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UCB ouvre une usine de 100 milliards FCFA pour produire des boissons en canettes

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UCB ouvre une usine de 100 milliards FCFA pour produire des boissons en canettes
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Depuis quelques jours, les consommateurs fréquentant plusieurs grandes surfaces de Douala ont certainement constaté une évolution majeure dans l’offre de l’Union camerounaise de brasseries (UCB). Sa principale boisson alcoolisée, la Kadji Beer, est désormais proposée en canettes de 50 cl et de 33 cl. Cette nouvelle présentation concerne également la boisson sans alcool Spécial Pamplemousse et la boisson énergisante KiQ, toutes deux disponibles au format 33 cl.

Cette arrivée sur le marché de la canette coïncide avec l’entrée en exploitation de la nouvelle usine construite sur le site de la Kadji Sports Academy (KSA), dans la périphérie de Douala. Cette unité, dont le chantier a été lancé en 2023, a nécessité un investissement estimé à environ 100 milliards de FCFA et dispose d’une capacité annuelle de production de deux millions d’hectolitres.

C’est cette infrastructure qui sous-tend l’ambition du groupe Kadji de partir à la conquête du marché de la boisson en canettes. « L’Union camerounaise de brasseries (UCB) lance la mise en service de la première ligne de sa nouvelle brasserie ultramoderne, située dans le département du Moungo, à la frontière des régions du Littoral et du Sud-Ouest. Cet important investissement de plusieurs milliards de francs CFA traduit la confiance inébranlable de l’UCB et du groupe Kadji dans le potentiel du Cameroun, ainsi que leur engagement en faveur de l’industrialisation nationale. Dès sa première année d’exploitation, cette usine permettra de doubler la capacité de production de l’UCB. Les premiers produits issus de cette ligne de fabrication, à savoir les canettes de Kadji Beer en formats 50 cl et 33 cl, ainsi que Spécial Pamplemousse et KiQ au format 33 cl, sont déjà disponibles sur le marché », peut-on lire dans un communiqué publié le 6 juin 2026 par le groupe Kadji.

UNE NOUVELLE USINE PENSÉE AUSSI POUR L’EXPORTATION

Au-delà de la seule diversification des formats, la nouvelle unité du Moungo constitue un outil de développement industriel destiné à accompagner les ambitions régionales de l’entreprise. D’après des sources proches du dossier, le conditionnement en canettes présente un avantage logistique important pour les expéditions vers les marchés extérieurs, les emballages métalliques étant moins fragiles que les bouteilles en verre et facilitant ainsi le transport sur de longues distances. Cette recherche d’efficience se reflète également dans les choix technologiques opérés pour équiper l’usine et garantir une production de qualité constante.

À ce sujet, le groupe Kadji indique en effet que « équipée des technologies brassicoles les plus récentes, l’usine intègre des systèmes d’optimisation énergétique et de réduction des émissions, avec des équipements de brassage, de filtration et de fermentation conçus pour garantir une qualité constante, la même qui a valu à Kadji Beer la médaille d’or aux Monde Selection Awards en 2024 ».

Parallèlement, le groupe met en avant sa volonté de s’inscrire dans les priorités économiques nationales, notamment en matière de valorisation des matières premières locales. Selon l’entreprise, « la mise en service de cette unité permettra également d’utiliser du malt de sorgho produit localement, contribuant ainsi au développement de la filière agricole dans la région de l’Extrême-Nord, conformément à la politique de substitution aux importations encouragée par les pouvoirs publics ».

UCB souligne également l’impact social attendu de ce nouvel investissement. Le brasseur affirme que le projet devrait générer, à terme, plus de 800 emplois directs et 1 000 emplois indirects, principalement au profit des populations des localités environnantes.

UN SEGMENT DEVENU INCONTOURNABLE POUR LES BRASSEURS

L’entrée d’UCB dans le conditionnement en canettes répond à une évolution des habitudes de consommation observée depuis plusieurs années au Cameroun. Ce format est particulièrement recherché lors des cérémonies et des grands rassemblements populaires, où sa praticité et sa facilité de transport en font un produit privilégié. Pendant longtemps, cette demande a largement bénéficié aux importations, parfois réalisées en dehors des circuits officiels.

Les professionnels du secteur dénoncent régulièrement les arrivées de boissons en provenance notamment du Nigeria et de la Guinée équatoriale, qui alimentent le marché local. Cette situation avait déjà conduit le leader du secteur, la Société anonyme des boissons du Cameroun (SABC), à adapter son dispositif industriel. En 2016, l’entreprise évaluait les importations frauduleuses de bières en canettes à environ 300 000 hectolitres, pour une valeur proche de 12 milliards de FCFA.

L’année suivante, la filiale camerounaise du groupe Castel avait mis en service, dans son usine de Ndokoti à Douala, une ligne de conditionnement en canettes représentant un investissement annoncé de 3 milliards de FCFA. L’arrivée d’UCB sur ce créneau traduit donc la volonté du groupe Kadji de capter une partie d’une demande qui était jusque-là satisfaite par les importations, puis progressivement absorbée par l’offre locale de la SABC. Elle marque également une nouvelle étape dans la concurrence qui anime le marché brassicole camerounais, où le format canette est désormais devenu un segment stratégique.

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Protection sociale : la Mutuelle nationale du budget couvre ses membres contre la maladie et les accidents

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Protection sociale : la Mutuelle nationale du budget couvre ses membres contre la maladie et les accidents
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Pour Flore Goma, directeur du Comité national de gestion de la Munab, la signature des contrats avec les compagnies d’assurance ouvre de nouveaux horizons pour la mutuelle. « La Mutuelle nationale du budget (Munab) franchit une étape décisive de son histoire. Elle entre résolument dans une dynamique de modernité. Nous considérons cette cérémonie non pas comme une fin en soi, mais comme le début d’une nouvelle étape, une étape faite de responsabilité accrue, d’exigence de résultats et d’amélioration continue de nos services », a-t-elle déclaré dans son allocution de circonstance.

C’est en effet, Cyrill Edou Alo’o, directeur général du Budget et président de l’Assemblée générale de la Munab, qui a procédé à la signature de ces contrats les compagnies BeLife Insurance et Chanas Assurance, le jeudi 4 juin 2026 à Yaoundé au siège de la Mutuelle. Le président de l’Assemblée générale de la Munab a ancré ces contrats dans une logique de performance publique. Pour lui, un agent protégé travaille mieux. « La performance institutionnelle est indissociable du bien-être des ressources humaines. Aucun système, aussi performant soit-il, ne peut produire des résultats durables lorsque les femmes et les hommes qui le portent évoluent dans un climat d’incertitude, de stress et de précarité sociale », a-t-il soutenu.

Il a rappelé ce que font concrètement les agents concernés — élaboration des budgets, suivi de leur exécution, analyse des performances publiques, programmation pluriannuelle des dépenses, maîtrise des équilibres macroéconomiques — pour étayer l’argument. Il est évident que « ces missions exigent une grande rigueur intellectuelle, une capacité d’analyse soutenue, une forte résistance à la pression ainsi qu’un sens élevé de responsabilité. » Des agents sous pression permanente, dit-il, ont besoin de savoir que leur famille est prise en charge si quelque chose arrive.

La signature de ce jour, dans son esprit, dépasse le cadre syndical ou social. « Ces contrats d’assurance participent à la construction d’une administration plus résiliente, plus performante et mieux préparée à accompagner les ambitions de développement de notre pays », a affirmé Cyrill Edou Alo’o.

En outre, il a tenu à parler d’exécution, adressant des mises en garde directes aux deux compagnies retenues. « La confiance qui vous est accordée aujourd’hui crée un engagement et des attentes fortes. Une assurance n’a de véritable valeur que lorsqu’elle répond présente au moment où le bénéficiaire en a le plus besoin. C’est dans ces moments décisifs que se mesure la pertinence d’un partenariat et que se construit la confiance des assurés », leur a-t-il dit. Aux mutualistes, il a tenu un discours de responsabilité partagée. « La solidarité et la protection sociale ne peuvent fonctionner durablement que dans un climat de confiance, de discipline et de responsabilité partagée. Chacun doit être conscient que les comportements individuels ont des conséquences collectives », a-t-il rappelé, demandant à chaque bénéficiaire de respecter les procédures et d’éviter toute sollicitation injustifiée des mécanismes de prise en charge.

Le comité national de gestion et ses bureaux régionaux ont reçu une mission de suivi quotidien. Le directeur général leur a assigné un rôle d’interface entre les adhérents et les compagnies, avec obligation de maintenir un dialogue permanent, d’accompagner les mutualistes dans leurs démarches et de signaler les dysfonctionnements. « La qualité du suivi qui sera assurée dans les mois et les années à venir constituera l’un des facteurs déterminants de la réussite de cette opération », a-t-il prévenu.

Flore Goma a rappelé d’où venait tout cela. L’histoire commence le 1er février 2025, lors d’une Assemblée générale extraordinaire. Ce jour-là, la mutuelle décide de lancer une consultation pour couvrir ses membres sur trois volets distincts. Seize mois plus tard, les contrats sont signés. Neuf compagnies ont soumissionné pour la police d’assurance maladie, sept pour les accidents individuels, cinq pour les frais funéraires. Les offres ont été passées au crible selon des critères que Flore Goma a détaillés un à un : qualité des garanties, capacité financière des assureurs, expérience dans la gestion des produits de couverture sociale, proximité avec les bénéficiaires, célérité dans le traitement des dossiers, rapport qualité-prix.

Au bout du processus, deux noms émergent. BeLife Insurance remporte le lot 1, l’assurance maladie, en devançant huit concurrents — Chanas, SAR, AXA, Zénith, Activa, SIA, Atlantic et Alliance. Chanas Assurance s’adjuge les deux lots suivants. Pour les accidents individuels, elle devance BeLife, SAR, Zénith, Activa, SIA et Atlantic. Pour les frais funéraires, elle écarte Zénith, Activa et Atlantic.

Sur l’étendue des garanties négociées, Flore Goma a tenu à lever toute ambiguïté. « Même les maladies et les états physiques les plus complexes ont été pris en compte dans nos conventions. C’est le cas de l’hypertension artérielle, du diabète, du cancer, de l’insuffisance rénale, de la paralysie partielle, du VIH », a-t-il affirmé. Un effort de couverture que la MUNAB présente comme une avancée concrète par rapport à ce qui existait jusqu’ici.

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Avec Socadel, l’État hérite d’un nouveau risque pour ses finances publiques

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Avec Socadel, l’État hérite d’un nouveau risque pour ses finances publiques
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La création, le 4 mai 2026, de la Société camerounaise d’électricité (Socadel) n’efface pas les préoccupations du Fonds monétaire international (FMI) concernant la situation financière du secteur électrique camerounais. Bien au contraire. Dans son rapport des services consacré aux consultations de 2026 au titre de l’Article IV, publié en mai 2026 à la suite d’une mission effectuée en mars, l’institution de Bretton Woods identifie désormais le secteur de l’électricité comme l’une des principales sources de risques budgétaires pour l’État.

Cette appréciation est étroitement liée à la reprise de contrôle d’Eneo par les pouvoirs publics. En novembre 2025, l’État camerounais a racheté les 51 % du capital détenus par le fonds britannique Actis, portant sa participation à 95 %.

Pour le FMI, cette opération a profondément modifié la nature du risque supporté par les finances publiques. L’institution explique en effet que « l’exposition de l’État aux fragilités financières sous-jacentes du secteur s’est accrue » depuis cette renationalisation. Elle souligne que cette situation s’explique principalement par le fait que « les tarifs de l’électricité restent bien en deçà du seuil de rentabilité », tandis qu’Eneo « fonctionne avec un déficit de trésorerie structurel », en encaissant environ 31 milliards de FCFA par mois pour des obligations de service public dont le coût est estimé à près de 44 milliards de FCFA.

Ce constat rejoint les conclusions du Plan de restructuration d’Eneo 2026- 2028, qui évalue à 13 milliards de FCFA par mois l’écart moyen entre les recettes effectivement recouvrées et les dépenses à couvrir. À cette insuffisance structurelle des revenus s’ajoutent les pertes liées à la fraude. Selon des données recueillies auprès de l’exEneo et de sources au ministère de l’Eau et de l’Énergie, les branchements illégaux et les manipulations de compteurs occasionneraient plus de 60 milliards de FCFA de pertes chaque année.

La fragilité financière du secteur est également alimentée par le poids des créances publiques impayées. Dans son rapport, le FMI souligne qu’à la fin de l’année 2024, « l’État avait accumulé des arriérés envers Eneo estimés à plus de 2,1 % du PIB, soit environ 700 milliards de FCFA, ce qui affaiblit davantage la situation financière de l’entreprise ».

Ces impayés réduisent les capacités de trésorerie de l’opérateur et compliquent l’équilibre financier de l’ensemble de la chaîne électrique.

NACHTIGAL ET LES CONTRATS D’ACHAT FERME SOUS SURVEILLANCE

Au-delà des difficultés opérationnelles d’Eneo, le FMI attire une nouvelle fois l’attention sur les conséquences financières potentielles du développement des capacités de production électrique. L’institution relève notamment que « le contrat d’achat pour l’électricité produite par le barrage de Nachtigal est de type “contrat d’achat ferme”, ce qui risque d’aggraver la pression sur le budget tant que les contraintes de transport empêcheront la pleine utilisation de la capacité de production disponible ». Cette analyse renvoie au mécanisme dit de « take-or-pay », qui oblige l’acheteur à payer les volumes d’électricité prévus au contrat, même lorsque ceux-ci ne sont pas entièrement consommés ou acheminés vers les utilisateurs finaux.

Or, selon le FMI, les contraintes persistantes affectant le réseau de transport limitent encore l’exploitation optimale des capacités de production disponibles. Dans ce contexte, les engagements financiers du secteur pourraient continuer à croître plus rapidement que les recettes tirées de la distribution de l’électricité. Les tensions observées entre l’ex-Eneo et Nachtigal Hydro Power Company (NHPC) illustrent déjà cette problématique.

Début 2026, les arriérés croisés entre les deux entreprises approchaient 70 milliards de FCFA. D’après les informations disponibles, Eneo devait verser près de 10 milliards de FCFA par mois à NHPC au titre du contrat de type take-or-pay conclu entre les deux parties. Face aux difficultés de paiement de l’opérateur, l’État a d’ailleurs été contraint d’intervenir.

Les autorités ont mis en place une garantie financière renouvelable (revolving) de 100 milliards de FCFA auprès de banques locales afin de sécuriser temporairement les paiements dus au producteur. Cette intervention illustre, selon l’analyse du FMI, la manière dont les fragilités financières du secteur électrique peuvent désormais se traduire plus directement par des engagements potentiels pour les finances publiques, dans un contexte où l’État est redevenu l’actionnaire quasi exclusif de l’opérateur national.

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Hydrocarbures : La production pétrolière tombe à 19,4 millions de barils en 2025

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Avec Socadel, l’État hérite d’un nouveau risque pour ses finances publiques
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La production pétrolière du Cameroun a poursuivi sa trajectoire baissière en 2025. D’après les chiffres rendus publics par la Société nationale des hydrocarbures (SNH), la production nationale de pétrole brut s’est établie à 19,374 millions de barils au cours de l’exercice écoulé, contre 21,377 millions de barils en 2024.

Cette contraction de 9,37 % intervient après une précédente baisse de 10,49 % observée entre 2023 et 2024, confirmant l’érosion progressive des volumes extraits dans le pays. Les données de la compagnie publique révèlent également que 12,702 millions de barils de pétrole brut ont été commercialisés pour le compte de l’État durant l’année 2025. Pour une économie dans laquelle les hydrocarbures continuent de contribuer de manière significative aux recettes budgétaires, aux exportations et aux entrées de devises, cette baisse de la production constitue un enjeu important pour les finances publiques et la balance des paiements.

Les facteurs à l’origine de cette diminution étaient déjà mis en évidence dans le bilan dressé par la SNH pour l’exercice précédent. L’entreprise expliquait que le recul observé en 2024 était « principalement lié à la mauvaise performance du champ Oak du contrat de partage de production Bolongo ainsi qu’aux multiples arrêts des plateformes des champs du bassin de Rio del Rey ». La SNH soulignait également la diminution des réserves disponibles, un facteur structurel qui continue de peser sur les perspectives de production. Cette tendance se reflète dans l’évolution des réserves nationales.

Au 31 décembre 2024, les réserves d’huile restantes dans les concessions et autorisations exclusives d’exploitation étaient évaluées à 214,15 millions de barils, contre environ 235,55 millions de barils un an plus tôt. La baisse atteint ainsi 9,08 % sur un an, illustrant les difficultés croissantes à renouveler les ressources exploitées.

Dans ce contexte, les activités destinées à reconstituer les réserves peinent à accélérer. Les chiffres publiés par la SNH montrent en effet un ralentissement des investissements consacrés à l’exploration. En 2024, ceux-ci ont reculé de 18,27 % pour s’établir à 254,87 millions de dollars. Les opérations d’exploration menées au cours de cette période ont concerné les associations MokokoAbana, Moabi et Rio del Rey. Malgré ces travaux, l’activité demeure relativement limitée au regard des besoins de renouvellement des ressources.

Au 31 décembre 2024, la superficie couverte par des contrats pétroliers et gaziers représentait 10 654,23 km², pour un domaine national total estimé à 33 159 km². Face à cette situation, la SNH a poursuivi ses efforts de promotion du domaine minier national afin d’attirer de nouveaux investisseurs.

La société nationale indique ainsi avoir engagé des discussions avec deux compagnies étrangères intéressées par certains des neuf blocs actuellement proposés à la promotion et à la négociation. À eux seuls, ces neuf blocs couvrent une superficie totale de 19 626,89 km². Parallèlement, l’activité de forage, autre indicateur clé de la dynamique du secteur, est restée modeste.

Selon les données de la SNH, cinq puits ont été forés en 2024, dont quatre puits de développement et un puits d’appréciation dans le bassin de Rio del Rey. Dans le champ Sanaga Sud, seuls deux puits ont été réalisés sur les quatre initialement programmés, illustrant les contraintes qui continuent de freiner le développement de nouveaux volumes de production.

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