Actualités locales
Bananes : les exportations de PHP tombent à 9207 tonnes en mai 2026, son niveau le plus bas depuis le début de l’année

(Investir au Cameroun) – La société des plantations du Haut Penja (PHP), principal producteur de bananes au Cameroun, affiche des exportations de 9207 tonnes au mois de mai 2026, selon les donnes de l’Association bananière du Cameroun (Assobacam). Ce volume des ventes à l’international est le plus bas enregistré par cette unité agro-industrielle depuis janvier 2026.
En effet, selon l’Assobacam, les exportations de la PHP avaient démarré avec vigueur dès janvier 2026, se situant à 20 037 tonnes. Celles-ci sont ensuite tombées à plus de 17 000 tonnes en février et mars 2026, puis à 11 687 tonnes en avril dernier. Cette réduction progressive des ventes, synonyme de baisse des recettes d’exportation, correspond à la période d’intensification de la sécheresse au Cameroun. Cette saison est généralement marquée par la baisse des rendements agricoles.
PHP est le première filiale du groupe français Compagnie fruitière de Marseille au Cameroun. Avec la Compagnie des bananes de Mondoni (CDBM), la 2è filiale locale du groupe, qui n’a exporté que 1975 tonnes en mai 2025, Compagnie fruitière contrôle environ 80% du marché de la banane dans le pays.
Pour rappel, la banane est parmi les principaux pourvoyeurs de recettes en devises au Cameroun. En 2025, par exemple, les ventes de ce fruit à l’international ont généré 67,7 milliards de FCFA de revenus au pays. Cette enveloppe est en hausse de 84,7% en glissement annuel, selon les chiffres de l’Institut national de la statistique (INS), l’organisme en charge de l’élaboration de la statistique officielle au Cameroun.
BRM
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Quand le pragmatisme sénégalais expose les limites du modèle Eto’o

Pendant qu’au Cameroun certains continuent de s’abriter derrière le prestige du passé, le Sénégal offre une démonstration brutale d’une réalité que les résultats rappellent sans cesse : dans le football moderne, la légende du joueur ne remplace jamais la compétence du gestionnaire.
Arrivé à la tête de la Fédération Camerounaise de Football (FECAFOOT) en décembre 2021 avec la promesse de « redonner au football camerounais toute sa grandeur », Samuel Eto’o incarnait alors l’espoir d’un renouveau. Ancienne gloire du football mondial, quadruple Ballon d’Or africain, l’ex-capitaine des Lions Indomptables bénéficiait d’un capital de confiance rarement accordé à un dirigeant sportif.
Pourtant, plusieurs années après son accession au pouvoir, le constat est sévère : l’armoire à trophées de la fédération demeure vide.
Ni Coupe d’Afrique des Nations, ni sacre continental chez les jeunes, ni distinction majeure sur la scène africaine. À la place, le football camerounais a souvent offert le spectacle de crises institutionnelles récurrentes, de conflits de gouvernance et de résultats en deçà des attentes.
Plus inquiétant encore, cette période contraste fortement avec celle de ses prédécesseurs immédiats, qui avaient réussi à inscrire leur mandat dans une dynamique de succès.
Sous l’administration d’Iya Mohammed, le Cameroun remportait la CAN 2000 avant de décrocher l’or olympique à Sydney la même année. Sous Tombi A Roko, les Lions Indomptables réalisaient l’un des plus grands exploits de leur histoire récente en conquérant la CAN 2017 au Gabon. Quant à Seidou Mbombo Njoya, son mandat voyait la sélection nationale U17 être sacrée championne d’Afrique en 2019.
Cette chronologie met en lumière une évidence difficile à contourner : les résultats ont longtemps accompagné les dirigeants camerounais, malgré les critiques dont ils faisaient l’objet.
Aujourd’hui, le contraste avec le Sénégal est saisissant.
Alors que le football camerounais semble prisonnier de querelles internes et de batailles d’influence, Dakar avance avec méthode. Élu à la tête de la Fédération Sénégalaise de Football, Abdoulaye Fall symbolise une approche radicalement différente. Sans passé de star internationale ni aura médiatique particulière, il a mis en avant une culture de l’efficacité et de la performance.
Le résultat est spectaculaire : en moins d’un an, le Sénégal s’est illustré à travers plusieurs succès majeurs sur la scène continentale, confirmant la solidité de son projet sportif et la cohérence de sa politique de développement.
La comparaison est forcément douloureuse pour le Cameroun.
D’un côté, une gouvernance qui revendique des résultats et les obtient. De l’autre, une fédération qui continue de communiquer sur la grandeur retrouvée sans pouvoir l’adosser à des performances tangibles.
Cette situation soulève une question essentielle : être un immense footballeur constitue-t-il une garantie de réussite à la tête d’une institution sportive ?
Les faits semblent démontrer le contraire.
Marquer des buts dans les plus grands stades européens, remporter des trophées prestigieux ou porter un brassard de capitaine ne prépare pas nécessairement à la gestion d’une fédération nationale. L’administration du football moderne exige des compétences spécifiques : planification stratégique, gestion financière, développement des infrastructures, structuration des compétitions locales, management des ressources humaines et diplomatie sportive.
Or, c’est précisément sur ces terrains que se mesure aujourd’hui la performance d’un dirigeant.
À force de personnaliser la gouvernance de la FECAFOOT et de faire de la communication un outil central de gestion, l’institution semble avoir progressivement perdu de vue l’essentiel : produire des résultats.
Les sélections de jeunes peinent à retrouver leur rayonnement d’antan. Le championnat national continue de lutter pour sa viabilité économique. Quant à l’équipe nationale fanion, elle avance sans véritable visibilité sur le long terme.
Pendant ce temps, les autres nations africaines accélèrent leur transformation.
Le football moderne n’attend personne. Il récompense les fédérations capables de bâtir des projets cohérents, de former leurs talents et de garantir la stabilité institutionnelle. Les slogans, les déclarations fracassantes et le prestige individuel ne suffisent plus.
Au bout du compte, une vérité demeure : dans le football comme ailleurs, la grandeur ne se proclame pas. Elle se construit. Et surtout, elle se mesure aux résultats.
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le Cameroun frappe fort et s’offre 11 médailles aux Championnats d’Afrique de Taekwondo

Le taekwondo camerounais confirme son ascension sur la scène continentale. À l’issue des Championnats d’Afrique de Taekwondo Mali 2026, la délégation camerounaise a réalisé une performance remarquable en décrochant un total de 11 médailles, dont quatre en or.
Face à une concurrence relevée venue des quatre coins du continent, les athlètes camerounais ont fait preuve de détermination, de maîtrise technique et d’un esprit de conquête qui leur ont permis de hisser haut les couleurs nationales.
Le bilan de la sélection camerounaise est éloquent :
- 4 médailles d’or
- 3 médailles d’argent
- 4 médailles de bronze
Ces résultats témoignent des progrès constants du taekwondo au Cameroun et de la qualité du travail accompli par les encadreurs ainsi que les différentes structures sportives impliquées dans le développement de la discipline.
Au-delà des médailles, cette moisson constitue un signal fort à l’approche des prochaines échéances internationales. Les performances réalisées au Mali renforcent la position du Cameroun parmi les nations africaines les plus compétitives en taekwondo.
Avec 11 médailles au compteur, dont quatre titres continentaux, le Cameroun quitte Bamako avec fierté et ambition, confirmant une fois de plus son statut de place forte du taekwondo africain.
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Changements pour les élèves camerounais en 2026

La modernisation du système éducatif camerounais franchit un nouveau palier de digitalisation. La salle de conférence du Distance Learning Centre a servi de cadre le mercredi 3 juin 2026 à la cérémonie officielle de signature d’un avenant au protocole d’accord entre le Ministère des Enseignements Secondaires (MINESEC) et MTN Mobile Money Corporation (MMC).
L’événement, placé sous le signe de l’innovation et de la continuité, était présidé par le Pr Nalova Lyonga, Ministre des Enseignements Secondaires, qu’accompagnait pour la circonstance Boniface Bayaola, le Secrétaire d’État auprès du MINESEC chargé de l’Enseignement Normal, lit-on dans un compte rendu du MINESEC.
Prenant la parole en premier, Alain Nono, Directeur Général de MTN MMC a exposé les grandes lignes de cet avenant ainsi que les avancées technologiques majeures qui l’accompagnent. Il a notamment mis en avant la volonté de sa structure de fluidifier, sécuriser et simplifier davantage les transactions financières liées aux milieux scolaires (frais de scolarité, d’examens, et autres services connexes) depuis 8 ans.
Il a réitéré l’engagement de l’opérateur à accompagner le gouvernement dans sa stratégie de transformation numérique. Pour ce faire, ce protocole d’entente permettra de mettre à la disposition de la communauté éducative une carte scolaire digitale contenant un numéro de matricule unique et centralisé géré par les services du MINESEC.
À sa suite, le Ministre des Enseignements Secondaires a pris la parole pour saluer l’excellence de cette collaboration public-privé. Le Pr Nalova Lyonga a insisté sur l’impact positif que ce partenariat renouvelé aura sur la gouvernance financière des établissements scolaires à travers le triangle national. Elle a rappelé que la digitalisation des paiements participe activement à la lutte contre les distractions financières et rapproche l’administration des parents d’élèves, qui gagnent ainsi en temps et en efficacité. Le chef du département ministériel a tenu à rappeler qu’aucun frais supplémentaire ne sera rajouté au montant des frais exigibles déjà connu pour ce service.
Pour conclure, les parties prenantes ont matérialisé cette séance de travail par la signature officielle du protocole d’accord révisé, sous les applaudissements des responsables du ministère et de ceux de MTN Cameroon présents.
Dès lors, les regards sont désormais tournés vers le déploiement sur le terrain de ces nouvelles facilités numériques. Ce partenariat renforcé vient prouver qu’au Cameroun, l’école de demain se construit activement aujourd’hui, au rythme du digital.
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