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Sidérurgie : Prometal lance au Gabon une usine de 38 milliards FCFA pour produire 170 000 tonnes d’acier par an

(Investir au Cameroun) – Prometal Gabon, filiale du groupe camerounais Prometal, lance ce 1er juillet 2026 les travaux de construction d’une usine de transformation de l’acier dans la zone économique spéciale (ZES) de Nkok, située à 27 kilomètres de Libreville. Placée sous le patronage du chef de l’État gabonais, Brice Clotaire Oligui Nguema, la cérémonie de pose de la première pierre ouvre la voie à un investissement évalué par Prometal à 38 milliards de FCFA.
Avec cette implantation, le groupe camerounais, déjà solidement installé dans la sidérurgie et la métallurgie au Cameroun, engage une nouvelle étape de son expansion régionale. Le projet doit permettre au Gabon de renforcer ses capacités locales de transformation de l’acier, dans un contexte où les autorités cherchent à réduire la dépendance aux importations, à diversifier l’économie et à mieux positionner le pays dans la Zone de libre-échange continentale africaine (Zlecaf).
Porté par Prometal Gabon, le projet a été accompagné par JMJ Africa Gabon, filiale locale du cabinet camerounais de conseil en investissement JMJ Africa, également présent en Côte d’Ivoire. Selon les données communiquées par les promoteurs, la future unité industrielle disposera d’une capacité annuelle d’environ 170 000 tonnes de produits finis à base d’acier, notamment le fer à béton, les pointes, les tôles et les tubes.
Dans une première phase, la production se fera à partir de ferraille. À terme, Prometal Gabon prévoit de faire évoluer le projet vers un modèle plus intégré, appuyé sur les ressources minières du pays.« La seconde phase consiste en la mise en place d’un complexe sidérurgique intégré pour la fabrication locale des produits à partir du minerai de fer. Cette phase 2 vient capitaliser le potentiel minier du pays. En effet, le complexe permettra de maîtriser la chaîne de valeur minière, de la mine à la production locale de produits made in Gabon », explique l’entreprise.
Un projet industriel au service de la substitution aux importations
Pour Prometal Gabon, l’investissement vise à accompagner deux priorités affichées par les autorités gabonaises : l’amélioration de la balance commerciale, à travers la réduction des importations de produits sidérurgiques, et le renforcement du capital humain par la création d’emplois industriels.
« Cet investissement d’importance majeure participe activement à deux objectifs prioritaires de l’État gabonais : l’amélioration de la balance commerciale par la réduction drastique des importations et le renforcement du capital humain, à travers la création d’emplois durables et le transfert des compétences à la jeunesse gabonaise », soutient Prometal Gabon.
Selon les projections communiquées autour du projet, l’usine devrait générer 350 emplois directs et environ 1 000 emplois indirects. Au-delà de l’effet d’annonce, l’enjeu pour le Gabon sera de transformer cette implantation industrielle en véritable levier de montée en compétences, de sous-traitance locale et de substitution effective aux importations de produits sidérurgiques.
Pour les autorités gabonaises, l’arrivée de Prometal s’inscrit dans les orientations du Plan national de croissance et de développement 2026-2030 et de la stratégie Prospective Gabon 2050. Ces deux feuilles de route placent la diversification économique, l’industrialisation et la transformation locale des ressources au cœur de l’action publique.
Prometal veut reproduire au Gabon son modèle camerounais
À Libreville, Prometal Groupe entend capitaliser sur l’expérience acquise au Cameroun. En une décennie, le groupe a fortement contribué à la structuration d’une filière locale de transformation de l’acier, au point de réduire la dépendance du pays aux importations de fer à béton et de renforcer son positionnement sur certains segments industriels dans la sous-région.
Grâce à ses cinq usines implantées dans la zone industrielle de Douala-Bassa, Prometal a élargi son offre au-delà du fer à béton. Le groupe produit notamment du petit outillage agricole, des machettes, des brouettes, des houes, des bouteilles de gaz domestique et des charpentes métalliques. Cette diversification lui a permis de s’imposer comme l’un des acteurs industriels les plus visibles du Cameroun dans la métallurgie et les produits dérivés de l’acier.
L’implantation gabonaise marque donc une étape supplémentaire dans la construction d’un groupe industriel à vocation régionale. Elle intervient dans un contexte où plusieurs pays d’Afrique centrale cherchent à capter davantage de valeur localement, au lieu d’exporter des matières premières ou d’importer des produits manufacturés à forte valeur ajoutée.
De l’acier à l’aluminium, une stratégie industrielle régionale
L’expansion gabonaise n’est pas le seul chantier stratégique de Prometal. Au Cameroun, le groupe prépare également une montée en puissance dans la transformation de l’aluminium. Courant 2027, Proalu SA, sa filiale dédiée à cette activité, devrait mettre en service une usine de 88 milliards de FCFA destinée à la production de bobines d’aluminium simples et prélaquées, ainsi que de câbles électriques.
Pour sécuriser son approvisionnement, Proalu SA a signé, le 13 août 2024, un contrat commercial garantissant à Alucam, le principal producteur d’aluminium en Afrique centrale, des achats de matière première d’un montant de 48 milliards de FCFA par an. Ce partenariat doit également offrir un débouché industriel à cette entreprise publique camerounaise, confrontée depuis plusieurs années à des difficultés financières et opérationnelles.
Avec l’acier au Gabon et l’aluminium au Cameroun, Prometal confirme ainsi une stratégie de montée en gamme industrielle en Afrique centrale. Reste désormais à transformer ces annonces en capacités effectives de production, en emplois durables et en gains mesurables pour les économies locales.
Brice R. Mbodiam
Lire aussi:
04-06-2026 – Électricité : après Alucam, le gouvernement autorise Prometal à s’approvisionner directement sur les barrages
09-09-2025 – Aluminium : Proalu SA lance les travaux de construction d’une usine de transformation de 88 milliards de FCFA à Douala
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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.
Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.
La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA
Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.
La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.
La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.
Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.
Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain
Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.
Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.
La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.
Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.
Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.
Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021
Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.
À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.
Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.
Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.
Ludovic Amara
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Harold Moukoudi et l’AEK Athènes tombent dans le derby face au Panathinaïkós
La soirée a été compliquée pour Harold Moukoudi et l’AEK Athènes. En déplacement sur la pelouse du Panathinaïkós ce dimanche, à l’occasion d’une nouvelle journée […]
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ce n’est pas un décret qui a fait de Charlotte Dipanda la diva qu’elle est

La mise à l’écart de la chanteuse Charlotte Dipanda lors de la cérémonie des Canal 2’Or, organisée samedi dernier au Palais des Congrès de Yaoundé, suscite des réactions.
Dans une publication, le journaliste et éditorialiste Jean-Bruno Tagne dénonce une décision qu’il juge injuste et qu’il associe à une possible rancune envers l’artiste.
Présentée comme l’invitée vedette de cette soirée consacrée à la célébration des artistes camerounais, Charlotte Dipanda n’aurait finalement pas pris part à la cérémonie. Cet épisode a provoqué des interrogations et des commentaires, notamment sur les réseaux sociaux.
Dans son texte intitulé « Une diva n’a pas besoin de permission pour briller », Jean-Bruno Tagne exprime son indignation face à cette absence. Il considère que l’artiste aurait été écartée en raison de prises de position antérieures.
Lire la réaction de Jean Bruno Tagne :
« Une diva n’a pas besoin de permission pour briller
Il y a quelque chose de profondément obscène dans la mise à l’écart de Charlotte Dipanda samedi dernier lors de la cérémonie des Canal 2’Or. Elle était pourtant annoncée comme l’invitée vedette de cette soirée de récompense des artistes camerounais.
C’est un acte inélégant et de pure rancune. Ils ont décidé de faire morfler cette dame simplement parce qu’elle a eu le courage un jour de dire ce qu’elle pensait.
Mais en croyant l’humilier, ils ont montré l’étendue de leur vacuité. Que tout un Cabinet civil en soit réduit – avec tous les problèmes de ce pays – à décider de qui doit être invité ou non à une cérémonie privée, est d’un ridicule affligeant.
Ce n’est pas un décret qui a fait de Charlotte Dipanda la diva qu’elle est. Elle l’est devenue par la force de son talent et par le courage de ses convictions.
Et pour cela, elle fait partie de cette race de personnes qu’on n’humilie point. L’écho de son œuvre fameuse est éternel et fait d’elle une immortelle. Peut-on en dire autant de ces arrogants qui ne tiennent qu’à un éphémère et fragile décret ? »
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