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UBC et NFC Bank sous contrat de performance pour consolider leur redressement

Le ministre des Finances, Louis Paul Motaze, a présidé, le 11 juin 2026, la cérémonie de signature des Contrats d’objectifs et de performance (COP) entre l’État, Union Bank of Cameroon (UBC) et National Financial Credit Bank (NFC Bank). Selon le Minfi, ces nouveaux engagements reposent notamment sur « la maîtrise des risques, l’inclusion financière et le financement de l’économie réelle », avec pour objectif d’accroître les concours aux activités productives, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de l’industrie, du logement et du numérique.
Toujours selon le membre du gouvernement, les deux établissements devront « contribuer davantage à la création d’emplois et au développement des PME, dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030 ». Un accent particulier sera également mis sur le suivi régulier des indicateurs de performance retenus, assorti de rapports semestriels publics destinés à évaluer le respect des engagements pris.
UBC, DU SAUVETAGE À LA CROISSANCE
Pour UBC, ce nouveau contrat intervient dans un contexte de redressement financier désormais visible dans ses principaux indicateurs. L’État est devenu actionnaire majoritaire de la banque en 2021 en reprenant les 54 % du capital détenus par Ecobank. Cette opération s’était accompagnée d’une recapitalisation de 17,8 milliards de FCFA destinée à éviter des mesures plus contraignantes de la Commission bancaire de l’Afrique centrale (Cobac).
Cinq ans plus tard, les performances affichées témoignent d’un changement de trajectoire. Lors de l’assemblée générale annuelle tenue en mai 2026, la banque a annoncé un bénéfice net de 5 milliards de FCFA au titre de l’exercice 2025, contre 3,2 milliards un an plus tôt. Les dépôts de la clientèle ont progressé de 131 à 146 milliards de FCFA, soit une hausse de 11,5 %.
Dans le même temps, les crédits ont pratiquement doublé, passant de 24 à 48,7 milliards de FCFA. Le coefficient d’exploitation s’est également amélioré, revenant de 58 % à 55 %. Les actionnaires ont par ailleurs approuvé le versement de 2 milliards de FCFA de dividendes ainsi qu’une augmentation du capital social à 25 milliards de FCFA, afin de renforcer davantage les capacités de développement de l’établissement et de répondre aux exigences prudentielles du régulateur.
NFC BANK SORT DE DOUZE ANNÉES DE SURVEILLANCE
La situation de NFC Bank présente une trajectoire différente, mais aboutit aujourd’hui à une étape comparable. Placée sous le contrôle direct de la Cobac en 2012 afin d’éviter sa liquidation, la banque a bénéficié d’un vaste programme de restructuration soutenu par l’État. L’intervention publique a notamment permis le rachat de créances douteuses pour un montant de 2,753 milliards de FCFA, la couverture d’insuffisances d’actifs à hauteur de 12,007 milliards de FCFA ainsi qu’une recapitalisation de 9,992 milliards de FCFA.
Soit un total de 25 milliards de francs CFA injectés par le trésor public pour sauver la banque Selon les données communiquées par les autorités, entre le début du redressement et la levée de l’administration provisoire, les dépôts ont progressé de 41 % pour atteindre 137 milliards de FCFA. Les crédits bruts se sont établis à 99 milliards de FCFA, en hausse de 7 %, tandis que le total du bilan a atteint 192 milliards de FCFA. Les fonds propres nets s’élèvent désormais à 15,8 milliards de FCFA.
La banque affiche par ailleurs des résultats nets positifs depuis 2017, avec un bénéfice cumulé de 13 milliards de FCFA sur huit exercices consécutifs. Cette amélioration a conduit la Cobac à mettre officiellement fin à l’administration provisoire le 26 juin 2025. Le régulateur a également validé une nouvelle équipe dirigeante conduite par Julius Manjo Berdu, directeur général, assisté d’Aelred Tata Fokwen en qualité de directeur général adjoint.
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C2D : vingt ans après, quel bénéfice réel pour le Cameroun ?

Le principe est séduisant dans sa simplicité. Plutôt que d’encaisser les remboursements de la dette que le Cameroun lui devait au titre de l’initiative PPTE — Pays Pauvres Très Endettés —, la France a accepté de les réaffecter, sous forme de dons, au financement de programmes de développement sur le sol camerounais. C’est la mécanique du Contrat de Désendettement et de Développement, le C2D, dont la 17e session du Comité d’Orientation et de Suivi s’est tenue le 9 juin 2026 à Yaoundé, sous la co-présidence du ministre des Finances Louis Paul Motaze, du ministre de l’Économie Alamine Ousmane Mey et de l’ambassadeur de France Sylvain Riquier.
Vingt ans après la signature du premier contrat en 2006, les chiffres annoncés sont substantiels. Trois contrats-cadres successifs ont mobilisé 967 milliards de FCFA engagés — environ 1,47 milliard d’euros — dont 871 milliards effectivement décaissés, répartis sur 54 conventions de financement couvrant les infrastructures, l’agriculture, la santé, l’éducation, la formation professionnelle et la gouvernance. Le troisième C2D, signé en 2016 et qualifié de « C2D de la maturité », porte à lui seul une enveloppe de 401 milliards de FCFA, soit plus de 600 millions d’euros.
Mais derrière l’arithmétique flatteuse, la nature exacte du transfert mérite qu’on s’y arrête. Le C2D n’est pas un don ex nihilo. C’est de l’argent que le Cameroun aurait de toute façon versé à Paris qui revient au Cameroun, non pas en liquidités librement disponibles, mais sous forme de programmes dont les orientations sectorielles sont négociées au sein du COS-C2D, instance co-présidée par les deux parties. Les ressources sont « affectées » et leur emploi est encadré. Le Comité d’Orientation et de Suivi a précisément pour mission, selon les documents officiels, d’« orienter la répartition sectorielle des ressources du C2D conformément aux priorités nationales de développement ». La nuance entre priorités nationales librement définies et priorités validées dans un cadre bilatéral est réelle.
L’architecture du dispositif du mécanisme « traduit l’engagement constant de la France à accompagner le Cameroun dans ses efforts de lutte contre la pauvreté », indique le comité d’orientation de suivi du C2D. La formulation dit beaucoup sur la posture des deux parties dans ce partenariat. D’un côté, un bailleur qui « accompagne ». De l’autre, un pays qui reçoit en retour ce qu’il a remboursé, canalisé vers des secteurs définis conjointement.
Ce débat sur la souveraineté financière n’est pas neuf, mais il résonne autrement en 2026, dans un contexte africain où plusieurs capitales ont ouvertement remis en cause la conditionnalité de l’aide française.
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Promote 2026 : Le stand de Défis Actuels met en vitrine l’économie camerounaise

Il y a des présences qui parlent d’elles-mêmes. Au Palais des Congrès de Yaoundé où la dixième édition de Promote 2026 a ouvert ses portes le 12 juin, le stand de Défis Actuels ne passe pas inaperçu. Installé au pavillon Import-substitution, à proximité du stand du ministère de l’Économie, de la Planification et de l’Aménagement du Territoire (Minepat), le premier news magazine camerounais a choisi son camp.
Pas celui des figurants, mais celui des acteurs. Le dispositif déployé en dit long sur les intentions de la rédaction. Deux imposants roll-ups aux couleurs rouge, blanc et bleu encadrent l’entrée du stand, rappelant les différentes facettes du groupe Overland Company qui édite le magazine et le journal Défis Actuels.
Entre ces deux sentinelles, une enseigne centrale sobre arbore le nom du journal en grandes lettres sur fond blanc, au-dessus du logo officiel de cette dixième édition de Promote. Le message est clair : Défis Actuels est ici chez lui.
À l’intérieur du stand, un mur de couvertures du magazine tapisse le fond de l’espace d’exposition. Une dizaine de unes soigneusement épinglées, couvrant des thématiques aussi variées que la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), l’industrie nationale, la zone CEMAC ou encore le bilan annuel de l’économie camerounaise. Un choix éditorial assumé qui résume à lui seul la vocation du titre : couvrir l’économie camerounaise et africaine dans toute sa complexité, avec rigueur et régularité.
Sur la table centrale, des exemplaires récents du magazine sont disposés à l’attention des visiteurs, complétant un dispositif pensé autant pour informer que pour séduire de nouveaux lecteurs et annonceurs. La position géographique du stand au sein du salon n’est pas le fruit du hasard.
En s’installant au pavillon Import-substitution, aux côtés du MINEPAT, Défis Actuels confirme son ancrage dans les débats qui structurent la politique économique camerounaise. Le journal suit depuis plusieurs années avec une attention particulière la mise en œuvre de la stratégie gouvernementale de substitution aux importations, qui vise à réduire la dépendance du pays aux produits étrangers en stimulant la production et la transformation locales.
Être présent au cœur de ce pavillon, c’est afficher une cohérence entre la ligne éditoriale et l’engagement sur le terrain. Dans un salon qui réunit 40 pays, 1 500 entreprises et 200 000 visiteurs attendus sur neuf jours, la présence d’un média spécialisé dans l’économie locale n’est pas anodine.
Elle traduit une conviction : l’information économique est elle-même un outil de développement. Donner de la visibilité aux entreprises qui fabriquent camerounais, documenter les politiques publiques qui soutiennent la transformation locale, interroger les acteurs sur leurs résultats — c’est précisément ce que fait Défis Actuels à travers ses pages, et c’est ce qu’il entend prolonger le temps de ce salon.
Promote 2026 offre ainsi à la rédaction une occasion rare de rencontrer en un seul lieu les décideurs, les entrepreneurs et les partenaires qui font l’actualité économique du pays. Une opportunité de terrain que Défis Actuels, fidèle à sa réputation de magazine de référence sur les questions économiques camerounaises, entend pleinement saisir.
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À Djoungolo, Y’ello Care investit dans la santé maternelle et néonatale

Le 12 juin dernier, une visite de presse organisée à l’hôpital EPC de Djoungolo, à Yaoundé, a permis de mesurer ce que le programme « 21 Days of Y’ello Care » produit concrètement sur le terrain. La maternité de l’établissement est en pleine réhabilitation. Façade, plafonds, plomberie, espaces d’accueil, tout est en chantier. Des couveuses, des lits et des matelas sont attendus pour équiper un service de néonatologie qui n’existait pas vraiment jusqu’ici.
Ce qui distingue cette initiative des opérations classiques de mécénat, c’est ce que Danielle Mbomé Efoula, secrétaire exécutive de la Fondation MTN, a tenu à préciser lors de la visite. Le mécanisme Y’ello Care se distingue des projets traditionnellement financés par la Fondation en mettant l’accent sur l’engagement personnel des collaborateurs dans des actions à fort impact social au sein des communautés. Autrement dit, ce ne sont pas des prestataires rémunérés qui exécutent les travaux depuis un cahier des charges élaboré dans un bureau. Ce sont des employés de MTN qui s’impliquent directement, avec leur temps, leur présence et leur énergie.
Un format construit depuis 2007 à l’échelle du groupe
Le programme a été lancé en 2007 dans les différentes filiales du groupe MTN à travers le monde. Au Cameroun, il s’est ancré comme un rendez-vous annuel que les équipes de l’entreprise préparent et exécutent avec le soutien de partenaires extérieurs. La thématique de l’édition 2026 porte sur l’amélioration de l’accès aux soins de santé, ce qui explique le choix de la maternité de Djoungolo comme site d’intervention cette année.
L’initiative ne se limite pas à Yaoundé. MTN Cameroon déploie le dispositif simultanément dans plusieurs régions du pays, ce qui suppose une organisation interne capable de mobiliser des volontaires sur des sites géographiquement dispersés, dans un calendrier contraint de vingt et un jours.
Sur le terrain, l’impact se mesure en transferts évités
Le directeur de l’hôpital EPC de Djoungolo, le Dr Jean-Romuald Yomané, a mis des mots précis sur ce que l’absence d’équipements signifiait au quotidien pour son établissement. « Les femmes enceintes et les nouveau-nés demeurent les populations les plus vulnérables. Lorsque nous étions confrontés à des complications ou à des naissances prématurées, nous étions parfois contraints de référer les patientes ou les bébés vers d’autres structures, souvent en pleine nuit, faute d’équipements adaptés. Nous étions régulièrement obligés de transférer des nouveau-nés vers d’autres formations sanitaires en raison de l’absence de couveuses et d’un véritable service de néonatologie », a-t-il déclaré.
Le médecin se projette déjà sur ce que l’intervention de MTN rendra possible. « Avec les équipements prévus, notamment les couveuses, les lits, les matelas ainsi que la rénovation complète des locaux, nous pourrons désormais garder les bébés sur place et améliorer significativement leur prise en charge », a-t-il ajouté.
Un pari sur l’humain autant que sur l’image
Le choix de MTN de construire Y’ello Care autour du volontariat de ses employés plutôt que d’en faire un programme exclusivement piloté et financé par sa fondation n’est pas anodin. Il engage les salariés dans une relation directe avec les communautés où ils vivent et travaillent, et produit un type d’ancrage territorial que le simple transfert financier ne génère pas de la même façon. Pour une entreprise de télécommunications dont le modèle économique repose sur la confiance des populations locales, c’est aussi un investissement dans la durée.
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