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Maroc: Une jeune femme malienne donne naissance à neuf bébés simultanément

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Maroc: Une jeune femme malienne donne naissance à neuf bébés simultanément
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Et si une grossesse pouvait réserver une surprise totalement inattendue ? En mai 2021, Halima Cissé, une jeune Malienne, a donné naissance à neuf enfants à Casablanca. Cinq filles et quatre garçons, nés prématurément à seulement 30 semaines.

Halima Cissé découvre qu’elle attend neuf bébés

Au départ, les médecins maliens pensaient que Halima Cissé attendait sept enfants. C’était déjà une grossesse hors norme.

Le 30 mars 2021, les autorités maliennes ont donc organisé son transfert vers le Maroc. Direction la clinique Ain Borja, à Casablanca, spécialisée dans les grossesses à haut risque. C’est là qu’une nouvelle surprise attendait la future maman : deux bébés supplémentaires avaient été repérés.

Ils étaient donc neuf.

La naissance a finalement eu lieu le 4 mai 2021, par césarienne. Halima Cissé a donné naissance à cinq filles et quatre garçons, après seulement 30 semaines de grossesse. Une grossesse classique dure environ 40 semaines.

Des bébés extrêmement fragiles à la naissance

Les neuf nouveau-nés pesaient entre 500 grammes et 1 kilogramme.

À ce poids-là, chaque gramme compte. Les enfants ont immédiatement été placés dans des incubateurs afin de bénéficier d’une surveillance constante.

Leur naissance était d’autant plus exceptionnelle qu’aucun cas connu de neuf bébés issus d’une même grossesse n’avait auparavant abouti à leur survie au-delà des premières heures.

Le personnel médical a donc dû s’adapter à une situation rarissime. Selon le Dr Rochdi Talib, 32 professionnels ont participé à la prise en charge de la mère et des nouveau-nés autour de l’accouchement.

Les neuf enfants de Halima Cissé deviennent un record Guinness

Leur histoire ne s’est pas arrêtée à la naissance.

Les enfants de Halima Cissé ont officiellement décroché le titre Guinness World Records du plus grand nombre d’enfants issus d’un même accouchement ayant survécu. Le précédent record était détenu par huit bébés nés aux États-Unis en 2009.

Les neuf enfants portent les prénoms suivants :

  • Adama, Oumou, Hawa, Kadidia et Fatouma, pour les cinq filles ;
  • Oumar, Elhadji, Bah et Mohammed VI, pour les quatre garçons.

Le record est assez particulier. En effet, neuf enfants étaient déjà nés lors d’un même accouchement en Australie, en 1971. Mais aucun n’avait survécu plus de six jours. Les enfants de Halima Cissé ont, eux, tous survécu.

C’est cette différence qui rend leur performance médicale si singulière.

Pourquoi les bébés sont-ils restés 19 mois au Maroc ?

Une naissance aussi précoce, multipliée par neuf, ne permettait évidemment pas un retour rapide à la maison.

Les enfants ont passé plusieurs mois sous surveillance médicale. Ils vivaient ensuite avec leur mère dans un appartement spécialement aménagé par la clinique, avec des infirmières disponibles pour aider la famille.

Et il fallait tout gérer en même temps : les repas, le sommeil, les soins, le suivi de leur croissance… Neuf nourrissons, ce n’est pas simplement neuf fois plus de travail. C’est une organisation complètement différente.

Halima Cissé l’a raconté avec une simplicité assez désarmante lorsqu’elle évoquait les nuits difficiles : « It’s not easy to put them to sleep all together. We cuddle them so they can sleep; they really like cuddles to sleep », a expliqué Halima Cissé, leur mère.

En français : « Ce n’est pas facile de les coucher tous ensemble. Nous les câlinons pour qu’ils s’endorment ; ils aiment vraiment les câlins pour dormir. »

Le retour au Mali, 19 mois après leur naissance

Le séjour au Maroc a finalement duré 19 mois.

En décembre 2022, les neuf enfants ont pu prendre l’avion pour rejoindre le Mali. Ils ont alors retrouvé leur père, Abdelkader Arby, ainsi que leur grande sœur.

Entre-temps, les bébés avaient considérablement grandi. Le contraste avec les images de leurs premiers jours, lorsqu’ils tenaient dans des incubateurs, était saisissant.

À leur arrivée au Mali, Guinness World Records leur a également remis leur certificat officiel.

Le père, qui était resté au Mali au moment de l’accouchement pour s’occuper de leur fille aînée, avait suivi leur évolution à distance. À propos de cette naissance hors norme, Abdelkader Arby avait confié : « We are proud, it’s something exceptional. The family is known worldwide, it’s a great thing. »

En français : « Nous sommes fiers, c’est quelque chose d’exceptionnel. La famille est connue dans le monde entier, c’est une très belle chose. »

Cinq ans plus tard, les neuf enfants grandissent ensemble

Le temps a passé. En mai 2026, les neuf enfants ont fêté leur cinquième anniversaire.

Les dernières nouvelles publiées par Guinness World Records les décrivent comme heureux et en bonne santé. Ils se préparent désormais à entrer à l’école et passent une grande partie de leur temps à jouer ensemble.

Ils ont aussi chacun leur caractère. Halima Cissé raconte que certains sont plus énergiques et expressifs, tandis que d’autres se montrent plus calmes et observateurs. Malgré leurs petites disputes de frères et sœurs, leur mère décrit une fratrie très soudée.

Le record, lui, reste inchangé : les enfants de Halima Cissé sont toujours les neuf enfants issus d’un même accouchement ayant survécu, un cas encore unique dans les annales de Guinness World Records.

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Education de Base : La création et l’ouverture des écoles privées suspendues

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Education de Base : La création et l’ouverture des écoles privées suspendues
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Les mêmes motifs avaient déjà été évoquées en juillet 2024 par le Minedub dans la décision de fermeture de 722 établissements dans 10 régions du pays.

La création et l’ouverture des écoles primaires dans le secteur privé sont désormais suspendues pour une durée de 3 mois au Cameroun. En effet, la lettre signée le 10 août 2026 par le ministre de l’Education de Base (Minedub), Laurent Serge Etoundi Ngoa et adressée aux délégués régionaux évoque la suspension de cette procédure de dossiers pour plusieurs raisons.

Le membre du gouvernement évoque entre autres : l’utilisation d’infrastructures construites en matériaux précaires ; le non-respect des normes pédagogiques et la circulation de faux arrêtés de création d’ouverture et d’extension. Les mêmes motifs avaient déjà été évoquées en juillet 2024 par le Minedub dans la décision de fermeture de 722 établissements dans 10 régions du pays.

La circulaire du Minedub précise que durant cette période de suspension, les organisations des fondateurs veilleront, sous l’encadrement de la direction du suivi de l’enseignement privé de base, à assainir ce secteur en procédant à la collecte d’informations sur les écoles autorisées à fonctionner.

En effet, les responsables du Minader dans les services déconcentrés indiquent que sur le terrain, ils font face à des promoteurs qui sollicitent la création d’établissement mais usent de faux en déclarant des superficies plus grandes que celles qui existent véritablement. Et une fois que les autorisations de création et d’ouverture sont signées, l’on se rend compte que les documents présentés sont authentiques mais la réalité sur le terrain est toute autre.

Après les trois mois de suspension, la direction du suivi de l’enseignement privé au Minedub aura recensé des établissements et fait un rapport à sa hiérarchie afin d’évaluer le travail qui aura été fait. «Et une fois que nous aurons évalué ce travail, nous allons donc voir s’il faut encore proroger l’arrêt de création parce que c’est un travail qui doit trouver un aboutissement» indique le directeur du suivi de l’enseignement privé de base au Minedub, Clémentine Onambélé Bindzi, dans les colonnes du quotidien Cameroon Tribune du mercredi 19 août 2026.

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SCDP : De nouvelles infrastructures à inaugurer

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SCDP : De nouvelles infrastructures à inaugurer
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L’entreprise a mis sur pied, une nouvelle société de projet dédiée à la construction de la composante terrestre du terminal à hydrocarbures de Kribi. Une initiative visant à accroître massivement les capacités de stockage nationales.

Outre la création de sa société de projet dédiée au futur terminal à hydrocarbures dans la ville de Kribi, région du Sud dénommée Dépôt pétrolier de Kribi S.A (DPK S.A), vendredi 21 août 2026, la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP) va inaugurer de nouvelles infrastructures dans la ville de Douala, capitale économique du pays. C’est dans le cadre du renforcement de la souveraineté énergétique du Cameroun.

Il s’agit d’une sphère 6 de stockage de gaz et de pétrole liquéfié (GPL) au dépôt de Bonabéri. D’une capacité 1 000 tonnes métriques, elle porte la capacité totale du site à 3 500 tonnes métriques, améliorant ainsi l’autonomie en gaz domestique. Il s’agit aussi du pipeline PAD-Bessengue, long de 4 km qui relie désormais directement le duc d’Albe pétrolier du Port autonome de Douala (PAD) au dépôt de Bessengue.

La SCDP va aussi inaugurer son nouvel immeuble siège au carrefour AGIP, un bâtiment moderne de 4 niveaux offrant 1 600m2 de bureaux pour optimiser la gouvernance et les conditions de travail des équipes. En marge du point de presse donné par la SCDP le 17 août dernier, l’on a également appris que la nouvelle société de projet a tenu son tout premier conseil d’administration.

La structure dont la SCDP est l’actionnaire unique a pour président du conseil d’administration Véronique Moampea Mbio par ailleurs directeur général de la SCDP et pour directeur général Patrice Etame Etame.

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Cameroun : la nécessaire impopularité des prochains dirigeants

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Cameroun : la nécessaire impopularité des prochains dirigeants
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Par Louis Marie Kakdeu

Un pays ne se redresse pas avec des mesures qui plaisent à tout le monde. Face à l’ampleur du désordre urbain, de l’incivisme, de la corruption et du mépris généralisé des règles, on en vient à une conclusion inconfortable : les prochains dirigeants devront, pour espérer changer les choses, accepter de déplaire.

Un inventaire qui donne le vertige

Il suffit de traverser Yaoundé, Douala ou n’importe quelle ville secondaire du pays pour dresser un constat implacable : tout marche à contre-sens. Le désordre urbain n’est plus un accident : il est devenu le mode de fonctionnement normal de l’espace public. Au chaos spatial, s’ajoute un incivisme quotidien qui use les nerfs autant qu’il fragilise le vivre-ensemble.

Feux rouges ignorés, sens interdits empruntés sans complexe, klaxons comme unique langage de la route, ordures jetées depuis les vitres des voitures, files d’attente que l’on double sans égard : chacun de ces gestes, pris isolément, semble anodin. Mis bout à bout, ils dessinent une société où l’intérêt individuel immédiat prime systématiquement sur la règle collective.

Le respect des textes, des horaires, des procédures est devenu, lui aussi, l’exception plutôt que la norme. Un rendez-vous administratif fixé à 8 heures peut commencer à 11 heures sans que cela ne choque personne.

Un permis de construire peut-être ignoré, une norme de sécurité contournée, une taxe éludée, sans que la sanction ne suive. Le pire, sans doute, n’est pas l’existence de ces écarts, aucune société n’en est totalement exempte, mais leur normalisation. On ne les cache plus, on ne s’en excuse plus : on les revendique presque, au nom d’une débrouillardise érigée en vertu nationale.

Pourquoi la fermeté est de plus en plus réclamée

Face à ce tableau, une partie croissante de l’opinion publique en vient à réclamer une main plus ferme. L’idée n’est pas nouvelle dans l’histoire des nations qui ont connu des phases de refondation : On ne refondera pas le Cameroun sans une main de fer dans un gant de velours. Rwanda, Singapour, Corée du Sud sont souvent cités, à tort ou à raison, comme des exemples où une discipline collective imposée d’en haut a permis, en quelques décennies, de transformer des sociétés jugées, en leur temps, tout aussi désordonnées.

Cette fermeté ne devrait pas s’appliquer qu’aux citoyens ordinaires, en épargnant les puissants et les bien connectés, car cela renforcerait le sentiment d’injustice. La fermeté marche lorsque c’est l’ambiance générale du pays et du moment. Un vent de fermeté doit souffler sur le Cameroun.

Une piste : la fermeté couplée à l’exemplarité et à la prévisibilité

Entre le statu quo, qui a démontré son inefficacité, et la tentation de la force brute, qui comporte ses propres risques, une voie médiane mérite d’être explorée : celle d’une fermeté prévisible, universelle et exemplaire.

Prévisible, d’abord : les citoyens s’adaptent plus facilement à des règles strictes qu’à des règles arbitraires. Une sanction appliquée systématiquement, annoncée à l’avance et non négociable, change les comportements plus durablement qu’une répression épisodique et spectaculaire.

Universelle, ensuite : la crédibilité de toute politique de discipline collective dépend de son application égale, du simple citoyen au haut-fonctionnaire. Un contrôle routier qui épargne les véhicules officiels, une démolition qui ne touche que les quartiers populaires, discréditent d’avance l’effort demandé au reste de la population.

Exemplaire, enfin, au sens où l’État devrait démontrer, dans son propre fonctionnement, la rigueur qu’il exige des citoyens : administrations qui respectent leurs propres horaires, marchés publics attribués selon les règles, agents publics sanctionnés pour incivisme comme n’importe quel citoyen. Le changement de mentalité, pour être crédible, doit d’abord se voir au sommet.

À ces trois piliers pourrait s’ajouter un volet d’investissement structurel : le désordre urbain n’est pas qu’affaire de discipline, il est aussi affaire d’infrastructures. Sans marchés modernes suffisants, sans espaces de stationnement, sans système de collecte des déchets fonctionnel, on ne peut réprimer indéfiniment des comportements qui, souvent, ne sont que l’adaptation à un manque criant d’aménagements adéquats.

Une chose paraît certaine : aucune politique de rupture avec des décennies de laisser-faire ne pourra plaire à tout le monde d’emblée. Le vrai risque, pour le pays, n’est pas l’impopularité en tant que telle ; c’est l’inaction déguisée en consensus. Reste à savoir si les gouvernants sauront transformer cette impopularité assumée en autorité légitime, et non en simple rapport de force, seul gage d’un changement de mentalités qui survive au-delà d’un mandat politique.

Louis Marie Kakdeu, MPA, PhD & HDR

Deuxième Vice-Président National SDF

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