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Port de Douala : DMC distribue 85 % de son bénéfice 2025 en dividendes

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Port de Douala : DMC distribue 85 % de son bénéfice 2025 en dividendes
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(Investir au Cameroun) – Les actionnaires de Douala Mooring Company (DMC) ont approuvé la distribution de 25 millions de FCFA de dividendes, sur un bénéfice net de 29,39 millions de FCFA réalisé en 2025. La société concessionnaire des services de lamanage au port de Douala-Bonabéri consacrera ainsi environ 85 % de son résultat annuel à la rémunération de ses actionnaires.

La décision a été prise lors de l’Assemblée générale ordinaire tenue le 19 juin 2026, au lendemain de l’examen des comptes audités par le Conseil d’administration. Cette politique de distribution laisse à l’entreprise une part limitée de son bénéfice pour renforcer ses ressources propres et financer ses besoins futurs.

Créée en 2020, DMC est le véhicule mis en place par Fako Transport and Shipping Company Limited (Fakoship Ltd) pour exécuter la concession des services de lamanage au port de Douala-Bonabéri. Signé le 31 décembre 2020 avec le Port autonome de Douala (PAD), le contrat porte sur une durée de 15 ans, soit jusqu’en 2035.

Le lamanage regroupe notamment les opérations d’amarrage et de désamarrage nécessaires à l’accostage et au départ sécurisé des navires. Basée dans la zone portuaire de Bonabéri, DMC dispose d’un capital social de 100 millions de FCFA.

Une marge nette limitée à 6,7 %

En 2025, Douala Mooring Company a réalisé un chiffre d’affaires de 436,7 millions de FCFA, pour des charges d’exploitation de 397,7 millions de FCFA. Après le paiement de 9,6 millions de FCFA d’impôt sur les sociétés, le bénéfice net s’est établi à 29,39 millions de FCFA.

La marge nette ressort ainsi à environ 6,7 % du chiffre d’affaires. Autrement dit, pour 100 FCFA de revenus générés au cours de l’exercice, la société a conservé moins de 7 FCFA de bénéfice après impôts.

Sur ce résultat, 25 millions de FCFA seront versés aux actionnaires. Une somme de 2,9 millions de FCFA, correspondant à 10 % du bénéfice, sera affectée à la réserve légale. Le solde, d’environ 1,45 million de FCFA, sera inscrit en report à nouveau.

Ce choix porte le taux de distribution à près de 85 %. Il ne signifie toutefois pas que l’entreprise décaissera nécessairement l’intégralité des dividendes immédiatement : le calendrier de paiement et la situation de trésorerie au moment du versement ne sont pas précisés dans les informations disponibles.

Moins de 1,5 million conservé sur le bénéfice

Après la dotation à la réserve légale et la distribution des dividendes, moins de 1,5 million de FCFA du résultat 2025 restera directement disponible sous forme de report à nouveau.

Cette affectation limite la capacité de DMC à renforcer son autofinancement à partir de ses bénéfices. Elle devra donc couvrir ses éventuels besoins d’investissement, de renouvellement des équipements ou de financement du cycle d’exploitation principalement avec sa trésorerie existante, de nouveaux apports des actionnaires ou des financements extérieurs.

L’appréciation de cette politique nécessite toutefois de connaître la situation complète de la société : niveau de trésorerie, endettement, investissements prévus, obligations inscrites dans le contrat de concession et éventuels bénéfices non distribués des exercices antérieurs. Ces éléments ne figurent pas dans les informations disponibles.

Le Conseil d’administration a parallèlement approuvé une enveloppe de 4 millions de FCFA de primes de performance destinée au personnel. Cette dépense devra être intégrée au budget révisé de l’exercice 2026.

Fakoship pourrait encore renforcer son contrôle

Au-delà de l’affectation du résultat, les organes sociaux ont engagé une réflexion sur la structure du capital de DMC. Les quatre actionnaires de catégorie C doivent se prononcer lors d’une Assemblée générale extraordinaire annoncée pour juillet 2026.

Ils devront indiquer s’ils souhaitent souscrire aux 10 % d’actions restantes ou renoncer à leur droit préférentiel de souscription au profit de Fakoship Ltd, maison mère de DMC.

Une renonciation ouvrirait la voie à une augmentation de la participation de Fakoship dans le capital. L’ampleur exacte du renforcement dépendra toutefois du nombre d’actions concernées, de la structure actuelle de l’actionnariat et du résultat définitif de l’opération.

Concessionnaire du lamanage au port de Douala-Bonabéri jusqu’en 2035, DMC combine ainsi une activité bénéficiaire avec une politique de distribution élevée. Le principal enjeu sera de déterminer si les ressources conservées par l’entreprise restent suffisantes pour financer ses obligations opérationnelles et les investissements nécessaires à l’exécution durable de la concession.

Ludovic Amara

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Théodore Datouo à Tonga : Meeting de remerciement

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Théodore Datouo à Tonga : Meeting de remerciement
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Le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo est arrivé ce vendredi 24 juillet dans la région de l’Ouest en prélude à son géant meeting de remerciements au président Paul Biya, prévu le samedi 25 juillet au stade omnisports de Toket à Bafoussam.

Parti de Yaoundé ce jour, le président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo est arrivé dans la région de l’Ouest avec une importante délégation qui l’accompagne. Le patron des députés a été accueilli en grande pompe par les personnalités politico-administratives, des cadres et militants du RDPC, sa famille politique, et des populations mobilisées pour la cause.

Un accueil digne de ce nom a été réservé au président de l’Assemblée nationale. À Tonga, à l’entrée de la région de l’Ouest, son cortège a fait un arrêt. Il a été accueilli par le gouverneur de la région, Awa Fonka Augustine, des membres du gouvernement, des membres de l’Assemblée nationale, le chef supérieur de Tonga, Ngapmou Louis, ainsi qu’une importante population locale.

Un accueil en grande pompe qui annonce déjà la couleur pour l’événement du 25 juillet. Quatre mois après son élection au perchoir, Théodore Datouo organise demain un grand meeting pour exprimer non seulement sa gratitude au président Paul Biya, mais aussi pour réaffirmer son allégeance aux institutions de la République.

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Déclin de l’Union de Douala

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Déclin de l’Union de Douala
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«La relégation successive de l’Union Sportive de Douala résonne comme un séisme dans le paysage footballistique camerounais. Sur les berges du Wouri, ce drame n’est pas une surprise. Il est le résultat logique d’une lente décomposition structurelle qui a commencé il y a plus d’une décennie sous la présidence de Franck Happi», rapportent nos confrères de Ndamba Web.

Lire ici l’analyse :

Le trompe-l’œil de 2012 : Un titre sur un héritage d’emprunt.

L’aventure de Franck Happi à la tête du Conseil d’Administration débute en 2011 avec le sacre national durant la saison 2011-2012. Cependant, dans les coulisses du club, les observateurs savent que la réussite sur le terrain dépendait encore de son prédécesseur, Faustin Domkeu.

C’est en effet lui qui avait constitué cette équipe conçue pour les sommets : des talents confirmés et des cadres importants comme Collins Fai, Joël Babanda, Charles Edoa Nga, Patrick Ngoula, Marc Enoumba et François-Xavier Kombi Mandjang. Ce groupe d’élite a offert au club sa dernière grande victoire avant que le modèle ne soit brutalement démantelé.

La rupture de 2014 : L’expérience sacrifiée pour la jeunesse

En 2014, la direction prend un virage stratégique risqué. L’Union abandonne sa politique historique de recrutement de joueurs d’expérience pour se tourner vers un projet centré sur la jeunesse. Suite à un accord avec Samuel Eto’o, le club accueille les joueurs de l’académie Fundesport et confie l’équipe au coach Siewe Diallo qui était le manager général de cette académie.

Si le plan semblait prometteur sur le papier, la réalité du terrain s’est révélée dure. Manquant de leaders expérimentés pour supporter la pression du maillot vert et blanc, l’équipe perd progressivement ses repères. Après trois saisons dans le Top 4 (2012-2015) grâce à la dynamique initiale, les performances chutent inéluctablement.

La crise sociale et l’asphyxie financière (2016-2021)

Pendant cinq saisons, les Nassara Kamakai stagnent dangereusement en bas du tableau, frôlant la relégation chaque année. En arrière-plan, la gouvernance de Franck Happi rencontre de graves problèmes :

Incapacité à séduire le marché : Le club n’a plus les moyens d’attirer des joueurs de haut niveau.

Précarité du vestiaire : Les salaires deviennent incertains et les primes de match ne sont plus versées régulièrement.

Démotivation générale : Le manque de fonds sape la sérénité du groupe et affaiblit l’encadrement technique.

Cette dégradation continue mène inévitablement à la chute de 2021 : la descente en division inférieure.( Samuel Eto’o Nouvellement élu à la tête de la fédé maintient le club politiquement).

L’effet dominos : L’héritage empoisonné transmis à Kemmogne.

Lorsque Polycarpe Kemmogne reprend les commandes, les dégâts sont déjà faits. Confronté au poids des dettes, à la perte de crédibilité du club et aux conséquences d’une décennie de gestion chaotique, le nouveau comité PCA, n’arrive pas à arrêter la chute, entraînant le club vers une seconde relégation consécutive.

Le constat final est clair : si l’ère Franck Happi a connu la gloire en 2012 grâce au travail de l’ancienne administration, elle a surtout semé les graines de la précarité financière et du vide sportif qui ont finalement conduit à la chute d’un des plus grands monuments du football camerounais.

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Partenariat APN et IRIC pour la gouvernance portuaire

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Partenariat APN et IRIC pour la gouvernance portuaire
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L’Autorité Portuaire Nationale (APN) et l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) ont officialisé mardi 21 juillet 2026, un partenariat clé destiné à rapprocher le monde académique et le secteur portuaire. Cette collaboration repose sur quatre axes majeurs qui visent à promouvoir la recherche, la formation, le partage d’expertise et l’insertion des étudiants au service du développement portuaire national.

L’Autorité Portuaire Nationale (APN) et l’Institut des Relations Internationales du Cameroun (IRIC) ont franchi une étape importante dans leur coopération en signant une convention de partenariat à Yaoundé. Paraphé par le Directeur général de l’APN, Willie Tsanga Mba, et le Directeur de l’IRIC, Urbain Ndongo, cet accord traduit la volonté des deux institutions de mettre en commun leurs compétences pour répondre aux défis du secteur maritime et portuaire.

Le partenariat s’articule autour de quatre axes prioritaires. Le premier concerne le développement de la recherche appliquée sur les questions portuaires, maritimes et logistiques. Les deux institutions entendent ainsi produire des analyses et des solutions adaptées aux enjeux de modernisation et de compétitivité des ports camerounais.

Le deuxième axe porte sur le renforcement des capacités des cadres et du personnel de l’APN. À travers des formations spécialisées et des programmes de perfectionnement, cette coopération ambitionne de consolider les compétences des ressources humaines, considérées comme un levier essentiel de la performance institutionnelle.

Le troisième pilier prévoit la promotion des échanges d’expertise entre chercheurs, universitaires et professionnels du secteur. Cette dynamique favorisera le partage des connaissances, l’enrichissement des pratiques et le rapprochement entre la recherche scientifique et les réalités opérationnelles du terrain.

Enfin, le quatrième axe ouvre de nouvelles perspectives aux étudiants de l’IRIC grâce à des opportunités de stages, d’encadrement académique et de travaux de recherche en lien direct avec les besoins du secteur portuaire. Cette orientation vise à faciliter l’insertion professionnelle des futurs diplômés et contribué à la formation d’une nouvelle génération d’experts des métiers portuaires et maritimes.

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