Actualités locales
FOCACO répond à Shanda Tonme sur l’arnaque

DROIT DE RÉPONSE DE LA FONDATION CAMEROUNAISE DES CONSOMMATEURS – FOCACO
Suite à la publication « Arnaque et d’extorsion des fonds : Shanda Tonme saisit Atanga Nji sur le cas Focaco » du 29 mai 2026 sur http://ActuCameroun.com
À l’attention de :
- Monsieur le Directeur de Publication d’ Actu Cameroun.com
- Monsieur Shanda TONME, Médiateur Universel, Président de COMICODI, Président du MPDR
- Copie : Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale
Monsieur le Directeur de Publication,
Monsieur le Médiateur Universel,
J’ai pris connaissance avec la plus grande indignation de la correspondance de Monsieur Shanda TONME datée du 29 mai 2026, publiée intégralement par votre site, m’imputant personnellement ainsi qu’à la FOCACO des faits d’une gravité extrême : « entreprise d’arnaque », « braquage en règle », « voyous », « charognards », « piètres cols blancs ratés tapis dans des couloirs obscurs ».
En application de l’article 13 de la Loi N°90/052 du 19 décembre 1990 sur la communication sociale au Cameroun et des usages de la presse, la FOCACO, association légalement constituée, exerce son droit de réponse pour rétablir la vérité du droit et des faits.
- SUR L’ILLÉGALITÉ DES QUALIFICATIONS D’« ARNAQUE » ET D’« EXTORSION »
Accuser une association de défense des consommateurs d’« extorsion des fonds » au sens de l’article 304 du Code pénal, sans la moindre preuve, relève de la dénonciation calomnieuse punie par la loi.
La FOCACO n’a jamais sollicité un franc CFA à CERISE EXPRESS. Notre communiqué du 23 mai 2026 est une mise en demeure légale, strictement fondée sur la Loi N°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur :
– Art 7 et 9 : Le service fourni doit être conforme à ce qui a été convenu lors de l’achat. Or les voyageurs subissent des changements d’horaires unilatéraux.
– Art 20 : Interdiction des pratiques commerciales agressives. Or les surclassements forcés sous menace de non-départ sont documentés.
– Art 23 : Droit à réparation pour tout préjudice subi. Nous demandons le remboursement des sommes indûment perçues aux consommateurs, non à la FOCACO.
– Art 2 al.1 : Notre mission légale est de « défendre, promouvoir et protéger les intérêts des consommateurs ».
Parler de « braquage » quand on exige justice pour le consommateur est une inversion accusatoire grotesque.
- SUR LA LÉGITIMITÉ DE L’ALERTE PUBLIQUE ET LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION
Monsieur Shanda TONME vilipende « des méthodes de voyous ». La Loi 90/052 du 19 décembre 1990 consacre pourtant la liberté de communication sociale comme liberté fondamentale. La FOCACO use de cette liberté pour alerter, conformément à l’article 4 de la loi 2011/012 qui garantit au consommateur le droit d’être informé et d’être entendu.
Qualifier de « charognards » ceux qui relaient des dizaines de témoignages, reçus et captures d’écran de voyageurs humiliés, c’est choisir l’omerta au détriment de l’État de droit. Préférez-vous le silence complice ? Le consommateur camerounais n’est pas un sujet passif dont on méprise la parole dès que le paiement est encaissé.
Fait à Douala, le 29 mai 2026
Alphonse AYISSI ABENA
Président Exécutif
Fondation Camerounaise des Consommateurs – FOCACO
Pièces jointes : Communiqué FOCACO du 23/05/2026 + Dossier témoignages CERISE EXPRESS VIP
COMMUNIQUÉ DE DÉNONCIATION-FOCACO
Objet : CERISE EXPRESS – Quand le « VIP » devient mépris du client !
-À l’attention de la Direction de CERISE EXPRESS VIP
-Aux voyageurs camerounais
La Fondation camerounaise des consommateurs – FOCACO a reçu ces dernières semaines des dizaines de témoignages de voyageurs écœurés par les pratiques de l’agence CERISE EXPRESS VIP sur l’axe Douala-Yaoundé.
On ne parle pas d’un retard isolé. On parle d’un système où la parole donnée ne vaut rien, et où le client est traité comme *une personne réduite au silence, ignorée dès que le paiement est encaissé*.
Ce que vivent les voyageurs
- Changements d’horaires unilatéraux et sans information
Les heures de départ annoncées sont modifiées sans préavis. Les voyageurs qui se présentent à l’heure convenue découvrent que le bus est déjà parti, sans appel, SMS ou explication.
- Surclassements forcés et hausses de prix imposées
Des places achetées à un tarif et dans une classe donnée sont remplacées à l’agence par des options plus chères, sous peine de ne pas voyager. Le choix initial du client n’est pas respecté.
- Absence de service après-vente et de responsable identifiable
Face aux réclamations, les clients se heurtent à l’absence de responsable, à des réponses évasives et à un manque de suivi. Aucune solution n’est proposée.
- Communication inadéquate avec les voyageurs
Les échanges avec certains agents manquent de courtoisie et d’empathie, particulièrement envers les familles et les personnes âgées laissées dans l’attente.
Ce que dit la loi
Ces pratiques sont contraires à la Loi n°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur :
– Art. 7 et 9 : Le service fourni doit être conforme à ce qui a été convenu lors de l’achat.
– Art. 20 : Les pratiques commerciales agressives visant à imposer un produit ou service sont interdites.
– Art. 23 : Le consommateur a droit à réparation pour tout préjudice subi.
Se dire « VIP » crée une attente de qualité. Or les faits rapportés sont en deçà des standards attendus. Le nom ne suffit pas, il faut l’attitude qui va avec.
Ce que demande la FOCACO
À CERISE EXPRESS VIP:
- Mettre en place un système d’alerte pour informer les clients de tout changement d’horaire au moins 2h avant le départ.
- Respecter la classe et le tarif payés lors de la réservation, sans surclassement imposé.
- Désigner un responsable SAV identifiable et disponible en agence.
- Présenter des excuses publiques et procéder au remboursement des sommes indûment perçues.
Aux voyageurs :
– Conservez vos reçus, billets et captures d’écran. Ce sont vos preuves.
– Refusez tout paiement supplémentaire non prévu au contrat initial.
– Signalez tout abus à la FOCACO via WhatsApp au : (+237) 699528706
Notre engagement
Si aucune correction n’est constatée sous 15 jours, la *Fondation camerounaise des consommateurs – FOCACO* saisira officiellement le *MINCOMMERCE* et le *Ministère des Transports*, et rendra publics les dossiers documentés avec preuves à l’appui.
Le respect de l’heure, du prix payé et de la dignité du voyageur n’est pas négociable.
Fait à Douala, le 23 mai 2026
Alphonse AYISSI ABENA
Président exécutif FOCACO

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Pétrole et gaz : Perenco chiffre Bokwango à 31 millions de barils, la SNH annonce 40 milliards de pieds cubes à Kita-Bokwango

(Investir au Cameroun) – La Société nationale des hydrocarbures (SNH) et Perenco ont livré de nouvelles données sur les travaux d’exploration et de développement conduits dans le bassin du Rio del Rey. Les informations ont été communiquées le 17 septembre 2026 à Yaoundé, lors de la présentation de Julien Gras, nouveau directeur général des filiales camerounaises du groupe pétrolier.
Selon une fiche préparée par la SNH pour cette audience, les travaux réalisés sur les structures Kita et Bokwango dans le cadre du contrat de partage de production Rio del Rey ont mis en évidence plus de 30 millions de barils d’huile et plus de 40 milliards de pieds cubes de gaz. La société publique annonce également un nouveau puits d’appréciation sur Bekita.
Le discours prononcé à la même occasion par Armel Simondin, CEO de Perenco, permet de préciser une partie de ces volumes. Le groupe attribue à Bokwango la mise en évidence de 31 millions de barils de pétrole et de 25 milliards de pieds cubes de gaz en place.
La qualification des 31 millions de barils reste toutefois à préciser. Contrairement au gaz, explicitement présenté par Perenco comme étant « en place », le groupe n’indique pas si le volume pétrolier correspond aux hydrocarbures initialement contenus dans le réservoir, à des ressources techniquement récupérables ou à des réserves. Sur la base des informations disponibles, ces 31 millions de barils ne peuvent donc pas être assimilés à des réserves commercialement exploitables.
La fiche de la SNH ne permet pas non plus de répartir entre Kita et Bokwango les plus de 40 milliards de pieds cubes de gaz attribués aux deux structures. Perenco chiffre Bokwango seul à 25 milliards de pieds cubes de gaz en place. Mais la différence avec le chiffre global avancé par la SNH ne peut pas être automatiquement attribuée à Kita, faute de ventilation fournie par les deux sources.
55 milliards de pieds cubes de gaz à Lungahe
Perenco fait également état d’un résultat d’exploration dans le contrat de partage de production Bomana. Un puits foré sur le prospect Lungahe a mis en évidence 55 milliards de pieds cubes de gaz naturel, selon la SNH. Perenco précise qu’il s’agit de 55 milliards de pieds cubes de gaz en place.
Ce volume ne correspond pas nécessairement à la quantité qui pourra être récupérée et commercialisée. Le facteur de récupération du gisement, les coûts de développement, les infrastructures nécessaires ainsi que les conditions économiques et contractuelles détermineront la part pouvant effectivement être valorisée.
Les travaux sur Lungahe étaient engagés depuis plusieurs années. Le rapport ITIE Cameroun 2023 indique que la prorogation de l’autorisation de recherche Bomana accordée en avril 2023 devait notamment permettre à Perenco Rio del Rey de poursuivre les travaux géoscientifiques et de préparer le forage du puits Lungahe.
Dans le Rio del Rey, Perenco indique avoir foré 25 puits et réalisé une cinquantaine d’opérations de reconditionnement. Le groupe attribue à ce programme près de 13 000 barils par jour de production supplémentaire et dit avoir ajouté plus de 21 millions de barils aux réserves.
La SNH fournit un autre indicateur. Elle estime que le développement complémentaire du champ Rio del Rey conduit durant le mandat d’Yves Postec, directeur général sortant des filiales camerounaises de Perenco, a accru la production nationale d’environ 7 000 barils par jour.
Les deux chiffres ne peuvent pas être directement comparés. Les documents consultés ne donnent ni les mêmes périodes de référence ni les périmètres de calcul nécessaires pour déterminer si les 7 000 barils par jour avancés par la SNH sont inclus dans les 13 000 barils par jour de production incrémentale revendiqués par Perenco.
À l’échelle de ses opérations camerounaises, Perenco affirme avoir investi plus de 1,5 milliard de dollars depuis 2012 aux côtés de la SNH. Le groupe fait état de plus de 100 opérations de reconditionnement, du forage d’une centaine de puits et de plusieurs projets d’infrastructure. Il dit avoir ajouté plus de 240 millions de barils aux réserves au cours de cette période et évalue sa production opérée actuelle à environ 75 000 barils équivalent pétrole par jour.
Le développement du gaz reste à contractualiser
Les volumes identifiés à Bokwango, Kita et Lungahe ne préjugent pas de leur mise en production. Parmi les dossiers transmis au nouveau directeur général de Perenco Cameroun, la SNH cite la poursuite des travaux d’appréciation, le développement de Bokwango et la valorisation des ressources gazières du Rio del Rey.
Sur ce dernier dossier, Perenco indique que les futurs investissements restent conditionnés à la finalisation du cadre contractuel avec la SNH. Armel Simondin dit vouloir achever ce processus dans« les plus brefs délais ».
La fiche de la SNH mentionne parallèlement deux projets techniques : une augmentation de 10 MW des capacités de production électrique et un relèvement de 15 millions de pieds cubes par jour des capacités de gaz-lift. Aucun montant d’investissement ni calendrier de mise en service n’est précisé.
Baudouin Enama
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François-Régis Mughe ouvre son compteur et l’AEL Limassol gagne
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Électricité : à Banyo, un projet solaire de 44 MW se dessine parallèlement au programme d’hybridation de Socadel

(Investir au Cameroun) – Un projet de centrale solaire photovoltaïque de 44 MW avec stockage est en cours de maturation à Banyo, dans l’Adamaoua, où Socadel (ex-Eneo), développe déjà un programme d’hybridation de la centrale thermique locale. La nouvelle initiative est portée par la Foundation for Development of Ecology & Humankind (Fondecoh), en collaboration avec la commune de Banyo et Supernova Energy, selon l’Agence de régulation du secteur de l’électricité (Arsel).
Les promoteurs ont présenté le projet au régulateur le 8 septembre 2026 à Yaoundé. L’installation envisagée comprend un champ photovoltaïque de 44 MW associé à des capacités de stockage, dont l’Arsel ne précise ni la puissance ni la capacité énergétique. L’électricité produite doit contribuer à l’approvisionnement de Banyo et des localités environnantes.
Par sa puissance annoncée, le projet se situe à une échelle très supérieure aux capacités solaires prévues dans le programme d’hybridation des centrales thermiques isolées repris aujourd’hui par Socadel. Le Compact énergétique du Cameroun, élaboré dans le cadre de la Mission 300, prévoit au total 7,2 MWc de photovoltaïque pour six sites : Banyo, Ngaoundal, Yoko, Touboro, Moloundou et Yokadouma. Rapportés arithmétiquement à cette capacité, les 44 MW annoncés à Banyo représentent un peu plus de six fois le total prévu pour les six sites, même si les deux données, exprimées respectivement en MW et en MWc, ne sont pas strictement comparables.
Le programme avait été engagé sous Eneo. En novembre 2023, l’électricien avait lancé un appel d’offres international portant sur la conception, le financement et la construction de six centrales solaires, ainsi que sur la vente à Eneo de l’électricité produite. Banyo figurait dans le lot comprenant également Touboro et Ngaoundal. Le Compact énergétique prévoyait ensuite l’attribution des marchés et le démarrage des travaux au plus tard fin 2025, puis la mise en service complète des installations en 2026.
Raccordement, acheteur et financement encore inconnus
Le projet de 44 MW reste toutefois à un stade préliminaire. L’ARSEL ne fait état ni d’une licence de production déjà attribuée, ni d’un contrat d’achat d’électricité, ni d’un financement bouclé. Le coût de l’investissement, le calendrier de construction, le point de raccordement, la tension d’évacuation, la production annuelle attendue et le dimensionnement du stockage ne sont pas davantage précisés.
Ces paramètres sont particulièrement importants à Banyo, historiquement alimentée par un système électrique isolé. Les données publiées sous Eneo font état d’une puissance thermique installée de 1 968 kW dans la localité. Cette seule donnée ne permet pas de déterminer si le réseau actuel pourrait accueillir une centrale solaire de 44 MW. Une telle évaluation dépendrait notamment du schéma d’évacuation retenu, d’éventuelles extensions du réseau, des capacités de stockage et de la demande appelée à être desservie.
Une autre centrale hybride de 3,5 MW annoncée
Le projet de Fondecoh et Supernova Energy n’est pas la seule initiative renouvelable annoncée à Banyo. Renewable Power Cameroon affirme développer dans la zone un système hybride de 3,5 MW comprenant 1,5 MW de petite hydroélectricité aux chutes de Tapadje Yayya, 2 MW de solaire photovoltaïque, 3,9 MWh de batteries et 35 km de lignes principales en 30 kV.
L’entreprise indique développer ce projet avec la mairie de Banyo et avec l’aval de l’Agence d’électrification rurale. Cette dernière indication repose toutefois sur les déclarations du développeur : aucun document public de l’AER confirmant cet aval n’a été identifié.
Les informations publiques disponibles ne permettent pas d’établir comment le projet solaire de 44 MW, le programme d’hybridation désormais porté par Socadel et le système de 3,5 MW annoncé par Renewable Power Cameroon doivent s’articuler. Elles ne précisent pas non plus l’identité juridique exacte de Supernova Energy ni les références techniques et financières des promoteurs pour une installation de cette taille.
Baudouin Enama
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