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« quand la terre révèle ce que la République ne voulait pas voir »

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« quand la terre révèle ce que la République ne voulait pas voir »
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L’effondrement d’un site d’exploitation aurifère à Zamboï, dans l’Est du Cameroun, ne doit pas être considéré comme un simple accident minier, estime Vincent Sosthène Fouda, qui appelle à interroger les conditions ayant rendu possible cette catastrophe.

Dans une tribune publiée après le drame survenu le 18 août 2026, l’universitaire et homme politique invite à dépasser l’émotion suscitée par les victimes pour examiner les réalités sociales et économiques qui entourent l’exploitation artisanale de l’or dans cette partie du pays.

Le bilan exact de l’éboulement restait évolutif au moment de sa prise de parole, alors que plusieurs dizaines de mineurs étaient annoncés morts ou portés disparus.

« Zamboï Garoua-Boulaï: quand la terre révèle ce que la République ne voulait pas voir

En sciences sociales, on ne commence jamais par l’évidence. On commence par les indices. On observe ce qui paraît insignifiant, on rapproche les faits, on écoute les silences, on regarde les corps, les trajectoires, les abandons. Puis on pose des questions. Simone Weil nous aurait rappelé que comprendre la misère suppose parfois de s’en approcher jusqu’à en éprouver, au moins un instant, la pesanteur humaine. Hannah Arendt, elle, nous aurait appris à regarder l’événement non comme une parenthèse tragique, mais comme ce moment singulier où le réel interrompt le récit que nous nous racontions sur nous-mêmes.

À Zamboï, quelque chose vient précisément de s’interrompre.

Le 18 août 2026, un site d’exploitation aurifère s’est effondré. Des dizaines de mineurs sont annoncés morts ou portés disparus. Les informations disponibles restent encore évolutives sur le bilan exact. Mais le nombre des victimes, si terrible soit-il, ne constitue pas à lui seul le véritable objet de notre réflexion.

Car avant que la terre ne s’effondre, il y avait déjà des indices.

Il y avait ces hommes et ces femmes descendus dans les entrailles de la terre à la recherche de quelques grammes d’or. Il y avait ces jeunes qui font de l’orpaillage une activité de survie. Il y avait les risques connus de l’exploitation artisanale. Il y avait les villages qui vivent autour de ces excavations. Il y avait l’école qui se vide lorsque la mine attire les enfants. Il y avait une économie entière organisée autour d’une richesse dont ceux qui la cherchent restent pourtant les plus pauvres. Nous avions ces petites vidéos envoyées parfois, je veux dire très souvent pour rien, juste pour alerter ou partager simplement le quotidien de ces champs de richesse ou de misère.

Puis la terre a parlé.

Et lorsqu’une montagne de terre ensevelit des centaines de citoyens, le chercheur en sciences sociales ne peut plus regarder cela comme un simple « accident ».

Il doit demander : qu’est-ce qui, dans notre organisation collective, avait rendu cette catastrophe possible ?
Il doit demander : où était l’État avant l’éboulement ?
Il doit demander : qui surveillait, qui réglementait, qui protégeait ?
Il doit demander pourquoi, dans une République qui prétend organiser la protection de ses citoyens, ce sont encore les populations elles-mêmes qui, parfois à mains nues, deviennent les premiers sauveteurs de leurs propres morts.

Voilà pourquoi Zamboï nous oblige à sortir du commentaire compassionnel.

La compassion appartient au moment du deuil. La pensée commence lorsqu’on demande pourquoi. Et cette question nous conduit bien au-delà de Zamboï.

Elle nous conduit vers l’Est du Cameroun, vers cette immense région où la forêt, le sous-sol, l’or, le bois et les terres semblent avoir plus de valeur économique que les hommes et les femmes qui y vivent.

Zola aurait reconnu la scène : des corps pauvres descendant dans la terre pour extraire une richesse qui ne les enrichira pas. Hugo aurait reconnu l’injustice : une société qui demande aux plus vulnérables de payer de leur corps le prix de leur survie.

Et Arendt nous demanderait peut-être de regarder autrement l’événement : non pas seulement comme ce qui vient de se produire, mais comme ce que cet événement révèle de notre monde commun.

À Zamboï, ce n’est donc pas seulement une mine qui s’est effondrée. C’est notre récit de la République qui vient d’être fissuré. Et c’est cette fissure qu’il faut maintenant regarder. Voyez-vous quelque chose? Non circulez il n’y a rien à voir ».

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« Il n’est pas encore prêt », Steven Gerrard sur Carlos Baleba à Manchester United

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« Il n’est pas encore prêt », Steven Gerrard sur Carlos Baleba à Manchester United
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Steven Gerrard pense que Carlos Baleba ne peut pas encore aider les Diables rouges à venir à bout d’équipes adversaires.

Steven Gerrard, l’ancienne légende de Liverpool, s’est exprimé sur Manchester United et sur ses nouvelles recrures. Le club anglais a du mal à venir à bout de ses adversaires et à gagner les matchs. Pour Steven, s’agissant de Carlos Baleba, imalgré son potentiel, il ne peut encore aider les Diables rouges.

« Regardez le milieu de terrain : ils ont recruté un joueur de Chelsea, [Andrey Santos], pour 50 millions de livres. Pourquoi recruter des joueurs qui ne sont pas assez bons pour jouer à Manchester United ? Tout simplement parce que ce sont les seuls joueurs que vous pouvez attirer actuellement. Carlos Baleba, 70 millions de livres. Il a du potentiel, mais il n’est pas encore prêt à aider Manchester United à rivaliser avec les meilleures équipes du championnat », a-t-il affirmé.

La semaine dernière, le journaliste de renom Martin Camus Mimb a fait une analyse sur Manchester United. En montrant que le problème de Manchester n’était pas André Onana, notre confrère a indiqué qu’il faut regarder ailleurs.

« Quand un club s’appelle « Diables rouges », il faut déjà commencer sa délivrance. Parce qu’il y a toujours un jour où la puissance des ténèbres devient inefficace face à la puissance de la lumière. Ça peut paraître anecdotique, mais il est difficile d’expliquer pourquoi ce club piétine depuis la retraite de Sir Alex Ferguson. Beaucoup de joueurs talentueux y sont passés. Méconnaissables lors de leur séjour là-bas et transformés dès qu’ils déménagent. Beaucoup d’entraîneurs de référence y ont fait un tour et le sort s’est acharné sur leur expertise pourtant éprouvée. Depuis deux ou trois ans, les recrutements qui y sont faits devraient produire des résultats. Qu’est-ce qui peut expliquer ces multiples déroutes ? Les heures de Carrick sont comptées, si son départ n’est pas déjà acté au moment où vous allez lire ceci. La question est donc désormais simple : C’est qui le prochain coach admis à faire valoir des droits au cimetière ? Puisque les épitaphes sont préparées dès le recrutement avec la mention : « Ici repose un homme, qui a accepté de sacrifier sa compétence au festin des diables en rouge. » Comment arrêter cette saignée ? Mbeumo, Baleba, Ahmad Diallo peuvent-ils bouger les choses ? Et si on faisait revenir André ONANA ? Aujourd’hui en tout cas, il leur serait plus utile », a-t-il déclaré.

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3e Sommet Russie-Afrique : Moscou s’impose comme l’« allié naturel » du continent

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Le troisième Sommet Russie-Afrique s’est ouvert ce mercredi 28 octobre 2026 à Moscou, marquant une nouvelle étape dans la stratégie de rapprochement menée par le […]

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi

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« un nouveau coup dur porté au pluralisme politique dans notre pays », Rolande Issi
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La députée Rolande Issi condamne ainsi la suspension de trois mois contre le parti d’Issa Tchiroma Bakary, le FSNC.

Ce 28 octobre 2026, la députée du Parti camerounais pour la réconciliation nationale (PCRN) Rolande Issi a réagi par rapport à la suspension du Front pour le salut national du Cameroun (FSNC). Pour l’élue de la nation, la décision prise par le ministre de l’Administration territoriale Paul Atanga Nji est une atteinte à la démocratie et aux libertés fondamentales du Cameroun.

« ​La décision prise par le ministre de l’Administration territoriale de suspendre le Front pour le Salut national du Cameroun (FSNC) pour une durée de trois mois est un nouveau coup dur porté au pluralisme politique et à l’expression démocratique dans notre pays, démontrant que l’argument du renouveau sur la paternité de la démocratie camerounaise n’est que leurre et mensonge.

​Les prétextes fallacieux et des accusations arbitraires donnent un coup de régression à toute la voix de l’opposition et à la liberté d’opinion que l’on cherche à museler un peu plus chaque jour. Comment tolérer que des partis politiques soient ainsi réduits au silence pour des motifs aussi flous et liberticides ? Les agissements d’un individu ne peuvent en aucun cas être généralisés à toute une organisation. « Pire, le timing choisi est tellement flagrant que cela frise le ridicule », affirme-t-elle.

La députée du PCRN Rolande Issi profite de l’occasion pour passer un message aux dirigeants.

​« Mes chers gouvernants, la démocratie ne se nourrit pas de suspensions, d’interdictions et de censure, mais du débat contradictoire, du respect des droits de l’opposition et de la liberté des citoyens de s’exprimer. ​Je m’insurge avec la dernière énergie contre cette dérive autoritaire qui piétine nos institutions et bafoue l’État de droit. Et je profite une fois de plus pour interpeller le PEUPLE SOUVERAIN À UN VOTE MASSIF en FAVEUR DE L’OPPOSITION pour que les lois et libertés soient une obligation. Nous devons avoir une assemblée nationale et des conseils municipaux majoritairement de l’opposition. Ne restons plus silencieux face à ces abus ! », affirme-t-elle.

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