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Primes des Lionnes indomptables : Narcisse Mouelle Kombi se défend

Le gouvernement du Cameroun dit avoir arrêté un budget général de plus de 2,4 milliards FCFA.
«Le ministre des Sports et de l’éducation physique a l’honneur d’informer l’opinion publique de ce qu’aucun problème de primes ne se pose au sein de la délégation des Lionnes indomptables. Les pouvoirs publics ont pris toutes les dispositions utiles et nécessaires afin d’assurer à la sélection camerounaise une participation honorable à la Coupe d’Afrique des nations qui a cours au Maroc…» peut-on lire dans le communiqué du ministre des Sports et de l’éducation physique (Minsep), Narcisse Mouelle Kombi en date du 12 août 2026.
Ledit communiqué précise que le gouvernement du Cameroun a arrêté un budget général d’un montant de 2 447 378 950 FCFA réparti ainsi qu’il suit : une tranche ferme de 1 404 378 950 FCFA et une tranche conditionnelle de 1 043 000 000 FCFA, à débloquer progressivement par le ministère des Finances (Minfi), en fonction des performances et à mettre à la disposition de la paierie spécialisée du Minsep.
Pour les diligences liées aux opérations de paiement, compte tenu du changement de calendrier de la compétition et de nouvelles sollicitations de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), un budget additionnel d’un montant de 288 210 615 FCFA a également été validé par l’Etat du Cameroun.
Le communiqué du Minsep indique que à date, les primes liées à la participation des membres de la délégation camerounaise à cette compétition ont été intégralement virées dans leurs comptes. Il va de même de celles de quelques encadreurs qui n’avaient pas encore rempli certaines procédures, en l’occurrence la production de leurs numéros d’identifiants uniques à jour.
«Les primes de participation versées à l’ensemble de la délégation s’élèvent à 923 000 000 FCFA TTC pour cette rubrique à raison de 30 000 000 FCFA par joueuse, soit 26 700 000 FCFA en NAP. Concernant les primes de performances, des montants respectifs TTC de 8 000 000 FCFA par joueuse pour la qualification en quart de finale et 6 000 000 FCFA par joueuse pour la qualification en demi-finale sont prévus» précise le membre du gouvernement.
Leur traitement est en cours de finalisation par les services compétents du Minfi pour virement direct dans les comptes des différents bénéficiaires selon le Minsep. Il faut préciser qu’en cas de victoire finale, chaque joueuse percevra supplémentairement la somme de 8 000 000 FCFA alors qu’en cas de classement à la deuxième ou troisième place, chaque joueuse bénéficiera d’une prime de 5 000 000 FCFA.
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Il truque son test ADN avec du sang caché dans son propre bras

Comment un médecin a-t-il pu tromper plusieurs fois les analyses ADN ? En Saskatchewan, John Schneeberger avait trouvé une méthode aussi improbable que macabre : faire analyser le sang d’un autre homme à la place du sien. Pendant plusieurs années, le stratagème a fonctionné.
En 1992, un médecin accusé d’agression sexuelle
L’histoire commence à Kipling, une petite ville de Saskatchewan, au Canada.
En 1992, une patiente accuse le médecin John Schneeberger de l’avoir droguée puis agressée sexuellement dans un établissement médical. Elle affirme que les faits se sont déroulés alors qu’elle était sous ses soins.
Les enquêteurs disposent d’un élément biologique retrouvé sur les vêtements de la victime. Il faut alors comparer cet ADN avec celui du médecin.
Schneeberger accepte de fournir un échantillon sanguin. Il semble même vouloir coopérer rapidement pour démontrer son innocence.
Le résultat ne correspond pas.
À ce stade, l’enquête prend une tout autre direction. Le médecin peut affirmer que son ADN ne correspond pas à celui retrouvé sur la victime. Un nouveau prélèvement est pourtant réalisé plus tard. Même résultat.
L’affaire paraît alors s’éloigner de lui.
Mais la victime, elle, n’y croit pas.
Deux analyses ADN négatives, mais la victime insiste
Contrairement à ce que les résultats semblent indiquer, la jeune femme reste convaincue de reconnaître son agresseur.
Elle décide donc de ne pas laisser tomber l’affaire.
Un enquêteur privé est engagé. Son travail va permettre de contourner le problème qui bloquait jusque-là les investigations : les échantillons sanguins du médecin ne semblent pas correspondre aux traces retrouvées sur la victime.
L’enquêteur finit par obtenir un autre échantillon biologique appartenant à Schneeberger. Selon les sources disponibles, un objet lui appartenant permet notamment de récupérer une trace exploitable pour une analyse génétique. Le résultat est cette fois différent : son ADN correspond bien aux éléments qui avaient été attribués à l’agresseur.
Le mystère devient alors beaucoup plus inquiétant.
Si le sang prélevé sur son bras n’était pas le bon, qu’avait-il donc fourni aux enquêteurs ?
Le médecin avait caché du sang dans son propre bras
La réponse paraît sortie d’un scénario de série policière.
Schneeberger avait placé sous la peau de son bras un petit tube en plastique contenant du sang provenant d’un autre homme. Les sources judiciaires et les récits consacrés à l’affaire décrivent un tube chirurgical d’environ 15 centimètres, rempli de sang et placé de façon à pouvoir être atteint lors d’une prise de sang.
Le détail qui fait froid dans le dos est ailleurs.
Lorsqu’un prélèvement devait être effectué, le médecin pouvait orienter l’aiguille vers l’endroit où se trouvait le tube. Le laboratoire croyait donc recevoir du sang provenant directement de ses veines.
En réalité, l’échantillon provenait de la réserve dissimulée sous sa peau.
Le sang appartenait à un autre homme. Son ADN ne pouvait donc évidemment pas correspondre à celui recherché dans l’enquête.
Le procédé a fonctionné à plusieurs reprises. Une source consacrée au dossier indique que des prélèvements effectués en 1992, 1993 et 1996 avaient ainsi permis de maintenir la supercherie.
C’est justement ce qui rend l’affaire si singulière : la fraude ne reposait pas sur une erreur de laboratoire, mais sur une manipulation physique du prélèvement lui-même.
Un stratagème qui finit par se retourner contre lui
Le problème, pour Schneeberger, est qu’un échantillon sanguin n’est pas le seul moyen d’obtenir un profil génétique.
Les enquêteurs finissent par obtenir d’autres éléments biologiques. Une analyse réalisée à partir de cheveux permet notamment de faire le lien avec les traces déjà recueillies.
La stratégie du médecin s’effondre alors.
Il ne suffit plus de contrôler la manière dont son sang est prélevé. Les enquêteurs disposent désormais d’autres sources permettant de vérifier son identité génétique.
L’affaire prend aussi une ampleur plus large. Schneeberger est finalement poursuivi pour plusieurs faits d’agression sexuelle ainsi que pour obstruction à la justice. En 1999, il est reconnu coupable et condamné à six ans de prison.
Il ne purgera toutefois pas l’intégralité de cette peine. Après avoir effectué environ les deux tiers de sa condamnation, il sera expulsé du Canada en 2004.
Une fraude scientifique devenue célèbre dans les affaires criminelles
L’affaire John Schneeberger est restée célèbre pour une raison très particulière.
Le médecin avait utilisé ses connaissances médicales pour attaquer directement la fiabilité du prélèvement ADN. Il ne cherchait pas à modifier le résultat produit par le laboratoire. Il avait trouvé un moyen de faire parvenir au laboratoire le mauvais sang.
C’est une nuance importante.
L’analyse pouvait être parfaitement correcte. Le problème se situait avant même l’arrivée du tube au laboratoire.
Cette affaire rappelle aussi pourquoi les enquêteurs ne reposent pas forcément toute une procédure sur un seul type de prélèvement biologique. Dans ce dossier, les analyses sanguines semblaient disculper le médecin, mais d’autres échantillons ont finalement permis de faire apparaître la contradiction.
Et lorsque les enquêteurs ont pu comparer son ADN à partir de plusieurs sources, le montage s’est écroulé. Le tube caché dans son bras n’avait plus grand-chose d’une preuve d’innocence : il était devenu la pièce centrale d’une fraude judiciaire particulièrement élaborée.
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Alzheimer : il oublie sa femme après 39 ans de vie commune, puis la demande en mariage

Et si les souvenirs disparaissaient sans effacer les sentiments ? Atteint de la maladie d’Alzheimer, Michael O’Reilley ne savait plus que Linda Feldman était son épouse après 39 ans de mariage. Pourtant, lorsqu’il l’a revue, il a reconnu quelque chose de plus profond : il était toujours amoureux d’elle.
Après 39 ans de mariage, Michael ne reconnaît plus son épouse
Michael O’Reilley et Linda Feldman se sont rencontrés en 1979, alors qu’ils travaillaient tous les deux comme avocats commis d’office en Californie. Ils se sont mariés en 1987 et ont construit leur vie ensemble pendant près de quatre décennies.
Puis la maladie d’Alzheimer a progressivement changé le quotidien du couple.
Michael, aujourd’hui âgé de 77 ans, vit dans un établissement spécialisé à Berkeley, en Californie. Sa mémoire s’est tellement dégradée qu’il lui arrive de ne plus reconnaître Linda comme son épouse. Il peut même oublier son prénom.
Mais lorsqu’elle vient lui rendre visite, quelque chose demeure.
« Il sait simplement qu’il m’aime. », raconte Linda Feldman, l’épouse de Michael depuis 39 ans.
Une phrase courte. Et probablement la plus importante de cette histoire.
Il oublie leur mariage, mais la demande en mariage revient
En novembre 2025, Linda rend visite à Michael dans sa résidence. Comme souvent, les souvenirs sont confus.
Puis Michael la prend dans ses bras. Il la regarde et lui pose une question qu’il lui avait déjà posée… 39 ans plus tôt.
« Will you marry me? » lui demande-t-il.
Linda lui répond simplement :
« Yes », répond Linda Feldman.
Pour elle, cette demande ne pouvait pas être traitée comme une simple conséquence de la maladie. Michael avait oublié leur histoire commune, mais son affection pour elle semblait toujours bien présente.
D’ailleurs, la directrice de l’établissement, Angeles Sticka, a expliqué que Michael retombait amoureux de Linda à chacune de ses visites.
C’est ce moment qui va donner naissance à une idée un peu folle, mais profondément touchante : organiser un nouveau mariage.
Une deuxième cérémonie organisée à Berkeley
Le 10 janvier 2026, Michael et Linda se sont donc retrouvés devant leurs proches pour célébrer une nouvelle fois leur union.
La cérémonie s’est tenue à The Ivy at Berkeley, l’établissement où Michael réside. L’équipe avait préparé une véritable réception : fleurs, ballons, repas servi à table, diaporama et gâteau à deux étages. Leur ancien album de mariage avait également été installé dans la salle.
Une vingtaine de proches ont assisté à ce nouveau mariage.
La cérémonie avait aussi une dimension familiale particulière. Sharon Frost, la fille de Michael, a officié. Son père avait lui-même célébré plusieurs mariages, notamment ceux de ses deux filles.
« Nous l’avons traité comme un vrai mariage. Nous voulions rendre ce moment spécial. », explique Angeles Sticka, directrice de l’établissement.
Et Michael a semblé comprendre ce qui se passait.
Alzheimer : Michael ne se souvient plus, mais son émotion reste là
Avant la cérémonie, Linda et la famille de Michael craignaient sa réaction. Une foule, une salle décorée, une cérémonie entière… personne ne savait vraiment comment il allait vivre cette journée.
Finalement, il a semblé heureux pendant toute la réception.
Linda raconte qu’il a compris, à sa manière, que cette journée concernait leur couple.
« Il s’est ressaisi. D’une manière ou d’une autre, il a compris que cette journée était pour nous… il a été heureux pendant toute la cérémonie. », explique-t-elle.
C’est peut-être là que cette histoire devient particulièrement poignante. Le mariage ne cherche pas à faire croire que la maladie n’existe pas. Elle est bien là. Les trous de mémoire aussi.
Mais pendant quelques heures, Michael a vécu ce moment avec Linda.
Et cela lui suffisait.
La fin de la cérémonie a été beaucoup plus difficile
La journée s’est terminée lorsque le personnel soignant est venu chercher Michael pour le ramener dans son unité.
Linda l’a regardé partir.
Puis elle a fondu en larmes, la tête posée sur l’épaule de son frère. La fête était terminée et, avec elle, cette parenthèse hors du temps.
« C’était comme si le conte de fées était terminé. », confie-t-elle.
La réalité reprenait ses droits. Michael allait retourner dans son établissement, avec les difficultés liées à la maladie. Linda, elle, repartirait de son côté.
Pourtant, ce nouveau mariage lui a laissé quelque chose de précieux.
« C’est une histoire d’espoir, peu importe ce que les gens traversent. L’amour peut surmonter même les obstacles les plus difficiles. », estime-t-elle.
La maladie d’Alzheimer efface progressivement des souvenirs, des repères et parfois jusqu’à l’identité d’une personne. Dans le cas de Michael, elle n’a pas fait disparaître ce lien affectif avec Linda. Lorsqu’il la voit, il ne sait pas toujours qui elle est. Mais il semble encore savoir ce qu’il ressent pour elle, et c’est précisément ce qui l’a poussé à lui demander une nouvelle fois de devenir sa femme.
Suggestion ALT image : Michael O’Reilley et Linda Feldman lors de leur deuxième cérémonie de mariage à Berkeley, en Californie.
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Pomme de terre : Une nouvelle technique expérimentée dans l’Adamaoua pour booster la production

Les producteurs ont été formés à l’obtention des semences saines, la conduite globale de la culture, du sol à la récolte et les bonnes pratiques phytosanitaires pour préserver l’environnement et la santé des consommateurs.
D’après les experts du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua, la quasi-totalité des producteurs de la pomme de terre locaux, surtout ceux de la Vina mettent un accent particulier sur des semences prélevées de leurs récoltes précédentes ou celles récoltées par d’autres producteurs. Des pratiques à l’origine de la transmission des maladies et de la sous-production de la pomme de terre dans cette partie du pays.
Depuis quelques jours, les producteurs de la pomme de terre à Ngaoundéré dans la région de l’Adamaoua sont désormais outillés à une nouvelle technique en vue de multiplier leur production. Une culture qui concoure à la satisfaction de la demande en produits alimentaires sur les marchés nationaux et internationaux.
En effet, le Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation a vulgarisé une nouvelle technique de pointe pour multiplier des semences de première génération. Cette technique innovante transmise directement aux acteurs, va leur permettre de produire à partir de boutures apicales racinées afin de générer des semences de qualité supérieure, exemptes de maladies et accroitre significativement leurs rendements.
Les producteurs de la pomme de terre ont appris des techniques sur le prélèvement délicat des boutures apicales sur les plants mères logés dans des bacs de germination, avant leur repiquage dans des alvéoles remplies d’un substrat préalablement stérilisé. Des experts de l’IRAD (Institut de recherche agricole pour le développement) et des partenaires de du Centre régional de la recherche scientifique et de l’innovation de l’Adamaoua vont accompagner les producteurs sur le terrain.
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