Actualités locales
900 familles reçoivent une aide financière pour faire face à la vie chère
C’est un soulagement pour 900 ménages vulnérables de la ville de Yagoua, dans le département du Mayo-Danay.
Ce 2 juin 2026, la Croix-Rouge Camerounaise, avec l’appui de la Fédération internationale des Sociétés de la Croix-Rouge et du Croissant-Rouge (IFRC), a procédé à la distribution d’une aide financière destinée à soutenir les familles confrontées à de fortes difficultés socio-économiques.
Selon Cameroon Tribune, chaque ménage bénéficiaire a reçu 57 000 F CFA pour faire face à des besoins essentiels tels que l’alimentation, la santé ou encore la scolarisation des enfants. Cette action s’inscrit dans le cadre de la réponse humanitaire à l’insécurité alimentaire qui affecte de nombreuses communautés de l’Extrême-Nord. Les bénéficiaires ont exprimé leur gratitude pour cet appui qui contribue à améliorer leur quotidien et à renforcer leur résilience.
Les données publiées le 24 février par le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) et relayées par SBBC indiquent une détérioration attendue de la sécurité alimentaire dans les départements du Logone-et-Chari, Mayo-Sava et Mayo-Tsanaga, dans la région de l’Extrême-Nord. Ces zones touchées par les conflits devraient passer du niveau « Stress » à celui de « Crise » entre février et mai 2026.
Selon OCHA, cette dégradation résulte de l’épuisement précoce de stocks alimentaires déjà limités, de faibles revenus restreignant l’achat de denrées de base, d’une insécurité persistante, de déplacements continus et de capacités d’adaptation affaiblies. Les données de l’organisme ACLED (Armed Conflict Location and Event Data Project) confirment que «les attaques menées par des groupes islamistes contre les communautés rurales sont restées élevées tout au long de 2025 et se poursuivent en 2026».
Si les récoltes de contre-saison améliorent temporairement l’offre alimentaire, les ménages déplacés et les groupes les plus vulnérables restent dépendants des marchés.
Leur capacité à cultiver demeure entravée par la perte de terres agricoles et un accès restreint aux champs. Dans ce contexte, OCHA anticipe que« en raison d’un faible pouvoir d’achat, de nombreux ménages devraient adopter des stratégies d’adaptation négatives, notamment la réduction de la taille et de la fréquence des repas ou des dépenses non alimentaires ». L’agence prévient également qu’« une petite proportion de ménages dont les capacités d’adaptation ont été érodées (…) devrait faire face à des résultats d’Urgence jusqu’au moins en mai 2026 ».
Les ménages affectés continuent de faire face à un accès alimentaire restreint, du fait de la perte de revenus liée à la perturbation des moyens d’existence, du fonctionnement limité des marchés et des routes commerciales, ainsi que de prix durablement élevés des denrées essentielles telles que l’huile de cuisson et le riz, ainsi que des biens non alimentaires de base.
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Actualités locales
Retour du gouverneur Bakari au Cameroun

Après plusieurs semaines de recueillement et d’accomplissement des rites du pèlerinage, le gouverneur de la région de l’Extrême-Nord, Midjiyawa Bakari, a quitté le Royaume d’Arabie saoudite lundi pour regagner le Cameroun.
Accompagné de son épouse, il a été salué à l’aéroport international de Djeddah par S.E Oumarou Nchare, Consul général du Cameroun à Djeddah, rapporte Cameroon Tribune. Ce séjour spirituel, marqué par la ferveur et la communion avec des millions de fidèles venus des quatre coins du monde, s’est déroulé dans de bonnes conditions. Le retour du gouverneur intervient alors que les pèlerins camerounais poursuivent progressivement leur voyage de retour après l’accomplissement du cinquième pilier de l’islam.
Rappelons que l’Arabie saoudite veut changer de méthode pour mieux organiser le prochain pèlerinage. Réunis à La Mecque autour du ministre saoudien du Hadj et de la Oumrah, les représentants des pays participants, dont le Cameroun représenté par son ambassadeur S.E. Iya Tidjani, ont fait le bilan de l’édition 2026 et examiné les perspectives pour 2027.
Parmi les principales innovations annoncées, l’anticipation des opérations. Dès juillet 2026, les pays devront négocier les contrats liés au transport interne, à l’hébergement et à la restauration des pèlerins. Les contrats de transport aérien devront être signés en septembre. Les compagnies saoudiennes devraient également jouer un rôle plus important dans l’acheminement des fidèles.
L’hébergement à Mina est identifié comme l’un des principaux points de vigilance. Le mot d’ordre est clair : préparer tôt pour mieux servir les pèlerins.
Cette année, les pèlerins ont bénéficié d’un accompagnement complet des institutions de la République, dans un climat de foi et de patriotisme, avec le respect strict des contrôles sanitaires et des formalités de voyage. Un petit déjeuner leur a été offert avant le départ, une attention appréciée.
En terre sainte, les pèlerins ont suivis un parcours entre Médine et La Mecque, incluant Mina, Muzdalifah et le mont Arafat, avec La Mecque comme cœur du pèlerinage autour de la Kaaba. Un encadrement logistique et médical sera assuré tout au long de leur séjour. Ainsi qu’à leur retour où chaque pèlerin recevra 5 litres d’eau bénite de Zamzam, issus d’une cargaison de 15 000 litres offerte par le Chef de l’État, Son Excellence Paul Biya.
Le hajj est le pèlerinage que font les musulmans aux lieux saints de la ville de La Mecque, en Arabie saoudite. C’est entre les 8 et 13 du mois lunaire de Dhou al-hijja, douzième mois de l’année musulmane, qu’a lieu le grand pèlerinage à La Mecque, qui constitue le cinquième pilier de l’islam sunnite et fait partie des auxiliaires de la foi chiite.
Il a ainsi un caractère obligatoire, inscrit dans le Coran, pour tout musulman qui en a la capacité financière et physique. S’il peut être effectué plusieurs fois, le hajj n’est néanmoins obligatoire qu’une seule fois au cours de la vie du croyant.
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Actualités locales
S’ils utilisent la force de l’Etat pour nous combattre, nous utiliserons …
Le président du parti « Patriotes africains du Sénégal pour le Travail l’éthique et la Fraternité (PASTEF) a tenu un point de presse, ce mardi 2 juin 2026, à Dakar pour apporter des clarifications sur la décision de sa formation politique de ne pas faire partie de l’attelage gouvernemental du Premier ministre Al Aminou Lô.
Au cours de centre rencontre avec les médias tenue au siège de son parti, Ousmane Sonko a joué la carte de la transparence revenant dans les détails les péripéties qui ont conduit à son limogeage et les discussions en coulisses qu’il a tenues avec le président Bassirou Diomaye Faye pour la constitution du gouvernement autour de PASTEF qui, selon lui, doit être la force politique majoritairement représentée.
En dépit des discussions, les divergences, a assuré Ousmane Sonko, sont apparues insurmontables. C’est ce qui a abouti à la publication du communiqué du Comité exécutif de annonçant la non participation du Pastef au gouvernement.
Dans le même temps, Ousmane Sonko a tenu à mettre en garde de façon express en rappelant qu’il détient la majorité à l’Assemblée nationale et qu’une motion de censure pour faire tomber le gouvernement est à sa portée bien qu’il ne compte en faire usage.
« Nous ne ferons aucune Motion de censure à moins que le Président et ses hommes nous attaquent en premier. Nous ne sommes pas les adversaires du Président Diomaye Faye et de son Gouvernement. Ils doivent parler au Peuple qui est actuellement inquiet. L’hivernage arrive et la probable hausse des prix inquiète. Ils sont dans la provocation et j’appelle les Patriotes à ne pas répondre. », a indiqué Ousmane Sonko lors de son point de presse.
Pour Ousmane Sonko, la convocation en justice de deux députés de sa formation politique est à inscrire dans cette forme de provocation.
Par ailleurs, Ousmane Sonko a mis dans le même lot des provocation la saisine du Conseil constitutionnel pour qu’il se prononce sur la régularité de son élection à la présidence de l’Assemblée nationale.
« Ils sont dans les manigances et les complots. La saisine du Conseil constitutionnel découle de cela. S’ils utilisent la force de l’Etat pour nous combattre, nous utiliserons tous les moyens légaux que nous confère la Constitution pour leur faire face », a prévenu Ousmane Sonko.
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un méga-projet promet plus de 9 200 emplois au Cameroun

Estimé à 92 milliards FCFA sur trois ans, le programme DIGI-CoR (digitalisation des communes et régions) vise à moderniser les Collectivités Territoriales Décentralisées, améliorer les services publics et renforcer l’inclusion numérique.
Réunis à Yaoundé ce 2 juin, le gouvernement et ses partenaires ont échangé sur les mécanismes de financement de ce projet, qui ambitionne également de générer plus de 9 200 emplois à travers le pays.
La plateforme vise 3 objectifs majeurs :
1. Harmonisation des standards techniques et interopérabilité : Simba devra communiquer avec Sijet, Sijet avec Siscom, et Siscom avec Simba, au sein d’une même collectivité et entre collectivités.
2. Mutualisation des efforts : au lieu que chaque CTD investisse séparément dans l’hébergement de ses données, une mutualisation régionale permettra gains d’efficacité et meilleure sécurité.
3. Standardisation et généralisation : un cadre normatif via le schéma directeur national pour couvrir les 384 CTD camerounaises. DIGI-CoR n’entend pas remplacer les investissements existants, mais en optimiser l’impact.
Le programme se déploie sur 4 composantes :
1. Cadre juridique et normes: créer des règles communes pour une transformation durable.
2. Infrastructures numériques et matérielles : connectivité, kits solaires, énergie électrique. Le diagnostic a déjà quantifié les besoins, même pour les plus petites collectivités.
3. Solutions numériques, données et interopérabilité : portails citoyens, Simba, Sijet national, Open Data, cybersécurité.
4. Gouvernance, formation et suivi-évaluation : sans ressources humaines formées et une bonne gouvernance, la pérennité des effets ne sera pas assurée.
Un impact mesuré par bénéficiaire
Pour les citoyens: accès simplifié aux services publics, la réduction des délais administratifs, la participation citoyenne renforcée, transparence et redevabilité.
Pour les collectivités : meilleure mobilisation des recettes, optimisation des dépenses, amélioration de la gestion administrative et pilotage par la donnée.
Pour l’État : cohérence nationale de la transformation digitale, qualité et intégrité de l’information, remontée facilitée, suivi des politiques publiques en temps réel.
Pour les partenaires : meilleure coordination des interventions. Le PNUD se positionne comme cadre fédérateur pour éviter les duplications et maximiser les impacts.
Avec ses 92 milliards FCFA et ses 9 263 emplois attendus, dont 40% pour les jeunes de moins de 35 ans et 30% pour les femmes, DIGI-CoR se veut l’accélérateur de cette transformation.
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