Connect with us

Actualités locales

Crédits TVA : les remboursements de l’État chutent de 45,7% à 11,1 milliards FCFA à fin mars 2026

Published

on

Crédits TVA : les remboursements de l’État chutent de 45,7% à 11,1 milliards FCFA à fin mars 2026
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Entre janvier et mars 2026, le Trésor public camerounais a remboursé aux entreprises un montant total de 11,1 milliards de FCFA au titre des crédits de TVA, ou taxe sur la valeur ajoutée. Ce montant, contenu dans le Document de programmation économique et budgétaire (DPEB) à moyen terme 2027-2029, élaboré par le ministère des Finances (Minfi), est en baisse de 45,7% par rapport aux 20,4 milliards de FCFA remboursés à la même période en 2025.

En valeur absolue, les remboursements effectués par l’État reculent ainsi de 9,3 milliards de FCFA en un an. Cette contreperformance intervient alors que le gouvernement s’est engagé, sur l’ensemble de l’année 2026, à rembourser une enveloppe globale de 84 milliards de FCFA de crédits TVA aux entreprises. À fin mars 2026, le niveau d’exécution de cet objectif annuel ressort donc à seulement 13,2%, alors que le premier trimestre représente déjà le quart de l’exercice budgétaire.

Selon la réglementation en vigueur au Cameroun, les entreprises, notamment les exportateurs que l’application du taux zéro de TVA place souvent en situation de crédits structurels, peuvent introduire auprès de l’administration fiscale une demande de remboursement après trois mois de cumul des crédits. Ces remboursements doivent s’effectuer dans un délai réglementaire de deux mois. Mais, sur fond de tensions de trésorerie ou d’arbitrages budgétaires, l’État ne respecte pas toujours ce délai, accumulant des arriérés qui contribuent à plomber la trésorerie des entreprises.

La situation est suffisamment préoccupante pour que les chefs d’entreprises aient, à plusieurs reprises, proposé des pistes de solutions au gouvernement. Le 13 mars 2017 à Douala, au cours de la 8e édition du Cameroon Business Forum (CBF), plateforme d’échanges entre le secteur privé et les pouvoirs publics dont l’activité s’est essoufflée ces dernières années, les opérateurs économiques avaient notamment suggéré à l’État la création d’un compte séquestre permettant de garantir le remboursement des crédits TVA aux entreprises.

Cette proposition venait après une première suggestion, faite en décembre 2013 par ce qui était encore le Groupement inter-patronal du Cameroun (Gicam). L’association patronale la plus importante du pays, devenue le Groupement des entreprises du Cameroun (Gecam), avait alors proposé à l’État de lancer un emprunt obligataire spécifique afin d’apurer les crédits TVA dus aux entreprises.

Le niveau des remboursements effectués au premier trimestre 2026 rend donc plus incertaine l’atteinte de l’objectif annuel de 84 milliards de FCFA. Pour les entreprises concernées, notamment celles tournées vers l’exportation, ces retards constituent un enjeu de trésorerie majeur. En immobilisant des ressources qui devraient leur être restituées, les crédits TVA non remboursés réduisent leur capacité à financer leur cycle d’exploitation, à investir et à honorer certaines charges courantes.

BRM

Lire aussi:

14-03-2017 – Cameroun : le secteur privé demande l’ouverture d’un compte séquestre pour garantir le remboursement des crédits TVA

06-07-2017 – Selon le fisc camerounais, il est désormais possible de demander le remboursement de crédits de TVA en ligne

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise

Published

on

Chantal Biya reçoit le Prix du meilleur mécène pour son soutien à la culture camerounaise
Spread the love

Présente à la 15ᵉ édition des Canal 2’Or, organisée le samedi 31 octobre 2026 au Palais des Congrès de Yaoundé, la Première dame du Cameroun, Chantal Biya, a reçu le Prix du meilleur mécène. Une distinction qui vient saluer son soutien à la culture camerounaise et ses actions en faveur des personnes vulnérables.

La 15ᵉ édition des Canal 2’Or a réservé une distinction particulière à la Première dame du Cameroun. À l’occasion de cette cérémonie organisée au Palais des Congrès de Yaoundé, le samedi 31 octobre 2026, Chantal Biya a reçu le Prix du meilleur mécène, décerné par le comité d’organisation.

Cette récompense intervient dans le cadre d’une édition symbolique, marquant les vingt ans de cette cérémonie consacrée à la célébration et à la promotion des talents artistiques camerounais.

Un engagement culturel de longue date

À travers cette distinction, les organisateurs entendent reconnaître le soutien apporté par la Première dame à la culture camerounaise, ainsi que ses différentes initiatives caritatives en faveur des personnes vulnérables.

Ce prix fait également écho à une précédente reconnaissance. En 2015, lors de la dixième édition des Canal 2’Or, Chantal Biya avait déjà reçu le Prix spécial du mécénat de la culture.

Onze ans plus tard, cette nouvelle distinction vient ainsi rappeler les liens entretenus entre la Première dame et les organisateurs de cet événement culturel.

Les Canal 2’Or célèbrent vingt ans de talents camerounais

Au-delà des récompenses individuelles, cette édition anniversaire marque deux décennies de célébration de la création artistique nationale. Musique, audiovisuel et divertissement constituent autant de secteurs mis en lumière par cette cérémonie, devenue un rendez-vous du paysage culturel camerounais.

La distinction attribuée à Chantal Biya s’inscrit donc dans une soirée où la reconnaissance du talent artistique côtoie celle du mécénat et du soutien aux initiatives culturelles.

Source : Libre Opinion

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »

Published

on

« le peuple camerounais existe bien avant 1650, 1961 et 1972 »
Spread the love

Dans un éditorial consacré à l’histoire et à l’identité du Cameroun, Le Capitaine de vaisseau Serge Atonfack Guemo défend l’idée d’un peuple camerounais dont les racines socioculturelles seraient antérieures à la colonisation. Il met en garde contre les discours qui, selon lui, réduisent l’identité nationale aux héritages linguistiques et aux découpages historiques issus de la période coloniale et postcoloniale.

Atonfack Guemo prend position dans le débat sur les origines et la construction de l’identité nationale camerounaise. Dans un texte intitulé « Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1650, à 1961 et à 1972 », il appelle à reconnaître l’ancienneté des communautés et des traditions qui composent le pays.

Le chef de la Division de la Communication au ministère délégué à la présidence de la République chargé de la Défense conteste les approches qui situent la naissance du Cameroun à des dates historiques précises, notamment janvier 1960, octobre 1961 ou encore la conférence de Foumban d’avril-mai 1972. Selon lui, ces repères ne sauraient résumer l’histoire des populations qui occupaient déjà le territoire avant l’arrivée des puissances étrangères.

Dans son argumentaire, Atonfack Guemo estime que les communautés camerounaises disposaient bien avant la colonisation de leurs propres espaces de peuplement, de leurs coutumes et de leurs formes de relations sociales. Il évoque notamment les liens de voisinage, les parentés et les similitudes entre les pratiques culturelles des différentes communautés.

Lire l’éditorial de Cyril Atonfack Guemo :

Le Cameroun : peuple d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriales, réalité socio-tribale bien antérieure à 1960, à 1961 et à 1972

Une acception communément admise présente le fondamentalisme comme étant l’ensemble des radicalités qui défendent une conception rigoriste de la religion ou de la politique, au risque d’une confrontation avec la société environnante. Le fondamentalisme renvoie ainsi à une espèce de comparaison entre un état originel et ses évolutions. Ce qui peut donner de la matière pour une discussion constructive et mutuellement enrichissante, du moins pour des personnes bien intentionnées. Sinon de prêter à polémique, le fondamentalisme devient très vite polémologique, lorsqu’il se nourrit d’intransigeance, d’affabulations et de fausses allégations.

Ainsi en est-il du fait, pour certains, d’élever des techniques administratives apprises pendant l’occupation étrangère, en éléments culturels jouissant d’une légitimité égale à celle des fondements de l’écologie sociologique héritée de nos ancêtres. Il en va de même du travestissement d’autres pans de l’histoire de notre pays, qui consiste à faire croire que cette histoire ne commencerait qu’en janvier 1960 pour les uns, en octobre 1961 pour d’autres, ou après la conférence de Foumban d’avril-mai 1972 pour une autre mouvance. Autant d’aliénantes manipulations cognitives, autant d’enivrantes élégies qui engendrent le clivage, l’ostracisme, le déracinement et, au final, la violence.

Ces discours, tout ce qu’il y a de plus inepte, finissent par transformer de paisibles jeunes gens nourrissant des rêves d’un avenir radieux au sein de la cité Cameroun en de furieux désespérés animés d’une haine viscérale de leur propre pays, car se prenant pour les descendants de chimériques héros d’autrefois, intrépides défenseurs de royaumes qui n’ont pourtant jamais existé sous nos cieux.

Mais d’une manière qui ne serait autre que délibérée, tout semble mis en œuvre pour occulter, déformer, contrefaire l’irréfragable réalité selon laquelle nos divers sites de peuplement tribaux sont antérieurs à l’arrivée du colonisateur. Nos voisinages et consanguinités, nos divers us et coutumes ancestraux, qui entre eux partagent de très nombreux points de similarité, ont depuis toujours constitué des facteurs de fraternel rapprochement, voire d’inextricable intrication entre nos tribus.

Le peuple camerounais ne saurait donc être réduit à une addition, une juxtaposition, et encore moins à une superposition de tribalités sui generis, seulement liées par une communauté de langues étrangères d’un usage purement transactionnel. Le peuple camerounais est d’origine, d’implantation et de mœurs immémoriaux. L’occupation étrangère n’y aura d’ailleurs rien changé, contrairement aux malsaines intentions opportunistes qui veulent regrouper les Camerounais en fonction des langues apportées de l’extérieur, ou en rapport avec les points cardinaux. Pareille catégorisation est une source additionnelle de tracas dont on devrait résolument se passer.

Car ce qui importe avant et après tout, ce n’est ni la fidélité proclamée à tel ou tel idiome d’outre-mer, ni la tapageuse démonstration du désir de mimétisme avec tel ou tel peuple étranger. Ce qui importe avant et après tout, c’est la volonté des Camerounais de faire de cette binarité linguistique d’opportunité un précieux instrument devant servir au rapatriement des savoirs techniques et technologiques, un important atout d’attraction et de facilitation dans le contact avec d’autres peuplades de la scène planétaire. Tout en préservant, tout en pérennisant et tout en promouvant l’être et l’artefact qui fondent à la fois l’originalité et la singularité de notre personnalité. Vous parlez d’un fondamentalisme inclusif ?

Sachons rester vigilants,
Sachons rester patriotes,
Sachons aimer définitivement le Cameroun.

CLIQUEZ ICI POUR LIRE L’ARTICLE ORIGINAL SUR camerounactuel.com

Continue Reading

Actualités locales

Simon Ngapandouetnbu en état de grâce : neuf arrêts et un nouveau clean sheet avec Montpellier !

Published

on

Spread the love

Simon Ngapandouetnbu a été l’un des grands artisans de la victoire de Montpellier face à Annecy (3-0), lors de la 11e journée de Ligue 2. […]

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici