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la situation du SDF 36 ans après (Tribune)

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la situation du SDF 36 ans après (Tribune)
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Ce 26 mai 2026, le Social democratic front (Sdf) marque son 36e anniversaire. En effet, à Bamenda, un 26 mai 1990, John Fru Ndi lançait officiellement le Social democratic front (Sdf).

Dans une tribune à lire ci-dessous, Dr Louis Marie Kakdeu, 2e vice-président de cette formation politique, décrit un SDF rajeuni et prêt à conquérir le pouvoir. Il affirme que «le SDF finira par diriger le Cameroun. La variété améliorée qu’il a semée, le positionnement au centre et loin des débats extrémistes et/ou identitaires, et le programme politique de sauvetage du pays chiffré et réaliste, font de ce parti l’alternative la plus sérieuse pour le Cameroun de demain qui se veut stable, juste et prospère« .

« Cameroun : La situation du SDF 36 ans après

Le Social Democratic Front (SDF) a commémoré à travers l’ensemble du territoire national ce 26 mai 2026, le 36ème anniversaire de son existence. Le parti se rappelle que ce jour-là, le 26 mai 1990, Ni John Fru Ndi et ses compagnons avaient décidé de défier le régime de parti unique en lançant officiellement le SDF. Cela fut fait dans le sang. Ce 26 mai est donc un jour de deuil, en souvenir aux « Martyrs de la Liberté », ces six jeunes manifestants «piétinés par bal » par l’armée nationale à la place Niki (devenue la place de la Liberté) à Bamenda. Le symbole de ce sacrifice a contraint le président Paul Biya à promulguer les lois sur les libertés publiques en décembre 1990. La question est de savoir quelle est la situation politique du SDF de nos jours. Comment le parti porte-t-il cet héritage démocratique ?

Un nécessaire rajeunissement

Ces dernières années, le SDF était comparable à une palmeraie ayant vieilli. Après une trentaine d’années de lutte, les vifs combattants du parti étaient fatigués. A un âge avancé, le rendement de la palmeraie n’est plus optimal et une partie de l’opinion était de l’avis qu’il fallait abandonner la plantation pour en créer une nouvelle sur de nouveaux sites. Une partie de l’opinion s’est donc retournée vers d’autres partis politiques plus jeunes. A l’interne, le parti avait deux options : soit continuer à garder de vieux arbres sans perspectives d’avenir, soit regénérer la plantation. Le SDF a opté pour le rajeunissement du parti.

Entre 2021 et 2023, le parti a renouvelé ses organes de base et a rajeuni son comité exécutif (NEC) à 60%. Il a fallu beaucoup de COURAGE POLITIQUE au Chairman Ni John Fru Ndi pour accepter de se retirer avec certains de ses compagnons des années 90. D’autres compagnons, pourtant fatigués, ont résisté. Ce courage politique que beaucoup de partis n’ont pas encore eu n’était donc pas allé sans dégâts : le parti a dû affronter un mouvement interne de contestation connu sous le nom de « G27 ». Aussi, des actes d’auto-sabordage se sont multipliés au fil du temps au point où certains se sont demandés si cela avait été une bonne décision de lancer le chantier du rajeunissement.

La guerre de succession avait déjà commencé. Elle a duré une bonne décennie au SDF et elle a fait des dégâts sur l’image du parti et sur l’image de certains responsables. C’est la réalité des grands partis et des grandes successions. Les adversaires en ont profité. Sauf que ces adversaires ne vont pas eux-aussi échapper à leurs tours aux guerres de succession dans leurs propres partis respectifs. Le grand problème de la scène politique du Cameroun qui comptablise aujourd’hui près de 400 partis politiques est que les gens n’affrontent pas des désaccords politiques en interne comme au SDF; les gens prennent le raccourci: en cas de désaccord, chacun va créer son parti en vue de créer sa république à lui.

Or, la situation du SDF était simple à comprendre et à gérer: lorsque vous prenez une décision de rajeunissement, il faut s’attendre à affronter une baisse de performance. Lorsque vous coupez les vieux arbres pour mettre de jeunes plants, la conséquence pour la plantation est qu’elle traversera quelques années sans production. Et lorsque les premières productions arriveront, elles ne seront pas optimales. Vous traverserez une période de sous-production et ce sera normal. Pour atteindre de nouveau la pleine capacité de production, il faudra laisser un temps de maturité aux jeunes plants. Dans un monde aussi compétitif que celui de la politique, la transition vers une nouvelle génération ne peut pas aller sans passage à vide. La nouvelle génération ne peut pas être directement opérationnelle.

Le problème est que certains veulent planter le matin et récolter le soir, ce qui n’est malheureusement pas possible. Le SDF a eu le courage politique du rajeunissement que ses adversaires n’ont pas. Ce courage portera ses fruits dans un avenir proche. Le Cameroun de 2026 est plongé dans les abîmes de la récession parce que le RDPC n’a pas ce courage. Le Président Paul Biya n’arrive pas à tenir sa promesse de rajeunir son équipe. Il n’a pas le courage de se séparer de ses compagnons de 30-50 ans de vie politique. Ce faisant, il maintient de vieux arbres qui ne produisent plus. Pire, il veut remplacer de vieux arbres de 90 ans par d’autres vieux arbres de 70 ans que l’on présente comme étant plus jeunes alors qu’ils sont tout aussi fatigués. Le pays en souffre. Il faut avoir le courage d’accepter de traverser une phase de transition au Cameroun.

La fête du courage politique

Ce 26 mai, le SDF fête le courage politique. Le parti a affronté le régime de la pensée unique lorsque tout le monde avait peur. Personne n’y croyait. De nos jours, tout le pays en profite. Depuis 2021, le parti a eu le courage politique de lancer le rajeunissement. Rares sont ceux qui y croient. Pourtant, demain tout le pays en profitera lorsque la plantation recommencera a produire de nouveau. Cela fait dire que le SDF a une âme politique et une position qui ne change pas comme une girouette au gré du vent. C’est un avantage politique dans ce Cameroun marqué par l’inconsistance politique: des leaders et autres intellectuels changent de position chaque matin et chaque soir. Et ce, sans scupule pour la santé mentale de leurs followers qu’ils manipulent et qu’ils égarent!

Le SDF doit rester concentré. Le parti dispose toujours de quelques arbres qui lui permettent de récolter de bons fruits. Le parti s’appuie toujours sur ses aînés. Mais, le parti ne doit pas se disperser et suivre la vague populiste qui traverse le pays. Il n’y a pas de doute que le SDF est en train de réussir sa mutation dans un contexte où des partis comme le RDPC ont peur d’affronter leur mutation interne. On observe que beaucoup de vieux leaders de parti s’activent à modifier les textes de leurs partis respectifs pour s’accrocher au pouvoir. On observe que des partis politiques sont la propriété privée de leurs « pères-fondateurs ». On observe même l’émergence de la personification des luttes politiques. Le SDF a le mérite d’impulser l’alternance et de servir de modèle. Il manque au parti d’entretenir son jardin. Pour que les jeunes plants grandissent, il faut détruire les mauvaises herbes, irriguer la plantation, fournir l’engrais. Le parti est implanté et couvre l’une des plus grandes superficies du pays. C’est un avantage comparatif à ne pas perdre.

Le SDF finira par diriger le Cameroun. La variété améliorée qu’il a semée, le positionnement au centre et loin des débats extrémistes et/ou identitaires, et le programme politique de sauvetage du pays chiffré et réaliste, font de ce parti l’alternative la plus sérieuse pour le Cameroun de demain qui se veut stable, juste et prospère. Il lui suffit de tenir bon et de faire face aux calomnies et à l’usure. Une vague de populisme identitaire a traversé le pays mais, c’était un feu de paille ; ça s’éteint vite. Les gens reviennent progressivement à la réalité et à la raison. Le SDF est le parti de la raison.

La victoire du SDF dépendra de sa capacité à veiller sur son image de marque et à promouvoir ses solutions. Pour ce faire, le parti devra gagner la bataille de la communication.

Bonne fête de la Liberté !
Bonne fête du courage politique!

Louis-Marie KAKDEU, MPA, PhD & HDR
Deuxième Vice-Président National SDF

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)

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plus de deux millions de personnes en insécurité alimentaire aiguë (ONU)
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En République centrafricaine, près d’un tiers de la population centrafricaine continue de faire face à une insécurité alimentaire aiguë. Selon les agences des Nations Unies, plus de deux millions de personnes ont besoin d’une assistance urgente.

La République centrafricaine reste confrontée à une grave crise alimentaire. D’après la dernière analyse du Cadre intégré de classification de la sécurité alimentaire (IPC), plus de 2 millions de personnes, soit près d’un habitant sur trois, vivent dans des conditions d’insécurité alimentaire aiguë nécessitant une intervention urgente. Parmi elles, 262 000 personnes sont en situation d’urgence (phase 4 de l’IPC) et 1,75 million en situation de crise (phase 3).

Les populations les plus touchées sont les déplacés internes, les réfugiés, les communautés hôtes et les ménages les plus pauvres dépendant principalement des marchés pour se nourrir. Dix-huit sous-préfectures enregistrent des niveaux particulièrement préoccupants, avec plus de la moitié de leur population confrontée à une insécurité alimentaire sévère.

Cette situation est alimentée par la hausse des prix des denrées alimentaires, la faiblesse du pouvoir d’achat, l’insécurité persistante, les déplacements de population ainsi que les chocs climatiques qui affectent la production agricole.

Toutefois, les Nations Unies relèvent une légère amélioration par rapport aux projections d’octobre 2025. Le nombre de personnes en situation de crise ou pire a diminué d’environ 288 000 personnes, grâce notamment à de meilleures perspectives agricoles, à des opportunités accrues de subsistance et à une aide humanitaire plus importante attendue entre avril et août 2026.

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

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les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
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Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

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Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

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La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

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