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Administration publique : 306 159 agents actifs recensés, pour près de 149 milliards FCFA de solde mensuelle

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Administration publique : 306 159 agents actifs recensés, pour près de 149 milliards FCFA de solde mensuelle
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun compte officiellement 306 159 agents publics effectivement en service dans les différents secteurs de l’administration. Ce chiffre a été communiqué à l’Assemblée nationale par le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, dans un contexte où le gouvernement cherche à mieux maîtriser les effectifs de l’État et le poids de la masse salariale.

À ces personnels actifs s’ajoutent 160 285 pensionnés, constitués pour l’essentiel d’anciens agents publics admis à la retraite et bénéficiaires d’une pension. Au total, 466 444 personnes — agents en activité et pensionnés — émargent donc directement ou indirectement au fichier solde de l’État.

Une masse salariale proche de 149 milliards FCFA par mois

Ces effectifs pèsent fortement sur les finances publiques. Selon les chiffres présentés par Joseph Lé devant les députés, la masse salariale de l’État s’est établie à 151,2 milliards FCFA en mars 2026, avant de reculer à 147,9 milliards FCFA en avril, puis à 146,6 milliards FCFA en mai. Sur ces trois mois, la moyenne mensuelle ressort à environ 148,6 milliards FCFA.

Rapporté à une année entière, ce niveau représenterait près de 1 783 milliards FCFA, toutes choses égales par ailleurs. Cette estimation illustre le poids structurel des dépenses de personnel dans le budget de l’État, alors que le Cameroun cherche à contenir ses charges courantes tout en maintenant les recrutements dans les secteurs jugés prioritaires.

La maîtrise de la solde reste d’autant plus sensible que les pays de la Cemac sont soumis à un critère communautaire limitant les dépenses de personnel à 35% des recettes fiscales. Le Cameroun demeure sous pression sur cet indicateur, en raison notamment de la progression des effectifs, des avancements, des régularisations de carrières et du paiement progressif de certaines dettes salariales.

AIGLES, l’outil censé nettoyer et sécuriser le fichier solde

Dans ce contexte, Joseph Lé a rappelé que les carrières des agents publics sont désormais gérées à travers l’Application informatique de gestion logique des effectifs et de la solde, plus connue sous l’acronyme AIGLES. Opérationnelle depuis le 1er janvier 2025, cette plateforme est présentée par le gouvernement comme l’outil central de modernisation de la gestion des ressources humaines de l’État.

Selon le ministre de la Fonction publique, AIGLES a permis, depuis janvier 2025, de mettre à jour les avancements d’échelon et de classe de plus de 376 000 agents publics. Cette automatisation vise à réduire les lenteurs administratives, limiter les erreurs de traitement, améliorer la traçabilité des actes de carrière et rapprocher la situation administrative des agents de leur situation salariale réelle.

L’objectif est aussi de réduire les incohérences qui ont longtemps fragilisé le fichier solde : doublons, anomalies de paie, retards de traitement, écarts entre les effectifs théoriques et les agents effectivement en service, ou encore difficultés de suivi des départs à la retraite.

Mais cette réforme intervient dans une équation budgétaire délicate. D’un côté, le gouvernement veut contenir la progression de la masse salariale. De l’autre, il doit continuer à recruter dans les secteurs sociaux et régaliens où les besoins restent importants.

Pour l’année 2026, l’État prévoit plus de 12 000 recrutements, principalement dans la santé, l’éducation, la recherche scientifique et l’administration pénitentiaire. Plus de 2 000 postes ont déjà été ouverts dans une première vague de concours et d’intégrations.

L’enjeu est donc double : renforcer les administrations prioritaires sans provoquer une dérive incontrôlée de la masse salariale. AIGLES doit, en principe, permettre à l’État de mieux connaître ses effectifs réels, de sécuriser la paie, d’anticiper les départs à la retraite et de planifier les recrutements en fonction des marges budgétaires disponibles.

Ludovic Amara

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé

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Émile Bassek ba Kobhio inhumé dans son village natal de Nindjé
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La dépouille du cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs, Émile Bassek ba Kobhio, est portée en terre ce samedi 27 juin 2026 à Nindjé, dans la commune de Ndom. La cérémonie rassemble autorités, acteurs du monde culturel et proches du défunt.

La terre de Nindjé, dans la commune de Ndom, département de la Sanaga-Maritime, région du Littoral, accueille ce samedi 27 juin 2026 la dépouille d’Émile Bassek ba Kobhio. Cinéaste camerounais et africain, le cinéaste et Délégué général du festival Écrans Noirs est inhumé dans son village natal, en présence de nombreuses personnalités.

Représentant personnel du Chef de l’État, le ministre des Arts et de la Culture, Ismaël Bidoung Kpwatt, a pris part aux cérémonies funéraires. À ses côtés, de nombreux cinéastes, hommes et femmes de culture, autorités administratives, traditionnelles et religieuses, ainsi que des amis, collaborateurs et connaissances, sont venus rendre un dernier hommage à celui qui a consacré sa vie à la promotion du septième art.

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La marine française arraisonne un pétrolier sous sanctions de Yaoundé

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La Marine nationale française a arraisonné le pétrolier Deliver, un navire battant illégallement pavillon camerounais, parce qu’il est sanctionné par Yaoundé.

Après les navires Tagor et Smyrtos interceptés début juin dans la Manche alors qu’ils battaient illégalement pavillon camerounais, la Marine française a intercepté mardi 23 juin, le pétrolier Deliver qui a arboré un faux pavillon camerounais. «L’examen des documents a confirmé les doutes quant à la régularité» du pavillon camerounais arboré.

Battant pavillon camerounais, ce navire a été sanctionné par Yaoundé suite aux incidents survenus avec Tagor et Smyrtos. Pour le président français Emmanuel Macron, ce pétrolier appartiendrait à la flotte fantôme russe.

«La Marine Nationale a arraisonné mardi le pétrolier Deliver alors qu’il transitait au large de la Sicile en infraction avec le droit de la mer. Cette nouvelle action contre la flotte fantôme, conduite quelques jours après une opération similaire par le Royaume-Uni illustre la détermination des Européens« , a écrit Emmanuel Macron.

«Nous ne laisserons pas la flotte fantôme contourner les sanctions et financer l’effort de guerre russe« , a-t-il poursuivi. Ces dernières semaines, le ministère camerounais des transports a sanctionné et radié 39 navires du pavillon camerounais.

Pour Yaoundé, ces mesures permettront de mener des opérations de recensement physique et de numérisation pour de mieux contrôler la flotte inscrite et protéger le label camerounais.

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Au Nigeria, un membre de Boko Haram condamné à la peine de mort !

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La Haute Cour fédérale d’Abuja a condamné à la peine capitale Alkali Yarima, membre de Boko Haram détenu depuis 2015. Reconnu coupable de terrorisme et de plusieurs autres infractions, il écope également de lourdes peines de prison.

La justice nigériane a condamné, vendredi 26 juin, Alkali Yarima à la peine de mort pour son implication dans des activités terroristes au sein de Boko Haram. Détenu depuis 2015, il a été reconnu coupable de sept chefs d’accusation, dont le terrorisme, par la Haute Cour fédérale d’Abuja.

Selon le ministère public, l’accusé a rejoint Boko Haram en 2009 après avoir prêté allégeance à son fondateur, Mohammed Yusuf. Originaire de Mafa, dans l’État de Borno, il était connu sous le pseudonyme de « La’ari ».

Le juge James Omotosho l’a reconnu responsable de sa participation aux attentats perpétrés à Maiduguri en 2015. Il a également été condamné à la réclusion à perpétuité pour avoir reçu des armes et suivi un entraînement militaire en vue de commettre des actes terroristes. Cinq autres chefs d’accusation lui ont valu des peines allant de dix à trente-cinq ans de prison.

Le procureur général et ministre de la Justice, Lateef Fagbemi, qui dirigeait l’équipe de l’accusation, a réaffirmé la détermination des autorités nigérianes à poursuivre sans relâche la lutte contre le terrorisme. Bien que la peine de mort soit toujours en vigueur au Nigeria, aucune exécution n’a été enregistrée depuis 2016.

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