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les experts alertent sur les failles qui aggravent les catastrophes

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les experts alertent sur les failles qui aggravent les catastrophes
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Les inondations et glissements de terrain meurtriers survenus à Limbé et dans d’autres parties de la région du Sud-Ouest du Cameroun ont mis en lumière des lacunes persistantes en matière de drainage, d’aménagement urbain et de préparation aux catastrophes, selon des experts environnementaux.

Le Sud-Ouest est l’une des régions les plus humides du Cameroun, et sa géographie rend certaines zones particulièrement vulnérables aux inondations soudaines.

« C’est une région où les précipitations figurent parmi les plus importantes d’Afrique », a déclaré l’ingénieur hydraulicien Paterson Necdem. « Les pentes abruptes, combinées à un bassin versant très réactif, entraînent une réponse hydrologique très rapide. » Il a ajouté que le niveau de l’eau peut monter brutalement en quelques minutes après de fortes pluies.

L’expert environnemental Didier Yimkoua a indiqué que l’intensité des précipitations et le mauvais drainage ont aggravé les récentes inondations. « L’eau a stagné au lieu de s’écouler facilement vers la mer, qui recevait elle aussi une grande quantité d’eau », a-t-il expliqué.

Il a ajouté que la construction dans des zones à haut risque, notamment à flanc de montagne, a accru l’exposition des populations aux inondations et aux glissements de terrain.

Les experts pointent du doigt les systèmes de drainage obstrués, la construction anarchique, la croissance démographique et une planification climatique insuffisante comme autant de facteurs contribuant à la récurrence des catastrophes.

Ils avertissent également que certains projets d’infrastructure sont encore conçus à partir de données pluviométriques et hydrologiques obsolètes. Selon Necdem, les régimes de précipitations évoluent, avec une augmentation de la fréquence des épisodes de pluies extrêmes.

« Si les ouvrages hydrauliques sont conçus à partir de données insuffisantes ou inexactes, ils peuvent déborder, provoquant des inondations, la destruction d’habitations et l’aggravation de l’érosion des sols », a-t-il déclaré.

Il a plaidé pour la mise à jour des données climatiques et hydrologiques, le renforcement des systèmes de surveillance météorologique et une meilleure intégration des risques climatiques dans la planification des infrastructures.

« Cela implique la nécessité de mettre à jour les données sur le changement climatique, de renforcer les réseaux d’observation hydrométéorologique, d’établir des courbes intensité-durée-fréquence actualisées et de les intégrer aux projets de développement et d’infrastructure », a-t-il précisé.

Yimkoua a affirmé que l’adaptation au changement climatique doit également devenir un élément central de la prévention des catastrophes. « En nous adaptant, nous devenons moins vulnérables », a-t-il déclaré, soulignant que la réduction de la vulnérabilité doit être une priorité au même titre que la réponse aux situations d’urgence.

Trois personnes ont trouvé la mort à Limbé suite aux récentes inondations et glissements de terrain.

Les experts estiment qu’une prévention renforcée, une meilleure planification et des systèmes d’alerte précoce améliorés seront nécessaires pour atténuer l’impact des futurs épisodes de fortes pluies.

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« le président de la République est épuisé »

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« le président de la République est épuisé »
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Denis Emilien Atangana, le leader du FDC, affirme qu’un vice-président est nécessaire au Cameroun pour la suite des affaires du pays.

Opposant, homme politique, leader du Front des démocrates camerounais (FDC), Denis Emilien Atangana demande la nomination d’un vice-président. Pour lui, le chef de l’État en a besoin. La Constitution du Cameroun le prévoit et cela ne devrait pas déranger les leaders politiques et d’opinion.

« Depuis le mois de mai 2026, je plaide pour la nomination d’un vice-président de la République au Cameroun. Notre constitution ayant déjà acté le poste de vice-président de la République, je ne vois pas en quoi procéder à sa nomination devrait encore poser un problème à certains et plus encore à des leaders politiques et d’opinion. Le président de la République est épuisé, il a donné le meilleur de lui-même. Il est donc temps qu’il passe le témoin en procédant purement et simplement à la nomination d’un vice-président de son choix. La classe politique et la société civile devraient d’ailleurs faire front commun pour exiger avec insistance la nomination d’un vice-président de la République », écrit Denis Emilien Atangana.

À titre de rappel, Maurice Kamto a fait une sortie sur la question. Il a déclaré que le poste de vice-président était tout simplement une supercherie.

« Une fois n’est pas coutume : je suis d’accord, mais pas pour les mêmes raisons, avec ceux du pouvoir qui disent de ne plus parler de vice-président de la République au Cameroun. Car il s’agit d’une véritable supercherie imposée à la hussarde par des personnes qui se rêvent en dauphin constitutionnel avec la complicité d’un Parlement réuni à la hâte en un Congrès d’enregistrement. Il s’agit surtout d’un fantôme introduit par effraction dans notre architecture institutionnelle par violation flagrante et outrageante de l’article 64 de la Constitution de notre pays. Oui, il ne faut plus parler de vice-président nommé successeur du président de la République « élu » dans notre pays, afin que le changement anticonstitutionnel de gouvernement qui l’a créé meure de sa belle mort, par désuétude », écrit-il.

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Bus Rapid Transit de Yaoundé : le démarrage des travaux annoncé en 2029 pour une mise en service en 2031

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Bus Rapid Transit de Yaoundé : le démarrage des travaux annoncé en 2029 pour une mise en service en 2031
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(Investir au Cameroun) – Les travaux de construction du réseau de Bus Rapid Transit (BRT) de Yaoundé, baptisé Transyaoundé, vont démarrer en 2029 et seront livrés deux ans plus tard pour une mise en service en 2031. L’année 2027 sera quant à elle consacrée à la réalisation de l’avant-projet détaillé (APD). Ce nouveau chronogramme a été révélé le 23 septembre 2026 à Yaoundé, au cours de la cérémonie de lancement officiel de la phase préparatoire du Transyaoundé.

Ce calendrier est réajusté par rapport à celui présenté le 12 avril 2024 à la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY), au cours d’une réunion sur la professionnalisation des transports dans la capitale camerounaise. En effet, le chronogramme présenté ce jour-là prévoyait le démarrage des travaux du BRT de Yaoundé en 2026, avec une mise en service prévue pour 2028, «sous réserve de l’obtention des financements nécessaires», avait précisé l’Union européenne (UE), qui co-finance le projet Mobilité verte de la ville de Yaoundé (MoVe Yaoundé).

Pour la CUY et les partenaires du Transyaoundé, que sont l’UE et l’Agence française de développement (AFD), le lancement de la phase préparatoire effectué le 23 septembre 2026 est une étape clé. « Cette phase est déterminante pour réunir les conditions nécessaires à la réalisation et à l’exploitation du future BRT», apprend-on.

Démographie galopante et difficultés de transport

Concrètement, cette phase permettra de finaliser les études techniques et opérationnelles, de structurer le futur système d’exploitation et le cadre institutionnel et d’organiser des concertations avec les acteurs concernés par le projet et les populations. Pendant cette étape, il est également question de sensibiliser et d’informer les usagers et les acteurs de la mobilité urbaine, et de préparer les conditions du lancement effectif de la phase des travaux de construction du réseau.

Selon la CUY, le Transyaoundé est l’un des projets structurants de la dynamique de transformation de la mobilité à Yaoundé, portée par le Plan de mobilité urbaine soutenable (PMUS) à l’horizon 2030, adopté en 2019. Le projet est présenté comme une réponse durable aux défis de mobilité à Yaoundé, ville marquée par une démographie galopante et des difficultés à se déplacer.

Une capacité de transport de 110 000 passagers par jour

Le tracé du Transyaoundé prévoit une liaison entre Olembe, à l’entrée nord de la capitale, et Ahala, situé dans la partie la plus méridionale, sur une distance de 22 km. Avec un total de 28 arrêts entre les deux extrémités, la première phase du BRT de Yaoundé devrait permettre de transporter jusqu’à 43 000 passagers par jour, avec un pic de fréquentation de 1 500 passagers par heure et par direction, selon les informations obtenues.

Grâce à une flotte de 52 autobus dans un premier temps, ce réseau de transport devrait réduire le temps de trajet entre Olembe et Ahala de 80 minutes actuellement à 65 minutes. La communication de la Communauté urbaine de Yaoundé (CUY) précise que «l’achèvement de la deuxième phase devrait plus que doubler ces chiffres, avec une capacité de desserte de 110 000 passagers par jour et un flux de 4 000 passagers par heure et par direction, grâce à l’utilisation de 137 bus».

Grâce au Transyaoundé, la capitale camerounaise devrait rejoindre sur le segment de la modernisation de la mobilité urbaine des villes comme Abidjan, en Côte d’Ivoire, et Dakar, au Sénégal. En effet, ces deux capitales africaines disposent déjà d’un BRT opérationnel après 7 à 8 ans de travaux, apprend-on.

BRM

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« Je voulais jouer pour le Cameroun depuis le début »

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Danny Namaso n’a jamais caché son attachement au Cameroun. Désormais intégré à la sélection des Lions indomptables, l’attaquant de FC Porto revient sur un choix mûrement réfléchi et sur ses premiers pas au sein de la tanière.

« Tous mes proches et toute ma famille savent que je voulais jouer pour le Cameroun depuis le début », a confié Namaso. Un attachement qu’il cultivait déjà lorsqu’il évoluait avec les équipes de jeunes de l’Angleterre. Le joueur portait notamment le drapeau camerounais sur ses crampons, un symbole de ses origines et de son envie de représenter un jour les Lions indomptables.

Une arrivée marquée par l’émotion

Ses premiers moments avec la sélection camerounaise ont également été placés sous le signe de la convivialité. Lors de son bizutage dans la tanière, Namaso a chanté l’hymne national avant de se prêter au traditionnel exercice avec beaucoup d’enthousiasme.

« Quand je suis arrivé, c’était bien. Les cadres m’ont parlé, ils m’ont expliqué qu’il y a parfois des problèmes avec la fédération, mais moi j’étais là juste pour jouer mon foot », a-t-il expliqué.

Une manière pour l’attaquant de mettre le football au centre de son aventure internationale. Malgré les éventuelles tensions évoquées autour de la sélection, Namaso assure vouloir rester concentré sur le terrain et apporter sa contribution au collectif.

« L’objectif, c’est de gagner »

L’ambition du joueur est déjà clairement affichée. Si le Cameroun participe à la prochaine Coupe d’Afrique des nations, Namaso ne veut pas se contenter de faire de la figuration.

« Si on part à la prochaine CAN, l’objectif c’est de gagner », affirme-t-il.

À travers ses déclarations, le joueur de Porto affiche donc une volonté claire : s’inscrire durablement avec les Lions indomptables et contribuer aux ambitions camerounaises sur la scène africaine. Pour Namaso, porter le maillot du Cameroun représente avant tout l’aboutissement d’un désir ancien, nourri bien avant son arrivée dans la tanière.

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