Actualités locales
Lutte pour la vice-présidence anglophone
L’avocat au barreau du Cameroun et défenseur des droits de l’homme soutient qu’il est légitime que ce poste nouvellement créé revienne à un camerounais originaire du Nord-Ouest ou du sud-ouest.
Lire ici son plaidoyer :
Beaucoup d’anglophones se sentent aujourd’hui frustrés, marginalisés, inouïs et épuisés politiquement. Des années de crise, de violence, de confiance brisée, de sous-représentation et de promesses non tenues ont laissé beaucoup se demander si la participation au système politique actuel compte toujours.
Certains ont complètement perdu espoir. D’autres croient de plus en plus que l’inclusion institutionnelle au Cameroun n’est plus possible. Pourtant, malgré ces frustrations, les anglophones ne devraient pas abandonner complètement la conversation autour de la vice-présidence.
Le débat sur un vice-président ne concerne pas seulement les titres ou les positions. Il s’agit fondamentalement de reconnaissance, d’inclusion, d’équilibre, de visibilité et d’appartenance nationale. Il s’agit de faire en sorte que chaque composante du Cameroun se sente représentée au plus haut niveau de l’autorité de l’État.
Historiquement, de nombreux anglophones ont plaidé pour des mécanismes capables de protéger les fondements bilingues et biculturels du Cameroun. Une vice-présidence correctement structurée, soutenue par des pouvoirs constitutionnels significatifs, des garanties institutionnelles et des responsabilités clairement définies pourrait devenir l’un des instruments capables de rassurer les communautés marginalisées sur le fait qu’elles restent des parties prenantes égales dans le projet national.
Abandonner entièrement signifierait abandonner la lutte pour des réformes institutionnelles capables de promouvoir l’inclusion, la confiance et la cohésion nationale. Ce que les anglophones devraient rejeter, ce n’est pas le principe de la représentation, mais la représentation symbolique sans substance.
Le véritable débat devrait donc se concentrer sur : Les pouvoirs constitutionnels rattachés à la fonction ; Garanties contre la marginalisation et l’exclusion; Respect de la décentralisation et de l’autonomie régionale ; Égalité d’accès aux chances et aux institutions de l’État; Protection du système de common law et du patrimoine éducatif anglo-saxon ; L’inclusion politique basée sur le mérite, la compétence et l’équité; Et le rétablissement de la confiance entre les citoyens et l’État.
Le Cameroun ne peut pas parvenir à une paix durable ou à une véritable unité nationale si d’importantes pans de la population continuent de se sentir exclues de la gouvernance, de la prise de décisions et des opportunités nationales. Parallèlement, les anglophones doivent continuer à investir dans l’engagement civique, le leadership, l’éducation, l’autonomisation économique, la participation démocratique et le dialogue constructif. Le changement politique est souvent lent, imparfait et frustrant, mais l’histoire montre à maintes reprises qu’un engagement soutenu permet souvent d’atteindre plus que le retrait total.
L’avenir du Cameroun ne doit pas se construire sur la domination, l’exclusion ou le symbole politique, mais sur le partenariat, la justice, l’égalité, le respect mutuel et l’inclusion véritable.
La demande d’une représentation significative n’est donc pas un signe de faiblesse. C’est une aspiration démocratique légitime ancrée dans le désir de construire un Cameroun où chaque citoyen se sent vu, entendu, respecté, protégé et valorisé. La lutte pour une inclusion significative doit se poursuivre – pacifiquement, stratégiquement, démocratiquement et avec espoir.
Parce qu’un Cameroun qui travaille pour tous ses citoyens reste possible.
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Actualités locales
Campagne de recouvrement des factures 2026
La Cameroon Water Utilities Corporation (CAMWATER) a annoncé le lancement d’une grande campagne de recouvrement des factures impayées du 1er juin au 31 août 2026. L’entreprise publique invite ses abonnés à régulariser rapidement leur situation afin d’éviter toute suspension de la fourniture en eau potable.
Dans un communiqué daté du 29 mai et adressé à ses abonnés, la CAMWATER informe qu’une vaste opération de recouvrement sera menée sur toute l’étendue du territoire national du 1er juin au 31 août 2026.
L’entreprise en charge de la distribution de l’eau potable au Cameroun appelle les consommateurs concernés à procéder, dans les meilleurs délais, au règlement de leurs factures impayées auprès des agences commerciales, des centres CAMWATER ou encore via les partenaires agréés.
Cette campagne vise notamment à limiter les impayés et à assurer la continuité du service public de distribution d’eau potable. La société prévient par ailleurs que les abonnés en situation d’impayés s’exposent à une suspension de leur fourniture en eau en cas de non-régularisation.
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Hommage de Macky Sall à Abdoulaye Wade
À l’occasion de la célébration du centenaire de l’ancien président de la République Abdoulaye Wade, son successeur à la tête du Sénégal lui a rendu un hommage.
Macky Sall a salué le parcours exceptionnel de Abdoulaye Wade qui marqué l’histoire du Sénégal et de l’Afrique.
« En ce 29 mai, marquant son 100e anniversaire, je salue avec respect le Président Abdoulaye Wade, dont le parcours exceptionnel a marqué l’histoire du Sénégal et de l’Afrique », a écrit Macky Sall.
Ce vendredi 29 mai 2026, Abdoulaye Wade a exactement 100 ans. Il est né à cette même date en 1926 à Saint-Louis dans le nord du Sénégal.
« Son engagement, sa vision et son attachement à la démocratie laisseront une empreinte durable pour la postérité. Je lui adresse tous mes vœux de paix, santé, et de bonheur. Joyeux anniversaire, Monsieur le Président ! », a ajouté Macky Sall.
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Rapatriement des réfugiés centrafricains au Cameroun
Le rapatriement volontaire des réfugiés centrafricains actuellement accueillis au Cameroun devrait débuter dans les prochains jours.
Ce sujet a été abordé lors d’une audience accordée par le ministre de l’Administration territoriale, Atanga Nji Paul, à la représentante résidente du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés au Cameroun, Yvette Muhimpundu, le 29 mai 2026, au siège du MINAT à Yaoundé.
Au cours de cette rencontre, les deux responsables ont examiné les progrès accomplis pour assurer le bien-être des réfugiés au Cameroun et évalué les efforts déployés en matière de protection des réfugiés. Mme Muhimpundu a salué l’hospitalité et l’engagement constants du gouvernement camerounais en faveur de la protection des réfugiés depuis plus de dix ans.
Les discussions ont également porté sur les mesures pratiques à prendre pour faciliter le retour volontaire des réfugiés centrafricains qui ont exprimé le souhait de rentrer dans leur pays. Le Cameroun est l’un des principaux pays d’accueil de réfugiés, offrant protection et assistance à des milliers de personnes fuyant les conflits et l’insécurité des pays voisins, notamment la République centrafricaine et le Nigéria.
Au Cameroun, la région de l’Est accueille actuellement environ 348 000 Centrafricains installés sur plusieurs sites répartis dans cette partie du pays. Ce sont les chiffres de la dernière fiche d’information sur la situation humanitaire du Cameroun, produite par l’Union européenne (UE) en 2023.
Ce sont les affrontements entre groupes armés en République centrafricaine, qui ont forcé plusieurs civiles à traverser la frontière pour se réfugier au Cameroun. Dès les premières années de cette migration, entre 2005 et 2007, le nombre de ces réfugiés était évalué à près de 26 000 personnes, selon le Haut-commissariat des nations unies pour les réfugiés (HCR).
En rappel, le Cameroun, la Centrafrique et le HCR ont, en fin juin 2016, signé un accord fixant le cadre juridique sur le retour volontaire des réfugiés centrafricains établis dans le premier pays cité.
« Le caractère libre et volontaire du rapatriement doit être vérifié pour toutes les personnes impliquées dans les opérations qui seront mises en œuvre. Ceux des réfugiés centrafricains qui ne se sentiront pas prêts à regagner leur pays d’origine conserveront leur statut de réfugié et la protection des autorités camerounaises », peut-on lire dans ledit document.
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