Connect with us

Actualités locales

Richard Siayojie, le Camerounais qui veut réécrire les règles de la vente en Afrique

Published

on

Richard Siayojie, le Camerounais qui veut réécrire les règles de la vente en Afrique
Spread the love

(Investir au Cameroun) – Dans les images diffusées par son équipe, Richard Siayojie apparaît souvent au centre d’une salle, entouré de commerciaux, de dirigeants ou d’étudiants. À Douala, Dakar, Nairobi ou Paris, le décor change, mais la mise en scène demeure : un homme face à un auditoire, venu défendre une idée simple et ambitieuse — la vente ne serait pas seulement une technique de persuasion, mais une fonction stratégique, parfois décisive, dans la performance des entreprises africaines.

Né en 1980 à Njombé, au Cameroun, Richard Siayojie construit son récit autour d’une scène fondatrice. À 14 ans, faute de moyens pour s’acheter des chaussures, il commence à vendre des bananes et des avocats. L’année suivante, il vend des chaussures à Bafoussam. Plus tard, master en poche, il devient motoboy à Douala, avant d’occuper plusieurs fonctions commerciales : chargé d’études économiques et sociales chez Studies & Surveys, responsable marketing et commercial aux Carrières du Moungo, puis Country Sales Manager chez Razel Cameroun entre 2015 et 2021.

Depuis 2022, Richard Siayojie dirige Projection Company, cabinet présenté comme spécialisé dans la formation et l’accompagnement des forces de vente. Son profil LinkedIn mentionne également des certifications en coaching et en accompagnement managérial, associées notamment à John C. Maxwell, Ilead et ComColors. Cette trajectoire, entre vente de rue, grands comptes, certifications et entrepreneuriat, nourrit son positionnement. Siayojie ne veut pas seulement former des commerciaux ; il veut fabriquer une catégorie : les « Vendeurs de Race ». L’expression, forte et presque martiale, n’est pas neutre. Elle traduit une vision de la vente comme discipline d’endurance, de méthode et de transformation personnelle.

Le client-roi comme doctrine

Au cœur de son approche se trouve le « King Selling ». Selon Richard Siayojie, le vendeur doit analyser le marché, identifier les problèmes, trouver des solutions, vendre au bon moment, puis servir le client « comme un roi ». Le client devient le « King » ; l’entreprise n’impose plus seule ses règles, elle doit composer avec celles de l’acheteur.

Le déclic, dit-il, vient d’une expérience ordinaire de service mal rendu. Dans un supermarché de Douala, une caissière refuse de le servir parce qu’il n’a pas de monnaie. Dans un restaurant, une serveuse rejette sa proposition de garder la monnaie. Plus tard, en France, un serveur lui demande ce qu’il peut faire pour lui « faire plaisir ». Siayojie oppose alors deux expériences de service : l’une vécue comme indifférente, l’autre comme attentionnée. De là naît, selon son récit, l’idée d’une méthode destinée à replacer le client au centre.

Les chiffres avancés par son organisation donnent l’échelle de l’ambition : plus de 3 000 vendeurs formés, plus de 300 directeurs généraux coachés, plus de 500 femmes dirigeantes formées et plus de 100 000 personnes « impactées au quotidien ». Projection Company met aussi en avant une vingtaine d’ouvrages, dont 10 disponibles en version physique. À cela s’ajoute un classement Favikon, qui le présente en 2025-2026 comme Top 1 au Cameroun, Top 2 en Afrique et 22e mondial des experts en vente dans les régions francophones.

Ces données suggèrent une visibilité importante. Elles relèvent toutefois, en l’état, de la communication de son écosystème et ne valent pas audit indépendant. Leur portée dépendrait d’éléments encore à documenter : bases de calcul, périodes de référence, méthodologie de classement, nature exacte des formations et mesure réelle de l’impact revendiqué.

Son influence se lit aussi dans plusieurs terrains d’intervention cités par son équipe : accompagnement de vendeurs de Tractafric Cameroun, Sales Campus chez Tractafric Groupe en 2023, formations chez Boissons du Cameroun en 2025, conférences à Nairobi, Dakar et Paris, initiation d’étudiants à la vente à l’IUC Douala. Sa présence est revendiquée au Cameroun, en Côte d’Ivoire, au Sénégal, au Gabon et au Kenya.

Des résultats annoncés, une méthode encore à objectiver

Reste la question, toujours délicate, de l’impact. Dans l’univers du conseil, les promesses abondent ; les résultats, eux, se vérifient souvent dans le silence des bilans commerciaux, des tableaux de bord internes et des réunions de direction. Richard Siayojie le sait. Pour défendre la méthode Projection Company, il ne s’appuie plus seulement sur les indicateurs produits par son cabinet. Il laisse désormais parler certains de ceux qui l’ont mandaté.

À commencer par Moïse Ebele, directeur général par intérim de Tractafric Equipment. Lorsque l’entreprise fait appel à Projection Company, elle traverse, selon les éléments communiqués, une séquence commerciale exigeante, marquée par des difficultés de terrain et des performances à redresser. La collaboration s’installe dans la durée, d’abord au Cameroun, puis au Gabon, pendant plus d’un an.

« Nous avons constaté une amélioration notable des performances de nos équipes commerciales, ainsi qu’une progression tangible de notre chiffre d’affaires », affirme le dirigeant. Tractafric Equipment dit avoir prolongé l’expérience jusqu’à fin 2025, ce qui suggère au moins une satisfaction durable du client.

Chez SECA Cameroun, le registre est similaire. Depuis 2023, l’entreprise s’appuie sur Richard Siayojie pour renforcer son efficacité commerciale. Fadimatou Aboubakary, cheffe du département administration et ressources humaines (ARH), attribue aux actions engagées une progression du chiffre d’affaires.

« Nous avons notamment enregistré une augmentation de notre chiffre d’affaires de plus de 20 %, directement liée aux actions mises en place », avance-t-elle. La formulation est forte. Elle doit cependant être lue pour ce qu’elle est : un témoignage client, non une évaluation indépendante.

La réputation de Projection Company traverse les océans. Yves Toucasse, CEO de ChallengePlus, société canadienne spécialisée dans la production et la commercialisation du logiciel de gestion du même nom, dit avoir renouvelé à deux reprises sa confiance au cabinet. Son mandat : structurer une force de vente pour accompagner l’expansion de l’entreprise au Cameroun, du recrutement à la formation, jusqu’à l’accompagnement terrain, en présentiel comme à distance.

« Grâce à cet accompagnement, nous avons enregistré des résultats significatifs en matière de performance commerciale, de closing et de capacité de persuasion », soutient le dirigeant canadien.

Ces déclarations donnent davantage de consistance opérationnelle au récit de Projection Company. Elles montrent que la méthode de Siayojie a été mobilisée par des entreprises identifiables, sur des problématiques commerciales concrètes. Elles ne constituent toutefois pas, à elles seules, une validation indépendante du« King Selling ». Les documents disponibles ne détaillent pas les bases de calcul, les périodes retenues, ni l’ensemble des facteurs externes susceptibles d’avoir influencé les performances observées : évolution du marché, recrutement, politique tarifaire, conjoncture sectorielle, dynamique interne ou investissement commercial parallèle.

C’est ici que se dessine la tension centrale du parcours de Richard Siayojie. Il veut bâtir une méthode, mais son dispositif repose encore fortement sur sa parole, son charisme et son récit. Il se présente comme coach, stratège, inventeur, conférencier, auteur et enseignant. Cette pluralité renforce sa marque personnelle, mais pose une question essentielle : le« King Selling »peut-il devenir un standard reproductible indépendamment de son fondateur ? Ou reste-t-il une méthode incarnée, performante surtout lorsqu’elle est portée par lui ?

Autre tension : son discours emprunte au développement personnel autant qu’à l’ingénierie commerciale. Il parle de passion, de « virus », de destinée, de conquête. Ces images mobilisent. Elles peuvent aussi brouiller l’analyse. Dans les entreprises, la vente ne dépend pas seulement de la motivation des équipes ; elle dépend aussi des prix, des circuits de distribution, du pouvoir d’achat, de la logistique, de la qualité du produit, de la concurrence, du crédit client, de la confiance et parfois de la réglementation.

Le risque serait donc de faire porter au vendeur seul la responsabilité d’un système commercial plus vaste.

Donner un langage à ceux qui vendent

Pour autant, l’apport de Siayojie ne doit pas être minimisé. Dans des économies africaines où beaucoup d’entreprises investissent davantage dans la production que dans la structuration commerciale, son insistance sur la vente comme fonction stratégique touche un point sensible. Il rappelle que le client n’est pas une conséquence de l’activité, mais sa condition.

Son positionnement s’inscrit aussi dans une dynamique plus large : professionnalisation des métiers commerciaux, montée du coaching d’affaires, digitalisation de la relation client, valorisation des compétences comportementales, inclusion des jeunes et des femmes. Le « King2B » qu’il théorise — cette idée que le client impose désormais ses règles à l’entreprise — correspond à une réalité renforcée par les réseaux sociaux, la comparaison permanente des offres et la circulation rapide des réputations.

Richard Siayojie apparaît ainsi comme un entrepreneur de méthode autant que comme un entrepreneur de récit. Il a compris qu’en Afrique, vendre ne suffit plus ; il faut aussi donner à ceux qui vendent un langage, une dignité professionnelle, une communauté et une perspective.

Sa force est d’avoir nommé un angle mort de la performance économique — la place de la vente dans la création de valeur —, de l’avoir structuré, puis d’avoir protégé auprès de l’OAPI certains éléments de son dispositif autour du « King Selling ». Les attestations de clients donnent de l’épaisseur à cette ambition. Elles ne démontrent pas encore une transformation systémique ; elles documentent, à ce stade, une satisfaction managériale et des effets commerciaux revendiqués par des entreprises utilisatrices. Désormais, son défi est de mesurer, formaliser et transmettre cette méthode au-delà de l’énergie personnelle qui la porte.

Pour devenir une école, le « King Selling » devra sortir du registre de la conviction, se doter d’indicateurs robustes et survivre à la présence de son fondateur. C’est à ce prix seulement que l’histoire personnelle d’un vendeur devenu formateur pourra prétendre devenir une méthode durable de performance commerciale africaine. Richard Siayojie n’en est pas encore là. Mais il a déjà l’essentiel : une audience, des clients, un récit et une intuition forte — en Afrique, la vente mérite d’être pensée comme une discipline économique à part entière.

Baudouin Enama

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Click to comment

Leave a Reply

Your email address will not be published. Required fields are marked *

Actualités locales

les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires

Published

on

les joueurs boycottent l’entraînement pour réclamer quatre mois de salaires
Spread the love

Le malaise est profond au sein de PWD de Bamenda. Le club camerounais traverse une crise interne majeure après que ses joueurs ont décidé de boycotter la séance d’entraînement prévue mardi matin afin de protester contre des arriérés financiers qui s’accumulent depuis plusieurs mois.

Selon les informations rapportées par le journaliste Afeseh Apong, les joueurs se sont présentés au stade de proximité de Bamenda comme prévu, mais ont refusé de prendre part aux exercices. Une action collective destinée à attirer l’attention de la direction sur leur situation. Les footballeurs réclament le paiement de quatre mois de salaires ainsi que trois primes de match toujours impayées.

La réaction du club ne s’est pas fait attendre. En réponse à ce mouvement de protestation, les joueurs se sont vu interdire l’accès au bus de l’équipe pour le trajet retour. Contraints de se débrouiller par leurs propres moyens, ils ont quitté les installations dans un climat particulièrement tendu, révélateur de la fracture grandissante entre l’effectif et les dirigeants.

Cette crise suscite d’autant plus d’interrogations que le président de PWD de Bamenda, Pascal Abunde, occupe également le poste de quatrième vice-président de la Fédération camerounaise de football (FECAFOOT). Une position qui rend cette affaire particulièrement sensible dans le paysage du football camerounais.

À quelques semaines de la reprise des compétitions et alors que le club cherche à retrouver de la stabilité sur le terrain, cette situation pourrait avoir de lourdes conséquences sur les performances sportives de l’équipe. Les supporters, eux, attendent désormais des réponses concrètes de la direction afin d’éviter que cette crise financière ne se transforme en véritable crise institutionnelle.

Le dossier est désormais suivi de près par les observateurs du football camerounais, qui s’interrogent sur la capacité du club à rétablir rapidement un climat serein au sein de son vestiaire.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

Camair-co à la traîne sur l’international, les compagnies étrangères captent plus de 1,3 million de passagers

Published

on

Spread the love

La compagnie nationale Camair-Co peine à s’imposer sur les lignes internationales, où les transporteurs étrangers captent plus de 1,3 million de passagers au Cameroun. Le marché est fortement dominé par des géants comme Ethiopian Airlines et Air France, qui tirent profit de la croissance continue du trafic passager dans les aéroports du pays.

Près de 16 compagnies internationales régulières desservent les aéroports de Douala et Yaoundé. Des acteurs comme Ethiopian Airlines et Air France se partagent la part du lion. La position de Camair-Co, l’étoile du Cameroun se concentre principalement sur son réseau domestique et quelques lignes sous-régionales (Libreville, Brazzaville, Kinshasa, Cotonou).

D’après les données des Aéroports du Cameroun (ADC), dix compagnies aériennes ont concentré l’essentiel du trafic passagers et fret au Cameroun en 2024. Une particularité se dégage sur le classement, le maintien de l’Etoile du Cameroun comme acteur central du réseau domestique, et la domination des transporteurs européens et africains sur les liaisons internationales.

Ethiopian Airlines

Avec 11 606 mouvements et 549 303 passagers, la compagnie nationale reste le leader de la desserte intérieure. Néanmoins, l’optimisation du taux de remplissage demeure un défi récurrent, reflétant les fragilités structurelles de la compagnie nationale. Le classement est dominé par Ethiopian Airlines, qui a transporté 291 763 passagers, en hausse de 13,9 %, confirmant son statut de principal acteur du trafic international au Cameroun. Elle est suivie de Brussels Airlines avec 258 856 passagers (+1,0 %) et d’Air France malgré son mauvais service avec 258 711 passagers (-3,1 %).

Derrière ce trio de tête figurent Asky Airlines (157 104 passagers), Turkish Airlines (115 607), Royal Air Maroc (94 851), Air Côte d’Ivoire (79 698), RwandAir (78 416), Kenya Airways (30 291), mince, ils sont vraiment tombés et Cronos Airlines (8 109 passagers).

L’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale

«Les 1,37 million de passagers transportés par les dix compagnies étrangères représentent autant d’opportunités commerciales qui échappent à Camair-Co. Si la compagnie nationale disposait d’une flotte plus importante, d’une meilleure régularité opérationnelle et de dessertes internationales plus nombreuses, elle pourrait capter une partie significative de ce marché. L’exemple d’Ethiopian Airlines est particulièrement révélateur. La compagnie éthiopienne a bâti un puissant hub africain à Addis-Abeba et transporte à elle seule près de 292 000 passagers au Cameroun. Elle illustre comment une compagnie africaine bien structurée peut dominer le trafic régional et international», analyse Shance Lion.

Pour ce lanceur d’alerte, le défi pour Camair-Co n’est donc plus seulement de maintenir sa position sur le réseau domestique, mais de conquérir une partie du marché international. Tant que les liaisons vers l’Europe, l’Afrique de l’Ouest, l’Afrique centrale et le Moyen-Orient resteront majoritairement exploitées par des compagnies étrangères, une grande partie de la valeur créée par le transport aérien camerounais continuera d’être captée hors du pays.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Actualités locales

André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale

Published

on

André Marc Emmanuel Yinda, nommé directeur général de Tradex Guinée Équatoriale
Spread the love

La décision a été prise ce mardi 9 juin 2026 à Douala, le temps d’une session extraordinaire. Il remplace à ce poste Alain Francis Ngondi Owona.

Du mouvement à la tête de Tradex Guinée Équatoriale. Actu Cameroun apprend la nomination ce mardi 9 juin 2026 d’André Marc Emmanuel Yinda au poste de Directeur Général de la filiale, en remplacement d’Alain Francis Ngondi Owona. Avant sa nomination, André Marc Emmanuel Yinda occupait jusqu’à cette nomination les fonctions de Conseiller Technique N°1 de TRADEX S.A. Il siégeait également aux Conseils d’administration de Tradex Tchad et Tradex RDC.

Âgé de 48 ans, le nouveau Directeur Général est un pur produit du Groupe camerounais, où il cumule plus de 21 années d’expérience dans le secteur pétrolier. Diplômé de l’École Supérieure de Gestion et Finance (ESGF) de Paris et titulaire d’une licence en économétrie de l’Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne, il rejoint TRADEX en février 2005 en qualité de Cadre comptable et financier après des expériences chez Addax et Oryx.

Son parcours au sein du groupe est marqué par une progression constante : Responsable de l’Audit Interne en 2006, Chef de Division Audit Interne en 2008, Chef de Département Budget et Contrôle en 2012, puis Chef de Division Budget et Contrôle en 2024.

André Yinda s’est particulièrement illustré par sa contribution à la définition de la stratégie de l’entreprise et à la conduite de projets innovants. Il est notamment considéré comme l’un des principaux artisans de la création et du développement de la bouteille de gaz TradexGaz, devenue aujourd’hui l’un des produits phares de la marque. Son action a également permis de renforcer la maîtrise des charges, d’améliorer durablement les performances financières de l’entreprise et de moderniser les outils de pilotage budgétaire grâce à l’introduction d’indicateurs clés de performance.

À l’issue de cette nomination, Emmanuel Patrick MVONDO, Président du Conseil d’administration de TRADEX Guinée Équatoriale S.A., a exprimé sa confiance en la capacité du nouveau Directeur Général à poursuivre le rayonnement de la marque dans ce pays frère.

« Le nouveau Directeur Général continuera à œuvrer pour faire rayonner la marque TRADEX en Guinée Équatoriale. Notre ambition est d’accompagner activement les autorités dans le développement de ce pays frère, conformément à la vision portée par Adolphe MOUDIKI, Président du Groupe TRADEX », a-t-il déclaré.

Rejoindre notre chaîne télégram pour avoir les dernières infos
Cliquez ici

Continue Reading

Trending

Rejoindre notre groupe télégram pour avoir les dernières infosCliquez ici