Actualités locales
Shanda Tonme interpelle les hommes en tenue, les magistrats…

Le Médiateur Universel, Président de la Commission indépendante contre la corruption et la discrimination (COMICODI), Président du Mouvement Populaire pour le Dialogue et la Réconciliation (MPDR), fait une véritable mise en garde.
Avis aux fauteurs des troubles en col blanc
Ceux qui jouent à commettre des crimes et des abus de toutes natures au nom d’une prétendue fin de règne :
Magistrats, hommes en tenu, débiteurs indélicats des institutions financières, des tontines et autres.
Attention, on vous regarde
Il n’y a pas, il ne saurait exister et il n’existera jamais un Cameroun, du règne et Cameroun de l’après-règne. IL n’y a pas un Cameroun des très puissants au-dessus des lois. Il y a un seul Cameroun.
AVANT, MAINTENANT ET APRES, LA LOI SERA LA MEME, LES SANSCTIONS LES MEMES ET LES PUINITIONS EXACTEMENT LES MEMES VOIRE PLUS SEVERES. LE CAMEROUN RESTERA LE CAMEROUN EN TANT QUE NATION, EN TANT QUE REPUBLIQUE ET ENTANT QU’ETAT.
La présente sortie vaut la peine, elle vaut une mise en garde, un urgent et nécessaire rappel à l’ordre, tant nombre de nos compatriotes sont entrés dans une étrange transe de malfaisance et de destruction de l’ensemble de nos valeurs les plus précieuses, en invoquant « la fin de règne ». Mais alors de quelle fin de règne parlent-ils donc ? Le règne de quoi ? La nation cessera-t-elle d’exister ? La république partirait-t-elle en voyage ? L’Etat changerait-il de nom, de statut et de substance ?
Je ne fais pas seulement allusion à une pure perdition de quelques adultes honteux devenus par ailleurs de véritables contre exemples, des pourritures debout, des ingrats, des méchants, des haineux et des irresponsables à qui la nation a tout donné, et en qui le chef de l’Etat qu’ils peinent aujourd’hui à défendre, a durant toute sa longue magistrature investi une confiance sans limites. On assiste à un vrai cinéma de mauvais goût, où des gens avec une carrière brillante, sérieuse et méthodique sont devenus subitement, en quelques mois, des loups contre la république. On avait déjà vu un exemple terrible quand le ministre d’Etat chargé de la justice avait passé six mois en évacuation.
Des collaborateurs avaient pris le large, au parquet, au siège, rendant des décisions de commerce, violant toutes les lois, détruisant leur propre déontologie, assassinant leur serment, laissant libres subitement des délinquants, des bandits, des criminels et des voyous. Aujourd’hui certains font plus fort, plantant un couteau sur le dos du chef de l’Etat, annonçant partout la fin de l’homme, se permettant des écarts les plus insoutenables. La honte est brutale et les images sont déplorables sur quelques expériences. Les sollicitations qui parviennent chez le Médiateur universel sont renversants : veuves spoliées ; orphelins dépités ; justiciables au bord du suicide.
Non, ces images, ces travers constituent des crimes odieux. D’un corps à l’autre, on découvre l’horreur au quotidien. C’est l’argent partout, on s’en fous, on tue la morale. On jette d’innocentes personnes dans des cellules infectes, on brandit les galons, les étiquettes, les soutiens, les médailles négociées de chevalier et autres commandeurs, acquises pour et par des trafics d’influence. Allons voir dans les institutions financières, et la catastrophe se met débout. Des débiteurs délinquants se pavoisent lors des mondanités avec des verres de grands champagne, narguant les patrons des banques, des microfinances. Le crédit foncier en sait quelque chose. Comment peut-on tant haïr malmener et trahir le pays, les siens, les valeurs ?
Non, il n’y a pas de fin de règne, parce qu’il n’y a pas de république ni d’Etat sans pouvoir, ni de nation sans normes et des soubassements. La loi aujourd’hui tordue, piétinée et détournée sera appliquée, demain, après-demain, toujours et partout. Nous sommes ensemble, vivons ensemble et évoluons ensemble. Nous regardons, nous voyons, nous archivons, nous réfléchissons et attendons. Les cols blancs qui se moquent de l’Etat et de la république, de l’extérieur comme de l’intérieur, rendront compte.
C’est une question de temps, et l’histoire rappellera à chacun ses actes, ses œuvres, ses crimes, sans concession aucune. N’insultez personne pour sa maladie ou son handicap, et ne prenez pas des silences des pouvoirs pour des fins de règne. La loi triomphera, et les prétendus morts, se réveilleront comme des fantômes pour châtier avec la plus dure des rigueurs, les imbéciles, les salauds et tous les traîtres qui oublient vite d’où ils viennent, qui ils sont véritablement à nue, qui les a nommés ou comment ils ont été promus./.
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Bassin du lac Tchad : Le Cameroun et trois voisins mobilisés contre le choléra, Ebola et la Mpox
Le Cameroun, le Tchad, le Nigeria et la République centrafricaine renforcent leur coopération sanitaire face à la progression de plusieurs maladies épidémiques. Réunis à Douala […]
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un incendie à Metafrique Steel fait 4 morts et 16 blessés graves

Un violent incendie s’est déclaré ce lundi 2 novembre 2026, entre 7 h et 7 h 15, dans les installations de l’entreprise Metafrique Steel SA, située dans la zone industrielle de Douala-Bassa. Selon les premiers éléments recueillis auprès des autorités, une explosion aurait précédé le sinistre.
Selon Cameroon Tribune, le bilan provisoire fait état de quatre corps calcinés, découverts par les sapeurs-pompiers, et de 16 personnes grièvement brûlées, évacuées à l’hôpital général de Douala. Selon une source médicale, leur pronostic vital serait engagé.
Le gouverneur de la région du Littoral, Samuel Dieudonné Ivaha Diboua, s’est rendu au chevet des blessés. Il a déploré le non-respect des mesures de sécurité prescrites à l’entreprise après un précédent incendie. « Malgré les premiers cas d’incendie, les mesures de sécurité n’ont pas été prises », a-t-il déclaré.
Évoquant les enquêtes en cours, le gouverneur a également estimé qu’un arrêt des activités de l’entreprise devrait être envisagé.
Pour mémoire, un autre incendie avait ravagé une partie de cette usine dans la nuit du 30 avril au 1er mai 2026, faisant plusieurs victimes.
Au moment des premières constatations, les sapeurs-pompiers poursuivaient leurs opérations pour maîtriser le sinistre.
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Cameroun-ONU : 657 milliards de FCFA restent à mobiliser pour financer le cadre de coopération 2027-2031

(Investir au Cameroun) – Le Cameroun et le Système des Nations unies devront encore mobiliser environ 657,3 milliards de FCFA pour financer leur nouveau cadre de coopération pour le développement durable sur la période 2027-2031. Les quatre enveloppes budgétaires détaillées totalisent 860,5 milliards de FCFA, dont seulement 203,2 milliards sont actuellement identifiés comme disponibles, soit 23,6 % des besoins. Le document a été signé le 30 octobre 2026 à Yaoundé par Alamine Ousmane Mey, ministre de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), et Issa Sanogo, coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Le besoin de financement représente ainsi 76,4 % de l’enveloppe prévisionnelle. Selon les données présentées, les ressources disponibles comprennent 141,7 milliards de FCFA de financements de base, dits « core », et 61,5 milliards de ressources complémentaires, dites « non-core ». Ces montants constituent des ressources identifiées pour la mise en œuvre du programme et ne correspondent pas nécessairement à des financements déjà décaissés.
Pour combler l’écart, Issa Sanogo préconise d’élargir les partenariats avec les institutions financières de développement et le secteur privé, tout en mobilisant davantage de financements climatiques et innovants.
La transformation économique affiche un déficit de financement de 232 milliards de FCFA
Le nouveau cadre s’articule autour de trois priorités stratégiques, déclinées en quatre effets. La transformation économique et la résilience climatique affichent le déficit proportionnel le plus élevé. Sur une enveloppe prévisionnelle de 275,4 milliards de FCFA, seuls 43,2 milliards sont disponibles, soit un taux de couverture de 15,7 %. Il reste ainsi 232,2 milliards de FCFA à rechercher.
La composante consacrée à la diversification économique et à la création d’emplois décents dispose de 21,7 milliards de FCFA pour des besoins évalués à 174 milliards. Son taux de financement, limité à 12,5 %, est le plus faible des quatre effets budgétaires. Il reste 152,2 milliards de FCFA à mobiliser.
La seconde composante, consacrée à la résilience climatique et à l’accès à une énergie propre, prévoit 101,5 milliards de FCFA. Les ressources disponibles atteignent 21,5 milliards, soit 21,2 % des besoins. Le financement restant à rechercher s’élève à près de 80 milliards de FCFA.
Cette priorité doit soutenir la diversification des activités productives, l’industrialisation, le développement des économies verte et bleue ainsi que l’adaptation aux changements climatiques. Elle prévoit également des interventions destinées à améliorer l’accès à une énergie propre et durable.
Près de 317 milliards de FCFA manquent au développement du capital humain
Le capital humain et la cohésion sociale concentrent la plus importante enveloppe du nouveau cadre : 427,6 milliards de FCFA, soit 49,7 % du budget total. Seuls 111 milliards sont actuellement disponibles. Le besoin résiduel atteint 316,6 milliards de FCFA, ce qui constitue le déficit le plus élevé en valeur absolue.
Les financements doivent notamment soutenir l’amélioration de l’accès aux services de santé, à l’éducation et aux dispositifs de protection sociale. À l’horizon 2031, les objectifs annoncés comprennent un taux de 95 % d’accouchements assistés, une couverture vaccinale de 95 %, un taux d’achèvement du primaire de 100 % et une couverture de 40 % des personnes vulnérables par les mécanismes de protection sociale.
La gouvernance, la décentralisation et la paix disposent, pour leur part, d’un budget prévisionnel de 157,5 milliards de FCFA. Avec 48,9 milliards disponibles, cette composante affiche le taux de financement le plus élevé, à 31,1 %. Il reste néanmoins 108,6 milliards de FCFA à mobiliser.
Les interventions prévues porteront notamment sur l’efficacité des institutions, la transparence, la gestion des finances publiques, la décentralisation et l’articulation entre l’aide humanitaire, le développement et la consolidation de la paix.
Le cadre couvre l’ensemble du territoire camerounais, avec une attention particulière à six régions : l’Extrême-Nord, le Nord, l’Adamaoua, l’Est, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest. Les principaux bénéficiaires ciblés comprennent les femmes, les jeunes, les enfants, les réfugiés, les personnes déplacées internes, les personnes handicapées et les peuples autochtones.
Un budget en hausse de 27 %, mais moins de financements disponibles qu’en 2021
Le nouveau cycle succède au cadre de coopération 2022-2026, signé le 16 septembre 2021 par Alamine Ousmane Mey et Matthias Zana Naab, alors coordonnateur résident des Nations unies au Cameroun.
Selon le document de programmation du précédent cycle, les interventions étaient évaluées à environ 1,15 milliard de dollars, soit l’équivalent de 676,7 milliards de FCFA au taux de change retenu pour le présent article. Cette enveloppe avait été présentée à la signature en 2021 comme dépassant 642 milliards de FCFA, sur la base du taux de change de l’époque.
À taux de conversion identique, le nouveau budget de coopération augmente d’environ 27,2 %, passant de 676,7 à 860,5 milliards de FCFA. Pourtant, les ressources initialement disponibles reculent de 226,7 milliards de FCFA pour le précédent cycle à 203,2 milliards pour la période 2027-2031, soit une diminution de 23,5 milliards de FCFA.
Le taux de couverture financière passe ainsi de 33,5 % à 23,6 %, soit une baisse de 9,9 points de pourcentage. Cette comparaison porte sur les financements identifiés lors de la programmation des deux cycles. Elle ne mesure pas les ressources finalement mobilisées ni les dépenses effectivement réalisées entre 2022 et 2026.
Le précédent dispositif associait 22 agences des Nations unies autour de quatre priorités : la croissance inclusive et durable, le développement humain et social, l’appui institutionnel et la participation citoyenne, ainsi que la durabilité environnementale et la gestion des risques climatiques.
Ludovic Amara
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