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« C’était de la pure délivrance » : Myriam Maeva Nyadjou raconte le but qui a libéré les Lionnes
Un coup franc magistral, une victoire historique et une qualification pour le dernier carré. Face au Nigeria, Myriam Maeva Nyadjou a endossé le costume de […]
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« Paul Biya a abandonné le Cameroun depuis 2019 »

Le Dr Richard Makon critique vivement le fonctionnement des institutions camerounaises, estimant que le pays souffre d’un déficit de pilotage politique depuis le dernier Conseil des ministres présidé par le chef de l’État Paul Biya, le 16 janvier 2019.
Dans une tribune intitulée « Un pays à l’abandon », l’universitaire revient sur cette réunion tenue au Palais de l’Unité à Yaoundé, présentée comme le dernier Conseil des ministres présidé par M. Biya. Cette réunion avait notamment pour objectif de fixer la feuille de route du gouvernement conduit par Joseph Dion Ngute, nommé Premier ministre après le réaménagement gouvernemental du 4 janvier 2019.
« Et depuis cette date, plus rien ! », écrit Richard Makon, qui dénonce ce qu’il considère comme un fonctionnement devenu informel au sommet de l’État.
Lire la tribune du Dr Richard Makon :
« UN PAYS À L’ABANDON…
Nous l’avons certainement tous oublié, tellement ça fait longtemps maintenant ! Mais le dernier Conseil des ministres présidé par le Président Paul Biya s’est tenu le 16 janvier 2019, au Palais de l’Unité à Yaoundé.
C’était la dernière fois que le Président de la République rencontrait, en dehors des occasions des poignées de main lors de la traditionnelle cérémonie de présentation des vœux, l’ensemble de son équipe gouvernementale.
On se souvient d’ailleurs que l’objectif de ce Conseil des ministres était de « Fixer la feuille de route du Gouvernement de Chief Doctor Joseph Dion Ngute », lequel avait été formé après le réaménagement du 4 janvier 2019.
Et depuis cette date, plus rien !
L’encre du stylo devant servir à rédiger la fameuse « Feuille de route » a séché, et l’État est rentré dans l’informel ! Un fonctionnement autant obscur que lugubre !
Le Gouvernement en errance depuis lors, sans feuille de route aucune (c’est-à-dire sans direction et sans buts, sans agenda, sans échéances ni priorités), reçoit dorénavant les orientations et instructions « présidentielles » par divers canaux de fortune : certains plus proches collaborateurs du Président, sa famille et ses amis…
Le 16 janvier 2026, ça faisait donc 7 ans qu’il n’avait plus convoqué de Conseil des ministres. Un sinistre record parmi tant d’autres… Et sous son long règne, tout porte à croire qu’il n’y en aura plus jamais !
Et depuis le 16 janvier 2019 donc, les affaires courantes et la coordination gouvernementale sont assumées par le Secrétaire Général de la Présidence de la République, et accéssoirement, le Premier des ministres.
Le Président, bien formellement là, a abandonné le pays depuis 2019 entre plusieurs petites mains de personnes sans aucune légitimité et dont la grande partie est incompétente !
Et voilà où nous en sommes : l’avenir est obscur, les affrontements de la succession font rage, le pays est ruiné, les caisses sont à sec, et nous sommes dorénavant obligés d’implorer les bailleurs de fonds pour pouvoir boucler notre modeste budget !
Les jours prochains seront extrêmement difficiles ! Heureusement, lorsqu’un tambour résonne déjà trop fort, cela signifie qu’il va bientôt se percer ! »
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les experts alertent sur les failles qui aggravent les catastrophes

Les inondations et glissements de terrain meurtriers survenus à Limbé et dans d’autres parties de la région du Sud-Ouest du Cameroun ont mis en lumière des lacunes persistantes en matière de drainage, d’aménagement urbain et de préparation aux catastrophes, selon des experts environnementaux.
Le Sud-Ouest est l’une des régions les plus humides du Cameroun, et sa géographie rend certaines zones particulièrement vulnérables aux inondations soudaines.
« C’est une région où les précipitations figurent parmi les plus importantes d’Afrique », a déclaré l’ingénieur hydraulicien Paterson Necdem. « Les pentes abruptes, combinées à un bassin versant très réactif, entraînent une réponse hydrologique très rapide. » Il a ajouté que le niveau de l’eau peut monter brutalement en quelques minutes après de fortes pluies.
L’expert environnemental Didier Yimkoua a indiqué que l’intensité des précipitations et le mauvais drainage ont aggravé les récentes inondations. « L’eau a stagné au lieu de s’écouler facilement vers la mer, qui recevait elle aussi une grande quantité d’eau », a-t-il expliqué.
Il a ajouté que la construction dans des zones à haut risque, notamment à flanc de montagne, a accru l’exposition des populations aux inondations et aux glissements de terrain.
Les experts pointent du doigt les systèmes de drainage obstrués, la construction anarchique, la croissance démographique et une planification climatique insuffisante comme autant de facteurs contribuant à la récurrence des catastrophes.
Ils avertissent également que certains projets d’infrastructure sont encore conçus à partir de données pluviométriques et hydrologiques obsolètes. Selon Necdem, les régimes de précipitations évoluent, avec une augmentation de la fréquence des épisodes de pluies extrêmes.
« Si les ouvrages hydrauliques sont conçus à partir de données insuffisantes ou inexactes, ils peuvent déborder, provoquant des inondations, la destruction d’habitations et l’aggravation de l’érosion des sols », a-t-il déclaré.
Il a plaidé pour la mise à jour des données climatiques et hydrologiques, le renforcement des systèmes de surveillance météorologique et une meilleure intégration des risques climatiques dans la planification des infrastructures.
« Cela implique la nécessité de mettre à jour les données sur le changement climatique, de renforcer les réseaux d’observation hydrométéorologique, d’établir des courbes intensité-durée-fréquence actualisées et de les intégrer aux projets de développement et d’infrastructure », a-t-il précisé.
Yimkoua a affirmé que l’adaptation au changement climatique doit également devenir un élément central de la prévention des catastrophes. « En nous adaptant, nous devenons moins vulnérables », a-t-il déclaré, soulignant que la réduction de la vulnérabilité doit être une priorité au même titre que la réponse aux situations d’urgence.
Trois personnes ont trouvé la mort à Limbé suite aux récentes inondations et glissements de terrain.
Les experts estiment qu’une prévention renforcée, une meilleure planification et des systèmes d’alerte précoce améliorés seront nécessaires pour atténuer l’impact des futurs épisodes de fortes pluies.
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