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Fuh Calistus Gentry : Clarifications sur l’or d’État

Le ministre par intérim des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique (Minmidt) recadre le débat public après les révélations de pertes financières colossales estimées à près de 2 000 milliards de FCFA à cause des circuits illégaux.
Le ministre des Mines, des Industries et du Développement Technologique, Fuh Calistus Gentry, et le ministre de la Communication, le porte-parole du gouvernement, René Emmanuel Sadi, ont donné un point de presse ce mercredi 15 juillet 2026 à Yaoundé, pour mettre à jour les Camerounais sur les réformes dans le secteur minier, en particulier celles visant à renforcer le secteur de l’or dans le pays.
Certains projets majeurs de minage ont également été annoncés pour plus tard en 2026. Aussi, lors de ce point de presse le ministre du Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique de l’Industrie et du Développement technologique, Fuh Calistus Gentry, a affirmé qu’« il n’y a pas de disparition d’or appartenant à l’État».
Le renforcement des contrôles sur les sites d’exploitation
D’après le membre du gouvernement, le problème réside dans la sous-déclaration d’une partie de la production aurifère par certains opérateurs privés. Cette pratique entraîne une diminution des recettes issues de l’impôt synthétique minier et des taxes à l’exportation.
Pour y remédier, plusieurs mesures ont été annoncées, notamment, le renforcement des contrôles sur les sites d’exploitation, l’instauration de seuils minimaux de livraison et l’amélioration de la traçabilité de l’or, depuis son extraction jusqu’à son exportation.
Recettes publiques et mieux encadrer…
Fuh Calistus Gentry a également indiqué que la Société Nationale des Mines du Cameroun Sonamines sera chargée d’assurer un suivi renforcé de la production et de la commercialisation de l’or provenant de l’exploitation artisanale et semi-mécanisée.
À travers ces réformes, le gouvernement entend renforcer la transparence, lutter contre les pertes des recettes publiques et mieux encadrer un secteur stratégique pour l’économie camerounaise.
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le tribunal d’Ekounou refuse de trancher le conflit interne au parti

Le tribunal de première instance de Yaoundé-Ekounou a rendu ce jeudi 17 septembre 2026 sa décision très attendue dans la procédure opposant le Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) à trois de ses anciens militants. La juridiction se déclare incompétente pour statuer sur le fond du litige.
Pour retracer la chronologie de cette affaire : tout commence en juin 2025, lorsque Maurice Kamto démissionne de la présidence du MRC afin de briguer l’investiture du Manidem pour la présidentielle. Sa candidature est rejetée successivement par ELECAM puis par le Conseil constitutionnel. En décembre 2025, il retrouve la tête du parti. Willy Mengue, Kamegne Georgette Laure dite Laure Noutchang et Sébastien Mbala Wouria II contestent alors cette réintégration, affirmant qu’elle méconnaît les statuts du MRC, faute de constat officiel de démission par le directoire et de convention organisée dans le délai statutaire de soixante jours.
Le 29 juin 2026, le Comité national de médiation et d’arbitrage du parti prononce l’exclusion définitive de Willy Mengue pour trahison, indiscipline et manquement à la loyauté. En parallèle, les trois requérants saisissent la chambre des référés du Tribunal d’Ekounou, réclamant la désignation d’un mandataire judiciaire ad hoc chargé de « normaliser » le fonctionnement du parti.
Les audiences des 10 et 15 septembre voient le ministère public plaider l’incompétence du juge des référés, invoquant le principe de libre administration des partis politiques garanti par la loi de 1990. Les avocats du MRC développent le même argumentaire, tandis que Willy Mengue et ses codemandeurs désertent les deux dernières audiences, seul un collaborateur de leur conseil déposant des conclusions écrites.
En se déclarant incompétent, le tribunal confirme la position défendue par le parquet et par la défense du MRC : la justice civile ne saurait s’immiscer dans l’organisation interne d’une formation politique. Cette décision referme, pour l’instant, un chapitre judiciaire qui aura duré plusieurs mois.
Source : Africa Renaissance tv
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