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Le Minmidt retire 53 permis de recherche d’or

Le message est clair. Le 30 juin 2026, le Ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement Technologique a rendu publique la liste de 53 permis de recherche d’or retirés pour non-conformité aux dispositions du Code minier. Une décision administrative qui traduit, selon les autorités, une volonté ferme d’assainir le secteur aurifère camerounais. Le secteur en avait besoin.
Depuis plusieurs années, des critiques récurrentes visent la manière dont certains titulaires de permis de recherche conduisent leurs activités. La frontière légale entre recherche et exploitation est claire sur le papier. Elle l’est beaucoup moins sur le terrain. En droit minier camerounais, le permis de recherche sert à explorer et évaluer un gisement. Il ne donne pas le droit d’extraire commercialement les ressources.
Cette autorisation relève d’un permis d’exploitation distinct, délivré selon une procédure propre et soumise à des exigences plus contraignantes. Or, des titulaires de permis de recherche franchissent régulièrement cette ligne. Certains sous-traitent leurs opérations à des opérateurs étrangers, notamment chinois, et des activités d’exploitation sont parfois menées avant même l’obtention d’un permis d’exploitation.
Le résultat est toujours le même : de l’or sort du sol camerounais en dehors du cadre légal, sans que l’État perçoive les redevances auxquelles il a droit. Le retrait de ces 53 permis vise précisément ces pratiques. Il s’inscrit dans ce que le MINMIDT qualifie de poursuite de l’assainissement du secteur aurifère. Le mot est important. Il suppose que l’opération n’est pas une première et qu’elle n’est pas destinée à être la dernière.
175 SITES NON CONFORMES, 200 OPÉRATEURS ILLÉGAUX IDENTIFIÉS
Les chiffres révèlent l’ampleur du problème. À l’issue d’une mission d’assainissement menée dans la région de l’Est, le ministre par intérim des Mines déclarait au quotidien Cameroon Tribune : « Nous avons identifié 175 sites qui ne sont pas conformes. Nous avons commencé avec presque 15 sociétés qui sont conformes et qui sont en train de s’engager pour le seuil minimal de production. »
Les opérations de contrôle lancées dans les régions de l’Est et de l’Adamaoua, deux bassins où se concentre une part importante des activités aurifères du pays, ont permis d’identifier près de 200 opérateurs actifs en situation illégale. Plus de 95 % d’entre eux sont des opérateurs étrangers. La projection financière avancée par les autorités donne la mesure de ce que l’État perd en laissant ce désordre prospérer. « Selon nos projections pour le Cameroun, si nous atteignons 100 sociétés, on peut facilement atteindre, pour les quatre régions concernées par l’artisanat minier, plus de 1 000 milliards de FCFA de recettes pour l’État, en or nature », avançait le ministre.
De l’artisanat vers la mine industrielle Le retrait des 53 permis ne constitue qu’un volet de la stratégie gouvernementale. Parallèlement, le MINMIDT dit vouloir réduire progressivement la dépendance au secteur artisanal au profit de projets industriels de plus grande envergure. Le ministre par intérim l’explique sans ambiguïté : « Nous avons aussi adressé ce problème par le lancement de quatre grands projets industriels. Il faut migrer vers la mine industrielle. Mais restructurer d’abord le secteur artisanal tel qu’on impose le seuil minimal, migrer vers le système à vase clos.
Ainsi, la production est suivie scientifiquement et l’or est mesurable à la sortie. » La feuille de route est donc double. Formaliser l’artisanat minier en imposant des seuils minimaux de production et un suivi scientifique des extractions. Accompagner en parallèle l’émergence d’opérateurs industriels capables de porter des projets structurants.
UN SIGNAL FORT, MAIS UN PROCESSUS ENCORE OUVERT
La décision de retirer 53 permis constitue un acte politique autant qu’administratif. En rendant publique la liste des titres annulés, le ministère envoie un avertissement lisible à l’ensemble des opérateurs du secteur : la non-conformité au Code minier a des conséquences visibles et traçables.
Mais la décision laisse plusieurs questions ouvertes. Les autorités compétentes devront déterminer, au cas par cas, les éventuelles responsabilités et les suites administratives ou judiciaires à donner. Aucune poursuite n’a été annoncée à ce stade. C’est précisément là que réside la limite de l’exercice. Un retrait de permis sans suite pénale risque d’être perçu comme une sanction sans réel pouvoir dissuasif. Le Code minier camerounais prévoit des mécanismes de sanction pour exploitation illégale. Leur activation effective reste la condition pour que ce signal de gouvernance se transforme en changement durable dans le secteur.
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Recensement général de la population : 68,6% de taux de couverture enregistré malgré le report

La région de l’Est conserve le peloton de tête avec un taux de couverture de 113,7%. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions d’habitants pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.
D’après les donnés disponible du comité technique du 4ème Recensement général de la population couplé au recensement général de l’agriculture et de l’élevage, le taux de couverture de l’opération est d’environ 68,6%, soit une progression de plus de 3 points, comparé à la situation au 5 août dernier où on en était à 65%.
D’après le rapport de la 18ème session de son comité présenté vendredi 21 août 2026 à Yaoundé, l’on apprend que ces 68,5% représentent une moyenne de progression de 87 000 personnes recensées par jour. Rendu au 20 août 2026, la population dénombrée s’élève à 20,686 millions de personnes pour une cible initiale de 30,142 millions d’habitants fixée pour l’ensemble du pays.
La région de l’Est arrive en tête avec un taux de couverture de 113,7%, suivie des régions du Nord-Ouest et de l’Extrême-Nord avec respectivement 86,3% et 81,8%. Les départements du Mfoundi dans le Centre et le Wouri dans le Littoral sont restés à la traine sur le plan national. Les taux de couverture sont seulement de 38,5% et 29%, respectivement.
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Union démocratique du Cameroun : Plus de 400 membres attendus au Conseil exécutif national

Les travaux sont prévus les 28 et 29 août 2026 dans la ville de Foumban, région de l’Ouest
Hermine Patricia Tomaïno Ndam Njoya, présidente nationale de l’Union démocratique du Cameroun (UDC) a récemment publié un communiqué convoquant une session ordinaire du Conseil exécutif national (CEN) du parti. Les travaux prévus à Foumban dans la région de l’Ouest sont prévus les 28 et 29 août 2026.
Plus de 400 membres du Bureau politique du parti composés des membres du Bureau exécutif national des présidents départementaux et leurs adjoints ainsi que 50 membres cooptés pour faits de bravoure venus des 10 régions du pays et de la diaspora sont attendus. Les membres du congrès auront pour mission d’évaluer le parcours du parti depuis leur dernière assises et surtout de se projeter sur les futures enjeux politiques internes et nationaux.
En effet, le CEN se réunit entre deux conventions nationales en session ordinaires. Conformément aux dispositions statutaires et réglementaires du parti, notamment en leur articles 22 et 34 respectifs, cette convocation est une étape obligatoire vers la Convention nationale. Le parti a tenu sa dernière réunion du genre en octobre 2025, après la dernière élection présidentielle.
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Il divorce de sa femme pour épouser une escorte qui le tue et le découpe en morceaux

Comment un couple présenté comme idéal a-t-il pu basculer dans un crime aussi violent ? En 2012, la mort de Marcos Matsunaga, dirigeant de Yoki, révèle les tensions cachées d’un mariage entre luxe, jalousie et infidélité. L’affaire Elize Matsunaga va ensuite passionner le Brésil pendant des années.
L’affaire Yoki commence par une histoire d’amour
À première vue, rien ne semblait rapprocher Marcos Matsunaga et Elize. Lui appartient à une famille fortunée et dirige l’entreprise alimentaire Yoki. Elle vient d’un milieu beaucoup plus modeste.
Pourtant, les deux se rencontrent et tombent rapidement amoureux. Marcos divorce alors de sa première épouse et commence une nouvelle vie avec Elize.
Le couple s’installe dans un quartier chic de São Paulo. Une petite fille naît de leur union. Sur les photos, la famille affiche tous les signes d’une existence privilégiée.
Mais derrière les portes de leur appartement, l’ambiance change.
Elize devient méfiante. Elle soupçonne son mari de lui être infidèle et fait appel à un détective privé pour vérifier ses déplacements. Les rapports finissent par confirmer ses craintes : Marcos entretient bien une relation avec une autre femme.
La découverte provoque une crise profonde dans le couple.
Une dispute conjugale qui tourne au drame
Le 19 mai 2012, Marcos et Elize se trouvent dans leur appartement de la Vila Leopoldina, à l’ouest de São Paulo.
Une dispute éclate autour de l’infidélité du chef d’entreprise. D’après les éléments présentés par l’accusation, Elize tire alors sur son mari à la tête. Marcos meurt sur place.
Mais l’affaire ne s’arrête pas là.
Après le meurtre, Elize découpe le corps de son époux et place les restes dans plusieurs valises. Elle les transporte ensuite hors de l’appartement et les abandonne dans différents endroits de la région de São Paulo.
Pourquoi prendre un tel risque ? C’est précisément l’un des aspects qui ont marqué l’enquête.
Pendant quelques jours, le crime reste caché. Puis les enquêteurs commencent à reconstituer les déplacements d’Elize.
Les caméras permettent de remonter jusqu’à elle
Les images des caméras de surveillance de l’immeuble jouent un rôle important dans l’enquête. Elles montrent Elize quittant la résidence avec des bagages.
Les investigations se resserrent alors autour d’elle. Quelques jours après le meurtre, elle finit par reconnaître les faits lors de ses déclarations aux enquêteurs.
L’affaire devient rapidement l’un des dossiers criminels les plus suivis du Brésil.
Le profil du couple intrigue. Marcos est un homme d’affaires connu, héritier d’une entreprise importante. Elize, elle, se retrouve au centre d’une enquête pour meurtre et dissimulation de cadavre.
Le procès d’Elize Matsunaga passionne le Brésil
Le procès se tient en 2016, quatre ans après la mort de Marcos.
L’accusation retient notamment le meurtre qualifié et la dissimulation du corps. La défense insiste, elle, sur les circonstances du drame et sur la relation particulièrement tendue entre les époux.
Le jury ne retient toutefois pas toutes les qualifications demandées par l’accusation. Elize est reconnue coupable et condamnée, dans la nuit du 5 décembre 2016, à 19 ans, 11 mois et un jour de prison.
La peine comprend 18 ans et neuf mois pour le meurtre et un an, deux mois et un jour pour la dissimulation du corps. Le jury considère notamment que Marcos n’a pas eu la possibilité de se défendre.
L’affaire ne s’arrête pourtant pas avec le verdict.
La peine d’Elize Matsunaga est réduite en 2019
En 2019, le Superior Tribunal de Justiça, la plus haute juridiction brésilienne pour les questions de droit fédéral, réduit la peine d’Elize à 16 ans et trois mois.
Cette réduction intervient notamment après la prise en compte de sa confession. Elle avait également obtenu un passage au régime semi-ouvert.
Elize reste alors incarcérée à la prison féminine de Tremembé, dans l’État de São Paulo.
Pendant sa détention, elle suit notamment des formations professionnelles et travaille dans une unité de confection de vêtements.
Puis, après dix années derrière les barreaux, un nouveau tournant arrive.
Elize Matsunaga sort de prison après dix ans
Le 30 mai 2022, la justice de São Paulo lui accorde une libération conditionnelle. Elize quitte la prison de Tremembé à 17h35. Elle a alors passé dix ans en détention.
Sa sortie n’est pas synonyme de liberté totale. Plusieurs obligations lui sont imposées : elle doit notamment avoir une activité professionnelle, informer régulièrement le juge de sa situation et ne pas changer de territoire sans autorisation.
Dans une vidéo publiée par son avocat après sa libération, Elize reconnaît la gravité de ce qu’elle a fait.
« Malheureusement, je ne peux pas réparer ce qui s’est passé, l’erreur que j’ai commise. J’ai une deuxième chance, malheureusement Marcos n’en a pas. », a déclaré Elize Matsunaga dans une vidéo diffusée par son avocat Luciano Santoro.
Elle affirme également croire que son mari lui a pardonné sur le plan spirituel.
Une affaire qui continue de fasciner
L’affaire Yoki n’a pas disparu des mémoires brésiliennes. Le meurtre de Marcos Matsunaga a donné lieu à plusieurs productions audiovisuelles, dont le documentaire Netflix Elize Matsunaga : Era Uma Vez um Crime, sorti en 2021.
Plus récemment, l’histoire a retrouvé une nouvelle visibilité avec la série Tremembé, diffusée en 2025. La fiction revient notamment sur la période passée par plusieurs détenus célèbres dans la prison de Tremembé, dont Elize Matsunaga.
Depuis sa sortie, Elize mène une existence beaucoup plus discrète. Elle a notamment travaillé comme conductrice pour une application de transport dans l’intérieur de l’État de São Paulo. Sa peine doit, selon les informations publiées après sa libération, être exécutée sous le régime de la liberté conditionnelle jusqu’en 2028, sous réserve des réductions auxquelles elle peut prétendre.
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