Actualités locales
Plaidoyer pour le Compact Eau au Forum Africain

Représentant personnel du Chef de l’État au Forum Africain de l’Eau de N’Djaména, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a présenté la stratégie du Cameroun en matière de sécurité de l’eau. Il a appelé les partenaires techniques et financiers à soutenir le Compact Eau, un programme d’investissement estimé à près de 4 milliards de dollars.
Prenant la parole le 15 juillet 2026 à N’Djaména, à l’occasion du Forum Africain de l’Eau organisé dans le cadre de l’initiative « Water Forward » de la Banque mondiale, le ministre de l’Eau et de l’Énergie, Gaston Eloundou Essomba, a exposé la vision du Cameroun pour renforcer la sécurité de l’eau et faire de cette ressource un levier de développement.
Le membre du Gouvernement a mis en évidence les difficultés persistantes d’accès à l’eau potable malgré l’abondance des ressources hydriques du pays, soulignant leurs répercussions sur l’agriculture, l’élevage, l’industrie ainsi que sur la production hydroélectrique, qui représente près de 80 % du mix énergétique national.
Pour relever ces défis, le Cameroun a élaboré un Compact Eau, présenté comme la feuille de route nationale en matière de sécurité hydrique. Estimé à près de 4 milliards de dollars américains, ce programme prévoit des investissements dans les infrastructures et des réformes visant à améliorer la gouvernance du secteur. Si près de 30 % des financements sont déjà mobilisés, le gouvernement sollicite un engagement accru des partenaires afin de combler le déficit restant.
Par ailleurs, le ministre a salué l’appui de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement, notamment à travers le projet SEWASH, avant d’appeler à une mobilisation collective pour garantir un accès durable et équitable à l’eau potable et renforcer la résilience du Cameroun face aux effets des changements climatiques.
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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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