFA avait été prévue. Elle devait financer l’acquisition de deux Q400, la réhabilitation de deux Boeing 737-700 et la conversion d’un Boeing 737-300 en avion-cargo. Dans les faits, deux Q400 et un Boeing 737-700 ont été remis en exploitation. Le montant engagé atteint environ 14 milliards FCFA. L’effort financier sur la flotte n’a cependant pas changé le constat établi sur la rentabilité des lignes. La compagnie continue d’évoluer dans un environnement où aucune ligne de transport ne dégage de rentabilité. Le contraste reste donc important entre les ressources mobilisées pour maintenir l’outil de production et l’absence de retour à l’équilibre financier.

Le cas Camair-Co met ainsi en évidence un décalage entre la décision politique et son exécution. En juillet 2020, l’État avait fixé une direction. Il fallait restructurer la compagnie, organiser sa relance, renforcer ses fonds propres et ouvrir son capital à un partenaire stratégique privé à hauteur de 51 %. Mais le plan global devant encadrer cette transformation n’a pas été élaboré. Depuis, des mesures ont été prises. L’État a repris 86,79 milliards FCFA de dettes. Des actifs de l’ex-Camair devaient renforcer les fonds propres. Une enveloppe de 15 milliards FCFA a été mobilisée pour la flotte. Une partie des appareils a retrouvé les airs. Ces opérations n’ont pourtant pas permis de sortir Camair-Co de sa fragilité financière. À fin 2023, les capitaux propres restent négatifs à 58 milliards FCFA. Les pertes ont augmenté de 53 milliards FCFA depuis la situation de référence de 2019. Et la compagnie continue d’exploiter des lignes dont aucune n’est rentable. Le principal enjeu se situe désormais moins dans l’annonce de nouvelles mesures que dans leur cohérence, leur financement et leur exécution. Le dossier Camair-Co reste ainsi marqué par une question centrale. Comment une restructuration décidée au plus haut niveau de l’État en 2020 a-t-elle pu rester incomplète six ans plus tard ?

Par Fabrice BELOKO
Défis Actuels du 20/08/2026

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités
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Une convention a été signée avec l’entreprise Eclipse Energies renouvelables ce mardi 28 octobre 2026 à Yaoundé.

Sourires, applaudissements et you-you ont meublé ce mardi 27 octobre 2026 à Yaoundé, la signature de la convention de partenariat entre les entreprises Meta Energy, société du groupe Meta Invest (qui lançait officiellement ses activités) et Eclipse Energies renouvelables. La signature de partenariat était également l’occasion pour Meta Energy de présenter ses nouvelles offres.

L’entreprise lance ses activités avec trois kit (A-B et C) afin de rendre l’énergie solaire accessible à tous les ménages, les commerce, les industries et les commerces, des kits fournis, installés, entretenus et garantis par des équipes, payables sur 10 ans et qui deviennent la propriété du client au terme du contrat.

« Ce qui va changer avec ce partenariat c’est l’accessibilité aux équipements surtout sur le plan financier. Le partenariat qui vient d’être signé avec Eclipse Energies renouvelables installée au Canada et qui fait ses classes au Cameroun, c’est d’abord pour d’une part sa technologie et d’autre part le marché. Ensemble, nous venons répondre à un problème que nous vivons tous ici présents. L’idée pour nous c’est d’apporter des solutions concrètes aux difficultés que les Camerounais rencontrent. Ce type de partenariat Nord-Sud est à encourager » a expliqué Lisette Claudia Tame, promotrice de Meta Energy.

La première étape consiste à échanger avec le client afin d’identifier ses besoins et de lui proposer la formule la plus adaptée ou réaliser une étude sur le site. Ensuite, un contact est établi entre le client et Meta Energy afin de procéder au règlement du forfait d’installation selon la formule choisie. Une fois que cette deuxième étape est réalisée, les techniciens de Meta Energy assurent la pose de la mise en service du système solaire dans le respect des normes de sécurité.

Le kit A (essentiel) concerne les maisons sans climatisation et sans (gros appareils) avec 4,9 kwh/jour et 2,7 kwh pendant la nuit avec un forfait d’installation estimé à 249 900 FCFA et 24 900 FCFA de forfait mensuel. Le kit A ne peut alimenter que les postes téléviseurs, ventilateurs, réfrigérateur, chargeurs, box internet.

Le kit B quant à lui est destiné aux maisons avec climatisation avec 13,4 kWh/jour et 9,2 kWh pendant la nuit avec un forfait d’installation de 499 900 FCFA et 49 900 FCFA de forfait mensuel. Ce kit alimente également les mêmes appareils que le kit A. le kit C quant à lui alimente les commerces, les industries et les grandes maisons.

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »
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Kylian Mbappé perd deux contrats en Chine après avoir qualifié Mao Zedong de « dictateur »

Une plaisanterie qui coûte cher à Kylian Mbappé ! Deux grandes entreprises chinoises, Dongpeng et Mengniu, ont annoncé ce mardi 27 octobre mettre fin à leur partenariat avec l’attaquant du Real Madrid.

À l’origine de la polémique : une vidéo circulant sur les réseaux sociaux dans laquelle le capitaine des Bleus semble évoquer un montage humoristique associant son visage à celui de Mao Zedong, ancien dirigeant communiste chinois, qu’il présente comme un « dictateur chinois ».

Des propos qui ont suscité de nombreuses réactions en Chine, où Mao Zedong demeure une figure historique majeure.

« Notre entreprise s’oppose fermement à tout comportement qui heurte les sentiments nationaux », a déclaré Dongpeng, annonçant la rupture immédiate de sa collaboration avec le footballeur. Le géant laitier Mengniu a pris une décision similaire.

Sur le réseau social chinois Weibo, certains internautes dénoncent des propos « extrêmement graves et inappropriés », tandis que d’autres réclament des poursuites contre le joueur.

LAFP indique ne pas avoir pu confirmer, à ce stade, l’authenticité de la vidéo. Kylian Mbappé n’a donc pas été formellement authentifié comme l’auteur de ces propos.

Yvan Pedri

Journaliste – Actualité People
Yvan Pedri est journaliste spécialisé dans l’actualité people et les tendances du divertissement. Il couvre les grands événements médiatiques, les nouvelles des célébrités ainsi que les sujets qui suscitent le plus d’intérêt auprès du grand public.Reconnu pour sa réactivité et son souci de précision, il s’attache à publier des contenus rigoureusement vérifiés tout en restant proche des attentes des lecteurs de La Minute du Buzz.Domaines d’expertise : Actualité people, médias, télévision, stars internationales, influence digitale.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR www.laminutedubuzz.com

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Filière banane-plantain : 60 nouveaux jeunes en incubation à Kribi

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Energie solaire : Meta Energy lance officiellement ses activités
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Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026 à Ngomedzap.

Pendant une semaine, le centre spécialisé de la filière Banane-Plantain à Mbébé par Kribi, va abriter une soixantaine de jeunes agripreneurs. Ils ont reçu des kits hier lundi 26 octobre 2026, dans le cadre de la visite de travail de Samuel Tony Obam, président de président national de la Filière banane-plantain du Cameroun (FBPC), dans le cluster industriel spécial chaîne de valeurs banane-plantain de Ngomedzap, département du Nyong-et-So’o dans la région du Centre.

La cérémonie tenue hier a connu la présence de d’une demi-dizaine de maires et de présidents de coopératives agricoles des régions du Centre, du Littoral et du Sud. Il y a également eu une mission de benchmarking pour s’inspirer du cluster de Ngomedzap, qui s’impose progressivement comme modèle de Mairie de Production et de création d’emplois décents pour les jeunes.

«Cet événement correspond à la 8e cohorte nationale de jeunes incubés de la FBPC, et précisément à la 4e cohorte du cluster industriel de Ngomedzap porté par l’Association AGORA, dont le ministre Grégoire Owona est le mandataire. Au-delà de ces 60 jeunes, c’est tout le contexte agricole national et international qui impose aujourd’hui la création de Banane-plantain S.A, et qui rend l’import-substitution un impératif non négociable» a indiqué Samuel Tony Obam.

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