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AGL et REasy simplifient les importations des PME locales depuis la Chine

AGL Cameroun et REasy ouvrent ainsi une nouvelle voie pour les petits importateurs camerounais opérant avec la Chine. Les deux entreprises ont annoncé le lancement d’un service de transport en groupage destiné aux petites et moyennes entreprises (PME), avec l’ambition de réduire les contraintes auxquelles sont confrontés les commerçants qui importent des volumes insuffisants pour remplir un conteneur entier.
Selon les informations communiquées par les deux partenaires, REasy fournira l’infrastructure numérique liée aux paiements et à la coordination des transactions, tandis qu’AGL Cameroun prendra en charge le volet logistique, depuis l’achat des marchandises en Chine jusqu’au dédouanement au Cameroun, en passant par le transport international et l’entreposage. Un premier test grandeur nature a déjà été réalisé. D’après les entreprises, le premier conteneur Chine-Cameroun transporté dans le cadre de cette formule pilote est arrivé le 29 avril dernier.
UNE RÉPONSE AUX CONTRAINTES DES PETITS IMPORTATEURS
Pour les petites entreprises, l’importation de marchandises représente souvent une succession d’étapes complexes. Au-delà du coût du transport lui-même, les opérateurs doivent généralement gérer les paiements internationaux, les échanges avec les fournisseurs, les formalités douanières ainsi que le suivi des expéditions. C’est précisément sur ces différentes contraintes que les deux partenaires disent vouloir agir.
« Cette solution combine paiements numériques, transport international et suivi intégral des marchandises au sein d’un système unique», soulignent les deux entreprises dans leur Dans leur communication officielle. L’approche consiste ainsi à regrouper plusieurs opérations traditionnellement fragmentées dans une même chaîne de traitement, afin de réduire les incertitudes opérationnelles auxquelles les PME sont régulièrement confrontées. Dans ce dispositif, le principe du groupage permet à plusieurs entreprises de partager l’espace disponible au sein d’un même conteneur plutôt que de supporter individuellement les coûts d’une expédition complète.
Pour les commerçants de plus petite taille, ce mécanisme réduit la barrière financière à l’entrée. Selon les informations communiquées, cette catégorie d’importateurs dépend encore fréquemment d’intermédiaires tels que les agents de fret, les commissionnaires en douane ou des circuits de paiement moins structurés, avec une visibilité souvent limitée sur les délais et l’évolution des expéditions.
Pour AGL Cameroun, cette initiative s’inscrit également dans une stratégie plus large de renforcement de son positionnement sur les échanges commerciaux entre l’Asie et l’Afrique. Dans un extrait du communiqué publié à l’occasion du lancement, Thibaut Lamé, directeur général d’AGL Cameroun, explique : « Avec cette solution, AGL Cameroun renforce son positionnement sur les corridors stratégiques AsieAfrique, tout en contribuant activement à la facilitation du commerce international.»
Cette nouvelle offre intervient par ailleurs dans un contexte d’expansion pour les deux entreprises. REasy a annoncé avoir levé 1,8 million de dollars lors d’un tour de financement pré-amorçage en 2025 afin de développer des infrastructures commerciales dédiées aux PME africaines. De son côté, AGL Cameroun a indiqué avoir investi plus de 2 milliards de FCFA dans des équipements logistiques destinés à renforcer ses capacités opérationnelles
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Comment le Cameroun tente de convertir son potentiel agricole en levier d’industrialisation

L’intérêt de cet ouvrage tient d’abord à son approche historique. Les auteurs remontent aux politiques agricoles de la période postcoloniale pour montrer comment l’État a progressivement fait de l’agriculture un instrument de développement, de stabilisation sociale et de création de revenus. L’introduction rappelle que le secteur mobilise environ 70 % de la maind’œuvre active et qu’il a longtemps constitué un socle essentiel de l’économie nationale. Les cultures d’exportation — cacao, café, banane, huile de palme, coton — ont notamment participé à l’insertion du Cameroun dans les échanges internationaux.
Cette trajectoire n’est toutefois pas linéaire. À travers quatre chapitres répartis en deux grandes parties, l’ouvrage met en évidence les politiques publiques successives, leurs résultats et leurs limites. Les auteurs évoquent notamment les plans quinquennaux, les investissements publics, les Zones d’Actions Prioritaires Intégrées (ZAPI), le Programme de Développement Rural Participatif Décentralisé (PDRP) ou encore le Programme National de Développement Participatif (PNDP).
Cette rétrospective permet de mesurer la permanence d’un même enjeu : transformer les politiques agricoles en gains durables de productivité et de revenus ruraux. L’un des apports majeurs du livre réside dans l’identification des contraintes qui continuent de peser sur la compétitivité agricole. Les auteurs pointent l’insuffisance du financement, la faiblesse des infrastructures rurales, les difficultés d’accès aux marchés et aux facteurs de production, les problèmes de stockage et de transport, ainsi que les limites de la transformation locale. Ils soulignent également le déficit d’accès aux technologies de l’information et aux services permettant aux producteurs de mieux valoriser leur offre.
Le propos prend une dimension particulièrement économique lorsqu’il relie agriculture, industrialisation et souveraineté alimentaire. La production agricole ne constitue pas seulement une source d’emplois et de revenus : elle peut également réduire les importations, alimenter l’industrie agroalimentaire et élargir la base productive nationale. L’ouvrage rappelle ainsi que le développement agricole doit être pensé en articulation avec la transformation, le financement, les infrastructures et l’accès aux marchés.
La dernière partie ouvre précisément cette réflexion sur l’avenir. Les auteurs préconisent notamment davantage d’investissements, le développement des infrastructures de transformation, l’amélioration des transports et du désenclavement rural, ainsi qu’une implication accrue des collectivités territoriales. Ils insistent également sur la nécessité de sécuriser le foncier et de favoriser une agriculture respectueuse de l’environnement.
À travers cette lecture du Cameroun agricole, le livre pose finalement une question de politique économique : comment convertir le potentiel agricole du pays en croissance productive, en emplois et en réduction durable de la dépendance extérieure ? Son intérêt réside moins dans la célébration du potentiel agricole que dans l’examen des conditions économiques et institutionnelles nécessaires à sa transformation en véritable moteur de développement.
Fabrice BELOKO
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Patrimoine culturel : Le peuple Mvog Manga en quête d’une reconnaissance nationale de leur festival

Les conditions de cette inscription dans le répertoire national ont récemment été présentées par le ministère en charge des Arts et de la culture.
Pierre Ismaël Bidoung Kpwatt, ministre en charge des Arts et de la culture (Minac) a récemment reçu une délégation composée de quelques autorités traditionnelles venant de la communauté Mvog Manga, basée dans les régions du Centre et du Littoral. Ces membres de l’association Anyang Mvog Manga sont allés solliciter auprès du Minac, la reconnaissance nationale de leur festival qui se prépare.
Lors de l’audience, SM Serge Amougou qui était à la tête de la délégation a indiqué que «prendre en compte notre festival, c’est considérer la culture, c’est avoir une vision très poussée de ce que nous voulons faire pour pérenniser la culture ancestrale en pratiquant les rites, us et coutumes des Ekang en général, des Beti et des Mvog Manga en particulier. Nous voulons tenir à ce qu’il n’y ait pas la disparition des pratiques ancestrales. Notre identité culturelle doit être remarquée et remarquable ».
Cette reconnaissance nationale requiert plusieurs préalables. Marie Thierry Edjoa Akoa, directeur du patrimoine culturel au Minac a expliqué qu’il est nécessaire de disposer d’un ancrage historique culturel. La deuxième condition c’est la gouvernance communautaire. Il faut donc avoir une périodicité fixe connue, un comité d’organisation traditionnel légitime reconnu, une chefferie et la participation effective de toute la communauté.
Comme troisième critère, le festival doit être un concentré de patrimoine vivant avec des rites, danses, chants et savoir-faire originel d’art oratoire, la pharmacopée, la lutte traditionnelle, les contes en langue maternelle.
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Gaz domestique : 5 mesures gouvernementales pour rétablir l’approvisionnement

Dans une lettre circulaire signée le 23 septembre 2026, le ministre de l’Eau et de l’énergie, Gaston Eloundou Essomba fixe désormais des obligations précises aux différents acteurs, avec pour objectif de corriger les dysfonctionnements constatés et améliorer durablement la disponibilité du gaz domestique pour les consommateurs.
Gaston Eloundou Essomba, ministre en charge de l’Eau et de l’énergie (Minee) a publié le 23 septembre 2026, une lettre-circulaire fixant les prescriptions relatives à l’approvisionnement du marché national en gaz et pétrole liquéfié (GPL). Cette note ministérielle fait suite à de nombreux dysfonctionnements qui perturbe les approvisionnements depuis plusieurs semaines.
Pour mettre un terme à ces dysfonctionnements et garantir un approvisionnement régulier du marché national en GPL et assurer la disponibilité du produit dans les points de vente, le membre du gouvernement prescrits 5 mesures.
D’abord, le strict respect par les importateurs du calendrier prévisionnel des livraisons, tel qu’arrêté par le Comité mensuel de suivi du marché du GPL. Ensuite, le membre du gouvernement prescrit le paiement effectif des factures relatives aux importations du GPL dans le strict respect des délais contractuels.
La répartition des cargaisons de GPL par la Société camerounaise des dépôts pétroliers (SCDP), conformément aux parts de marché de chaque marketer et dans le respect des contrats commerciaux qui ont une prééminence sur les partes de marché. Le Minee recommande la priorisation de la réception des importations destinées aux pays voisins et enfin, Gaston Eloundou Essomba recommande l’obligation pour les sociétés agrées à l’exercice de distribution du GPL de disposer au préalable d’un parc d’au moins 10 000 bouteilles avant tout enlèvement dudit produit à destination des points consommateurs.
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