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Près de 2000 milliards FCFA d’or exportés illégalement vers Dubaï en cinq ans

Quarante-quatre tonnes d’or ont été enregistrées à Dubaï comme provenant du Cameroun entre 2021 et 2025. Dans le même temps, les exportations officiellement déclarées par le Cameroun n’ont totalisé que 148 kilogrammes. Ces chiffres ont été révélés par le directeur général de la Société nationale des mines (Sonamines), Serge Hervé Boyogueno, lors de son passage à la télévision nationale le 25 mai 2026, au lendemain de la célébration de la Fête de l’Unité. « Sur les cinq dernières années, de 2021 à 2025, Dubaï a enregistré 44 tonnes d’or en provenance du Cameroun. Dans le même temps, les exportations officielles camerounaises sur cette période ne totalisent que 148 kilogrammes », a-t-il déclaré.
Selon le responsable de la Sonamines, les 44 tonnes d’or enregistrées à Dubaï représentent une valeur estimée à 3,4 milliards de dollars américains, soit près de 1 914,4 milliards de FCFA. Pour l’entreprise publique, ces écarts s’inscrivent dans un phénomène ancien et persistant. La Sonamines affirme avoir alerté les autorités sur cette question dès 2022, notamment à la suite des conclusions d’un rapport d’Interpol consacré à l’exploitation de l’or en Afrique centrale. Les données citées par Hervé Bongueno montrent que ce rapport faisait déjà état d’importantes divergences entre les statistiques camerounaises et celles des Émirats arabes unis.
Selon ces informations, les exportations d’or du Cameroun vers Dubaï enregistrées par les autorités émiraties sont passées de 0,3 tonne en 2008 à 11,7 tonnes en 2018. Sur l’ensemble de la période 2008- 2018, plus de 73 tonnes d’or en provenance du Cameroun avaient ainsi été enregistrées à Dubaï, alors que la production officiellement recensée dans le pays n’atteignait pas une tonne.
Ces données avaient conduit Interpol à identifier le Cameroun parmi les pays concernés par les circuits illicites de commercialisation de l’or en Afrique subsaharienne.
De 2022 à 2025, la contrebande d’or atteint des niveaux records
La création de la Société nationale des mines (Sonamines) n’a pas immédiatement inversé la dynamique de la contrebande d’or. Les données rendues publiques ces dernières années révèlent au contraire une progression continue des écarts entre les exportations officiellement enregistrées par le Cameroun et les volumes d’or déclarés à l’importation par les pays acheteurs, principalement les Émirats arabes unis.
Les chiffres les plus récents, communiqués par le directeur général de la Sonamines, Serge Hervé Boyogueno…, montrent que le phénomène a atteint un niveau inédit en 2025. Lors de son passage à la télévision nationale le 25 mai 2026, le dirigeant de l’entreprise publique a déclaré : « Officiellement, le Cameroun a exporté 0 gramme d’or en 2025, alors que les dernières compilations disponibles, dans l’attente de la consolidation officielle des informations reçues de Dubaï, font état de 8,4 tonnes d’or réceptionnées dans cet émirat en provenance du Cameroun au cours de la même année.
Pour 2024, les exportations officiellement déclarées vers Dubaï s’élèvent à 3,8 kilogrammes d’or, tandis que les statistiques de Dubaï indiquent avoir reçu 12,2 tonnes en provenance du Cameroun ». Ces données prolongent une tendance déjà observée les années précédentes. Elles suggèrent que malgré les dispositifs de contrôle progressivement mis en place par les pouvoirs publics, une part importante de la production aurifère continue d’échapper aux circuits officiels de commercialisation.
LES ÉCARTS EXPLOSENT ENTRE LES STATISTIQUES CAMEROUNAISES ET CELLES DE DUBAÏ
Les conclusions du rapport 2023 de l’Initiative pour la transparence dans les industries extractives (ITIE), présenté en décembre 2025 à Yaoundé, confirment l’ampleur du phénomène. Selon ce document, 15,2 tonnes d’or ont quitté le Cameroun au cours de l’année sans être enregistrées dans les statistiques officielles. Plus de 90 % de ces volumes auraient pris la direction des Émirats arabes unis.
Dans le même temps, les données douanières camerounaises ne faisaient état que de 22,3 kilogrammes exportés. L’écart est tel que l’ITIE évalue les pertes fiscales potentielles associées à ces flux à environ 165 milliards de FCFA. Les constats dressés pour 2023 s’inscrivent dans la continuité de ceux relevés un an plus tôt. D’après les données de l’ITIE relatives à l’exercice 2022, les statistiques dites « miroirs » — c’est-à-dire les données d’importation déclarées par les pays acheteurs — faisaient état de 4,8 tonnes d’or importées depuis le Cameroun.
De leur côté, les services douaniers camerounais n’avaient enregistré que 47 879 grammes, soit 47,88 kilogrammes. L’organisation indiquait alors que la valeur de l’or sorti illicitement du territoire atteignait 279 millions de dollars, soit environ 189,2 milliards de FCFA. À titre de comparaison, les exportations légales recensées cette année-là représentaient seulement 1,8 milliard de FCFA. Pris dans leur ensemble, ces chiffres montrent une aggravation du phénomène entre 2022 et 2025.
Alors que les volumes non déclarés se comptaient déjà en tonnes au début de la période, les données les plus récentes font apparaître des écarts encore plus importants, notamment vers Dubaï, devenu la principale destination identifiée de l’or camerounais non enregistré.
La piste des complicités internes se renforce

L’or continue de quitter le Cameroun en dehors des circuits officiels, malgré les dispositifs de surveillance mis en place pour encadrer sa commercialisation et son exportation. Pour le directeur général de la Société nationale des mines (Sonamines), Serge Hervé Boyogueno, la persistance de ce phénomène ne peut s’expliquer par la seule action de trafiquants opérant dans l’ombre. Selon lui, des complicités internes facilitent nécessairement ces sorties clandestines. « Il ne fait aucun doute qu’il existe des réseaux et des complicités au sein du système qui participent à cette mafia. Une chose est certaine : pour faire sortir de l’or du Cameroun, il faut nécessairement bénéficier de complicités », a-t-il déclaré.
Pour le dirigeant de la Sonamines, l’ampleur des opérations de contrebande observées ces dernières années laisse penser qu’elles ne pourraient être menées sans appuis au sein des structures chargées de contrôler les mouvements du métal précieux. Pour étayer ses propos, Serge Hervé Boyogueno rappelle que les aéroports disposent de détecteurs de métaux permettant de contrôler les passagers. Or, souligne-t-il, l’or fait partie des métaux susceptibles d’être repérés par ces équipements. « Dans nos aéroports, nous disposons de détecteurs de métaux qui scannent les voyageurs à leur passage. Or, l’or est un métal détecté par ces équipements. Cela signifie qu’il existe de nombreuses complicités qui facilitent les sorties frauduleuses d’or hors du Cameroun », a-t-il expliqué.
DES AGRÉMENTS ENCORE VALIDES AU CŒUR DU DISPOSITIF
Selon les explications fournies par le directeur général de la Sonamines, une partie du problème trouve son origine dans le régime des agréments délivrés avant l’entrée en vigueur de la loi minière de 2023. « Les bureaux d’achat disposaient d’un agrément de commercialisation qui les autorisait à acheter, commercialiser, exporter et importer l’or. Lorsque le président de la République a promulgué la loi de 2023, il existait environ 170 bureaux d’achat dont les agréments étaient encore en cours de validité.
Aujourd’hui, nous en comptons 105 », a-t-il indiqué. D’après lui, certains détenteurs de ces autorisations toujours valides s’appuient sur celles-ci pour mener des opérations d’achat d’or et démontrer à leurs partenaires étrangers qu’ils disposent d’une habilitation légale leur permettant de commercialiser le métal précieux originaire du Cameroun. « Ce qui se passe, c’est que certains titulaires de ces bureaux d’achat utilisent encore leurs agréments valides pour acheter de l’or et justifier, à l’international, le fait qu’ils sont autorisés à acheter, exporter et vendre de l’or en provenance du Cameroun », a expliqué Hervé Bongueno. Selon lui, les cargaisons empruntent généralement les frontières terrestres ou les plateformes aéroportuaires pour quitter le pays.
Plusieurs saisies réalisées ces dernières années illustrent cette réalité. Le responsable de la Sonamines rappelle ainsi qu’en 2023, 30 kilogrammes d’or avaient été découverts à bord d’un vol exploité par une compagnie aérienne africaine. Au cours de la même année, 25 kilogrammes supplémentaires avaient également été interceptés à l’aéroport international de Yaoundé-Nsimalen. Le phénomène ne s’est pas arrêté là. D’après les chiffres communiqués par la Sonamines, « l’année dernière, un peu plus de 10 kg d’or ont encore été interceptés entre Yaoundé et l’Est du pays ».
LA PRÉSIDENCE VEUT IDENTIFIER LES RESPONSABLES
Les soupçons de complicités évoqués publiquement par la Sonamines ont conduit le plus haut sommet de l’État à s’intéresser au dossier. Dans une correspondance datée du 23 février 2026, adressée au secrétaire d’État à la Défense chargé de la Gendarmerie nationale, le secrétaire général de la présidence de la République (SGPR), Ferdinand Ngoh Ngoh, a répercuté « les Très Hautes Instructions du président de la République pour la mise en place urgente d’une commission d’enquête mixte sur le trafic illégal d’or au Cameroun ».
Selon ce document, la commission est « chargée d’établir les responsabilités des différents acteurs impliqués dans ce trafic ». Au-delà du constat, la présidence demande surtout que les investigations permettent de remonter les chaînes de responsabilité. Les enquêteurs devront ainsi mener « des investigations approfondies afin d’identifier les réseaux et les personnes impliqués dans ces activités illicites liées à l’exploitation et à la commercialisation clandestine de l’or ».
Une fois ses travaux achevés, la commission devra transmettre son rapport à la présidence de la République. Plus de trois mois après la signature de cette correspondance, les conclusions de l’enquête sont toujours attendues.
Le gouvernement multiplie les mesures pour assainir la filière aurifère

Après avoir constaté l’ampleur des flux d’or échappant aux circuits officiels, l’État camerounais accélère la mise en œuvre de mesures destinées à assainir la filière. Cette orientation s’est notamment matérialisée le 15 avril 2026 avec la signature, par le ministère des Mines, de l’Industrie et du Développement technologique (Minmidt), d’une décision fixant de nouvelles limites aux quantités de minerais pouvant être expédiées hors du territoire dans le cadre d’analyses ou d’essais industriels.
Selon ce texte, « la présente décision fixe la quantité d’échantillons de minerais ou de concentrés autorisée au cours d’une expédition, aux fins d’analyses ou d’essais industriels », en application du décret du 19 novembre 2024 relatif à la circulation des substances minérales. Dans le détail, les quantités autorisées sont plafonnées à 50 kilogrammes pour les substances précieuses et semi-précieuses, dont l’or, tandis que les minerais de base et les substances de carrière sont limités à une tonne par expédition.
À travers cette disposition, l’administration cherche à établir une distinction plus nette entre les envois destinés à des besoins techniques et ceux susceptibles de relever d’opérations commerciales. Pour les autorités, l’encadrement des échantillons constitue un maillon important du dispositif de traçabilité des substances minérales. Les expéditions destinées aux analyses étant, par nature, censées demeurer limitées, leur surveillance apparaît comme un moyen supplémentaire de réduire les zones grises dans lesquelles peuvent s’insérer certains flux non déclarés.
Ces nouvelles règles s’inscrivent ainsi dans le prolongement du Code minier adopté en décembre 2023 et du décret du 19 novembre 2024 relatif à la circulation des substances minérales, qui visent à renforcer le contrôle de la chaîne de production et de commercialisation. Parallèlement au durcissement du cadre réglementaire, le gouvernement renforce également sa présence sur le terrain.
Dans la région de l’Est, qui concentre l’essentiel de l’activité aurifère du pays, le ministère des Mines a engagé une opération ciblant les exploitations jugées illégales ou ne respectant pas les prescriptions administratives en vigueur. D’après un communiqué officiel, cette intervention porte sur « le démantèlement pur et simple des unités de production d’or sur les sites illégaux ainsi que celles ne s’étant pas conformées aux mesures mises en place ». L’opération fait suite à une mission de contrôle menée à la fin du mois de mars 2026, au cours de laquelle les services compétents ont constaté la poursuite de certaines activités malgré des décisions de suspension déjà prononcées.
Dans le même temps, les conditions imposées aux exploitants souhaitant reprendre leurs activités ont été renforcées. Les autorités exigent notamment la signature d’un engagement portant sur une production minimale de 10 kilogrammes d’or par mois. Elles imposent également le versement d’une caution de réhabilitation de 63 millions de FCFA, le recours à des procédés de traitement en vase clos ainsi que la réalisation d’études sommaires pour tout nouveau site d’exploitation.
À travers cet ensemble de mesures réglementaires et opérationnelles, le gouvernement entend renforcer la conformité des opérateurs, améliorer la traçabilité des volumes extraits et accroître le contrôle des flux aurifères. L’objectif affiché est de mieux encadrer l’exploitation de l’or et de sécuriser davantage les recettes publiques issues de cette activité.
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Gabriel Bihina Effila : La dernière ligne droite

Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé.
C’est ce vendredi 25 septembre 2026 que débutent les obsèques de Gabriel Bihina Effila, ancien maire de la commune d’arrondissement de Yaoundé 4 et par ailleurs, chef de 3ème degré de Mfound’assi 5. Il est prévu ce jour, la levée de corps et la mise bière à l’hôpital général de Yaoundé. L’ancien maire sera inhumé demain samedi 26 septembre au caveau familial dans la stricte intimité, à en croire le programmes des obsèques.
Né le 3 août 1954 à Yaoundé, Gabriel Bihina Effila aura consacré une importante partie de sa vie à la gestion, à l’enseignement, à l’audit, à la finance et au service public.
Son parcours académique témoigne d’une solide expertise dans les domaines de l’économie, de la gestion et de la finance. Il était notamment titulaire d’un DESS en Économie et Gestion Financières Internationales de l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, ainsi que d’une Maîtrise en Sciences de la Gestion de l’Université de Lille.
Son expérience professionnelle l’a conduit à évoluer dans le milieu universitaire. Il a notamment enseigné à l’Université Louis Pasteur de Strasbourg, à l’Université de Yaoundé et à l’Institut Siantou.
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Agro-industries : la SABC génère 17,9 % des bénéfices africains de Brasseries et Glacières Internationales

Le Cameroun occupe une place significative dans la géographie africaine des résultats de la Société des Brasseries et Glacières Internationales (BGI). En 2025, SABC et Guinness Cameroun ont dégagé ensemble d’environ 50,6 milliards de FCFA (75,145 millions d’euros) de résultat net, sur un bénéfice cumulé de plus de 248,7 milliards FCFA (379,169 millions d’euros) pour les dix filiales africaines présentées dans les comptes de BGI récemment rendus publics. La contribution camerounaise atteint ainsi 19,8 %.
La Société anonyme des Brasseries du Cameroun, aujourd’hui Boisson du Cameroun concentre l’essentiel de cette performance. Avec un bénéfice net de 77,072 millions d’euros, soit environ 50,6 milliards de FCFA, SABC se classe parmi les principales contributrices de BGI en Afrique. Son chiffre d’affaires atteint 736,664 millions d’euros, près de 483,3 milliards de FCFA, ce qui en fait la première filiale africaine du groupe par le volume d’activité. BGI en détient 84,12 % de part.
La filiale camerounaise a également versé 15,008 millions d’euros de dividendes, soit près de 9,8 milliards de FCFA, à son actionnaire. Sur le continent, seules Brakina, au Burkina Faso, et Sfbt, en Tunisie, affichent un bénéfice supérieur, avec respectivement 96,927 millions d’euros et 88,878 millions d’euros. Solibra, en Côte d’Ivoire, suit avec 69,793 millions d’euros, devant Sobraga, au Gabon, avec 56,887 millions, et Sobebra, au Bénin, avec 38,517 millions d’euros.
GUINNESS CAMEROUN RESTE DÉFICITAIRE
Le second actif camerounais présente une situation différente. Détenue à 100 % par BGI, Guinness Cameroun a réalisé 138,202 millions d’euros de chiffre d’affaires en 2025, soit environ 90,7 milliards de FCFA. Mais la filiale affiche une perte nette de 1,927 million d’euros, proche de 1,3 milliard de FCFA. Aucun dividende n’a été versé à BGI au titre de l’exercice.
Cette perte réduit la contribution globale du Cameroun. Sans elle, les deux filiales auraient porté à plus de 20 % leur part dans les bénéfices des filiales africaines de BGI. Le contraste est net entre SABC, qui combine une forte activité et une importante rentabilité, et Guinness Cameroun, dont le niveau de chiffre d’affaires ne s’est pas traduit par un bénéfice en 2025.
LES PROFITS AFRICAINS RESTENT CONCENTRÉS
Les chiffres de BGI montrent une forte concentration des résultats sur quelques marchés africains. Brakina, Sfbt et SABC concentrent à elles seules près de 69 % des bénéfices réalisés par les dix filiales africaines recensées par le groupe. Derrière ce trio figurent Solibra, en Côte d’Ivoire, et Sobraga, au Gabon. À l’autre extrémité, Soboa, au Sénégal, accuse une perte de 2,326 millions d’euros, tandis que Guinness Cameroun enregistre un déficit de 1,927 million d’euros. Mocaf, en République centrafricaine, reste bénéficiaire avec 1,131 million d’euros, alors que Bramali, au Mali, dégage un bénéfice de 0,027 million d’euros.
Pour le Cameroun, l’équation est donc simple. Sur les 75,145 millions d’euros de résultat net générés par les deux filiales, SABC apporte 77,072 millions, Guinness Cameroun venant réduire ce montant avec sa perte. Le marché camerounais constitue ainsi l’un des principaux contributeurs au résultat africain de BGI, mais cette contribution repose largement sur une seule entreprise.
UNE PERFORMANCE FISCALE À PART
Cette publication intervient alors que SABC conserve également une position majeure dans les recettes fiscales. Pour la troisième année consécutive, l’entreprise a décroché le premier Prix des plus grands contribuables, avec 48,6 milliards de FCFA de droits et taxes payés en 2025, contre 40,9 milliards en 2024. La progression atteint près de 8 milliards de FCFA. Au même moment, Guinness Cameroon est engagée dans un processus de fusion-absorption avec SABC. Le projet prévoit le transfert de l’ensemble de ses biens, droits, créances et obligations à SABC. Guinness Cameroon doit disparaître juridiquement à l’issue de l’opération.
Selon les données publiées dans le cadre de la fusion, le patrimoine transmis représente environ 329 milliards de FCFA d’actifs et près de 57 milliards de FCFA de passifs. L’actif net apporté à SABC est évalué à 271,762 milliards de FCFA. En contrepartie, SABC prévoit d’émettre 1 811 106 actions nouvelles de 10 000 FCFA chacune. Son capital passerait de 57,363 milliards à 75,475 milliards de FCFA. Le nombre total d’actions atteindrait 7 547 469, contre 5 736 363 avant l’opération. Les titres nouveaux représenteraient environ 24 % du capital après la fusion. L’écart entre l’actif net apporté et la valeur nominale des actions nouvelles, soit environ 253,65 milliards de FCFA, serait inscrit en prime de fusion.
DE DIAGEO À CASTEL
Cette opération s’inscrit dans la réorganisation de Guinness Cameroon après sa cession au groupe Castel. Le 14 juillet 2022, Diageo avait annoncé la vente de sa filiale camerounaise à Castel pour 389 millions de livres sterling, soit près de 300 milliards de FCFA au taux de l’époque. Guinness devait continuer à être produite et commercialisée au Cameroun par Castel sous licence de Diageo. L’opération avait été autorisée le 28 mars 2023 par les autorités communautaires de la concurrence, avec des engagements sur cinq ans portant notamment sur les investissements industriels, la production locale, la distribution et l’emploi.
Castel avait alors annoncé un programme de 200 milliards de FCFA d’investissements sur cinq ans au Cameroun, notamment sur les sites de Yaoundé, Garoua et Bafoussam et pour l’extension de Socaver. Dans les comptes 2025, BGI précise par ailleurs que ses comptes sociaux ne constituent pas des comptes consolidés du groupe. Les sociétés contrôlées sont intégrées au niveau de DF Holding, qui constitue le niveau de consolidation mentionné dans le rapport.
Par Fabrice BELOKO
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Mercato politique : Bello Bouba Maigari débauche Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du SDF

Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
Jean Tsomelou, ancien sénateur et ancien secrétaire général du Social Democratic Front (SDF) dirigé par le député Joshua Osih fait désormais partie des militants de l’Union nationale pour la démocratie et le progrès (UNDP) de Bello Boua Maigari, ancien ministre et candidat à l’élection présidentielle d’octobre 2025 où il a officiellement terminé 4ème avec un score de 2,45% des suffrages exprimés.
L’ancien député et président du Groupe parlementaire SDF au Sénat avait d’ailleurs battu campagne pour le candidat Bello Bouba Maigari lors de la dernière présidentielle. Le 22 septembre 2026, le président national de l’UNDP a signé une décision portant nomination de 14 nouveaux membres du Comité central, soit 13 hommes et une femme.
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