Qui aurait parié sur un tel scénario au Caire ? Battu à l’aller en Algérie, Zamalek pensait pouvoir renverser l’USM Alger dans son stade bouillant. Mais après une finale irrespirable et une séance de tirs au but interminable, le club algérien a fini par arracher la Coupe de la CAF au terme d’une soirée électrique.
L’USM Alger résiste à l’enfer du Caire
Le a remporté la Coupe de la CAF après une finale retour étouffante face au . Les Algériens se sont imposés au bout du suspense lors de la séance des tirs au but au Stade International du Caire.
Le décor était planté dès les premières minutes. Les Égyptiens, battus 1-0 à l’aller en Algérie, ont attaqué la rencontre avec une agressivité presque désespérée. Pas le choix, en réalité. Il fallait frapper vite, très vite.
Et le plan a fonctionné.
Dès la 5e minute, Oday Dabbagh transforme un penalty et relance totalement cette finale. Le stade explose. Les tribunes rugissent. Pendant quelques instants, on avait presque l’impression que le match allait basculer dans une démonstration du Zamalek.
Un début de match brutal pour Che Malone et l’USM Alger
Le défenseur camerounais et ses partenaires ont souffert dans l’entame. Les vagues blanches arrivaient de partout. Hossam Abdelmaguid et les siens jouaient chaque ballon comme si leur saison entière en dépendait.
Soyons honnêtes : beaucoup d’équipes africaines auraient craqué dans une telle ambiance.
Mais l’USM Alger n’a jamais totalement perdu le fil. Malgré la pression, les Algériens ont continué à se procurer des situations dangereuses. Il y avait de la nervosité, évidemment, mais aussi cette forme de calme étrange que certaines équipes développent dans les grands rendez-vous.
Che Malone, lui, a sorti un match de patron.
Le Camerounais a multiplié les interventions importantes dans sa surface. Des duels rugueux. Des relances propres malgré le pressing égyptien. Ce genre de prestation qu’on remarque surtout quand le match devient chaotique.
Une finale de Coupe de la CAF tendue jusqu’au bout
Le rythme ne retombait jamais. Un vrai combat de nerfs.
À y regarder de plus près, cette finale ressemblait davantage à une partie d’échecs sous tension qu’à un simple match de football. Chaque erreur pouvait coûter un trophée continental.
En seconde période, le Zamalek a encore augmenté l’intensité. Les Égyptiens voulaient éviter une prolongation à tout prix. Le technicien sénégalais a alors réajusté son organisation tactique pour calmer les espaces.
Et c’est justement là que l’USM Alger a montré son expérience.
Le club algérien a plié. Plusieurs fois même. Pourtant, il n’a jamais complètement rompu. Les attaquants du Zamalek poussaient, les centres s’enchaînaient, mais Benbot tenait bon derrière sa défense.
D’ailleurs, contrairement à ce qu’on entend souvent, les grandes finales africaines ne sont pas toujours fermées ou brouillonnes. Celle-ci avait du rythme, de la tension et surtout une vraie intensité émotionnelle. Chaque duel semblait chargé d’électricité.
Une séance de tirs au but interminable
Après le temps réglementaire, les deux équipes restaient à égalité sur l’ensemble des deux rencontres. Impossible de les départager.
Alors la finale de cette Coupe de la CAF s’est jouée à la loterie des tirs au but. La fameuse. Celle qui transforme parfois des héros en silhouettes abattues en quelques secondes.
Les tireurs des deux camps ont longtemps tenu. Puis la tension est devenue presque irrespirable au Stade International du Caire.
Finalement, le capitaine du Zamalek, Shehata, manque le cadre face à Benbot. Le ballon s’envole. Et avec lui, les derniers espoirs égyptiens.
Score final de la séance : 8 tirs au but à 7 pour l’USM Alger.
Les joueurs algériens s’effondrent de joie sur la pelouse cairote. Certains pleurent. D’autres restent figés, comme incapables de réaliser ce qu’ils viennent d’accomplir.
Che Malone décroche enfin son premier titre continental
Pour Che Malone, cette victoire a forcément une saveur particulière. Le défenseur camerounais remporte sa première Coupe de la CAF après l’échec vécu la saison dernière avec en finale.
Ce genre de revanche silencieuse marque souvent une carrière.
L’USM Alger, de son côté, ajoute un deuxième sacre continental à son histoire après celui décroché en 2023. Le club algérien signe même un doublé cette saison après avoir remporté également la Coupe d’Algérie.
Dans les couloirs du stade, bien après le coup de sifflet final, certains supporters continuaient encore de chanter. Comme si personne ne voulait vraiment quitter cette nuit devenue historique pour le football algérien.
