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Fonction publique : le Cameroun ouvre 2 090 postes en 2026, malgré la pression sur la masse salariale

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Fonction publique : le Cameroun ouvre 2 090 postes en 2026, malgré la pression sur la masse salariale
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(Investir au Cameroun) – Le Cameroun va recruter plus de 2 000 nouveaux agents publics en 2026. Le ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative, Joseph Lé, a annoncé, dans une note d’information publiée le 5 juin 2026, le lancement d’une série de concours administratifs donnant accès à 2 090 postes dans plusieurs corps de la Fonction publique.

Ce volume marque le retour des recrutements publics au-dessus de la barre symbolique des 2 000 postes, une première depuis 2023. Cette année-là, le gouvernement avait ouvert 2 235 postes, après deux exercices marqués par un resserrement des recrutements.

Santé et éducation tirent les recrutements

Pour l’année 2026, le relèvement des effectifs à recruter s’explique principalement par les recrutements spéciaux autorisés dans les secteurs de la santé publique et de l’éducation. Dans la santé, 200 postes sont ouverts pour des médecins spécialistes. Dans l’éducation, 1000 postes sont réservés aux enseignants formés dans les écoles normales de l’enseignement général et technique sous le régime des auditeurs libres.

Dans le détail, ces recrutements d’enseignants portent sur 322 postes dans l’enseignement général du sous-système francophone, 285 dans l’enseignement général du sous-système anglophone, 193 dans l’enseignement technique francophone et 200 dans l’enseignement technique anglophone.

Ces deux secteurs concentrent donc l’essentiel de la hausse observée en 2026. Hors santé et éducation, les effectifs ouverts restent plus contenus, ce qui montre que le gouvernement n’a pas totalement abandonné la logique de rationnement des recrutements engagée depuis 2021.

Un retour au-dessus de 2 000 postes

Le précédent relèvement significatif remonte à 2023. À l’époque, Joseph Lé avait expliqué cette hausse par la prise en compte de « certains besoins spécifiques en personnels » exprimés par les administrations, en lien avec leurs cadres organiques et les objectifs poursuivis dans le cadre de la Stratégie nationale de développement 2020-2030.

Après cette parenthèse, le gouvernement avait maintenu une politique de limitation des recrutements. En 2021, seuls 1 536 postes avaient été ouverts à la Fonction publique. En 2022, le nombre de places était passé sous la barre des 1 000, avant de remonter à un peu plus de 1 200 en 2024.

Ce resserrement contrastait avec les niveaux observés avant 2021. À titre de comparaison, 3 700 places avaient été pourvues en 2020, contre 5 411 postes ouverts en 2019 et 5 179 en 2018.

Non-respect du ratio de soutenabilité de la masse salariale

Le gouvernement justifie depuis plusieurs années la réduction des recrutements par la nécessité de mieux maîtriser la masse salariale de l’État. Selon les données du ministère des Finances, celle-ci est passée de 706,1 milliards de FCFA en 2012 à 1 080,1 milliards de FCFA en 2021.

Cette progression pèse sur les finances publiques et maintient le Cameroun sous pression au regard des critères de surveillance multilatérale de la Cemac. Le ratio de soutenabilité de la masse salariale, qui rapporte les dépenses de personnel aux recettes fiscales, est fixé à un maximum de 35 % dans la sous-région.

Or, ce seuil reste difficile à respecter. Dans son rapport de surveillance multilatérale, la Cemac relève qu’« aucun pays de la CEMAC n’a respecté en 2024 les normes portant sur le taux de pression fiscale et la masse salariale ». Pour le Cameroun, le ratio masse salariale sur recettes fiscales s’est établi au-dessus du plafond communautaire, ce qui confirme la persistance d’une contrainte budgétaire.

La reprise des recrutements dans l’enseignement secondaire, suspendus depuis deux ou trois ans, pourrait accentuer cette pression. Selon les données officielles disponibles, les enseignants du secondaire et les militaires figurent parmi les catégories d’agents publics ayant le plus contribué à l’augmentation de la masse salariale de l’État au cours des quinze dernières années, en raison des recrutements massifs opérés dans ces corps.

Un arbitrage entre besoins sociaux et discipline budgétaire

L’ouverture de 2 090 postes en 2026 traduit donc un arbitrage délicat. D’un côté, l’État doit répondre aux besoins de personnels dans des secteurs prioritaires comme la santé et l’éducation. De l’autre, il doit éviter une nouvelle dérive de la masse salariale, déjà supérieure au seuil communautaire de soutenabilité.

Pour les candidats, cette vague de concours représente une opportunité rare depuis le début du rationnement des recrutements publics. Pour le gouvernement, elle constitue surtout un test de discipline budgétaire : recruter dans les secteurs jugés essentiels, sans compromettre les efforts de maîtrise des dépenses de personnel.

BRM

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un partenariat de confiance au service des ambitions du football camerounais

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un partenariat de confiance au service des ambitions du football camerounais
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La Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) et United Bank for Africa (UBA) Cameroun renforcent davantage leurs liens. Le Président de la FECAFOOT a reçu ce jour une importante délégation de UBA Cameroun, conduite par son Directeur Général, dans le cadre d’une rencontre marquée par la volonté commune de poursuivre une collaboration fructueuse au bénéfice du football camerounais.

Partenaire de longue date de l’instance faîtière du football national, UBA Cameroun continue d’affirmer son engagement aux côtés de la FECAFOOT. Cette relation, bâtie au fil des années, repose sur un socle essentiel : la confiance. Une valeur qui permet aux deux institutions d’avancer ensemble vers des objectifs ambitieux et durables.

Au-delà de son accompagnement financier, UBA se positionne comme un véritable partenaire stratégique. La banque contribue à la réalisation des projets de la FECAFOOT en privilégiant une approche fondée sur la proximité, la fidélité et une vision partagée de l’excellence.

Cette rencontre a également été l’occasion de réaffirmer la solidité des liens qui unissent les deux entités et leur volonté commune de continuer à œuvrer pour le développement et le rayonnement du football camerounais.

La FECAFOOT a tenu à exprimer sa profonde gratitude à UBA Cameroun pour son soutien constant et son engagement sans faille, des atouts précieux dans la poursuite des ambitions du football national.

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Téléphones non dédouanés: Motaze presse, MTN et Orange alertent sur les failles du dispositif

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Téléphones non dédouanés: Motaze presse, MTN et Orange alertent sur les failles du dispositif
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(Investir au Cameroun) – Le ministère des Finances hausse le ton dans le dossier du blocage des téléphones portables non dédouanés. Dans une correspondance datée du 5 juin 2026, Louis Paul Motaze reproche aux directeurs généraux de MTN Cameroon et Orange Cameroun de ne pas avoir encore donné suite aux conclusions de la réunion de concertation tenue le 22 mai avec la Direction générale des Douanes.

Selon le ministre des Finances, les diligences convenues à l’issue de cette concertation « ne sont pas suivies d’effet à date ». Il demande en conséquence aux deux opérateurs d’instruire leurs équipes techniques pour une mise en œuvre « urgente et complète » du dispositif de blocage des terminaux non dédouanés, dans le cadre de la phase pilote de la réforme.

Dispositif fiscal… sous pression gouvernementale

Au cœur du dispositif figure l’interdiction d’accès aux réseaux mobiles des téléphones portables importés frauduleusement à partir du 1er avril 2026. Cette mesure s’inscrit dans le nouveau mécanisme de collecte des droits et taxes de douane sur les terminaux mobiles, prévu par la loi de finances 2023 et encadré par la décision conjointe Minfi-Minpostel du 25 mars 2026.

Dans sa lettre, Louis Paul Motaze précise que le blocage doit viser les IMEI non répertoriés dans la plateforme de suivi de la réforme, et non les numéros d’abonnés. Cette clarification intervient dans un contexte marqué par les inquiétudes d’une partie des usagers, qui redoutaient un blocage de leurs cartes SIM plutôt que celui des appareils concernés.

Le ministre rappelle également la responsabilité fiscale des opérateurs. Selon lui, toute connexion au réseau local d’un terminal non dédouané engage la responsabilité de la société de téléphonie ayant permis l’accès au réseau. Pour le gouvernement, l’enjeu dépasse la seule mobilisation des recettes douanières. Le Minfi évoque également l’incidence budgétaire et sécuritaire du volume croissant de téléphones importés en contrebande et connectés au réseau local.

MTN et Orange contestent le calendrier, pas l’objectif

Mais du côté des opérateurs, le calendrier et les modalités de déploiement continuent de susciter de fortes réserves. Dans une lettre conjointe adressée le 21 mai 2026 au directeur général des Douanes, MTN Cameroon et Orange Cameroun affirment adhérer aux objectifs de la réforme, qui vise à renforcer les recettes douanières et à assainir le marché des appareils mobiles. Les deux entreprises estiment toutefois que plusieurs prérequis techniques, opérationnels et juridiques ne sont pas encore réunis pour garantir une mise en œuvre ordonnée du dispositif.

La première inquiétude est l’application uniforme du blocage sur l’ensemble du marché. MTN et Orange relèvent que le troisième opérateur de téléphonie mobile ne serait pas en mesure de procéder automatiquement au blocage des terminaux dès le 25 mai 2026. Une telle situation, préviennent-elles, créerait une distorsion de concurrence. Les abonnés bloqués sur les réseaux appliquant la mesure pourraient continuer à utiliser leurs appareils sur le réseau d’un opérateur qui ne serait pas encore techniquement prêt à procéder au même blocage.

Les deux opérateurs attirent également l’attention de l’administration douanière sur les difficultés liées aux IMEI multiples sur un même terminal et aux falsifications courantes d’IMEI. Selon elles, ces situations nécessitent des solutions techniques robustes avant tout déploiement à grande échelle.

IMEI, réclamations, tourists… angles morts opérationnels

Le traitement des réclamations constitue un autre point de friction. MTN Cameroon et Orange Cameroun estiment que le processus de réclamation et de réactivation doit être affiné afin d’éviter que des usagers ne soient pénalisés à tort. Elles recommandent notamment l’intégration d’un canal USSD, la mise en place d’un numéro vert largement vulgarisé, y compris dans les zones rurales, ainsi que le développement d’une interface informatique permettant aux opérateurs de mieux prendre en charge les plaintes des clients.

Les réserves ne sont pas seulement techniques. Les deux entreprises pointent aussi l’absence d’une convention multipartite claire définissant les responsabilités de chaque partie, les niveaux de service attendus et les mécanismes d’indemnisation en cas de dysfonctionnement. À leurs yeux, cette lacune expose les opérateurs à des risques juridiques importants.

Elles relèvent également l’absence d’un plan de continuité des activités en cas de défaillance technique du système, le manque de clarification sur le délai de grâce applicable aux touristes, ainsi que l’indisponibilité de l’intégration des moyens de paiement mobile, pourtant jugée essentielle pour faciliter le règlement des droits et taxes de douane par les usagers concernés.

Pour MTN et Orange, l’absence d’une véritable phase pilote constitue enfin un risque majeur. Les deux opérateurs estiment qu’un projet d’une telle sensibilité nécessite une période de tests préalable, afin de s’assurer que toutes les parties prenantes — administration douanière, régulateur, opérateurs, prestataires techniques et usagers — sont en mesure d’appliquer le dispositif sans perturbation majeure.

Dans leur courrier du 21 mai, les deux entreprises concluent que l’écosystème n’est pas suffisamment prêt pour un blocage des terminaux à compter du 25 mai 2026. Elles préviennent qu’une application précipitée de la mesure pourrait provoquer des perturbations importantes, aussi bien pour les utilisateurs que pour les opérateurs, et nuire à l’objectif même de la réforme.

Une concertation élargie pour éviter un déploiement à risque

Une première séance de travail s’est tenue le 22 mai 2026 dans les locaux de la Direction générale des Douanes. Mais une semaine plus tard, MTN Cameroon et Orange Cameroun sont revenues à la charge. Dans une nouvelle lettre commune datée du 29 mai, Patrick Benon, directeur général d’Orange Cameroun, et Wanda Matandela, CEO de MTN Cameroon, sollicitent une nouvelle concertation avec la Direction générale des Douanes, l’Agence de régulation des télécommunications et Camtel.

Cette demande intervient après une réunion d’évaluation convoquée le 26 mai par le directeur général de l’ART avec les opérateurs concessionnaires Camtel, MTN et Orange, afin d’examiner l’état de préparation du mécanisme. Elle traduit la volonté des opérateurs de replacer le régulateur et l’ensemble des acteurs concernés au centre du processus de déploiement.

La réforme vise à lutter contre la contrebande des téléphones portables et à renforcer les recettes douanières. Selon les informations communiquées ces dernières semaines par les autorités et reprises par la presse économique, près de 700 000 téléphones se seraient connectés pour la première fois au réseau local entre le 1er et le 25 avril 2026 sans avoir été préalablement dédouanés. Le dispositif est également présenté comme un levier destiné à améliorer la collecte des droits et taxes sur les terminaux mobiles importés.

Mais sa mise en œuvre révèle la complexité d’un mécanisme situé au croisement de la fiscalité, des télécommunications, de la protection des usagers et de la concurrence entre opérateurs. Si le gouvernement entend accélérer le blocage des terminaux non dédouanés, MTN Cameroon et Orange Cameroun demandent, de leur côté, un calendrier plus réaliste et des garanties techniques et juridiques avant tout déploiement complet.

In fine, la réussite de cette réforme dépendra de la capacité des autorités à concilier impératif fiscal, sécurité du réseau, continuité du service et protection des consommateurs. En l’état, les opérateurs ne contestent pas l’objectif poursuivi par l’État, mais alertent sur les risques d’un dispositif qu’ils jugent encore insuffisamment préparé.

Amina Malloum

Lire aussi:

22-05-2026 – Téléphonie mobile: MTN, Orange et Camtel sommés de bloquer 700 000 téléphones non dédouanés

23-03-2026 - Téléphones portables: le Cameroun lance un nouveau dispositif pour capter 25 milliards FCFA de recettes douanières par an

30-04-2026 - Au Cameroun, le ministre des Finances traque 700 000 téléphones portables non dédouanés par les importateurs

22-11-2022 - Droits de douane sur les téléphones portables: un nouveau système de collecte proposé, après l’échec de 2020

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un présumé guérisseur arrêté avec des sacs de chanvre indien

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un présumé guérisseur arrêté avec des sacs de chanvre indien
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A Douala, un homme âgé de 48 ans, exerçant comme tradi-praticien le jour et se livrant au trafic de stupéfiants la nuit, a été interpellé par les éléments de la Gendarmerie Nationale.

En effet, lit-on dans un rapport de la gendarmerie nationale, dans la nuit du 03 au 04 juin 2026, aux environs de minuit, la Brigade de Gendarmerie de Bassa a mené une opération « coup de poing » au quartier Dakar, au lieu-dit « Blanchisseur ». Cette opération a permis l’interpellation du suspect.

La perquisition effectuée dans son domicile ainsi que dans son repaire a conduit à la découverte et à la saisie d’une importante quantité de stupéfiants, notamment deux demi-sacs de chanvre indien et neuf filons, entre autres produits prohibés.

Au cours de son audition, le dealer a déclaré utiliser ces substances aussi bien dans le cadre de ses prétendues pratiques thérapeutiques que pour leur consommation et leur commercialisation.

La Gendarmerie Nationale réaffirme sa détermination à lutter contre toutes les formes de trafic de stupéfiants et invite les populations à faire preuve de vigilance en signalant tout comportement suspect.

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