Actualités locales
« la peur du changement maintient le Cameroun dans la misère »

Le Dr Richard Makon s’en prend à la « peur du changement » qu’il considère comme l’un des principaux freins à la transformation du Cameroun, dans une tribune publiée sous le titre « La peur du changement ».
Dans ce texte au ton particulièrement critique, l’universitaire s’intéresse aux mécanismes qui, selon lui, conduisent une partie des populations vivant sous des régimes autoritaires à défendre un système dont elles seraient pourtant les premières victimes.
S’appuyant sur des références aux travaux consacrés au totalitarisme, à la désobéissance civile et à la « servitude volontaire », Richard Makon estime que les bénéficiaires directs d’un système de pouvoir ne représentent qu’une minorité de la population. Il affirme que les catégories les plus modestes peuvent, paradoxalement, devenir les plus fervents défenseurs du statu quo.
Lire la tribune du Dr. Richard Makon :
« LA PEUR DU CHANGEMENT…
Il a été depuis longtemps démontré (dans les travaux sur le totalitarisme, la désobéissance civile ou encore la servitude volontaire) que dans les autocraties, parmi ceux qui s’agrippent le plus violemment sur les oripeaux du régime et les haillons du pouvoir, les laissés-pour-compte, les misérables et les plébéiens sont toujours les plus nombreux.
Les ploutocrates et véritables profiteurs du régime ne constituant en réalité qu’une infime minorité… Généralement, pas même les 1 % de l’ensemble de la population !
Mais parce qu’ils sont depuis toujours socialisés à la misère, éduqués à la souffrance, ignorants de leurs droits les plus élémentaires, et dressés à l’obéissance servile et au respect obséquieux de ceux qui les outragent, les petits peuples de misérables corvéables à souhait finissent toujours par se constituer en digue protectrice de leurs propres bourreaux.
Les yeux exorbités de famine, et sans aucune perspective d’avenir, ils sont pourtant les plus virulents dans la défense du régime, et les plus acerbes dans la critique contre ceux qu’ils considèrent comme des « opposants » à la tyrannie qu’ils subissent !
N’allez surtout pas chercher bien loin leur motivation ! Outre l’inclinaison mesquine vers la tribu, c’est simplement la peur du changement qui les fige !
Ils disent, à voix basse, mieux vaut le géolier dont on s’est accoutumé des coups qu’un potentiel libérateur dont on ignore tout ! Principe de précaution, réflexe de prudence ou instinct de survie, disent certains !
Mais tout changement arrive toujours avec sa part d’inconnue. Tout sursaut d’un peuple apporte toujours son lot d’incertitudes. Mais c’est un risque à prendre !!!
Tout changement est le résultat d’une prise de risque, toujours ! Et partout où le soleil s’est levé sur la misère d’un peuple, c’est parce qu’il y a eu des femmes et des hommes qui ont pris le risque de la rupture ! Le risque de vouloir plus, le risque de rêver grand, le risque d’avoir mieux, le risque d’être meilleur !
Pourquoi le Cameroun devient-il de plus en plus pauvre ?
La réponse est donc très simple : nous avons « collectivement » choisi (ou accepté ou toléré) que la gestion de notre pays, patrimoine commun, incombe à l’élite la plus nocive du monde qui soit !!! »
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Actualités locales
Démission de Kamto et Mota au MRC : Communiqué officiel

Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) fait face à un véritable coup de théâtre ce mardi 8 septembre 2026 avec l’annonce officielle des démissions simultanées de son président national, Maurice Kamto, et de son premier vice-président, Mamadou Mota.
Le leader historique a adressé une lettre au directoire du parti pour annoncer son retrait de la présidence du MRC avec effet immédiat. Il invoque une décision prise dans « l’intérêt supérieur du parti, de ses militants et sympathisants ». Cette décision intervient dans un contexte de guerre juridique et de pressions administratives du Ministère de l’Administration Territoriale (Minat) concernant la légitimité de sa direction.
Quelques minutes seulement après l’annonce de Maurice Kamto, son premier vice-président a également déposé sa démission. Dans une lettre partagée sur ses réseaux sociaux, Mamadou Mota affirme qu’il refuse de « servir d’instrument à personne pour entraver l’avenir du MRC » et justifie son retrait par « l’acharnement et l’oppression » du régime en place. Il redevient simple militant de base à Tokombéré.
Suite à cette double vacance soudaine à la tête du parti, le Directoire du MRC a immédiatement réagi en publiant un communiqué officiel. L’instance dirigeante vient de lancer un appel à candidatures d’urgence pour organiser la succession de Maurice Kamto et structurer la transition.
Communiqué officiel du MRC :
Le Directoire du parti réuni en session ordinaire au siège national ce 8 septembre 2026 a pris acte de la démission du professeur Maurice Kamto et de M. Mamadou Yacouba de leurs fonctions respectives de président national et de premier vice-président national du MRC.
Le Directoire remercie le professeur Maurice Kamto et M. Mamadou Yacouba pour les services rendus et les sacrifices consentis dans l’intérêt supérieur du parti.
Le Directoire a convoqué, conformément à nos textes, la convention nationale extraordinaire du parti samedi 10 octobre 2026 au siège national à Yaoundé.
Par conséquent , le secrétaire général annonce un appel à candidatures. Les candidatures seront déposées au siège du parti au plus tard le 9 octobre 2026 à 10 heures.
Fait à Yaoundé, le 8 septembre 2026
Roger Justin Noah
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Démission de Kamto et Mota : Réaction d’Okala Ebodé

L’ancien militant du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (Mrc), soutient que Maurice Kamto n’a jamais retrouvé sa qualité du militant du Mrc.
Lire ici sa sortie :
« Dès lors, on ne peut qu’exprimer des regrets face à ce qui apparaît comme un gâchis à la fois politique, humain, juridique et administratif. Humain, parce que le MRC paye le prix d’une énorme désaffection envers une personne.
Du point de vue politico-administratif, nous espérons que le MRC va tenir une convention — comme cela n’aurait jamais dû manquer de se faire. Et ce, dans le cadre de l’article 68, alinéa 2 du règlement intérieur, qui stipule que lorsque le président démissionne, le directoire (aux 4/5) en prend acte et convoque dans les 30 jours la convention, laquelle doit se tenir au plus tard 60 jours après sa convocation.
Est-ce l’épilogue d’une bataille politique à l’intérieur du MRC ? Je ne sais pas. Comme je ne fais pas de futurologie et ne lis pas dans une boule de cristal, j’attends de voir comment les choses vont évoluer. J’apprécierai en fonction des actes qui seront posés dans ce sens.
Je crois que le moment est à l’apaisement, car on retrouve enfin le schéma de la vérité, de la légalité républicaine et statutaire — ce schéma que l’on n’aurait jamais dû quitter. C’est dommage, c’est un gâchis. Est-ce véritablement un soulagement ? J’en doute. Bonne journée. »
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une convention extraordinaire convoquée pour élire le successeur de Maurice Kamto
Le directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) a convoqué une convention nationale extraordinaire pour élire son nouveau président.
Dans un communiqué publié ce matin 8 septembre, le directoire du Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) dit avoir pris acte de la démission de Maurice Kamto et de Mamadou Mamadou Yacouba Mota de leurs fonctions respectives de président national et de Premier vice-président national du MRC.
Tout en remerciant ces cadres démissionnaires pour les services rendus et les sacrifices consentis dans l’intérêt supérieur du parti, le directoire a convoqué, conformément aux textes, la convention nationale extraordinaire du parti samedi 10 octobre 2026 au siège national à Yaoundé.
À cet effet, le secrétaire général a ouvert l’appel à candidatures. Les candidatures seront déposées au siège du parti au plus tard le 9 octobre 2026 à 10 heures. Au cours de cette convention, le parti de l’opposition élira le successeur de Maurice Kamto et de Mamadou Yacouba Mota. C’est une nouvelle ère qui s’ouvre au MRC alors que le parti prépare les élections municipales et législatives de 2027.
Une deuxième démission en espace d’un an !
En 2025, Maurice Kamto avait quitté la tête du MRC et présenté sa candidature pour le scrutin du 12 octobre dernier sous l’étiquette du Mouvement africain pour la nouvelle indépendance et la démocratie (Manidem). Sa candidature avait été rejetée par le Conseil constitutionnel. Il avait ensuite été réélu à la tête du MRC en décembre à l’issue d’une convention contestée par certains militants.
Dans un courrier adressé à Okala Ebode, militant exclu du parti, le ministre de l’Administration territoriale dit « ne pas juger opportun de prendre acte de la convention » ayant ramené Maurice Kamto à la tête du parti. Ce qui est perçu comme une victoire pour les contestataires même si le verdict de la justice est encore attendu dans ce dossier.
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