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Sodecoton : Afriland sollicite le refinancement de la BEAC pour une huilerie de 20 milliards de FCFA à Ngaoundéré

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Sodecoton : Afriland sollicite le refinancement de la BEAC pour une huilerie de 20 milliards de FCFA à Ngaoundéré
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(Investir au Cameroun) – La Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC), l’institut d’émission des six pays de la Cemac, communauté économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la RCA, pourrait participer au financement du projet de construction de l’huilerie de la Société de développement du coton (Sodecoton) à Ngaoundéré, la capitale régionale de l’Adamaoua.

En effet, de sources internes à la Sodecoton, dans le cadre du financement de ce projet, le mastodonte agro-industriel des trois régions septentrionales du Cameroun a sollicité le banquier Afriland First Bank. Cette institution bancaire s’est à son tour tournée vers la BEAC, afin que la banque centrale des pays de la Cemac active son « guichet spécial de refinancement » — autrefois appelé guichet B — réservé au refinancement des crédits à moyen terme destinés à l’investissement productif.

Selon les règles de fonctionnement de ce guichet de la BEAC, le refinancement sollicité ne doit pas excéder 60 % du coût global du projet. Théoriquement donc, si la BEAC valide l’opération, elle ne mettra à la disposition d’Afriland et d’autres banques faisant partie du consortium des investisseurs du projet qu’une enveloppe de 12 milliards de FCFA, puisque le coût global de l’huilerie que se prépare à construire la Sodecoton à Ngaoundéré est estimé à 20 milliards de FCFA.

Un guichet resté longtemps inconnu

Opérationnel depuis les années 1990, le guichet B de la BEAC, rebaptisé « guichet spécial de refinancement », était inconnu des banquiers jusqu’à pratiquement l’année 2025. « Au mois de juin 2025, nous avons réuni toutes les banques à Bangui et nous avons fait la présentation du guichet B, qui a vocation à financer des projets productifs. Le constat était amer : les banques ont totalement méconnu l’existence de cet instrument. Nous avons dressé un état des lieux de ce guichet sur trois ans. Il n’y a que deux banques au Cameroun qui ont porté deux projets financés via le guichet B », a révélé le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui, le 29 septembre 2025 à Yaoundé. C’était au cours de la conférence de presse de clôture de la 3e session du Comité de politique monétaire de la banque pour l’exercice 2025.

Mais après cette campagne de sensibilisation de la banque centrale, l’intérêt des banquiers camerounais pour le guichet spécial de refinancement de la BEAC est croissant. Pour la seule année 2025, par exemple, la banque centrale a validé le refinancement des crédits de 41,2 milliards de FCFA accordés par les banques locales pour le projet d’exploitation du gisement de fer de Bipindi-Grand-Zambi, puis des prêts bancaires de 31,3 milliards de FCFA pour le financement du programme d’investissement de l’opérateur des télécoms Camtel. Toujours en 2025, le banquier camerounais CCA Bank a été autorisé à lever 30 milliards de FCFA auprès de la banque centrale pour participer au financement d’un projet minier au Congo.

La BEAC lorgne même le financement de la réhabilitation de la Société nationale de raffinage (Sonara) du Cameroun, dont les installations ont été ravagées par un incendie en 2019. « D’ailleurs, pour le cas de la Sonara, nous avons nous-mêmes pris l’initiative de nous rapprocher des autorités pour leur présenter cet instrument qui pourrait accompagner la réhabilitation de la Sonara », a déclaré le gouverneur de la banque centrale le 29 septembre 2025 à Yaoundé.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

17-02-2026 – Fer de Grand Zambi : cinq banques locales autorisées à lever 41,2 milliards de FCFA à la BEAC pour financer l’exploitation

16-01-2026 – CCA Bank annoncé sur deux deals de 34,1 milliards de FCFA dans des projets miniers au Cameroun et au Congo

30-09-2025 - Sonara : la BEAC disposée à activer son guichet B pour financer les travaux de réhabilitation à hauteur de 60% 

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Hommage de Sonko à Abdoulaye Wade pour ses 100 ans

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Hommage de Sonko à Abdoulaye Wade pour ses 100 ans
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Le président de l’Assemblée nationale du Sénégal Ousmane Sonko, ancien Premier ministre, a rendu hommage à l’ex chef de l’État Abdoulaye Wade.

L’ancien président de la République du Sénégal (2000-2012) fête ce vendredi 29 mai 2026, son 100e anniversaire.

Voici l’hommage de Ousmane Sonko à Abdoulaye Wade 

En ce 29 mai 2026, c’est en toute humilité et en fils reconnaissant que je m’incline devant le Président Abdoulaye Wade, qui accomplit aujourd’hui un siècle de vie.

La coïncidence avec la Tabaski n’a pas permis la commémoration nationale que ce centenaire méritait. Qu’importe : des millions de Sénégalais le célèbrent aujourd’hui dans le silence des cœurs, par des prières ardentes et des pensées affectueuses. C’est peut-être là l’hommage le plus sincère.

Abdoulaye Wade est, incontestablement, l’un des pères les plus illustres de la démocratie sénégalaise. Député en 1978, après des années de résistance acharnée, il fut la démonstration vivante que la volonté populaire, même contrariée, finit toujours par trouver son chemin. Ce combat de longue haleine aboutit, en mars 2000, à la première alternance pacifique de notre histoire, marqueur fondateur de ce que le Sénégal représente sur le continent et dans le monde.

Pour ma part, ce que je retiens de mes relations avec lui, aussi brèves qu’intenses, c’est sa magnanimité. À deux reprises, par le conseil avisé en 2017 et par le témoignage public en 2019, le Président Wade a posé sur ma route un geste que seuls les grands hommes savent poser : celui de la transmission. Non pas la transmission du pouvoir, mais celle, plus rare, de la confiance. Celle d’un aîné qui reconnaît dans une génération nouvelle non pas une menace, mais une continuation. Je lui en suis profondément reconnaissant.

En ce jour béni, je m’associe à tous les Sénégalais pour prier pour mon grand‑père, c’est ainsi que j’aime l’appeler à chacune de nos rencontres. Qu’Allah le place sous Sa protection éternelle.
Et que le Sénégal continue, comme il l’a toujours cru, de travailler, de se projeter dans la modernité tout en gardant ses valeurs cardinales.

Ousmane Sonko
Président du PASTEF-Les Patriotes

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Sanctions annoncées par le gouvernement

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Sanctions annoncées par le gouvernement
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Au Cameroun, le gouvernement suit de près l’affaire Joyce Nawal. Selon le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa, ministre de l’Éducation de base, les responsables seront punis à la hauteur de l’acte commis.

Présent au sein de l’établissement Olympic Glory School d’Odza à Yaoundé le jeudi 28 mai, le ministre Laurent Serge Etoundi Ngoa de l’Éducation de base n’a pas mâché ses mots. Face à la presse, le membre du gouvernement promet des mesures fermes contre toutes les personnes qui seront reconnues coupable dans cette affaire.

Quant à l’école, toutes les options sont sur la table en attendant les résultats des enquêtes. « Et que l’on rappelle que s’il y a des responsables, ils seront sévèrement punis selon les lois de notre pays et que si l’école était incriminée d’une manière ou d’une autre , il y a des mesures qui vont être prises allant de la suspension , clôture à la fermeture de l’école. Ça c’est le travail de la justice », a déclare le ministre.

« Tout ce que nous demandons aux associations, aux parents qui se sont mis derrière certaines manifestations que nous avons vécues en venant, c’est que tout le monde doit rester calme, le Cameroun est gouverné, la justice fera son chemin. Nous aurons à la fin, des résultats« , a-t-il poursuivi.

Sur place, des manifestants ont réclamé la fermeture de l’établissement. En attendant, la famille de l’enfant a porté plainte contre l’établissement, qui a à son tour fait de même contre la famille pour diffamation.

Dans un communiqué, l’établissement a donné sa version des faits. Olympic Glory School assure que la petite Joyce Nawal avait quitté l’établissement avec un de ses parents. Il défend que l’acte cruel ne s’est pas déroulé au sein de l’établissement.

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le populisme ne gouverne pas l’économie

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le populisme ne gouverne pas l’économie
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« Le populisme pastéfien a désormais rencontré son adversaire le plus redoutable : le réel. Après avoir promis le décollage du Sénégal, il découvre que l’économie ne se pilote ni par slogans, ni par soupçons, ni par conférences de presse. Maintenant que son leader a démontré, comme Premier ministre chargé de coordonner les politiques publiques, son incapacité à transformer la promesse en résultats, il retourne à son sport favori : le populisme d’opposition, l’anti-système rêvé, la mise en scène permanente d’un combat contre des forces obscures. Faute de savoir gouverner, il recommence à contester. Faute de produire, il accuse. Faute de piloter, il distrait la cabine », commente Dr Abdourahmane Ba.

 

Lire ici son analyse :

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Le problème n’est pas seulement politique. Il est économique, administratif et stratégique. Le Sénégal attendait une politique de relance crédible, une trajectoire claire de maîtrise de la dette, une administration plus efficace, un environnement plus favorable aux entreprises, une politique d’emploi réaliste et une transformation productive sérieuse. Le pays n’avait pas besoin d’un nouveau théâtre révolutionnaire pour occuper les micros. Il avait besoin de ministères qui livrent, de budgets qui tiennent, de réformes qui avancent, d’indicateurs qui mesurent et d’un État capable de passer de l’intention à l’exécution. Le pastéfisme a confondu l’ivresse électorale avec une compétence de gouvernement. Le réveil est brutal.

L’incompétence économique cherche désormais à se recycler en rébellion républicaine. Lorsque les résultats tardent, le populisme ne corrige pas sa méthode ; il déplace le terrain de la discussion. Il ne répond plus sur les prix, l’emploi, la dette, la productivité, l’investissement ou la qualité des services publics. Il rouvre la scène familière du combat moral, du complot permanent, de la pureté trahie et de l’ennemi intérieur. C’est la grande ruse des pouvoirs sans solutions : transformer leur incapacité de gouvernance en dramaturgie institutionnelle. Le Sénégal attendait un plan de vol. On lui sert encore des annonces d’embarquement.

Dans Autopsie du populisme au Sénégal, que j’ai publié en avril 2026, le chapitre 6 consacré à la recomposition de la chaîne décisionnelle analysait précisément ce basculement. Le populisme au pouvoir ne détruit pas nécessairement l’administration ; il la rend fébrile. Il ne supprime pas les procédures ; il les plie aux humeurs du centre partisan. Il ne refuse pas l’État ; il veut un État domestiqué, utile à son récit, docile devant ses injonctions, disponible pour couvrir ses insuffisances. Cette logique tue la politique publique. Une réforme sérieuse exige une cible, un coût, un calendrier, une responsabilité et une évaluation. Le populisme préfère l’incantation : elle ne produit rien, mais elle occupe l’espace.

La Vision Sénégal 2050 risque de devenir la victime centrale de cette imposture économique. Une vision nationale n’est pas un décor pour réunions solennelles. Elle doit discipliner l’action publique, hiérarchiser les priorités, arbitrer les ressources rares et imposer une obligation de résultats. Si elle devient l’habillage technocratique d’un catéchisme partisan, elle perdra toute crédibilité.

Les administrations y verront un langage obligatoire. Les partenaires y verront une stratégie fragile, suspendue aux crises internes du pouvoir. Les citoyens y verront une promesse de plus, sans effet sur les prix, les emplois, les délais administratifs, le crédit, les services publics ou l’avenir des jeunes.

La Constitution n’est pas un détail dans cette crise de performance. Elle protège la chaîne de commandement sans laquelle aucune politique publique ne peut réussir. Le Président élu fixe l’orientation de l’exécutif. Le gouvernement conduit l’action publique. Le Parlement contrôle, vote et représente. Le parti soutient, mais ne possède pas l’État. Toute tentative de transformer un échec de gouvernance en bras de fer contre la hiérarchie constitutionnelle menace directement la capacité du pays à agir. La délinquance républicaine commence là : lorsque l’incompétence cherche refuge dans la contestation des règles, lorsque le chef politique veut rester propriétaire du changement après avoir échoué à le traduire en résultats.

Le silence des élites devient une faute civique. Les intellectuels, universitaires, hauts fonctionnaires, magistrats, entrepreneurs, guides religieux et responsables sociaux ne peuvent pas regarder le Sénégal être distrait par une comédie politique pendant que la dette se tend, que le Sahel se dégrade, que la géopolitique mondiale durcit les conditions économiques et que les ménages attendent des réponses concrètes. Se taire, à ce stade, ce n’est pas rester au-dessus de la mêlée. C’est laisser le bruit remplacer la compétence. C’est laisser l’animation militante étouffer l’évaluation. C’est laisser une faction maquiller ses limites en combat national.

Le Président Bassirou Diomaye Faye doit reprendre le centre de gravité de l’État. Non pour régler une querelle personnelle, mais pour sauver la fonction présidentielle, restaurer la chaîne décisionnelle et ramener le pays au réel. Il doit s’appuyer sur la Constitution, la justice, les Forces de défense et de sécurité et le peuple souverain pour rappeler que l’État ne se partage pas avec un parti, ne se loue pas à un chef et ne se pilote pas au rythme des humeurs militantes. Le Sénégal est encore à temps. Mais si le populisme continue d’amuser la galerie faute de savoir gouverner l’économie, les lendemains seront difficiles, coûteux et risqués.

Dr Abdourahmane Ba

Président du Think Tank FOYRE

Expert en évaluation des politiques publiques, évidence, management et stratégie de développement 

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