Connect with us

Dernières actualités

Les PME ont généré 5 619 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2025 au Cameroun

Published

on

Les PME ont généré 5 619 milliards FCFA de chiffre d’affaires en 2025 au Cameroun
Spread the love

L’environnement économique dans lequel ont évolué les entreprises camerounaises en 2025 ne prêtait guère à l’optimisme. Les tensions géopolitiques en Europe et au Moyen-Orient ont continué de perturber les échanges internationaux. Le resserrement des conditions financières a renchéri l’accès au crédit, tandis que les crises sécuritaires et les tensions internes ont pesé sur l’activité économique. Dans ce contexte, l’économie camerounaise a néanmoins enregistré une croissance réelle de 3,9 %, contre 3,5 % un an plus tôt. Selon le Minpmeesa, le produit intérieur brut en valeur nominale est estimé à 35 600 milliards de FCFA.

Cette progression repose en partie sur la contribution des petites et moyennes entreprises, des organisations de l’économie sociale et des unités artisanales, selon la quinzième édition de l’Annuaire statistique du ministère des Petites et Moyennes Entreprises, de l’Économie sociale et de l’Artisanat, publiée en juin 2026. Le document évalue à 5 618,9 milliards de francs CFA le chiffre d’affaires réalisé par les PMEESA en 2025. Elles représentent désormais 25,7 % du chiffre d’affaires global des entreprises camerounaises, estimé à 21 870,3 milliards de francs CFA.

En un an, leur activité a progressé de 4,9 %. Sur la dernière décennie, leur chiffre d’affaires est passé de 4 538 milliards de francs CFA à son niveau actuel, soit une hausse cumulée de 23,8 %. Ces résultats traduisent une capacité de résistance du tissu entrepreneurial alors même que les entreprises ont dû composer avec des coûts de financement plus élevés, des perturbations logistiques et un environnement sécuritaire parfois dégradé. Pour le ministère, cette évolution confirme le rôle croissant des PMEESA dans la création de richesse.

LA MONTÉE EN PUISSANCE DES ENTREPRISES DE TAILLE INTERMÉDIAIRE

L’une des principales conclusions de l’annuaire concerne le poids économique des moyennes entreprises. Elles ne représentent que 0,9 % des entreprises recensées dans le pays mais réalisent à elles seules 2 164,6 milliards de francs CFA de chiffre d’affaires, soit 38,5 % de l’ensemble des revenus générés par les PMEESA. Leur chiffre d’affaires est passé de 1 361,4 milliards de francs CFA en 2015 à 2 164,6 milliards dix ans plus tard, soit une progression supérieure à 59 %.

Cette évolution illustre un phénomène que le ministère juge déterminant pour la transformation du tissu productif. La création de valeur dépend moins de la multiplication des entreprises que de leur capacité à franchir un nouveau palier de développement. L’annuaire estime ainsi que les politiques publiques devraient dépasser la seule logique d’incubation des jeunes entreprises. Si l’accompagnement à la création demeure indispensable, il ne répond pas aux besoins des entreprises déjà installées qui cherchent à investir, à accroître leur production ou à accéder à de nouveaux marchés. Le ministère plaide ainsi pour la mise en place de véritables dispositifs d’accélération destinés à accompagner leur changement d’échelle.

DES INSTRUMENTS DE SOUTIEN ENCORE PERFECTIBLES

Plusieurs mécanismes ont été renforcés en 2025 afin d’améliorer la capacité de création de valeur des PMEESA. Deux nouveaux outils de financement, l’affacturage et le crédit-bail, ont notamment été introduits dans le cadre du Programme 044 afin de diversifier les solutions offertes aux entreprises. Les efforts de normalisation ont également été poursuivis. Au total, 283 produits ont été analysés dans cinq régions.

Les résultats restent contrastés puisque les taux de conformité varient de 30 % dans le Littoral à 55 % dans le Centre, révélant les difficultés persistantes auxquelles les entreprises sont confrontées pour satisfaire aux exigences des marchés nationaux et internationaux. La Banque camerounaise des PME a accordé 735 millions de francs CFA de crédits à quarante-deux entreprises. Le taux de recouvrement s’est toutefois établi à 55 %, contre 79 % un an auparavant. Cette dégradation interroge autant la solidité financière des entreprises bénéficiaires que les modalités de leur accompagnement. La Bourse de sous-traitance et de partenariat a, de son côté, facilité 212 mises en relation entre entreprises et permis la signature de 35 contrats représentant 3,3 milliards de francs CFA.

L’Agence de promotion des PME a mobilisé 460 millions de francs CFA dans le cadre du programme TRANSFAGRI, accompagnant 200 entreprises agroalimentaires grâce à 1 500 chèques-services destinés à faciliter l’accès aux équipements et aux technologies. Dans son avant-propos, le ministre des PME, Achille Bassilekin III, estime que ces dispositifs ont contribué à renforcer la capacité de création de valeur des entreprises, tout en reconnaissant que « les résultats agrégés témoignent encore de marges de progression importantes ».

Au-delà de la richesse créée, les PMEESA continuent également de porter l’essentiel de l’emploi formel. Les unités de production formelles ont généré près de 1,2 million d’emplois en 2025. Les PMEESA en concentrent 75,4 %, soit environ 800 000 emplois, auxquels s’ajoutent 72 508 emplois dans les unités artisanales et 47 428 dans les organisations de l’économie sociale. Les entreprises créées au cours de l’année ont, à elles seules, déclaré plus de 90 000 emplois supplémentaires, confirmant le rôle central de ce tissu entrepreneurial dans la dynamique économique du pays.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Dernières actualités

Maroua : A 62 ans, Adda Wanang brave avec succès le CEP

Published

on

Maroua : A 62 ans, Adda Wanang brave avec succès le CEP
Spread the love

«Aujourd’hui est l’un des plus beaux jours de ma vie ! J’ai passé dix ans à apprendre à lire et à écrire, et aujourd’hui mes efforts sont récompensés…» Adda Wanang a explosé de joie ce 6 juillet 2026 dans le bureau du délégué départemental de l’Education de base du Diamaré, dans la région de l’Extrême-Nord. Elle venait d’apprendre son résultat au Certificat d’études primaires (CEP). «J’étais au champ lorsque mes enfants sont venus me dire qu’on avait besoin de moi dans un bureau. Je me suis demandé ce que j’avais bien pu faire. En arrivant à la délégation, le délégué m’a annoncé que j’avais réussi au CEP. C’était une très grande surprise. Je ne pouvais plus retenir ma joie», raconte la vieille dame de 62 ans, dans les colonnes du quotidien L’œil du Sahel de ce 7 juillet 2026. Le journal spécialisé dans les informations du Grand-Nord, rapporte une vieille dame dansant et sautillant de joie dans les bureaux de Djaoyang, le patron départemental de l’Education de base, qui a tenu à annoncer personnellement la bonne nouvelle à la plus vieille candidate au CEP 2026, qu’il a eu le bonheur d’abriter dans son département.

10 ans d’endurance

En réalité, Adda ne doutait pas forcément de ses capacités. D’autant plus que celle qui s’y préparait depuis dix ans, a obtenu son diplôme avec qualité : 314 points sur 380, soit une moyenne de 16,52/20. Mieux que ce qu’elle aurait imaginé lorsqu’elle engageait cette aventure. Elle qui a eu la chance d’être acceptée dans sa « folle » ambition, par son époux qui ne s’est pas arrêté à l’acceptation : «Pendant dix ans, mon mari m’a toujours soutenue». Du coup, «la première personne à laquelle j’ai pensé, c’est mon mari. J’avais hâte de partager ce bonheur avec lui», confie-t-elle.

Cela se passe dans une zone où la désertion scolaire se porte bien, malgré les efforts des pouvoirs publics et des partenaires pour encourager l’école auprès des populations. C’est que, outre les coutumes, les et habitudes, l’insécurité joue de plus en plus sa partition pour que la jeunesse ne soit pas toujours portée vers l’école. Et on l’a vu lors des épreuves écrites de ce CEP dans le Diamaré notamment, département plutôt calme et épargné des affres de Boko Haram et de la famine. 50 913 candidats ont pris part à cet examen dans ce département ; soit une baisse de 5 742 candidats par rapport à l’année 2025. En clair, près de 10% des candidats dans ce département ont fait faux bond au premier diplôme du système éducatif camerounais. Des jeunes qui pour la plupart, n’ont pas atteint l’adolescence.

Soif d’écrire son nom

Ils ne connaissent certainement pas la valeur de l’école. Adda Wanang la connaît. Et très bien. « Avant, à l’église, lorsque je devais écrire mon nom, j’étais toujours obligée de demander à quelqu’un de le faire à ma place. Un jour, je me suis dit que cela devait changer. J’ai décidé d’apprendre à lire et à écrire. Je voulais aussi apprendre à lire les plaques indicatives, car lorsqu’on sait les lire, on ne se perd plus facilement. Je suis allée voir un enseignant de l’école primaire de Kodek, où j’habite, pour lui demander de m’aider. Il a accepté sans hésiter. Le premier jour, il m’a appris à écrire les lettres A et B avec un bâton sur le sol. Les enfants se moquaient de moi, même mes propres enfants. Quelques jours plus tard, il m’a demandé d’acheter un cahier et un crayon. Je l’ai fait. Il écrivait dans mon cahier et me demandait de continuer les exercices à la maison», raconte-t-elle les circonstances de naissance de son ambition.

La quête du précieux sésame aura duré dix bonnes années. Et «au fil du temps, j’ai même commencé à enseigner l’alphabet français à d’autres femmes de mon église. Certaines savent aujourd’hui lire et écrire, d’autres ont abandonné en cours de route», souligne l’autodidacte.

Raison de plus de se bomber le torse, car «ce n’était pas facile, mais j’étais déterminée. Malgré les moqueries de certaines femmes de l’église et de mes enfants, je n’ai jamais abandonné», agrémente-t-elle le récit de son histoire. Aujourd’hui, «mon rêve est devenu réalité. Je peux désormais écrire mon nom, lire les plaques indicatives et obtenir mon CEP», jubile Adda Wanang. Et l’appétit venant en mangeant, la grand-mère ambitionne de lorgner plus loin. «Mon prochain objectif est le Bepc, si Dieu me prête vie», confie-t-elle. En attendant cet autre challenge, c’est la République toute entière qui a les yeux rivés sur Adda Wanang. Un argument de poids pour mieux investir dans l’éducation inclusive.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

À l’aube de sa reconstruction, la Sonara croule sous 702 milliards FCFA de dettes

Published

on

À l’aube de sa reconstruction, la Sonara croule sous 702 milliards FCFA de dettes
Spread the love

La Société nationale de raffinage (Sonara) aborde sa reconstruction avec un passif qui continue de s’alourdir. Au 31 décembre 2025, ses dettes à court terme atteignent 701,7 milliards de FCFA, contre 511,9 milliards un an plus tôt, selon les états financiers normalisés de l’entreprise. En douze mois, l’ardoise a augmenté de 189,9 milliards de FCFA, soit 37,1 %. Ce montant est presque équivalent au coût de référence annoncé pour reconstruire l’unique raffinerie du Cameroun, estimé à environ 700 milliards de FCFA. Autrement dit, les seules dettes à court terme de la Sonara pèsent pratiquement autant que le chantier destiné à remettre ses installations de raffinage en service.

Deux postes concentrent l’essentiel de ce passif. Les dettes fiscales et sociales atteignent 477,6 milliards de FCFA en 2025, contre 359,8 milliards en 2024, soit une hausse de 32,7 %. Elles représentent à elles seules 68,1 % des dettes à court terme. Les sommes dues aux fournisseurs d’exploitation ont, elles, bondi de 49 %, passant de 142,9 milliards à 212,9 milliards de FCFA. Réunis, ces deux postes totalisent 690,5 milliards de FCFA et concentrent 98,4 % des dettes à court terme de la société. Dans le même temps, la Sonara a ramené ses crédits de trésorerie de 55,2 milliards à 15 milliards de FCFA.

Mais le passif total du bilan continue de progresser, atteignant 855,8 milliards de FCFA à fin 2025, contre 802,1 milliards un an auparavant.

LA PERTE NETTE SE CREUSE DE 81,6 %

À cette pression financière s’ajoute une nouvelle aggravation du déficit annuel. La Sonara clôture 2025 sur une perte nette de 76,2 milliards de FCFA, contre 42 milliards en 2024. Le déficit s’est ainsi creusé de 81,6 % en un an. Cette dégradation intervient pourtant dans un contexte de forte reprise de l’activité. Le chiffre d’affaires a plus que doublé, passant de 138 milliards de FCFA en 2024 à 317,7 milliards en 2025, soit une progression de 130,2 %.

Depuis l’incendie de mai 2019 qui a mis ses unités de production à l’arrêt, la Sonara ne raffine plus de pétrole brut. Son activité repose notamment sur l’approvisionnement du marché camerounais en produits pétroliers importés.

Les ventes de marchandises ont ainsi généré 311,5 milliards de FCFA en 2025, contre 131,7 milliards un an plus tôt. Les achats de marchandises ont parallèlement atteint 339,3 milliards de FCFA, après 145,7 milliards en 2024. Malgré cette hausse, la marge commerciale s’est améliorée, passant de 4,3 milliards à 16,2 milliards de FCFA.

84 MILLIARDS DE SUBVENTIONS D’EXPLOITATION

Le redressement de l’exploitation reste toutefois soutenu par 84,1 milliards de FCFA de subventions, contre 80,8 milliards en 2024. Dans le même temps, les impôts et taxes comptabilisés parmi les charges d’exploitation ont chuté de 71,3 milliards à 11,3 milliards de FCFA.

Cette combinaison a permis à la Sonara de retrouver un excédent brut d’exploitation positif de 28,4 milliards de FCFA, après un déficit de 7,2 milliards en 2024. Le résultat d’exploitation est également revenu dans le vert, à 19 milliards de FCFA, contre une perte de 14 milliards un an plus tôt.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Dernières actualités

Hausse des prix des produits alimentaires de 2,3% entre avril et mai 2026

Published

on

Hausse des prix des produits alimentaires de 2,3% entre avril et mai 2026
Spread the love

Même si la tendance globale de l’économie nationale est à la baisse de l’inflation, l’Institut national de la Statistique (INS), qui a récemment publié sa note sur l’évolution des prix à la consommation finale des ménages au Cameroun pour le compte du mois de mai 2026, note qu’entre avril et mai, les prix à la consommation finale des ménages ont augmenté de 0,9%.

C’est la plus importante hausse enregistrée depuis le début de l’année, traduisant une résurgence temporaire des tensions inflationnistes. La progression des prix de 0,9% sur un mois s’est également traduite par une légère accélération du rythme de hausse des prix en glissement annuel, qui s’établit à 2,7%.

Néanmoins rassure l’INS, « Cette évolution ne remet cependant pas en cause, à ce stade, la tendance baissière de l’inflation en moyenne sur les 12 derniers mois qui s’établit à 2,6% et reste ainsi inférieure au seuil communautaire de convergence de 3% ». D’après les équipes de l’INS, cette hausse se caractérise par l’augmentation de 6,1% des prix des légumes, de 4,6% des prix des poissons et fruits de mer, ainsi que de 1,6% de ceux des viandes.

Actuellement, au marché du Mfoundi à Yaoundé, le carton de 20 kg de maquereau doré congelé ne cesse d’augmenter et coûte 50 000 FCFA, tandis que 20 kg de morue sont à 36 000 FCFA. A Youpwe, à Douala, huit crabes de petite taille sont vendus à 3000 FCFA. En ce qui concerne les légumes où la plus forte hausse est constatée, le prix du cageot de tomates varie entre 6500 et 8000 FCFA, contre 3000 à 3500 FCFA, il y a quelques semaines. Le filet de carottes oscille entre 16 000 FCFA et 18 000 FCFA, tandis que le prix du filet de choux est compris entre 12 000 et 16 000 FCFA.

Selon l’INS, en glissement annuel, l’inflation est passée de 3,3% en mai 2025 à 2,7% en mai 2026, après 2,1% en avril 2026. Cette évolution traduit, d’une part, une modération sensible des tensions inflationnistes par rapport à l’année précédente et, d’autre part, une légère remontée des prix par rapport au mois précédent. Et, cette remontée du glissement annuel mérite une attention particulière. « Si les hausses récentes des prix, notamment alimentaires, venaient toutefois à se prolonger, elles pourraient progressivement freiner la baisse de l’inflation en moyenne annuelle, voire entraîner son redressement à moyen terme. Malgré cette modération globale, les produits alimentaires demeurent le principal moteur de l’inflation », indique l’INS.

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici