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Numérique : le géant américain Amazon en discussion avec Camtel sur des services de cloud et d’intelligence artificielle

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Numérique : le géant américain Amazon en discussion avec Camtel sur des services de cloud et d’intelligence artificielle
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(Investir au Cameroun) – Cameroon Telecommunications (Camtel) et Amazon Web Services (AWS) explorent des possibilités de collaboration dans les services cloud, l’intelligence artificielle et les technologies satellitaires. Les contours techniques, financiers et contractuels d’un éventuel partenariat n’ont toutefois pas encore été précisés.

Une délégation d’AWS pour l’Afrique, composée notamment de Raya Nassar et Terrence Naidoo, a récemment été reçue par Judith Yah Sunday, directrice générale de Camtel. La rencontre s’est déroulée en présence d’Antoinette Manyaga, représentante des services des technologies de l’information et de la communication de l’ambassade des États-Unis au Cameroun.

Selon Camtel, les discussions ont porté sur les technologies satellitaires, les solutions cloud et l’intelligence artificielle. Les deux entreprises cherchent à identifier des synergies susceptibles de soutenir la transformation numérique du Cameroun et le développement de nouveaux services pour leurs clients.

Amazon Web Services est la branche du groupe américain Amazon spécialisée dans l’informatique dématérialisée. Elle fournit à distance des capacités de stockage, de calcul, de traitement de données et d’intelligence artificielle aux entreprises, aux administrations et aux développeurs.

Aucun accord encore annoncé

À ce stade, les informations communiquées ne font état ni de la signature d’un accord, ni d’un calendrier de mise en œuvre, ni d’un investissement chiffré. La rencontre constitue donc une phase exploratoire plutôt que le lancement formel d’un partenariat.

Camtel n’a pas non plus indiqué si une éventuelle coopération porterait sur l’hébergement local de données, l’utilisation des infrastructures mondiales d’AWS, la formation de ses équipes, la commercialisation de services cloud ou le déploiement de solutions d’intelligence artificielle.

Ces précisions seront déterminantes pour apprécier la portée économique du projet, notamment pour les administrations publiques et les entreprises camerounaises qui pourraient recourir aux services développés dans ce cadre.

Camtel cherche à élargir son offre numérique

Opérateur public historique des télécommunications, Camtel exploite des infrastructures de fibre optique, des réseaux mobiles et des capacités d’hébergement de données. L’entreprise affiche l’ambition de devenir un acteur majeur de la transformation numérique en Afrique subsaharienne à l’horizon 2030.

La discussion avec AWS s’inscrit dans une série de rapprochements engagés par l’entreprise avec des groupes technologiques internationaux.

En avril 2026, Camtel avait déjà reçu une délégation d’Avanti Communications pour examiner des pistes de collaboration dans les solutions de connectivité satellitaire.

En décembre 2025, l’opérateur public avait également conclu avec Ethio Telecom un accord-cadre de trois ans couvrant notamment le paiement mobile, la numérisation des services publics, le cloud gouvernemental et la modernisation des réseaux.

Ces initiatives montrent la volonté de Camtel d’étendre son activité au-delà de la fourniture traditionnelle de connectivité, vers les services numériques à plus forte valeur ajoutée.

Des enjeux de souveraineté et de localisation des données

Une collaboration avec AWS pourrait permettre à Camtel de proposer aux entreprises et aux administrations des capacités supplémentaires de stockage, de calcul et de déploiement d’applications. Elle pourrait également faciliter l’accès à des outils d’intelligence artificielle et à des compétences techniques spécialisées.

Mais plusieurs questions restent ouvertes, notamment la localisation des données, les exigences de cybersécurité, les coûts des services, les modalités de facturation et le partage des responsabilités entre Camtel et le fournisseur américain.

L’enjeu est particulièrement sensible pour les données publiques et stratégiques, dont l’hébergement peut être soumis à des exigences de souveraineté, de confidentialité et de continuité de service.

Pour Camtel, le principal défi sera donc de convertir ces échanges en une offre commercialement viable, accessible au marché camerounais et compatible avec les exigences nationales en matière de protection des données.

En l’absence d’accord formel, la rencontre avec AWS marque surtout l’ouverture de discussions. Leur portée réelle dépendra des projets retenus, des investissements mobilisés et des services effectivement déployés au Cameroun.

Ludovic Amara

Lire aussi :

13-04-2026 – Internet par satellite : Camtel explore la piste du britannique Avanti au détriment de l’américain Starlink

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Bilan de la coupe du monde 2026

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Bilan de la coupe du monde 2026
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L’Espagne a remporté la Coupe du monde 2026 en battant l’Argentine (1-0) en finale. L’édition, la plus lucrative de l’histoire avec près de 9 milliards de dollars de recettes, a été marquée par le triplé de distinctions de la Roja et le record historique de dix buts du Français Kylian Mbappé.

L’Espagne a remporté la Coupe du Monde 2026 en battant l’Argentine en finale pour décrocher sa deuxième étoile. Le tournoi, qui a marqué la fin des ères Didier Deschamps et Lionel Messi, a généré un record de 9 milliards de dollars de revenus, mais a été critiqué pour son gigantisme et ses restrictions d’accès.

Distinctions et Statistiques Individuelles

Le milieu espagnol Rodri a été élu Meilleur joueur du tournoi, tandis que son coéquipier Unai Simón a remporté le titre de Meilleur gardien, l’Espagne n’ayant encaissé qu’un seul but sur l’ensemble de la compétition. Le jeune prodige Pau Cubarsí a été désigné Meilleur jeune joueur. Côté statistiques, le Français Kylian Mbappé a fini Soulier d’or avec 10 buts, devenant le meilleur buteur de l’histoire du tournoi sur une édition. Le Français Michael Olise a terminé meilleur passeur décisif.

La compétition a été marquée par une défaillance de plusieurs grandes nations, à l’image du Brésil éliminé dès les huitièmes de finale par une surprenante équipe norvégienne.

Ce Mondial a aussi été entaché de controverses politiques et migratoires, incluant des problèmes de délivrance de visa…

Le Maroc a réalisé le meilleur parcours africain en atteignant les quarts de finale. La France et l’Angleterre ont terminé avec les meilleures attaques en inscrivant chacune 20 buts.

Cette édition historique à 48 équipes a été l’événement le plus lucratif de l’histoire de la FIFA. Cependant, ce Mondial a aussi été entaché de controverses politiques et migratoires, incluant des problèmes de délivrance de visas et le refoulement à la frontière de l’arbitre officiel Omar Artan.

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Théodore Datouo organise un grand meeting de remerciements au président Paul Biya

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Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale du Cameroun organise le 25 juillet 2026, un grand meeting de remerciements au Chef de l’Etat, Paul Biya. Une mobilisation qui fait suite à son élection au perchoir.

À Bafoussam dans la région de l’Ouest du Cameroun, un grand meeting de remerciements se tiendra le samedi 25 juillet à l’initiative de Théodore Datouo, président de l’Assemblée nationale. Ce giga meeting est prévu pour se tenir au stade omnisports de Toket, chef-lieu de la Région de l’Ouest, sera l’occasion pour le patron des députés d’exprimer sa gratitude au président de la République, Paul Biya pour la confiance placée en sa personne.

Désigné par Paul Biya, président national du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC), le député Théodore Datouo a été élu le 17 mars au perchoir de l’Assemblée nationale. Il venait de succéder à Cavaye Yéguié Djibril, président de la chambre basse du Parlement camerounais depuis plus de quatre décennies.

Vice-président de l’Assemblée nationale, Théodore Datouo a gravi les échelons au sein du parti au pouvoir dont il est militant de longue date du RDPC. Son ascension au perchoir est interprété comme la récompense d’un engagement politique et d’une fidélité au président Paul Biya et aux institutions de la République.

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Intelligence artificielle : le Cameroun rejoint les 29 membres fondateurs de la WAICO, initiative portée par la Chine

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Intelligence artificielle : le Cameroun rejoint les 29 membres fondateurs de la WAICO, initiative portée par la Chine
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun fait partie des 29 pays ayant signé, le 16 juillet 2026 à Shanghai, l’accord portant création de l’Organisation mondiale de coopération en matière d’intelligence artificielle, connue sous son sigle anglais WAICO. Cette signature lui confère le statut de membre fondateur de cette nouvelle organisation intergouvernementale consacrée à la coopération internationale et à la gouvernance de l’IA.

La ministre camerounaise des Postes et Télécommunications, Minette Libom Li Likeng, a signé l’accord au nom du pays, à la veille de l’ouverture de la Conférence mondiale sur l’intelligence artificielle, organisée du 17 au 20 juillet 2026 à Shanghai. Cette édition réunit plus de 1 400 invités internationaux et plus de 1 100 entreprises autour des technologies, des investissements et de la gouvernance de l’IA.

La WAICO aura son siège à Shanghai et fonctionnera comme une organisation internationale intergouvernementale indépendante. Elle entend promouvoir la coopération entre États, contribuer à l’élaboration de règles internationales et favoriser un développement de l’intelligence artificielle présenté comme sûr, équitable et centré sur l’être humain.

Une initiative chinoise tournée vers les pays du Sud

La création de la WAICO intervient dans un contexte de compétition croissante entre les grandes puissances pour le contrôle des infrastructures, des modèles, des semi-conducteurs et des normes de l’intelligence artificielle.

Portée par Pékin, la nouvelle organisation cherche notamment à rallier les pays en développement autour d’un agenda donnant la priorité à l’accès aux technologies, au renforcement des capacités nationales et à la réduction des écarts numériques. Parmi les 29 signataires figurent notamment la Chine, la Russie, l’Indonésie, le Pakistan, le Kazakhstan et le Laos.

Pour la Chine, la WAICO constitue aussi un instrument d’influence dans la définition des futures règles mondiales de l’IA. Pékin défend une approche fondée sur la souveraineté des États, la coopération technologique et l’accès des économies émergentes aux outils d’intelligence artificielle, face à un écosystème encore dominé par les entreprises et infrastructures américaines.

L’entrée du Cameroun parmi les membres fondateurs lui donne ainsi une place dans une institution appelée à participer aux débats internationaux sur la régulation, les standards techniques, les données et les conditions d’accès aux technologies d’IA.

Elle ne lui garantit cependant pas, à ce stade, l’obtention automatique de financements, de capacités de calcul ou de transferts technologiques. Ces avantages éventuels dépendront des programmes qui seront effectivement créés, de leurs critères d’éligibilité et des contributions demandées aux États membres.

Le Cameroun réclame un accès aux infrastructures et aux financements

À Shanghai, Minette Libom Li Likeng a rattaché l’adhésion du Cameroun à la stratégie nationale de développement de l’intelligence artificielle. Celle-ci accorde notamment la priorité aux infrastructures numériques, à la formation, à l’innovation, à la protection des données, à la cybersécurité et à l’encadrement éthique des technologies.

Pour le Cameroun, l’un des enjeux est d’accéder à des ressources aujourd’hui fortement concentrées dans quelques économies : centres de données, processeurs spécialisés, capacités de calcul, modèles d’IA, financements, données et compétences techniques.

« Il est donc essentiel de veiller à ce qu’aucun pays ni aucune région ne reste en marge du processus décisionnel mondial. Les pays africains et, plus largement, les pays du Sud ne doivent être ni de simples utilisateurs de technologies développées ailleurs ni des destinataires passifs de normes conçues sans leur participation », a déclaré la ministre.

Elle a appelé à la mise en place de partenariats dans les domaines de la formation, de la recherche, du transfert de connaissances, du financement et de l’accès aux infrastructures numériques.

L’enjeu dépasse la seule représentation diplomatique. Pour tirer profit de son statut de membre fondateur, le Cameroun devra transformer cette adhésion en projets concrets : formation d’ingénieurs, accès aux ressources de calcul, appui aux entreprises technologiques, développement de centres de données et financement d’applications adaptées aux besoins locaux.

Des retombées encore à préciser

Les contours opérationnels de la WAICO restent encore à définir. Les informations publiées précisent son statut, son siège et ses grands objectifs, mais ne détaillent pas encore son budget, les contributions financières de ses membres, ses organes de décision ou les programmes auxquels les pays signataires pourront accéder.

Ces éléments seront déterminants pour apprécier la portée économique de l’adhésion camerounaise.

La capacité du pays à bénéficier de la nouvelle organisation dépendra également de ses propres investissements. Une coopération internationale peut faciliter l’accès aux connaissances et aux partenaires, mais elle ne remplace pas le développement d’infrastructures électriques et numériques fiables, de politiques de données cohérentes, de capacités de recherche et d’un environnement favorable aux entreprises technologiques.

Minette Libom Li Likeng a réaffirmé l’engagement du gouvernement à promouvoir une intelligence artificielle centrée sur l’être humain, respectueuse des droits fondamentaux et favorable au développement durable.

Pour le Cameroun, le principal défi sera désormais de faire de cette présence dans la gouvernance mondiale de l’IA autre chose qu’un positionnement diplomatique. Les premiers indicateurs seront la nature des accords conclus, le nombre de projets obtenus, les ressources mobilisées et les capacités technologiques effectivement développées dans le pays.

Mercy Fosoh

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