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Dr Andrew Crépin Gwodog, promoteur de Samb’a assurances:« Notre objectif est l’atteinte de l’inclusion totale ».

De manière succincte, quelle est la stratégie mise sur pied par Samb’a assurance pour développer la micro assurance au Gabon ?
Au-delà de l’inclusion financière, Samba réalise l’inclusion assurancielle nous permettant d’atteindre l’inclusion totale. A travers les partenariats signés avec les principaux établissements de microfinance (EMF) du Gabon tels que EDG, Sodeg, Cofidec, Ariane Finance, Express Union et Fidelis, nous couvrons la totalité du territoire. Aujourd’hui, nous sommes présents dans ces agences et nous offrons des solutions de micro assurance adaptées et accessibles aux clients de ces EMF et par conséquent, aux populations gabonaises.
Pouvez-vous présenter à nos lecteurs, les différentes solutions de micro assurances offertes par Samb’a Assurances ?
En termes de solutions, nous faisons la couverture des prêts, la prévoyance familiale. Pour les commerçants, nous avons conçu « Samba Box » qui est une garantie qui couvre le point de vente du commerçant contre les risques d’incendie, de dommages réels et de vol. Pour le domaine agricole, Samba assurance couvre les agriculteurs à travers « Samba agricole ». Ses garanties permettent de sauvegarder l’intérêt des femmes et des commerçants qui font le transport des biens, des vivres et des animaux provenant du secteur de l’agriculture d’un point A vers un point B. C’est la toute première fois que ce type d’assurance existe en zone Cemac. Nous faisons également pour les très petites entreprises (TPE), les PME, etc, des assurances globales dommages qui permettent de sécuriser les entreprises. Dans celles-ci il y a forcément des personnes qui y travaillent. Donc, sécuriser les entreprises, c’est aussi sécuriser les hommes. Nous leur donnons accès aux solutions de « Samba santé », qui concernent les consultations médicales, les hospitalisations, les examens médicaux, les évacuations sanitaires, etc. Nous venons de signer un contrat avec le consultant « First Assistance » qui est quasiment le premier assisteur en Afrique et le plus présent en zone Cemac.
Avec notre partenaire, nous avons mis au point deux solutions de micro assurance en direction des populations gabonaises. La première d’entre elles, c’est l’assistance voyage pour permettre à nos clients de vaquer à leurs occupations lorsqu’ils sont en déplacement à l’étranger. Avec notre partenaire, nous avons conçu une garantie qui couvre le voyage en ce qui concerne les aspects médicaux, les rapatriements des dépouilles, ou des conseils à l’étranger. Nous avons mis en place une ligne de garantie rapatriement qui s’adresse aussi bien aux membres de la diaspora qu’aux communautés gabonaises.
En cas de décès d’un de nos assurés, ce contrat prendra en charge d’une part, toutes les formalités administratives, le transfert de la dépouille soit par avion ou par voiture, du lieu du décès jusqu’à celui où il va être inhumé au Gabon ou à l’étranger. Voilà donc, la panoplie des produits que nous commercialisons. Ils sont accessibles. Tout le monde peut y souscrire soit via notre réseau qui comprend des courtiers, les EMF, les mutuelles de santé, les compagnies de pompes funèbres, des églises, des associations, des tontines. Ce réseau constitué conformément au code Cima, a fait l’objet de deux formations. La première a été effectuée par le management de Samba sur les techniques de vente, et la seconde faite par l’expert français Marc Nabeth qui a séjourné à Libreville.
En quoi les solutions de Samba se distinguent-elles des autres compagnies d’assurances ?
Les solutions de micro assurance conçues par Samb’a se distinguent de celles des autres assurances par leur adaptation aux besoins réels des populations et le coût de l’assurance. Le livre 7 des assurances prévoit que les primes d’assurance ne puissent être mensuellement supérieures à un montant de 3500 Fcfa et annuellement à une somme de 42.000 Fcfa. Toutes nos solutions de micro assurances sont à la portée de toutes les bourses. C’est dire que Samba peut se prévaloir d’être l’assureur du pays et non seulement l’assureur des couches faibles de la population à travers ses garanties. Des sondages et enquêtes d’opinion réalisés à cet effet, le démontrent bien. Cela est dû au fait que nos solutions, audelà de prendre en compte les besoins des populations, correspondent aussi à la vision des nouvelles autorités qui veulent faire de l’inclusion financière et assurantielle, un des leviers pour lutter contre la pauvreté.
Quelles sont les perspectives à court, moyen et long terme de Samb’a assurances ?
Les ambitions de Samba sont sous régionales. Elle entend étendre lorsque cela sera possible après la réussite du modèle au Gabon, étendre ses activités à travers le groupe Samb’a Finance dont je suis le directeur et fondateur, dans l’ensemble des pays membres de la Cemac, de la Ceeac et de la Cima. Nous solliciterons en temps opportun, soit des levées de fonds à la Bourse des valeurs mobilières de l’Afrique centrale (Bvmac), soit de rencontrer et d’intéresser à notre projet, d’autres investisseurs.
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Chute des exportations camerounaises au T1 2026

Selon le Comité national économique et financier (CNEF), les exportations camerounaises au premier trimestre 2026 ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Ils sont trois produits d’exportation stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié. Ils concentrent à eux seuls environ 91 % de la contraction des exportations enregistrée au premier trimestre 2026 par le Cameroun. Ce qui illustre la forte exposition des recettes extérieures du Cameroun aux performances de quelques matières premières. En effet, selon le Comité national économique et financier (CNEF), les recettes d’exportation du Cameroun ont diminué de 187,1 milliards de FCFA au premier trimestre 2026, tombant à 606,9 milliards, contre 794 milliards un an auparavant. Cette contraction de 23,6 % est principalement concentrée sur trois produits stratégiques : le cacao, le pétrole brut et le gaz naturel liquéfié.
Le cacao perd 120,6 milliards de FCFA
La filière cacao, devenue en 2025 le premier pourvoyeur de capitaux du pays, encaisse le choc le plus violent. Selon les données du CNEF, le cacao et ses produits dérivés ont généré 199,3 milliards de FCFA de recettes au premier trimestre 2026, contre 319,9 milliards de FCFA un an plus tôt. La filière a ainsi perdu 120,6 milliards de FCFA, soit près des deux tiers de la baisse totale des exportations camerounaises. Les recettes tirées du cacao et de ses dérivés ont donc reculé de 37,7 % en glissement annuel. Cette évolution, explique-t-on, coincide avec un retournement brutal du marché mondial. Selon la Banque mondiale, le cours de référence du cacao est passé de 8,08 dollars, le kilogramme en mars 2025 à 3,24 dollars en mars 2026, soit une baisse de près de 60 %. Ces prix internationaux ne reflètent pas nécessairement la réalité offerte actuellement les exportateurs camerounais, mais la corrélation demeure évidente. En l’absence des volumes précis expédiés sur la période, la ventilation entre prix et effet-quantité ne peut être établie avec certitude.
Chute de 14,4 % des recettes d’exploitation du pétrole brut
Le pétrole brut présente une configuration inverse. Alors que son prix de référence a fortement progressé, les recettes d’exportation camerounaises ont par contre diminué de 14,4 %, à 152,4 milliards de FCFA. Celles du gaz naturel liquéfié ont reculé de 28,4 %, à 59,9 milliards. La Banque mondiale établit le prix du Brent à 103,7 dollars le baril en mars dernier, contre 72,6 dollars un an plus tôt, soit une hausse de 42,8 %. Sur la même période, le prix de référence du gaz naturel a progressé de 35,8 %, à 17,91 dollars par million de BTU. Les exportateurs camerounais malgré cette remontée des cours suggère un effet négatif des volumes, mais les données disponibles ne permettent pas encore de le mesurer.
La baisse touche également le bois et les ouvrages, dont les recettes ont diminué de 11,5 %, ainsi que le caoutchouc brut, en recul de 16,7 %, et le café, en baisse de 17,6 %. Les recettes tirées de l’aluminium et de ses dérivés chutent de plus de 53 %, malgré une hausse de 26,9 % du cours international de l’aluminium entre mars 2025 et mars 2026. Le choc du premier trimestre prolonge une tendance sur déjà baissière. L’Institut national de la statistique (INS) avait déjà relevé un repli de 5,2 % des exportations en 2025, à 3 084 milliards de FCFA. La cote part alors 38,5 % des recettes extérieures, devant le pétrole brut (19,7 %) et le gaz naturel liquéfié (11,4 %). Une concentration qui, au regard des chiffres du CNEF, reste le principal facteur de vulnérabilité du commerce extérieur camerounais. Néanmoins, quelques filières ont résisté à cette dégradation, constate le CNEF. Les exportations de coton par exemple ont progressé de 57,5 %, à 21,1 milliards de FCFA, contre 13,4 milliards un an auparavant. Les recettes des bananes et plantains aussi ont augmenté de 27,9 %, tandis que celles des savons de ménage ont gagné 16,8 %.
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Par Blaise NNANG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Budget 2027: Un Focus sur l’Investissement Public

Le ministre des Finances ouvre les travaux de préparation du budget 2027 dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires. Face à des marges de manœuvre réduites, le gouvernement veut revoir la qualité des investissements publics afin qu’ils produisent davantage de croissance et répondent plus efficacement aux besoins des populations.
Le budget 2027 va se préparer dans un contexte économique et financier difficile. En effet, l’analyse de l’exécution du budget au titre du premier trimestre 2026 montre une faible mobilisation des recettes budgétaires totales de l’État : soit 1 331,4 milliards, en retrait de 212,7 milliards par rapport à leur niveau au terme de la même période en 2025, pour un taux de réalisation de seulement 61 % de l’objectif de 2181 milliards ; ceci en raison d’un insuffisant rendement dans la collecte des recettes internes, lié à la faible mobilisation des recettes non pétrolières et des emprunts et dons.
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UNE ÉCONOMIE RÉSILIENTE
Les émissions des titres publics n’ont permis de collecter que 98 milliards sur un objectif de 160 milliards. Les dépenses budgétaires quant à elles, restent sous de très fortes contraintes, avec d’importants montants de dette extérieure, dont le règlement est évalué à 833,9 milliards au premier trimestre 2026 et de dette intérieure, auquel s’ajoute une forte ardoise de retards à payer aux prestataires, de 31 mars de l’exercice 2025 à 715,6 milliards. Le montant total des dépenses budgétaires au terme du premier trimestre est de 1 541,7 milliards, un sursaut de 215,7 milliards à l’ensemble des recettes budgétaires.
URGENCE D’OPTIMISER LA COLLECTE DES RECETTES
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Celui-ci traduit correctement, je l’espère, le contexte et les enjeux de la préparation du budget 2027 et des interventions attendues pour améliorer la qualité globale de l’investissement public, en accord avec la stratégie nationale de développement.
Par LOUIS PAUL MOTAZE, ministre des Finances
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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Nouveau chantier sur la route Yaoundé-Douala

Le gouvernement vient d’attribuer un marché de 4,97 milliards de FCFA TTC à China First Highway Engineering Company Cameroun pour réaliser, pendant trois mois, des travaux d’entretien confortatif sur les 236 km reliant Yaoundé au pont sur la Dibamba.
Le voyageur qui emprunte régulièrement la Route nationale n°3 entre Yaoundé et Douala peut espérer, dans les prochaines semaines, des conditions de circulation moins éprouvantes. Le ministère des Travaux publics (MINTP) vient de lancer une nouvelle intervention sur cet axe qui concentre une grande partie des échanges économiques du pays. Par une décision du 20 juillet 2026, le marché a été attribué à China First Highway Engineering Company Cameroun (CFHEC). L’entreprise dispose de trois mois pour intervenir sur les 236 km reliant Yaoundé, au niveau du Poste central, au pont sur la Dibamba. Le marché, financé par le Budget d’investissement public (BIP) des exercices 2026 et 2027, s’élève à 4,97 milliards de FCFA TTC.
Le document du marché précise que le marché porte sur « l’exécution des travaux d’entretien confortatif de la Nationale n°3, section Yaoundé (Poste central)–Douala (pont sur la Dibamba) (236 km), dans les régions du Centre et du Littoral, phase 1 de la reconstruction de ce tronçon de la RN3 ». Cette formulation retient particulièrement l’attention. Depuis plusieurs années, les usagers attendent le lancement de la reconstruction complète de cette route, construite entre 1982 et 1986, dont l’état s’est fortement dégradé sous l’effet de l’augmentation du trafic, en particulier celui des poids lourds desservant le port de Douala.
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Par Paul TJEG
Source : Défis Actuels N°1131 du 07/08/2026
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