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Endettement : le Cameroun pourrait emprunter jusqu’à 7689 milliards de FCFA entre 2026 et 2028

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Endettement : le Cameroun pourrait emprunter jusqu’à 7689 milliards de FCFA entre 2026 et 2028
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(Investir au Cameroun) – Au cours des trois prochaines années, le gouvernement camerounais devrait davantage recourir à l’endettement pour réaliser ses objectifs budgétaires. En effet, la Caisse autonome d’amortissement (CAA), le gestionnaire de la dette publique au Cameroun, évalue à 7689 milliards de FCFA les besoins financiers de l’Etat entre 2026 et 2028.

A titre de comparaison, cette enveloppe correspond à 87,2% du budget de l’Etat pour l’année 2026, équilibré en recettes et dépenses à 8816,4 milliards de FCFA. Elle représente également 49,87% de l’encours de la dette publique du Cameroun à fin mars 2026, estimé à 15 416 milliards de FCFA.

Sur le besoin global de 7689 milliards de FCFA de la période 2026-2028, rappelle la note de conjoncture sur la dette publique du Cameroun à fin mars 2026, une première tranche de 3197 milliards de FCFA devrait être mobilisée au cours de l’exercice budgétaire courant, conformément à la loi de finances 2026. Autrement dit, en 2027 et 2028, l’Etat du Cameroun devrait encore emprunter auprès des détenteurs de capitaux près de 4500 milliards de FCFA pour satisfaire intégralement ses besoins de financements.

Risque de surendettement élevé

En dépit de ce recours prononcé à l’endettement, la CAA rassure : les emprunts projetés entre 2026 et 2028 devraient « maintenir la dette publique du Cameroun viable, avec un risque de surendettement qui reste moyennement élevé ». Cette posture optimiste est différente des craintes exprimées par le Fonds monétaire international (FMI) et la Banque africaine de développement (BAD).

En effet, depuis quelques années, ces deux bailleurs de fonds classent le Cameroun parmi les pays affichant un risque de « surendettement très élevé ». Ceci, au regard de l’accélération du rythme d’endettement du pays des années après 2006. Cette date est celle de l’admission du Cameroun à l’Initiative pays pauvres très endettés (PPTE), offre des bailleurs de fonds internationaux qui avait consisté en une remise sous conditions de la dette de certains Etats, considérés comme étant littéralement étranglés par l’étau de l’endettement public.

Malgré cette alerte du FMI et de la BAD, les autorités camerounaises défendent leur posture de viabilité de la dette publique, se fondant sur les critères de surveillance multilatérale en vigueur dans la Cemac, communauté économique regroupant le Cameroun, le Congo, le Gabon, la Guinée équatoriale, le Tchad et la République centrafricaine (RCA).

Un enjeu au-delà du ratio dette-PIB

« Les cibles fixées à fin 2028, en cohérence avec le programme de convergence multilatérale de la sous-région Cemac, sont définies comme suit : un ratio de dette publique et à garantie publique au plus égal à 50% du PIB – soit 20% en dessous du seuil de tolérance de 70% admis dans la Cemac, NDLR – une composition du portefeuille de dette de 75% de dette extérieure – dont 25% libellé en Dollar – et 25% de dette intérieure ; une part de dette intérieure à court terme au plus égale à 10% ; une part de dette à taux d’intérêt variable inférieure à 20% du portefeuille total de la dette publique – prise en compte des décaissements et des SEND –  une maturité moyenne du portefeuille de la dette de l’administration centrale d’au moins 12 ans, dont 5 ans pour la dette intérieure avec un taux d’intérêt moyen inférieur à 3% », détaille la CAA.

Au demeurant, pour certains analystes des finances publiques, l’enjeu auquel font face les autorités camerounaises aujourd’hui pour une gestion efficiente des ressources financières de l’Etat n’est plus seulement celui de la maîtrise de l’endettement public, de sorte qu’il reste en dessous des principaux seuils d’alerte édictés par la Cemac.

L’enjeu s’étend désormais à la maîtrise des arriérés de paiement qu’accumule le Trésor public – plus de 1000 milliards de FCFA à fin mars 2026 – aux difficultés d’absorption de certains financements que traduit l’accumulation des soldes engagés non décaissés – environ 5044,6 milliards de FCFA au premier trimestre 2026 – aux conditions du marché des capitaux devenues de plus en plus rigides, mais surtout à la capacité réelle des pouvoirs publics à transformer l’endettement en actifs productifs.

Brice R. Mbodiam

Lire aussi:

18-05-2026 - Dette publique : le Cameroun dispose d’une marge supplémentaire de 18 000 milliards de FCFA d’ici 2030

18-05-2026 - Biens et services : à fin mars 2026, l’État cumule plus de 520 milliards de FCFA d’impayés auprès de ses prestataires

18-05-2026 - Risque souverain : PPP, SEND, restes à payer… accentuent la pression sur le Cameroun

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passation de service entre Ousmane Sonko et le nouveau PM Al Aminou Lo

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passation de service entre Ousmane Sonko et le nouveau PM Al Aminou Lo
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Le nouveau Premier ministre du Sénégal, chef du gouvernement Ahmadou Al Aminou Lo a officiellement pris services.

La passation de services avec l’ancien locataire de la Primature a eu lieu ce vendredi 29 mai 2026.

Cérémonie sobre et républicaine qui s’est déroulée en présence des proches collaborateurs des deux personnalités.

Ousmane Sonko quitte donc la tête du gouvernement après deux ans de compagnonnage avec le président de la République Bassirou Diomaye Faye.

Quatre jours après son limogeage du gouvernement sénégalais, Ousmane Sonko a été réintégré comme député et élu président de l’Assemblée nationale.

 

Sénégal : passation de service entre Ousmane Sonko et le nouveau PM Al Aminou Lo

Sénégal : passation de service entre Ousmane Sonko et le nouveau PM Al Aminou Lo

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le ministère des Transports engage une vaste opération d’assainissement

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le ministère des Transports engage une vaste opération d’assainissement
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Au Cameroun, le ministère des Transports a annoncé des mesures fermes contre l’usage frauduleux du pavillon camerounais par plusieurs navires opérant en violation des réglementations nationales et internationales. Cette opération d’assainissement vise à préserver la crédibilité du Cameroun sur la scène maritime internationale.

Dans un communiqué publié ce 29 mai, le ministre des Transports, Jean Ernest Ngallé Bibéhè, agissant en qualité d’Autorité maritime, a informé l’opinion nationale et internationale du lancement d’une opération d’assainissement du pavillon camerounais, conformément aux instructions du Premier ministre, chef du gouvernement.

Les investigations menées par les services compétents du ministère ont révélé plusieurs irrégularités dans le secteur maritime. Selon le communiqué, de nombreux navires exploitent frauduleusement le pavillon camerounais, en violation des textes nationaux et des conventions internationales en vigueur. Certains de ces bâtiments feraient également l’objet de sanctions internationales.

Le ministère souligne par ailleurs que plusieurs navires radiés des registres d’immatriculation du Cameroun continuent néanmoins d’opérer à l’aide d’identifiants radioélectriques délivrés par l’État camerounais.

Autre dérive relevée, l’existence de plusieurs sites internet, basés au Cameroun et à l’étranger, qui attribueraient illégalement le pavillon camerounais à des navires en dehors de tout cadre réglementaire.

Face à cette situation, le ministre des Transports indique avoir procédé à la radiation et à la dénonciation des navires impliqués. Les autorités nationales et internationales compétentes ont également été saisies afin de mettre en œuvre des mesures appropriées pour mettre un terme définitif à ces pratiques frauduleuses.

Le ministère appelle enfin à la collaboration des administrations concernées, des partenaires institutionnels et des acteurs du secteur maritime afin d’assurer le succès de cette opération et de préserver l’image et la crédibilité du Cameroun dans le domaine maritime international.

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FOCACO répond à Shanda Tonme sur l’arnaque

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FOCACO répond à Shanda Tonme sur l’arnaque
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 DROIT DE RÉPONSE DE LA FONDATION CAMEROUNAISE DES CONSOMMATEURS – FOCACO 

Suite à la publication « Arnaque et d’extorsion des fonds : Shanda Tonme saisit Atanga Nji sur le cas Focaco » du 29 mai 2026 sur http://ActuCameroun.com

 

À l’attention de : 

  1. Monsieur le Directeur de Publication d’ Actu Cameroun.com
  2. Monsieur Shanda TONME, Médiateur Universel, Président de COMICODI, Président du MPDR
  3. Copie : Monsieur le Ministre de l’Administration Territoriale

 

Monsieur le Directeur de Publication, 

Monsieur le Médiateur Universel,

 

J’ai pris connaissance avec la plus grande indignation de la correspondance de Monsieur Shanda TONME datée du 29 mai 2026, publiée intégralement par votre site, m’imputant personnellement ainsi qu’à la FOCACO des faits d’une gravité extrême : « entreprise d’arnaque », « braquage en règle », « voyous », « charognards », « piètres cols blancs ratés tapis dans des couloirs obscurs ».

En application de l’article 13 de la Loi N°90/052 du 19 décembre 1990 sur la communication sociale au Cameroun et des usages de la presse, la FOCACO, association légalement constituée, exerce son droit de réponse pour rétablir la vérité du droit et des faits.

  1. SUR L’ILLÉGALITÉ DES QUALIFICATIONS D’« ARNAQUE » ET D’« EXTORSION »

 

Accuser une association de défense des consommateurs d’« extorsion des fonds » au sens de l’article 304 du Code pénal, sans la moindre preuve, relève de la dénonciation calomnieuse punie par la loi.

La FOCACO n’a jamais sollicité un franc CFA à CERISE EXPRESS. Notre communiqué du 23 mai 2026 est une mise en demeure légale, strictement fondée sur la Loi N°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur :

– Art 7 et 9 : Le service fourni doit être conforme à ce qui a été convenu lors de l’achat. Or les voyageurs subissent des changements d’horaires unilatéraux.

– Art 20 : Interdiction des pratiques commerciales agressives. Or les surclassements forcés sous menace de non-départ sont documentés.

– Art 23 : Droit à réparation pour tout préjudice subi. Nous demandons le remboursement des sommes indûment perçues aux consommateurs, non à la FOCACO.

– Art 2 al.1 : Notre mission légale est de « défendre, promouvoir et protéger les intérêts des consommateurs ».

Parler de « braquage » quand on exige justice pour le consommateur est une inversion accusatoire grotesque.

 

  1. SUR LA LÉGITIMITÉ DE L’ALERTE PUBLIQUE ET LA LIBERTÉ DE COMMUNICATION

Monsieur Shanda TONME vilipende « des méthodes de voyous ». La Loi 90/052 du 19 décembre 1990 consacre pourtant la liberté de communication sociale comme liberté fondamentale. La FOCACO use de cette liberté pour alerter, conformément à l’article 4 de la loi 2011/012 qui garantit au consommateur le droit d’être informé et d’être entendu.

Qualifier de « charognards » ceux qui relaient des dizaines de témoignages, reçus et captures d’écran de voyageurs humiliés, c’est choisir l’omerta au détriment de l’État de droit. Préférez-vous le silence complice ? Le consommateur camerounais n’est pas un sujet passif dont on méprise la parole dès que le paiement est encaissé.

Fait à Douala, le 29 mai 2026 

 

Alphonse AYISSI ABENA 

Président Exécutif 

Fondation Camerounaise des Consommateurs – FOCACO 

 

Pièces jointes : Communiqué FOCACO du 23/05/2026 + Dossier témoignages CERISE EXPRESS VIP

 

 

COMMUNIQUÉ DE DÉNONCIATION-FOCACO 

 

Objet : CERISE EXPRESS  – Quand le « VIP » devient mépris du client !

-À l’attention de la Direction de CERISE EXPRESS VIP

-Aux voyageurs camerounais

La Fondation camerounaise des consommateurs – FOCACO a reçu ces dernières semaines des dizaines de témoignages de voyageurs écœurés par les pratiques de l’agence CERISE EXPRESS VIP sur l’axe Douala-Yaoundé.

On ne parle pas d’un retard isolé. On parle d’un système où la parole donnée ne vaut rien, et où le client est traité comme *une personne réduite au silence, ignorée dès que le paiement est encaissé*.

Ce que vivent les voyageurs

  1. Changements d’horaires unilatéraux et sans information

Les heures de départ annoncées sont modifiées sans préavis. Les voyageurs qui se présentent à l’heure convenue découvrent que le bus est déjà parti, sans appel, SMS ou explication.

  1. Surclassements forcés et hausses de prix imposées

Des places achetées à un tarif et dans une classe donnée sont remplacées à l’agence par des options plus chères, sous peine de ne pas voyager. Le choix initial du client n’est pas respecté.

  1. Absence de service après-vente et de responsable identifiable

Face aux réclamations, les clients se heurtent à l’absence de responsable, à des réponses évasives et à un manque de suivi. Aucune solution n’est proposée.

  1. Communication inadéquate avec les voyageurs

Les échanges avec certains agents manquent de courtoisie et d’empathie, particulièrement envers les familles et les personnes âgées laissées dans l’attente.

Ce que dit la loi

Ces pratiques sont contraires à la Loi n°2011/012 du 06 mai 2011 portant protection du consommateur :

– Art. 7 et 9 : Le service fourni doit être conforme à ce qui a été convenu lors de l’achat.

– Art. 20 : Les pratiques commerciales agressives visant à imposer un produit ou service sont interdites.

– Art. 23 : Le consommateur a droit à réparation pour tout préjudice subi.

Se dire « VIP » crée une attente de qualité. Or les faits rapportés sont en deçà des standards attendus. Le nom ne suffit pas, il faut l’attitude qui va avec.

Ce que demande la FOCACO

À CERISE EXPRESS VIP:

  1. Mettre en place un système d’alerte pour informer les clients de tout changement d’horaire au moins 2h avant le départ.
  2. Respecter la classe et le tarif payés lors de la réservation, sans surclassement imposé.
  3. Désigner un responsable SAV identifiable et disponible en agence.
  4. Présenter des excuses publiques et procéder au remboursement des sommes indûment perçues.

Aux voyageurs :

– Conservez vos reçus, billets et captures d’écran. Ce sont vos preuves.

– Refusez tout paiement supplémentaire non prévu au contrat initial.

– Signalez tout abus à la FOCACO via WhatsApp au : (+237) 699528706

Notre engagement

Si aucune correction n’est constatée sous 15 jours, la *Fondation camerounaise des consommateurs – FOCACO* saisira officiellement le *MINCOMMERCE* et le *Ministère des Transports*, et rendra publics les dossiers documentés avec preuves à l’appui.

Le respect de l’heure, du prix payé et de la dignité du voyageur n’est pas négociable.

Fait à Douala, le 23 mai 2026 

Alphonse AYISSI ABENA 

Président exécutif FOCACO

FOCACO FOCACO FOCACO FOCACO

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